31/08/2006

Marie Médiatrice

Comme la liturgie nous y invite, demandons à Dieu (et pas seulement en ce 31 août, mais tous les jours), par la médiation maternelle de la Vierge Marie, "de progresser dans la foi, l'espérance et la charité, et de collaborer généreusement à la mission de l'Eglise".

Ce modeste blog voudrait vous y aider. Que Jésus règne dans tous les coeurs! Et que celle qui "s'est totalement associée à son oeuvre de rédemption" soit davantage connue et aimée!

Que soit remercié aussi le cardinal Mercier de nous avoir obtenu (en 1921) cette fête que le monde entier nous envie (ou devrait nous envier).

Le tableau ci-contre a tout une histoire. La voici, telle que relatée par Bernard Peyrous dans son livre: Vie de Marthe Robin, Ed. de L'Emmanuel/Ed. Foyer de Charité, 2006 (p. 101...116):

Marthe Robin désirait placer l'école de Châteauneuf sous le patronage de la Vierge Marie. Pour cela, elle voulait qu'on y installe un tableau significatif. En effet, elle n'acceptait pas n'importe quoi: elle désirait que la peinture représente Marie médiatrice de toutes les grâces. Notons qu'il n'est pas exigé d'un catholique qu'il croie que Marie est médiatrice de toutes les grâces. Ce n'est pas un dogme. Mais Marthe a une familiarité particulière avec Marie. Elle sait quelle est l'étendue de sa mission auprès des hommes. Elle est certaine que cette mission est universelle et que Marie est la collaboratrice du Christ dans l'oeuvre de salut de l'humanité: une maman ne s'occupe-t-elle pas de tous les besoins de ses enfants? Aussi, en demandant un tel tableau, Marthe prend-elle, dans le cadre de la dévotion mariale, une position personnelle affirmée. Encore faut-il trouver un tel tableau. Ce n'est pas si facile. Nous sommes à l'automne de 1935.

Marthe était amie depuis 1933 d'une Mme Gorse gâce à qui elle avait connu Mlle Blanck. Mme Gorse proposa, pour peindre le tableau, sa belle-soeur, Mme Relave. Une fois le tableau exécuté, il fallait le porter à Châteauneuf. Il est possible qu'à cette occasion ait été montée une petite opération. Il semblerait que l'abbé Faure (note: le curé de Châteauneuf) ait fait confidence à Mlle Blanck qu'il était dépassé par Marthe et ne parvenait pas à assurer son accompagnement spirituel. Mlle Blanck a peut-être parlé de cela à un imprimeur catholique de Lyon, M. Roudil, qui était un ami de l'abbé Finet, lequel déjeunait chez lui chaque semaine. D'où la suggestion de demander à l'abbé Finet de porter le tableau à Châteauneuf. On espérait que ce contact serait fructueux. M. Roudil servait d'intermédiaire et, le lundi 10 février 1936, l'abbé Finet prit la route de Châteauneuf. Il savait qu'il allait voir une mystique, sans plus de précisions, semble-t-il: "Je pars demain voir une stigmatisée à cent kilomètres d'ici", avait-il dit en confidence la veille à Mère Scat, religieuse à Notre-Dame du Cénacle, à Fourvière, à Lyon. Il partit avec sa propre voiture. Mlle Blanck était probablement du voyage, et peut-être aussi M. Roudil. L'abbé Finet déjeuna au presbytère avec l'abbé Faure. Les deux hommes se connaissaient car l'abbé Faure était allé à Lyon demander au sous-directeur de l'enseignement libre (note: à savoir, l'abbé Finet) des institutrices pour l'école qu'il allait ouvrir. Puis on monta à la Plaine (note: les hauts de Châteauneuf, où se trouvait la ferme des parents de Marthe). (...)

L'abbé Finet entre donc dans la chambre de Marthe, portant le fameux tableau de Marie Médiatrice de toutes grâces, qui est l'occasion de la rencontre. Plus tard, il dira avec humour que c'est la Vierge en fait qui le portait: "Je croyais amener la Sainte Vierge, or c'est elle qui m'amenait." (...) La conversation s'engage. L'abbé Finet est venu porter un tableau de la Vierge Marie. On comprend donc la manière dont l'entrevue commence: "Pendant plus d'une heure Marthe et l'abbé Finet parlèrent de la sainte Vierge. Il fut très frappé de s'entendre expliquer par Marthe des points de théologie mariale qu'il avait développé dans ses conférences mariales du Cénacle et qu'il avait trouvés lui-même dans la prière plus que dans des livres. C'est ainsi qu'ils parlèrent du rôle d'intercession de Marie pendant Gethsémani. Peu à peu, par la Sainte Vierge, ils furent amenés à parler de la France. Marthe était dans la joie en constatant que le prêtre envoyé par le Bon Dieu aimait la Sainte Vierge et elle en fut très apaisée, ainsi confirmée dans le choix du Bon Dieu." L'abbé Finet dira plus tard: "Moi qui faisais des conférences mariales, j'étais ébloui de sa manière de parler de la Sainte Vierge. Elle l'appelait sa maman chérie. Je supposais alors qu'elles se connaissaient bien toutes les deux."

14:38 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : vierge marie, liturgie, vie theologale, evangelisation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | | | Pin it! |