30.09.2006
QUAND TOLÉRANCE ÉPOUSE RADICALISME (Mc 9, 38…48)
Au début, le néophyte fait preuve d’un bel enthousiasme. Mais cet emballement est dû en partie à bien des illusions et des fausses représentations concernant la manière dont Jésus va s’acquitter de sa mission messianique. Jésus avait déjà dû rappeler à l’ordre Pierre, détenteur pourtant des droits d’auteur de la profession de foi des Douze, mais qui s’était permis ensuite de faire à Jésus de vifs reproches en l’entendant évoquer souffrances, rejet, mort et résurrection : Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes, avait répondu le Messie.
Aujourd’hui, c’est Jean dont les pensées sont trop humaines, quand il pense pourtant bien faire en voulant empêcher quelqu’un de chasser des esprits mauvais au nom de Jésus, car, dit-il, il n’est pas de ceux qui nous suivent. Avant de parler de la réponse de Jésus, remarquons un glissement significatif dans la manière de s’exprimer de Jean. Il ne dit pas : il n’est pas de ceux qui te suivent (Jésus), mais : il n’est pas de ceux qui nous suivent. L’erreur de Jean est de penser que pour suivre Jésus, il faut suivre nécessairement nous, c’est-à-dire le groupe des Douze, et qu’il faut les suivre d’une manière matérielle.
Ce glissement sera l’occasion d’une mise au point importante, non seulement pour Jean, mais pour nous tous. Suivre Jésus, avant la Résurrection, c’était généralement marcher physiquement derrière lui. Après, les choses ont changé : la présence sensible de Jésus est enlevée. Suivre le Christ, dans ces conditions, suppose alors vivre selon ses enseignements et son exemple, avec docilité, dans cet esprit filial, fruit de l’action de l’Esprit répandu à la Pentecôte. De même que la vraie parenté de Jésus n’est pas une parenté charnelle, de même les vrais disciples ne se caractérisent pas par une proximité spatiale ou temporelle avec Jésus. Cette proximité, quand elle existe, peut aller de pair avec des illusions dangereuses : Alors vous vous mettrez à dire : " Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places. " (Le Seigneur) vous répondra : " Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez vous de moi, vous tous qui faites le mal " (Lc 13, 26-27).
L’élément distinctif du vrai disciple de Jésus (on peut penser à la Vierge Marie) est une foi effective (qui se traduit en actes) : Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère (Mc 3, 35). Dès avant la Résurrection, l’Évangile nous montre certaines personnes bien décidées à suivre Jésus, mais à qui Jésus ne le permet pas physiquement, tout en leur montrant que l’essentiel n’est pas là. L’homme possédé dans le pays des Géraséniens le supplie de pouvoir être avec lui. (Jésus) n’y consentit pas, mais il lui dit : " Rentre chez toi, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde " (Mc 5, 18-19). Déjà pour les Apôtres et les autres contemporains, suivre Jésus nécessitait plus qu’une bonne paire de jambes. Et Judas, qui en était bien pourvu, n’est pas vraiment le modèle … " à suivre ".
Le modèle à suivre est S. Paul, lui qui est devenu disciple de Jésus seulement après la Pentecôte, et qui n’a donc pas marché derrière Jésus, ni mangé et bu en sa présence. Écrivant aux chrétiens de la communauté qu’il avait fondée à Philippes, il met l’accent sur ce qui est le plus important : Ayez entre vous les dispositions que l’on doit avoir dans le Christ Jésus : lui qui était dans la condition de Dieu, il n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu… (Ph 2, 5 ss.). Voilà ce que suivre veut dire.
Justement, dans l’Évangile de ce jour, qu’on a pu appeler le " discours communautaire " dans S. Marc, Jésus corrige Jean, qui suivait Jésus au plus près, physiquement, avec les Onze autres, mais qui était loin d’avoir les dispositions que l’on doit avoir dans le Christ Jésus. S. Marc nous a raconté qu’avec son frère, Jacques, il s’était déjà montré partisan de méthodes assez drastiques précédemment. Jésus les avait appelés fils du tonnerre (Mc 3, 17). Eh bien, ce même Jean se scandalise parce que il a vu quelqu’un chasser des esprits mauvais au nom de Jésus, alors qu’il n’est pas de ceux qui nous suivent. Nous avons (mon frère et moi ?) voulu l’en empêcher, dit-il, sans préciser, cette fois, la méthode employée. Jésus fait comprendre à Jean qu’en réalité, c’est lui qui ne le suit pas, que c’est lui qui, tout en suivant Jésus physiquement, n’a pas les dispositions que l’on doit avoir dans le Christ Jésus, alors que l’autre, celui que Jean considérait comme persona non grata, s’il n’est pas contre nous, et si, au contraire, il donne à ceux qui sont avec Jésus ne fût-ce qu’un verre d’eau au nom de (leur) appartenance au Christ, celui-là ne restera pas sans récompense.
Là encore, S. Paul nous montre l’exemple à suivre en allant plus loin dans cette logique de la vraie tolérance, tout à l’opposé de l’esprit sectaire. Dans la lettre aux Philippiens, à peine quelques versets avant le passage cité plus haut, il écrit : Certains annoncent le Christ avec l’arrière-pensée de me faire du tort, d’autres le font avec sincérité ; de toute façon, du moment que le Christ est annoncé, je m’en réjouis, et je m’en réjouirai toujours (1, 18), donc même sans recevoir d’eux un verre d’eau, et même s’ils sont contre lui… Ce qui est important, ce n’est pas la relation : " certains "-Paul, mais la relation : " certains "-Jésus. (Notons pourtant qu’il s’agit bien de ceux qui annoncent le Christ, et de ceux qui font de miracles. On invoque ces passages un peu trop facilement pour les appliquer au dialogue interreligieux, donc avec ceux qui ne se réclament pas du Christ. Ce n’est pas tout à fait la même chose – cf. G.S. 44.)
Qu’elle est lente, notre disposition à faire nôtres les sentiments du Christ Jésus ! Pourtant, Dieu s’y était pris depuis longtemps pour les inculquer à ceux qui voulaient le suivre (cf. première lect.).
Aujourd’hui, cela pose concrètement la question de la collaboration entre l’évêque et ses prêtres. La tradition chrétienne a toujours vu dans l’effusion de l’Esprit de Moïse sur les 70 anciens une figure de la participation par les prêtres à la fonction sacerdotale, royale et prophétique de l’évêque. Il est de bon ton, pour un évêque diocésain d’avoir un " projet pastoral ", élaboré ou non lors d’un synode diocésain. Quelquefois se manifeste la tendance à se prévaloir de ce document pour contrer toute initiative jugée inadéquate, non conforme au projet pastoral, comme si l’Esprit Saint était tenu d’observer les plans des hommes.
Dans son encyclique Tertio millennio ineunte (n. 29), Jean-Paul II, en invitant les chrétiens à " repartir du Christ " écrivait : " Il ne s'agit pas alors d'inventer un ‘nouveau programme’. Le programme existe déjà : c'est celui de toujours, tiré de l'Évangile et de la Tradition vivante. Il est centré, en dernière analyse, sur le Christ lui-même, qu'il faut connaître, aimer, imiter, pour vivre en lui la vie trinitaire et pour transformer avec lui l'histoire jusqu'à son achèvement dans la Jérusalem céleste. " À force de vouloir tout programmer, organiser, canaliser, on risque d’oublier le primat de la grâce : " Il y a une tentation qui depuis toujours tend un piège à tout chemin spirituel et à l'action pastorale elle-même : celle de penser que les résultats dépendent de notre capacité de faire et de programmer. " (n. 38). N’est-ce pas cette même manie que manifestait déjà Jean et que Jésus veut extirper ?
Cela pose plus largement la question de l’exercice des charismes (comme ceux de la prophétie et de l’exorcisme) par le peuple de prophètes, c’est-à-dire : tous les baptisés. Aucune planification pastorale n’avait prévu l’éclosion du Renouveau charismatique. Les pasteurs de l’Église n’ont pu que s’en émerveiller, tout en l’accompagnant, comme S. Paul l’a fait à Corinthe, avec la nécessaire prudence, pour éviter tout débordement. Mais ils n’ont pas été rares, les " fils du tonnerre " qui ont fait de l’excès de zèle, et qui, sous prétexte que cette nouveauté n’était pas prévue dans les projets pastoraux, ont voulu " empêcher " le feu, que Jésus est venu allumer sur la terre (cf. Lc 12, 49), de se répandre. Inversement, l’on peut observer une espèce de sectarisme de la part des membres du Renouveau, qui ne jurent que par le Renouveau, jugeant qu’en dehors de leur mouvance, il n’y a point de salut. L’Action catholique a connu, elle aussi, cette dérive…
La suite de l’Évangile nous rappelle que, si la tolérance et le respect doivent présider à tout ce qui se fait au nom du Christ, le même Christ réclame, au contraire, une extrême rigueur (ou intolérance) quand il s’agit de ceux qui causent un scandale dans la communauté, spécialement quand sont concernés les petits et les faibles. C’est l’époque de la rentrée des catéchismes. Entre le verre d’eau et le scandale, il faut choisir. À chacun de voir ce qu’il (elle) peut faire pour les enfants, et pour prendre une part active à leur éducation chrétienne.. À chacun aussi de vérifier sérieusement s’il (si elle) n’est pas concerné(e) par la mise en garde sévère de Jésus, et, le cas échéant, de couper net ce qui doit être coupé. D’ailleurs, S. Marc souligne toujours la fragilité du croyant, quel que soit son âge. Celui qui suit Jésus est toujours un faible et un petit.
Cette rigueur-intolérance est d’abord à exercer envers soi-même. Car celui qui a commencé à suivre Jésus peut entraîner d’abord sa propre perte. N’allons pas trop vite édulcorer et minimiser les paroles extrêmement radicales de Jésus. Combien sont morts dans un bain de sang pour ne pas se compromettre avec la manifestation du mal. Mais n’allons pas non plus penser que les occasions de pratiquer ce radicalisme ne se présente que dans ces cas extrêmes. Le martyre est aussi dans la vie de tous les jours, par exemple dans la mortification de la langue ou du regard. Tout homme sera salé au feu (Mc 9, 49), d’une manière ou d’une autre. Lors du baptême, la renonciation à Satan, au péché, et à tout ce qui conduit au péché précède la profession de foi. Ne l’oublions pas.
Ce radicalisme, comme le fait remarquer S. François de Sales, n’exclut pas une tout aussi nécessaire patience envers soi-même. L’art de suivre Jésus en l’imitant sous la mouvance du Saint Esprit réside aussi dans le difficile équilibre entre tolérance, rigueur et patience. Vive les mariés !
17:31 Écrit par Père Walter dans Homélies 2006 (année B) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dimanche, homelies, evangile, morale |
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Neuvaine à Ste Thérèse (8e jour)
HUITIÈME JOUR : Amour de la Bible
1. Prière du jour
Esprit Saint, Esprit d'amour et de vie, accorde-moi le don que tu as accordé si généreusement à Thérèse, celui de l'interprétation des Livres de la Sainte Écriture : " On eut dit que ces Livres divins n'avaient plus de sens caché pour elle, tellement elle en savait découvrir toutes les beautés ". Accorde-moi ce don pour en éclairer ma propre vie, celles des êtres qui me sont chers, celle de toute âme que tu mets sur mon chemin, afin que je puisse devenir, comme Thérèse, un ange de paix et de charité.
2. Acte d'offrande à l'Amour Miséricordieux : voir premier jour.
3. Prière personnelle
Saint Pio – Priez pour nous !
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus – Priez pour nous !
02:46 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : priere, saints |
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29.09.2006
Neuvaine à Ste Thérèse (7e jour)
SEPTIÈME JOUR : Le don de l'oraison
1. Prière du jour. 
Seigneur Jésus, tu nous as révélé en ton Père le plus tendre des pères. Que par l'oraison je le découvre, de plus en plus, dans sa bonté et sa miséricorde, dans son amour infini pour moi; apprends-moi à me réfugier, par l'oraison, dans les bras de ce Père que j'aime du fond de mon cœur tout en L'adorant, et qui m'aime infiniment comme en témoigne ta Croix dressée sur le monde. Et qu'une vie d'oraison désormais plus fervente m'inspire un amour toujours plus grand de l'Eucharistie - signe suprême de ton amour -, dans laquelle je veux me perdre par fusion, comme une goutte d'eau dans l'océan. Amen.
2. Acte d'offrande à l'Amour Miséricordieux : voir premier jour.
3. Prière personnelle
Saint Pio – Priez pour nous !
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus – Priez pour nous !
02:37 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : priere, saints |
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28.09.2006
Neuvaine à Ste Thérèse (6e jour)
SIXIÈME JOUR : " Ordinaire – extraordinaire "
1. Prière du jour
La très sainte Vierge Marie, Mère de ton divin Fils, nous montre comment diviniser ainsi notre vie quotidienne. Elle faisait son ménage, nettoyait sa maison, y rangeait ses modestes biens; elle accueillait Jésus et Joseph rentrant de travail; elle aidait une voisine chaque fois que c'était nécessaire; elle faisait les mille petites choses dont est tissé la vie d'une maîtresse de maison. Elle les faisait par amour. Il en fut de même de Thérèse, l'humble petite carmélite; elle s'adonnait, jour après jour, aux tâches apparemment insignifiantes de sa petite vie de cloîtrée. Elle s'y adonnait par amour, " pour faire plaisir à Jésus ", " comme si la perfection de l'Ordre dépendait de sa conduite personnelle ".
Seigneur, accorde-moi cette grâce insigne, véritable chemin de sainteté, de faire extraordinairement bien les choses ordinaires de ma vie, et de les faire en Ta présence, par amour pour Toi, et pour ceux qui m'entourent. C'est en agissant ainsi que j'obéirai aux deux commandements d'amour qui résument tous les autres. Et que je refléterai sur mon prochain ta seule sainteté. Donne-moi la force, Seigneur, de rester constamment sur cette petite voie, car c'est ainsi que je pourrai manifester l'amour que je te porte. Amen.
2. Acte d'offrande à l'Amour Miséricordieux : voir premier jour.
3. Prière personnelle.
Saint Pio – Priez pour nous !
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus – Priez pour nous !
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27.09.2006
Neuvaine à Ste Thérèse (5e jour)
CINQUIÈME JOUR : Abandon et totale confiance
1. Prière du jour
Thérèse m'invite avec insistance à l'abandon et la confiance en Toi, Seigneur, Dieu de bonté et de miséricorde. " Le bon Dieu veut que je m'abandonne comme un tout petit enfant qui ne s'inquiète pas de ce que l'on fera de lui ", car Il mesure toujours ses dons à notre confiance, dit-elle.
Pour entrer de plein pied dans la " petite voie toute de confiance et d'amour ", qui mettra ma volonté en parfaite conformité avec la tienne, Seigneur, j'ai besoin du don inestimable de l'abandon de l'enfant qui repose sur le cœur de sa maman, et de la totale confiance en toi, Père bien-aimé et tout-puissant. Accorde-moi aujourd'hui ces dons et maintiens-les jusqu'à ma vie ici-bas. Grâce à ces dons bien présents à mon esprit, je sanctifierai un jour après l'autre, tous ceux que tu me donneras à vivre, malgré mes faiblesses et la fragilité de ma nature. Par Jésus-Christ notre Seigneur qui vis et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit, Amen.
2. Acte d'offrande à l'Amour Miséricordieux : voir premier jour.
3. Prière personnelle
Saint Pio – Priez pour nous !
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25.09.2006
Neuvaine à Ste Thérèse (4e jour)
QUATRIÈME JOUR : " Rester petit enfant "
1. Prière du jour
Quand je serai redevenu tout petit, dans l'humilité, devant toi, je pourrai dire, avec Thérèse : " c'est si doux de se sentir faible et petit . Alors je pourrai me revêtir de ta force, car lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort ". (2 Co. 12,10) De Ta force, qui est infinie, ô Père bien-aimé, toi qui vis et règnes sur nos cœurs avec Ton Fils Jésus-Christ, dans l'unité du Saint Esprit, aujourd'hui et à jamais, Amen.
2. Acte d'offrande à l'Amour Miséricordieux : voir premier jour.
3. Prière personnelle
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Neuvaine à Ste Thérèse (3e jour)
TROISIÈME JOUR : Humilité
1. Prière du jour
Je me suis engagé sur le chemin d'enfance spirituelle que tu as révélé à sainte Thérèse de Lisieux. Or, dit-elle, pour marcher dans " la petite voie " il faut être " humble et pauvre en esprit "; elle-même en est un modèle. C'est pour ressembler à Jésus, ton divin Fils, notre Sauveur " doux et humble de cœur ", que je te prie, Père bien-aimé, de m'accorder la grâce de l'humilité. Je sais que je m'engage sur une voie ardue, mais là comme ailleurs, seuls les premiers pas coûtent. Que mon ange gardien et sainte Thérèse me soutiennent plus particulièrement dans ces premiers pas.
C'est ainsi que je serai enfin agréable à tes yeux, Père bien-aimé, car je serai alors vraiment ton petit enfant, et je pourrai goûter, dès cette vie, la plénitude de la paix et de la joie du Christ Jésus, qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint Esprit, pour les siècles et des siècles, Amen.
2. Acte d'offrande à l'Amour Miséricordieux de Sainte-Thérèse : voir premier jour.
3. Prière personnelle
Saint Pio – Priez pour nous !
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus – Priez pour nous !
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24.09.2006
Neuvaine à Ste Thérèse (2e jour)
DEUXIÈME JOUR : Primauté de l'amour
1. Prière du jour
Père bien-aimé, tu m'as créé par amour et pour l'amour, accorde-moi la grâce de cette vocation exigeante. Par moi-même je suis incapable de vivre l'amour comme l'apôtre le décrit; avec ta grâce, tout est possible. Je veux désormais être patient et serviable, humble, indulgent et ouvert à tous, sans rechercher mon propre intérêt, sans m'irriter, ni tenir compte du mal, mettant toute ma joie dans la vérité.
Sainte Thérèse, intercède pour moi auprès du Seigneur afin que sans tarder je puisse faire de réels progrès dans la petite voie que Jésus t'as révélée. Assiste-moi dans ce combat où je dois vaincre les forces du mal en moi.
Sainte Vierge Marie, ma Mère bien-aimée, imprime en moi ton esprit d'amour pour que je devienne, à ton image, un transparent de la Bonne Nouvelle de ton divin Fils. Que je sois progressivement transfiguré, sur la voie d'enfance spirituelle, sur laquelle je me suis engagé sans retour. Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.
2. Acte d'offrande à l'Amour Miséricordieux : voir premier jour.
3. Prière personnelle
Saint Pio – Priez pour nous !
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus – Priez pour nous !
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QUAND L’ENFANT PARAÎT… (Mc 9, 30-37)
Peu de temps après il y avait dans cette paroisse une journée de préparation à la profession de foi. Le matin, le prêtre, écoutant son évêque plutôt que ses catéchistes, amène les jeunes à travailler sur le prologue de S.Marc : le baptême de Jésus (Tu es mon Fils bien-aimé). L’après-midi, en préparation aux confessions, il présente l’épisode de Jésus qui chasse les démons : " En bientôt 25 ans de sacerdoce, je n’ai jamais eu de confessions comme cette fois-là… " À partir de là les enfants ont commencé à vider leur sac et à sortir tous les poisons qu’ils avaient ingurgité par des " gothiques satanistes " et des sites pornos, avec des tentatives de suicide ou des fugues à la clé. Pour la première fois de sa vie, sur plus de 60 jeunes, il n’y a eu aucun problème de discipline. Jamais les cahiers n’avaient été si bien tenus et illustrés.
C’était l’année dernière. Cette année il continue avec S. Luc. Le projet est de faire travailler les 4 évangiles en 4 ans. Au bout de 4 ans, leurs cœurs seront vraiment nourris et prêts à affronter les tempêtes !
En principe, je vous le rappelle encore une fois, le propos de la liturgie de la Parole des dimanches du temps ordinaire est de nous aider tous – et pas seulement les enfants du catéchisme – à faire une lecture continue des trois évangiles synoptiques. Malheureusement, ces derniers dimanches, ainsi que les suivants, il y a pas mal d’entorses à ce principe. Il y a eu une coupure entre le 23e et le 24e dimanche, et entre le 24e et le 25e. Il y en aura une autre entre le 30e et le 31e. C’est pourquoi il est d’autant plus important de ne pas perdre de vue l’enchaînement des évangiles du dimanche, sous peine de réduire les passages qui seront proclamés à des anecdotes sans queue ni tête, dont on essaie tant bien que mal de tirer des leçons pour aujourd’hui. Dans la section précédente, vous ai-je dit dans l’homélie de dimanche dernier, la question centrale était : CE JÉSUS, QUI DONC EST-IL ? C’est donc la question de la foi. La nouvelle section qui commence avec l’évangile de ce dimanche répond à la question suivante : QUEL EST LE COMPORTEMENT QUI CARACTÉRISE LES DISCIPLES DU CHRIST? Nous allons donc essayer de saisir le mouvement et la structure de cette partie de l’évangile qui est du domaine de la morale.
Ce passage (9, 33 – 10, 31) est compris entre les deuxième et troisième " annonces de la Passion " (9, 30-32 et 10, 32-34). Essayons d’abord – rapidement (ce n’est pas très compliqué, vous pourrez faire l’exercice vous-mêmes, chez vous, à la maison, avec vos jeunes) – de repérer le vocabulaire qui est significatif de cette partie. Ce qui frappe d’abord, c’est l’usage fréquent de l’expression " entrer dans la vie ", " entrer dans le royaume ". Or, Jésus ne nous dit jamais ce qu’est ce royaume ; il nous dit seulement qu’il faut le chercher, l’attendre, l’accueillir. C’est donc une réalité mystérieuse et déconcertante, dont Jésus nous dit seulement à quoi elle ressemble, mais jamais ce qu’elle est. Pour savoir ce qu’est le Royaume de Dieu, il faut suivre Jésus, voilà tout !
Dans l’évangile de dimanche dernier, Jésus, reconnu comme le Messie par les Douze, avait lancé cet appel inouï : Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive (8, 34). La morale chrétienne, au fond, n’est rien d’autre que cela : former avec Jésus, reconnu comme Messie, comme fils de l’homme souffrant, une communauté de vie jusqu’au bout. Si l’on détache la morale chrétienne de la personne du Christ, elle cesse d’être chrétienne, puisque la morale chrétienne a justement comme caractéristique fondamentale d’être une invitation à être – et à vivre – " comme Jésus ".
Ce que je viens de vous rappeler là est indispensable pour comprendre ensuite les règles de conduite (la marche à suivre, la morale) qui permettront aux disciples de Jésus d’entrer dans la Vie, d’entrer dans le Royaume de Dieu. Ces règles de conduite sont présentées sous forme de paradoxes, comme un renversement total des valeurs habituellement reconnues par les hommes. Par exemple, dans l’évangile de ce dimanche, Jésus dit : Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous ((9, 35). On retrouvera ce même paradoxe (procédé de l’inclusion) à la fin de cette section (10, 31). Il y en a bien d’autres dans entre deux. Vous pourrez les repérer chez vous, à la maison.
Ces paradoxes dénotent le renversement des valeurs de la morale chrétienne par rapport à la morale humaine. Devant ces exigences, qui paraissent énormes, la réaction habituelle est de dire : " Ce n’est pas évident, mon Père ! " Cette appréhension devant les difficultés de la vie chrétienne effleure dans le texte de l’évangile chaque fois qu’est évoquée la Passion de Jésus, ici en 9, 32 : Les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. Chaque fois que l’Église rappelle telle ou telle exigence de la morale chrétienne, c’est la même réaction, la même peur qui se manifeste.
Un exemple parmi bien d’autres : la proclamation, en 1968, de l’encyclique Humanae Vitae par le pape Paul VI. (Je publierai cette semaine sur " Homélies à temps et à contretemps " le texte de la lettre écrite par le Padre Pio au pape onze jours avant sa mort, et publiée dans l’Osservatore romano une semaine après sa mort, comme un testament…) Tout le contexte de cette encyclique du pape, d’une part, et de la lettre du Padre Pio à l’occasion de sa publication, d’autre part, sont, je crois, une parfaite illustration de ce climat de peur devant les exigences de la morale chrétienne, qui sont finalement les exigences de la Croix du Christ. Surgit alors la tentation de la désobéissance. Combien de chrétiens, de catholiques, n’ont pas succombé à cette tentation et continuent de succomber. Le Padre Pio, ayant fait vœu de chasteté, n’était évidemment pas directement concerné par le thème de l’encyclique. Mais il a obéi intellectuellement, contrairement à beaucoup d’autres prêtres et de religieux, qui se sont permis alors d’enseigner ouvertement le contraire de ce que disait le pape. Et surtout, il avait vécu très douloureusement mais très fidèlement cette obéissance quand il a fait l’objet d’accusations et de sanctions injustes de la part, notamment, de certains évêques. Il vivait la Passion du Christ, lui.
Suivre le Christ, dans ces conditions, quelle que soit la vocation particulière de chacun, c’est dire avec lui : " il faut ". Pour la première fois il leur enseigna qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après il ressuscite (8, 31). Ce il fallait, cela n’a rien à voir avec la fatalité : c’est le mystère de l’obéissance. C’est dans l’évangile de dimanche dernier.
Dans celui d’aujourd’hui, c’est la deuxième fois : Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. Dans la Croix, ce n’est pas surtout la souffrance physique qui fait peur, c’est la souffrance spirituelle de l’obéissance (être livré), du renoncement à sa volonté propre, à ses raisonnements propres, surtout si on suit Jésus pour être le plus grand, le premier,. Mais ce n’est pas vouloir être grand qui est contraire à la volonté de Dieu et à la morale chrétienne. L’obéissance (et l’humilité qui va avec), ce n’est pas pour s’écraser, ce n’est pas, comme le pensait Nietzsche, la vertu des faibles : " Voici, écrit-il, je vous enseigne le Surhomme. Le Surhomme est le sens de la terre. Que votre volonté dise : Que le Surhomme soit le sens de la terre " (dans , Also sprach Zarathustra, livre que Nietzsche présente lui-même comme un " 5e évangile ", rien que ça !).
Dans le Royaume de Dieu, ce sont les obéissants qui règnent, ce sont les enfants qui gouvernent. C’est pourquoi Jésus prend justement un enfant : , il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : " Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille ne m’accueille pas moi, mais Celui qui m’a envoyé. " La contraception, et la mentalité qui l’accompagne, n’est pas vraiment la meilleure attitude pour l’accueil des enfants… Saint Hilaire dit : " Par enfants, le Seigneur signifie tous ceux qui croient par la foi après avoir écouté… comme les enfants, qui suivent leur père, aiment leur mère, tiennent pour vrai ce qu’on leur dit. L’habitude et la volonté de semblables dispositions nous acheminent vers le Royaume des cieux. Si nous revenons à la simplicité des enfants, nous rayonnons autour de nous l’humilité du Seigneur ".
Tenez, dans huit jours, dimanche prochain, ce sera la fête de Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. Si nous lui demandions cette grâce. Sur mon blog " Marie, éToile de l’évangélisation, vous trouverez chaque jour de cette semaine une prière de neuvaine qui pourra vous aider dans ce sens. Bonne route avec Jésus ! Et arrivés à la maison, n’ayez pas peur de lui poser vos questions. Il est venu non seulement pour marcher, mais pour demeurer avec vous. La maison, c’est chez vous, dans votre famille. Benoît XVI nous a rappelé aussi que la paroisse doit être la famille des familles… Alors, n’ayez pas peur de poser vos questions ! Ce blog, lui aussi, est fait pour cela…
02:32 Écrit par Père Walter dans Homélies 2006 (année B) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : homelies, dimanche, evangile, morale |
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23.09.2006
Neuvaine à Ste Thérèse (1er jour)
PREMIER JOUR : Entrée dans la petite voie

Très Sainte Trinité, me voici en votre présence, assisté de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, par qui vous avez révélé à l'Église une "petite voie" de croissance spirituelle et de sainteté, accessible à tous.
Père Bien-Aimé, au nom de Jésus, je te demande instamment la grâce d'entrer dans cette petite voie, et d'y croître sans cesse. M'appuyant sur la promesse de Ton Fils unique, je sais que Tu exauceras ton enfant, car "tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, Il vous le donnera". (Jn 16,23)
J'ai conscience que cette grâce exigera de moi une véritable conversion du cœur et de l'esprit. Il faudra que désormais je me comporte réellement comme ton enfant, que je devienne tout petit devant toi, dans le total abandon et la confiance du petit enfant dans les bras de son père et sa mère. Il faudra qu'avec toute personne, en toutes choses règne en moi la primauté de l'amour tel que l'apôtre l'a défini (1 Cor.13), ce qui signifie également que je fasse désormais "extraordinairement bien les choses ordinaires de la vie". Tout cela est rendu possible par la vertu de l'humilité, si difficile à acquérir.
Père bien-aimé, accorde-moi la grâce de devenir, à l'image de ton Fils, "doux et humble de cœur". Pour avancer plus rapidement sur cette petite voie, accorde-moi l'amour de la Bible et le don de l'oraison fervente.
Que sainte Thérèse de L'Enfant-Jésus et de la Sainte Face m'accompagne sur cette voie de croissance spirituelle et de sainteté, dans laquelle je m'engage aujourd'hui de tout mon cœur. Et que la très sainte Vierge Marie, Mère de Ton divin Fils et ma Mère, veuille bien m'assister tout au long de mon cheminement sur la voie de l'enfance spirituelle. Je veux, à partir d'aujourd'hui, "marcher en ta présence", Père bien-aimé, par les mérites de ton divin Fils, avec qui tu vis et règnes dans l'unité du Saint-Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.
2. Acte d'offrande à l'Amour Miséricordieux
O mon Dieu ! Trinité Bienheureuse, je désire vous Aimer et vous faire Aimer, travailler à la glorification de la Sainte Église en sauvant les âmes qui sont sur la terre et délivrant celles qui souffrent dans le purgatoire. Je désire accomplir parfaitement votre volonté et arriver au degré de gloire que vous m'avez préparé dans votre royaume, en un mot je désire être Sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande ô mon Dieu ! d'être vous-même ma Sainteté. Puisque vous m'avez aimée, jusqu'à me donner votre Fils unique pour être mon Sauveur et mon Époux, les trésors infinis de ses mérites sont à moi, je vous les offre avec bonheur, vous suppliant de ne me regarder qu'à travers la Face de Jésus et dans son Cœur brûlant d'Amour.
Je vous offre encore tous les mérites des Saints (qui sont au Ciel et sur la terre) leurs actes d'Amour et ceux des Saints Anges; enfin je vous offre, ô Bienheureuse Trinité ! L'Amour et les mérites de la Sainte Vierge, ma Mère chérie, c'est à elle que j'abandonne mon offrande la priant de vous la présenter. Son Divin Fils, mon époux Bien-aimé, aux jours de sa vie mortelle nous a dit :"Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom il vous le donnera!" Je suis donc certaine que vous exaucerez mes désirs; je le sais ô mon Dieu! plus vous voulez donner, plus vous faites désirer. Je sens en mon cœur des désirs immenses et c'est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Ah! je ne puis recevoir la sainte Communion aussi souvent que je le désire, mais, Seigneur, n'êtes-vous pas Tout-puissant ?... Restez en moi, comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie...
Je voudrais vous consoler de l'ingratitude des méchants et je vous supplie de m'ôter la liberté de vous déplaire, si par faiblesse, je tombe quelquefois, qu'aussitôt votre Divin Regard purifie mon âme consumant toutes mes imperfections, comme le feu qui transforme toute chose en lui-même...
Je vous remercie ô mon Dieu ! de toutes les grâces que vous m'avez accordées, en particulier de m'avoir fait passer par le creuset de la souffrance. C'est avec joie que je vous contemplerai au dernier jour portant le sceptre de la Croix; puisque vous avez daigné me donner en partage cette Croix si précieuse, j'espère au Ciel vous ressembler et voir briller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de votre Passion...
Après l'exil de la terre, j'espère aller jouir de vous dans la Patrie, mais je ne veux pas amasser de mérites pour le Ciel, je veux travailler pour votre seul Amour, dans l'unique but de vous faire plaisir, de consoler votre Cœur Sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement.
Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides, car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes œuvres. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux. Je veux donc me revêtir de votre propre Justice, et recevoir de votre Amour la possession éternelle de Vous-même. Je ne veux point d'autre Trône et d'autre Couronne que Vous, ô mon Bien Aimé !...
A vos yeux le temps n'est rien, un seul jour est comme mille ans, vous pouvez donc en un instant me préparer à paraître devant vous... Afin de vivre dans un acte de parfait Amour, je m'offre comme victime d'holocauste à votre Amour Miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme, les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu'ainsi je devienne Martyre de votre Amour, ô mon Dieu !...
Que ce Martyre après m'avoir préparée à paraître devant vous me fasse enfin mourir et que mon âme s'élance sans retard dans l'éternel embrassement de Votre Miséricordieux Amour...
Je veux, ô mon Bien Aimé, à chaque battement de mon cœur vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois jusqu'à ce que les ombres s'étant évanouies, je puisse vous redire mon Amour dans un Face à Face Éternel !
3. Prière personnelle
Saint Pio – Priez pour nous !
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus – Priez pour nous !
17:08 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : priere, saints |
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