31.10.2007

Sondage pour la Toussaint sur Skynet

Trouvé sur la page d'accueil de Skynet, ce sondage à propos de "la Toussaint".
 
Que représente la Toussaint pour vous ?
Un jour pour se souvenir des disparus
L’occasion de fleurir les tombes de vos proches
Une opportunité de se retrouver en famille
Une vulgaire opération commerciale
Le rendez-vous des hypocrites, pas besoin d’une fête pour penser aux défunts
Un jour de congé toujours bon à prendre
Rien de particulier
 
Les rédacteurs de ce sondage n'ont pas prévu la possibilité de donner une réponse correcte ! Oubli ? Erreur ? Omission volontaire ? Ignorance crasse ?
 
En tout cas il y a encore du pain sur la planche pour la nouvelle évangélisation.
 
Cela me fait penser à la question de Jésus à ses disciples : "Pour les hommes qui suis-je ? ... Et pour vous ... ?"
 
Et pour vous, que signifie la Toussaint ?
 
 

Le jugement dernier
Fra Angelico
 
 
Ne manquez pas de lire mon homélie de demain. Elle sera mise en ligne au cours de la journée sur
 
Praedicatho Homélies à temps et à contretemps
 
 

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Lettre de Benoît XVI au nouveau diercteur de l'Osservatore Romano

VATICAN - Lettre du Pape Benoît XVI au nouveau Directeur de “L’Osservatore Romano”: « En cherchant et en créant des occasions de confrontation, l’Osservatore Romano pourra servir toujours mieux le Saint-Siège, en montrant la fécondité de la rencontre entre foi et raison, grâce à laquelle on rend possible également une collaboration cordiale entre croyants et non-croyants »

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 Le Pape Benoît XVI a envoyé une Lettre au nouveau Directeur de l’Osservatore Romano, le Professeur Giovanni Maria Vian, le jour même où il est entré en fonction dans sa nouvelle tâche. Dans la lettre, datée du 27 octobre 2007, le Saint-Père souligne « la profonde formation culturelle comme historien du christianisme » du professeur Vian, « en particulier sa connaissance de l’histoire de la Papauté contemporaine, son expérience de journaliste, comme éditorialiste de plusieurs quotidiens et périodiques, la collaboration de dix ans avec l’Osservatore Romano, mais aussi l’appartenance à une famille illustre de grande tradition chrétienne dans le service fidèle envers le Saint-Siège », motifs qui constituent tous « une garantie sûre pour cette fonction délicate » qui lui a été confiée.

Le Saint-Père rappelle ensuite la « longue et grand histoire du
« journal du Pape », né en 1861, pour « défendre la liberté du Saint-Siège en un moment critique et providentiel de son histoire ». Depuis ce moment, le journal « a toujours publié les enseignements des Pontifes Romains et les interventions des collaborateurs les plus proches sur les problèmes cruciaux que rencontre l’humanité tout au long de son chemin ». La publication d’éditions périodiques en plusieurs langues souligne la dimension mondiale prise par l’Osservatore Romano, « qui deviendra plus concrète encore et plus efficace avec la possibilité qui est offerte aujourd’hui ‘en ligne’ ».
 
Le Message montre aussi que « cela est d’autant plus important pour exprimer véritablement la réalité de l’Eglise Universelle, la communion de toutes les Eglises locales et leur enracinement dans les différents situations où elles se trouvent, dans un contexte d’amitié sincère envers les hommes et les femmes de notre temps ».

Enfin, le Saint-Père indique les perspectives du quotidien du Vatican :
En cherchant et en créant des occasions de rencontre et de confrontation, l’Osservatore Romano pourra servir toujours mieux le Saint-Siège, en montrant la fécondité de la rencontre entre foi et raison, grâce à laquelle on rend possible également une collaboration cordiale entre croyants et non-croyants. Sa tâche fondamentale reste, c’est évident, celle de favoriser dans les cultures de notre temps, cette ouverture confiante, et, dans le même temps, profondément raisonnable sur le Transcendant sur lequel, en dernier ressort, se fonde le respect de la dignité et la liberté authentique de tout être humain.

(Source : Agence Fides)


Le texte de la Lettre du Saint-Père se trouve en italien sur le site de l'agence Fides



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Benoît XVI commente l'hymne à la joie de Beethoven

VATICAN - “La vraie joie est enracinée dans cette liberté que Dieu seul peut donner” déclare le Pape Benoît XVI, au terme du Concert offert en son honneur par l’Orchestre Symphonique et par le Chœur de la Radio de Bavière


 (photo: dpa)
 
Dans l’après-midi du samedi 27 octobre dans la Salle Paul VI au Vatican, l’Orchestre Symphonique et le Choeur de la Radio de Bavière, ont offert un Concert en l’honneur du Saint-Père, le Pape Benoît XVI.
 
Au terme de l’exécution de la IX° Symphonie de Beethoven, la Pape a exprimé ses remerciements à tous ceux qui avaient contribué à la réalisation de cet événement musical, et il a rappelé la genèse de cette composition symphonique.
 


Après des années d’auto isolement et de vie retirée, a déclaré le Saint-Père, le compositeur qui était désormais entièrement sourd, surprend le public en 1824, avec une composition qui rompt avec la forme traditionnelle de la symphonie et, dans la coopération d’orchestre, de chœur et de solistes, il s’élève à une finale extraordinaire d’optimisme et de joie… Le sentiment bouleversant de joie, transformé ici en musique n’est pas quelque chose de léger et de superficiel : c’est un sentiment obtenu avec beaucoup d’efforts, en dépassant le vide intérieur de celui qui, en raison de sa surdité, avait été relégué dans l’isolement… La solitude silencieuse avait toutefois enseigné à Beethoven une nouvelle manière d’écoute qui allait bien au-delà de la simple capacité d’expérimenter dans l’imagination le son des notes qui se lisent ou qui s’écrivent. Il me revient à l’esprit, dans ce contexte, une expression mystérieuse du prophète Isaïe qui, parlant d’une victoire de la vérité et du droit, disait : 
18  En ce jour-là, les sourds entendront les paroles du livre.
Quant aux aveugles, sortant de l'obscurité et des ténèbres,
leurs yeux verront.
19  Les humbles se réjouiront de plus en plus dans le Seigneur,
les pauvres gens exulteront à cause du Dieu Saint d'Israël.

(cf. Isaïe 29, 18-24). On parvient ainsi à une capacité de percevoir que reçoit en Dieu celui qui obtient de Dieu la grâce d’une libération extérieure et intérieure.
Puis le Saint-Père a rappelé que à l’occasion de « la chute du mur », en 1989, le Chœur et l’Orchestre de la Radio de Bavière, avaient exécuté cette même symphonie, en changeant le texte de « l’Hymne à la Joie » en l’Hymne à la Liberté, belle étincelle de Dieu », et poursuivit en ces termes :
Ils exprimèrent ainsi plus qu’un simple sentiment de ce moment historique : la vraie joie s’enracine dans cette liberté que Dieu seul peut donner - bien souvent à travers des périodes de vide et d’isolement intérieurs - il veut nous rendre capables, aussi en des périodes de vide intérieur et de solitude, d'entendre sa présence silencieuse non seulement "au firmament", mais aussi au plus intime de notre esprit. C’est là que brûle l’étincelle de l’amour de l’Amour divin qui peut nous libérer de ce que nous sommes vraiment.
 
(Source : Agence Fides)

Le texte du discours du Saint-Père en italien et en allemand se trouve sur le site de l'agence Fides

Après cette mise en bouche, une écoute s'impose. Ce n'est pas la même exécution, bien sûr, mais quand même ...
 
L'Hymne à la Joie dans le Presto de la 9ème Symphonie de Beethoven ici interprété par le Saïto Kinen Orchestra dirigé par Seiji Ozawa.

Les solistes sont :
Anne Schwanewilms - Soprano
Barbara Dever - Alto
Paul Groves - Ténor
Franz Hawlata - Basse

Malgré la qualité moyenne du résultat vidéo j'espère que cela vous comblera.
 
 

06:30 Écrit par Père Walter dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pape, vie de l eglise, musique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Le témoignage du sang n'est pas réservé à quelques individus

VATICAN - « L’inscription le même jour au rang des Bienheureux d’un aussi grand nombre de Martyrs prouve que le témoignage suprême du sang n’est pas une exception réservée seulement à quelques individus, mais une éventualité réelle pour le Peuple Chrétien tout entier » rappelle Le Pape Benoît XVI à l’occasion de l’Angélus, après la Béatification de 498 Martyrs espagnols du XX° siècle

 
 
Le témoignage lumineux des Martyrs espagnols … est le témoignage silencieux et héroïque d’un grand nombre de chrétiens qui vivent l’Evangile sans compromis
a rappelé le Pape Benoît XVI, le dimanche 28 octobre, dans le discours prononcé avant la récitation de l’Angélus pour les nombreux fidèles et pèlerins venus à Rome.
 
 
 
Auparavant, s’était terminée Place Saint-Pierre la Messe solennelle célébrée par le Cardinal José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation pour la Cause des Saints, à l’occasion de la Béatification de 498 martyrs du XX° siècle en Espagne.
 
http://www.conferenciaepiscopal.es/santos/martires/materiales/mosaico3.jpg
 
L’inscription le même jour au rang des Bienheureux d’un aussi grand nombre de Martyrs prouve que le témoignage suprême du sang n’est pas une exception réservée seulement à quelques individus, mais une éventualité réelle pour le Peuple Chrétien tout entier, a déclaré le Saint-Père. Il s’agit en effet d’hommes et de femmes, différents par l’âge, la vocation et la condition sociale, qui ont payé de leur vie la fidélité au Christ et à son Eglise.
La Saint-Père a rappelé ensuite que le mois d’octobre
était consacré de manière particulière à l’engagement missionnaire : il se termine ainsi avec le témoignage lumineux des Martyrs espagnols, qui vont s’ajouter aux Martyrs Albertina Berkenbrock, Emmanuel Gómez Gonzáles et Adilio Daronch, et Franz Jägerstätter, déclarés Bienheureux ces jours derniers au Brésil et en Autriche. Le exemple est là pour témoigner que le Baptême engage tous les chrétiens à participer avec courage à la diffusion du Royaume de Dieu, en coopérant, si c’est nécessaire, avec le sacrifice de leur propre vie elle-même.
 
 
Toutefois, tous ne sont pas appelés au martyre sanglant ; il y a aussi un « martyre » non sanglant, qui se manifeste par le 
témoignage silencieux et héroïque de nombreux chrétiens qui vivent l’Évangile sans compromis, en accomplissant leur devoir et en se dévouant généreusement au service des pauvres.
 http://newsaints.faithweb.com/CCS/Chludznska_c.png
 
Comme exemple de ce « martyre », le Saint-Père a cité Celina Chludzińska Borzźcka, épouse et mère de famille, veuve et religieuse, béatifiée à Rome le jour précédent.
Ce martyre de la vie ordinaire est un témoignage des plus importants dans les sociétés sécularisées de notre temps…. C’est la bataille pacifique de l’amour que chaque chrétien, comme Paul, doit combattre sans se lasser, la course pour répandre l’Evangile, qui nous engage jusqu’à notre mort.
Dans son salut en plusieurs langues aux pèlerins , après la récitation de l’Angélus, le Pape s’est adressé plus spécialement aux pèlerins espagnols venus en grand nombre à Rome pour la Béatification, et il a salué les Evêques espagnols, les prêtres, les religieux, les religieuses, les séminaristes et les fidèles :
Rendons grâce à Dieu pour le grand don des témoins héroïques de la foi qui, poussés exclusivement par leur amour pour le Christ, ont payé de leur sang leur fidélité à Son égard et à son Eglise. Par leur témoignage, ils éclairent notre chemin spirituel vers la sainteté, et ils nous encouragent à consacrer notre vie comme offrande d’amour envers Dieu et envers nos frères. Dans le même temps, par leurs paroles et par leur attitude de pardon à l’égard de leurs persécuteurs, ils nous invitent à travailler sans nous lasser en faveur de la miséricorde, de la réconciliation, et de la vie pacifique en commun.
 
(Source : Agence Fides)


Le texte du discours du Saint-Père se trouve en plusieurs langues le site de Fides

03:48 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pape, vie de l eglise, evangelisation, saints | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

30.10.2007

Philippe (06/09/2006)


 

 

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BENOÎT XVI

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 6 septembre 2006

 Philippe

Jn 1, 43-46

Chers frères et soeurs,

En poursuivant les descriptions des figures des divers Apôtres, comme nous le faisons depuis quelques semaines, nous rencontrons aujourd'hui Philippe. Dans les listes des Douze, il est toujours placé à la cinquième place (comme dans Mt 10, 3; Mc 3, 18; Lc 6, 14; Ac 1, 13), et donc substantiellement parmi les premiers. Bien que Philippe soit d'origine juive, son nom est grec, comme celui d'André, et cela constitue un petit signe d'ouverture culturelle qui ne doit pas être sous-évalué. Les informations à son propos nous sont fournies par l'Evangile de Jean. Il provenait du même lieu d'origine que Pierre et André, c'est-à-dire de Bethsaïde (cf. Jn 1, 44), une petite ville appartenant à la tétrarchie de l'un des fils d'Hérode le Grand, lui aussi appelé Philippe (cf. Lc 3, 1).

Le Quatrième Evangile rapporte que, après avoir été appelé par Jésus, Philippe rencontre Nathanaël et lui dit:

Celui dont parlent la loi de Moïse et les Prophètes, nous l'avons trouvé: c'est Jésus fils de Joseph, de Nazareth (Jn 1, 45).

Philippe ne se rend pas à la réponse plutôt sceptique de Nathanaël ("De Nazareth! Peut-il sortir de là quelque chose de bon?"), et riposte avec décision:

Viens, et tu verras! (Jn 1, 46).

Dans cette réponse, sèche mais claire, Philippe manifeste les caractéristiques du véritable témoin: il ne se contente pas de proposer l'annonce, comme une théorie, mais interpelle directement l'interlocuteur en lui suggérant de faire lui-même l'expérience personnelle de ce qui est annoncé. Les deux mêmes verbes sont utilisés par Jésus lui-même quand deux disciples de Jean-Baptiste l'approchent pour lui demander où il habite (cf. Jn 1, 39). Jésus répondit:

Venez et voyez (cf. Jn 1, 38, 39).

Nous pouvons penser que Philippe s'adresse également à nous avec ces deux verbes qui supposent un engagement personnel. Il nous dit à nous aussi ce qu'il dit à Nathanaël: "Viens et tu verras". L'Apôtre nous engage à connaître Jésus de près. En effet, l'amitié, la véritable connaissance de l'autre, a besoin de la proximité, elle vit même en partie de celle-ci. Du reste, il ne faut pas oublier que, selon ce que saint Marc écrit, Jésus choisit les Douze dans le but primordial qu'"ils soient avec lui" (Mc 3, 14), c'est-à-dire qu'ils partagent sa vie et apprennent directement de lui non seulement le style de son comportement, mais surtout qui Il était véritablement. Ce n'est qu'ainsi, en effet, en participant à sa vie, qu'il pouvait le connaître et ensuite l'annoncer.

Plus tard, dans la Lettre de Paul aux Ephésiens, on lira que l'important est d'"apprendre le Christ" (4, 20), et donc pas seulement et pas tant d'écouter ses enseignements, ses paroles, que, davantage encore, Le connaître en personne; c'est-à-dire connaître son humanité et sa divinité, son mystère, sa beauté. En effet, il n'est pas seulement un Maître, mais un Ami, et même un Frère. Comment pourrions-nous le connaître à fond en restant éloignés?

L'intimité, la familiarité, l'habitude nous font découvrir la véritable identité de Jésus Christ. Voilà: c'est précisément cela que nous rappelle l'apôtre Philippe. Et ainsi, il nous invite à "venir", à "voir", c'est-à-dire à entrer dans une relation d'écoute, de réponse et de communion de vie avec Jésus, jour après jour.

Ensuite, à l'occasion de la multiplication des pains, il reçut de Jésus une demande précise, pour le moins surprenante: savoir où il était possible d'acheter du pain pour nourrir tous les gens qui le suivaient (cf. Jn 6, 5). Philippe répondit alors avec un grand réalisme:

Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain (Jn 6, 7).

On voit ici le caractère concret et le réalisme de l'Apôtre, qui sait juger les aspects réels d'une situation. Nous savons comment les choses se sont ensuite passées. Nous savons que Jésus prit les pains et, après avoir prié, les distribua. Ainsi se réalisa la multiplication des pains. Mais il est intéressant que Jésus se soit adressé précisément à Philippe, pour avoir une première indication sur la façon de résoudre le problème: signe évident qu'il faisait partie du groupe restreint qui l'entourait.

A un autre moment, très important pour l'histoire future, avant la Passion, plusieurs grecs qui se trouvaient à Jérusalem pour la Pâque

abordèrent Philippe... Ils lui firent cette demande: "Nous voudrions voir Jésus". Philippe va le dire à André; et tous deux vont le dire à Jésus (Jn 12, 20-22).

Nous avons une fois de plus le signe de son prestige particulier au sein du collège apostolique. Dans ce cas, il sert surtout d'intermédiaire entre la demande de plusieurs Grecs - il parlait probablement grec et put servir d'interprète - et Jésus; même s'il s'unit à André, l'autre Apôtre qui porte un nom grec, c'est, quoi qu'il en soit, à lui que ces étrangers s'adressent. Cela nous enseigne à être nous aussi toujours prêts à accueillir les demandes et les invocations, d'où qu'elles proviennent, ainsi qu'à les orienter vers le Seigneur, l'unique qui puisse les satisfaire pleinement. Il est en effet important de savoir que nous ne sommes pas les destinataires ultimes des prières de ceux qui nous approchent, mais que c'est le Seigneur: c'est à lui que nous devons adresser quiconque se trouve dans le besoin. Voilà: chacun de nous doit être une route ouverte vers lui!

Il y a ensuite une autre occasion, toute particulière, où Philippe entre en scène. Au cours de la Dernière Cène, Jésus ayant affirmé que Le connaître signifiait également connaître le Père (cf. Jn 14, 7), Philippe, presque naïvement, lui demanda:

Seigneur, montre-nous le Père; cela nous suffit (Jn 14, 8).

Jésus lui répondit avec un ton de reproche bienveillant:

Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe! Celui qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire: "Montre-nous le Père?". Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi?... Croyez ce que je vous dis: je suis dans le Père, et le Père est en moi (Jn 14, 9-11).

Ces paroles se trouvent parmi les plus importantes de l'Evangile de Jean. Elles contiennent une véritable révélation. Au terme du prologue de son Evangile, Jean affirme:

Dieu, personne ne l'a jamais vu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c'est lui qui a conduit à le connaître (Jn 1, 18).

Eh bien, cette déclaration, faite par l'évangéliste, est reprise et confirmée par Jésus lui-même. Mais avec une nouvelle nuance. En effet, alors que le prologue de Jean parle d'une intervention explicative de Jésus, à travers les paroles de son enseignement, dans la réponse à Philippe, Jésus fait référence à sa propre personne comme telle, laissant entendre qu'il est possible de le comprendre non seulement à travers ce qu'il dit, mais encore plus à travers ce qu'Il est simplement. Pour nous exprimer selon le paradoxe de l'Incarnation, nous pouvons bien dire que Dieu s'est donné un visage humain, celui de Jésus, et en conséquence à partir de maintenant, si nous voulons vraiment connaître le visage de Dieu, nous n'avons qu'à contempler le visage de Jésus! Dans son visage, nous voyons réellement qui est Dieu et comment est Dieu!

L'évangéliste ne nous dit pas si Philippe comprit pleinement la phrase de Jésus. Il est certain qu'il consacra entièrement sa vie à lui. Selon certains récits postérieurs (Actes de Philippe et d'autres), notre Apôtre aurait évangélisé tout d'abord la Grèce, puis la Phrygie où il aurait trouvé la mort, à Hiérapolis, selon un supplice décrit différemment comme une crucifixion ou une lapidation.

Nous voulons conclure notre réflexion en rappelant le but auquel doit tendre notre vie: rencontrer Jésus comme Philippe le rencontra, en cherchant à voir en lui Dieu lui-même, le Père céleste. Si cet engagement venait à manquer, nous serions toujours renvoyés uniquement à nous-mêmes comme dans un miroir, et nous serions toujours plus seuls! Philippe, en revanche, nous enseigne à nous laisser conquérir par Jésus, à être avec lui, et à inviter également les autres à partager cette indispensable compagnie. Et, en voyant, en trouvant Dieu, trouver la vie véritable.

© Copyright 2006 - Libreria Editrice Vaticana

07:15 Écrit par Père Walter dans Catéchèses du Pape | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Holywins: alternative parisienne à Halloween

Holywins

http://www.holywins.net/images/illustrations/affiche_HW-G.jpg

Une dizaine de milliers de jeunes français sont attendus ce 31 octobre à Paris pour la sixième édition de ‘Holywins’. Ils distribueront aux passants un exemplaire d'un journal ‘Holywins’ et les inviteront à un concert gratuit avec du rock, du gospel, du rap et de la musique pop.

Pour en commander et les distribuer :

Ceux qui sont intéressés pourront également participer à la veillée dans l'église Saint-Etienne-du-Mont. 


(Source : CEF)

02:48 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vie de l eglise, evangelisation, saints | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

29.10.2007

Gabon: fiche du pays

Le Gabon, avec une superficie de 267.667 km2 et une population d’environ 1.500.000 habitants, est situé au cœur du continent africain. Irrigué par le bassin du fleuve Ogoué, le pays a un climat équatorial, avec des pluies toute l’année. Le territoire est couvert d’épaisses forêts pluviales.

 

http://www.quid.fr/2003/images/cegabo_hd.gif

Population.

Le Gabon était peuplé par les babinga, des chasseurs pygmées. Au XVIe siècle, le territoire fut envahi par les myene, auxquels s’ajoutèrent ensuite d’autres populations. Actuellement, plus de la population est bantu, subdivisée en plus de 40 groupes ethniques (galoa, nkomi, irungu, entre autres). Environ un tiers est composé de fang et de kwele, au Nord ; il y a des minorités punu et nzabi au Sud ; enfin, il y a aussi des baka et des babongo pygmées.

Division administrative.

Le pays compte 9 régions et 37 préfectures : Estuaire, Haut-Ogoué, Moyen-Ogoué, Nyanga, Ngounié, Ogoué-ivindo, Ogoué-maritime, Ogoué-lolo, Woleu Ntem. Libreville est la capitale. Les autres grandes villes sont Port Gentil, Masuku, Oyem.

La langue officielle est le français.
 
http://www.geocities.jp/gabontky/francais/images/president2.jpg

Histoire.

Déjà colonie française, le Gabon est indépendant depuis le 17 août 1960. Sur la base de la constitution de 1961, le président de la République est élu pour 7 ans par suffrage direct, comme l’Assemblée nationale. Le premier président du Gabon a d’abord été Léon M’Ba, mort en 1967, a qui a succédé le ministre de la défense, Bongo, alors Albert-Bernard, qui a poursuivi fidèlement dans la lignée inaugurée par son prédécesseur. Bongo, baptisé dans l’Église catholique, s’est converti à l’Islam en 1973, prenant le nom d’ El Hadj Omar Bongo. En politique étrangère Bongo a maintenu de bonnes relations avec les différents États de la région. En 1979 et en 1986, il fut réélu avec 99% des votes, au cours d’élections présidentielles où il était l’unique candidat. En coïncidence avec les changements politiques dans l’Est de l’Europe, à la fin de 1989 les forces d’opposition gabonaises revinrent revendiquer une ouverture démocratique. Après de violents affrontements de rue, le président amenda la constitution et introduisit le multipartisme. En plus d’abolir la censure sur la presse, il invita quelques dirigeants de l’opposition à faire partie du Conseil des ministres. En juin 1990 toutes les organisations politiques et sociales se réunirent en une Conférence nationale, dans laquelle on parvint à un accord qui prévoyait la réalisation de libres élections présidentielles. Bongo les remporta et son parti (PDG) obtint la majorité à l’Assemblée nationale.

La nouvelle constitution, approuvée en 1991, instaura formellement le multipartisme. Les élections présidentielles de 1993, encore une fois remportées par Omar Bongo, furent contestées par l’opposition. En ce qui concerne les rapports entre l’État et l’Église, il faut rappeler l’Accord Cadre entre le Saint-Siège et la République du Gabon sur certains principes et dispositions juridiques, relatif à leurs relations et à leur collaboration, signé le 12 décembre 1997 et ratifié le 2 juin 1999. Le Gabon a été le premier pays de l’Afrique sub-saharienne à signer un accord international avec le Saint-Siège. On travaille maintenant sur un projet d’accord entre le Saint-Siège et la République du Gabon sur le statut de l’enseignement catholique.
 
Le président de la République a contribué directement à la construction de la nouvelle cathédrale de Mouila, St Jean Apôtre. Le Gabon connaît la stabilité à l’intérieur du pays, au point d’être encore considéré comme un oasis de paix dans le cadre tourmenté des pays de la région d’Afrique centrale.
 
http://www.internetgabon.com/Actualites/Actus_images/Joyau-mouila0002.jpg

Économie.

La disponibilité de ressources précieuses telles que le pétrole, le bois et les minéraux, a permis de préservée intacte la forêt vierge et sa riche biodiversité. Jusqu’aux années 70, quand le pétrole fut découvert en mer ouverte, l’économie du Gabon dépendait exclusivement du bois et du manganèse. Depuis, le secteur pétrolifère est devenu le secteur principal de l’économie du Gabon, représentant aujourd’hui 50% du Produit intérieur brut et 85% des exportations. Le sous-sol est cependant riche d’autres ressources parmi lesquelles : le manganèse, l’uranium, le fer et l’or. Les produits agricoles, au contraire, sont présents en quantités limitées : le Gabon reste en effet un importateur de produits alimentaires. Les cultures principales sont : le café, le cacao, le sucre et le cœur de palmier.

L’histoire de l’évangélisation.

La première tentative d’évangélisation remonte à 1673, à l’oeuvre d’un capucin. En 1884 fut envoyé le P. Bessieux, de la Congrégation de l’Esprit Saint, à Libreville, et en 1863, fut érigé le Vicaire apostolique du Gabon; en 1875, une seconde mission fut fondée à Donguia; en 1878 commence l’évangélisation de l’intérieur, qui s’étend au Cameroun, à la Guinée espagnole et au Congo Moyen (actuel Congo-Brazzaville) ; en 1899 a lieu la première ordination sacerdotale ; en 1913 la fondation de la mission de Mourindi, en 1955 l’institution de la hiérarchie (14 septembre), dépendante de Brazzaville (Congo) ; en 1958 le Gabon devient Province ecclésiastique, ayant son siège métropolitain à Libreville ; en 1958 l’érection du diocèse de Mouila ; en 1961 l’ordination du premier évêque autochtone, Mgr Ndong ; en 1969 l’érection du diocèse d’Oyem et en 1974 de celui de Franceville ; en 1982 le pape Jean-Paul II effectue une visite pastorale du Gabon ; en 2003 est érigé le diocèse de Port-Gentil, et la préfecture apostolique de Makokou est constituée.

Les données de l’Église (source : annuaire statistique de l’Eglise catholique 2005) : catholiques : 759.000 ; diocèses : 6 ; paroisses 74 ; évêques : 5 ; prêtres : 65 ; religieux prêtres : 68 ; religieux non prêtres : 19 ; religieuses : 165 ; catéchistes : 1.494. L’Eglise gère 28 écoles maternelles, avec 4.961 élèves ; 223 écoles primaires avec 62.934 élèves ; 22 secondaires collèges et lycées avec 12.897 élèves; 12 dispensaires, une léproserie et 7 centres pour malades chroniques et invalides.
 
(Source : Agence Fides)


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Gabon: Regardons vers les jeunes

AFRIQUE/GABON - “Regardons vers les jeunes pour assurer l’avenir de l’Eglise et du pays” dit le président des évêques du Gabon, à Rome pour la visite ad limina

 
 
 
 
Une Eglise engagée dans la formation des catholiques, surtout des jeunes, qui travaille en bon accord avec les institutions et les autres principales régions du pays. C’est le tableau de la situation ecclésiale du Gabon présenté à l’Agence Fides par Son Excellence, Mgr Timothée Modico-Nzockena, évêque de Franceville et président de la Conférence épiscopale du Gabon. Mgr Modico-Nzockena est à Rome avec les autres évêques du pays, pour la visite ad limina.

L’Eglise du Gabon vit dans un contexte de tranquillité et de paix, et il existe un dialogue et une bonne compréhension entre l’État et l’Église
affirme le président de la Conférence épiscopale.
Chacun travaille dans ses domaines de compétences. Dans notre pays il existe un respect entre l’État et l’Église qu’il n’est pas toujours facile de trouver dans d’autres parties de l’Afrique. Comme nous a dit le Cardinal Dias, préfet de la Congrégation pour l’Évangélisation des peuples, lors de sa rencontre avec nos évêques, il faut considérer cela comme une grâce de Dieu et prier pour que cette situation continue. Le Gabon est un pays pacifique, certes la liberté absolue n’existe pas, mais nous vivons dans une situation meilleure que plusieurs autres pays.
Sur la situation ecclésiale, Mgr Modico-Nzockena affirme que
l’Église travaille pour les vocations. Nous sommes une Église née des missionnaires qui sont venus dans notre pays il y a quelque temps. C’est maintenant à nous de prendre nos responsabilités comme chrétiens mûrs sur le plan spirituel et matériel. Une grande place est encore laissée aux missionnaires qui nous aident à maintenir vivante la foi. Nous voulons demander aux missionnaires de travailler pour l’avenir du pays, en nous aidant à former les jeunes.
À côté de la formation du clergé - continue Mgr Modico-Nzockena - notre priorité est la formation des laïcs adultes dans leur foi. Notre première préoccupation est la formation des jeunes qui prendront en main le pays dans l’avenir proche.
En ce qui concerne le dialogue interreligieux, le président des évêques du Gabon affirme que « l’Église catholique a un bon rapport avec les évangélistes et les musulmans. Un exemple de l’état des rapports entre les principales religions du Gabon a été fourni en 2005 par les funérailles de Jean-Paul II : dans la délégation gabonaise envoyée à Rome il y avait le président de la communauté évangélique et le président de la mosquée centrale de Libreville. Évangélistes et musulmans participent à nos célébrations sans problème. Il existent cependant différentes sectes avec lesquelles le dialogue n’est pas possible.
Mgr Modico-Nzockena se montre enfin confiant sur l’avenir économique du Gabon :
Un jour, la principale richesse du pays, le pétrole, finira. Mais il n’y a pas que le pétrole, le Gabon est riche de manganèse, de bois et de fer, qui doit être encore exploité. Mais je répète que le vrai potentiel même économique du pays, ce sont les jeunes : ce sont eux l’avenir du Gabon.
 
(Source : Agence Fides)
 

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Portugal: journée du volontariat missionnaire

EUROPE/PORTUGAL- Journée du volontariat missionnaire organisée par 51 ONG

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Dimanche dernier, 28 octobre, a eu lieu dans la ville d’Aveiro (Portugal), la Journée du volontariat missionnaire avec le slogan “Communiquer 2015”. La Journée était organisée par une Plate-forme portugaise d’ONG qui travaillent dans le domaine de la coopération et du volontariat, composée actuellement de 51 ONG, parmi lesquelles la Fondation Evangélisation des cultures et les Missionnaires laïcs de Boa Nova.
 
La Journée a commencé samedi 27 par l’inauguration d’une exposition de photographies artistiques « Voyages sans retour » qui proposait une réflexion sur les dix ans de volontariat missionnaire. Le soir a eu lieu une Veillée missionnaire. Dimanche 28, à l’auditorium de la Capitainerie d’Aveiro, ont eu lieu plusieurs conférences sur la « cyber-mission » et la technologie au bénéfice de la mission. Puis a eu lieu la célébration de l’Eucharistie, et dans l’après-midi, le lancement du Programme 2008.
 
La Journée du volontariat missionnaire était ouverte à tous ceux qui sont déjà en mission et à tous ceux sui se préparent à partir d’ici peu, de même qu’à toute la société civile qui veut s’unir à cette cause du volontariat missionnaire.
 
(Source : Agence Fides)
 

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Imbiber la culture de l'homme par l'Évangile

VATICAN - Benoît XVI aux universitaires qui étudient à Rome dans les Universités pontificales : “Il faut que toute la culture de l’homme soit imbibée par l’Évangile”

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À l’occasion de l’inauguration de l’année académique 2007-2008, le Saint-Père Benoît XVI a rencontré dans la basilique Saint Pierre, dans l’après-midi du jeudi 25 octobre, les professeurs et les étudiants des Universités pontificales et ecclésiastiques présents à Rome. Au terme de la messe célébrée par le Cardinal Zénon Grocholewski, préfet de la Congrégation pour l’Education catholique, le pape est descendu dans la basilique saluer les professeurs et les étudiants et leur adresser un bref discours.

Votre période de permanence à Rome peut et doit servir à vous préparer pour exercer de la meilleure façon le devoir qui vous attend dans différents domaines d’action apostolique - a dit le Saint-Père. La mission évangélisatrice propre de l’Église demande, à notre époque, non seulement que l’on propage partout le message évangélique, mais qu’il pénètre en profondeur les modes de pensée, les critères de jugement et les comportements de la population. En un mot, il faut que toute la culture de l’homme contemporain soit imbibée par l’Évangile.
 
(Source : Agence Fides)


Texte complet du discours du Saint-Père, en italien

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