30.04.2008

Dieu veut te parler: lectures Ascension A 2008

Livre des Actes des Apôtres (Ac 1, 1-11)

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01  Mon cher Théophile, dans mon premier livre j'ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le commencement,
02  jusqu'au jour où il fut enlevé au ciel après avoir, dans l'Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu'il avait choisis.
03  C'est à eux qu'il s'était montré vivant après sa Passion : il leur en avait donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, il leur était apparu, et leur avait parlé du royaume de Dieu.
04  Au cours d'un repas qu'il prenait avec eux, il leur donna l'ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d'y attendre ce que le Père avait promis. Il leur disait : « C'est la promesse que vous avez entendue de ma bouche.
05  Jean a baptisé avec de l'eau ; mais vous, c'est dans l'Esprit Saint que vous serez baptisés d'ici quelques jours. »
06  Réunis autour de lui, les Apôtres lui demandaient : « Seigneur, est-ce maintenant que tu vas rétablir la royauté en Israël ? »
07  Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les délais et les dates que le Père a fixés dans sa liberté souveraine.
08  Mais vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. »
09  Après ces paroles, ils le virent s'élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée.
10  Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s'en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se tenaient devant eux et disaient :
11  « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l'avez vu s'en aller vers le ciel. »

15:54 Écrit par Père Walter dans Homélies 2007-2008 (année A) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bible, ecriture, evangile, liturgie, ascension | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Lire la Bible. Qui, quand, où, comment, pourquoi ?

Suite à l'article posté précédemment (Vers le synode sur la parole de Dieu : Lire la Bible), en voici un autre, plus complet, sur le même sujet, avec les résultats de l'enquête :


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Une grande enquête a été menée dans treize pays du monde. Les premiers résultats concernent les Etats-Unis, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l'Allemagne, la France, l'Espagne, l'Italie, la Pologne et la Russie. Le tout en vue du prochain synode des évêques

 Lien pour lire la suite :

Lire la Bible. Qui, quand, où, comment, pourquoi ?

 

15:39 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bible, vie de l eglise, societe, livres a lire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Québec : Benoît XVI prononcera l’homélie de clôture du congrès eucharistique

Depuis Rome, par satellite
 


ROME, Mardi 29 avril 2008 (ZENIT.org) - Pour la conclusion du congrès eucharistique international de Québec (CEI), l'homélie sera tenue par le pape Benoît VI en direct, par satellite depuis Rome, à l'occasion de cette « Statio Orbis ».

Cette célébration aura lieu le 22 juin 2008 sur les « Plaines d'Abraham », en face du Musée national des beaux-arts du Québec.

Au centre et au sommet du CEI 2008, l'expression « statio orbis » signifie, explique le site Internet du congrès de Québec « la communion de l'Église universelle en un seul et même lieu ».

Les participants pourront suivre l'homélie du pape grâce à sa retransmission par satellite et sa diffusion sur écrans géants.

La célébration eucharistique débutera vers 11 h avec une procession d'entrée d'environ 1 200 cardinaux, évêques, prêtres et diacres.

La célébration sera présidée par le cardinal Jozef Tomko, légat nommé par le pape.

Les organisateurs espèrent le beau temps et la participation de quelque 50 000 personnes.

09:15 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : canada, pape, vie de l eglise, eucharistie, medias, homelies | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

La Chine jouera une messe de Mozart en l’honneur de Benoît XVI

Concert au Vatican le 7 mai

ROME, Mardi 29 avril 2008 (ZENIT.org) - L'orchestre philharmonique de Chine populaire donnera un concert en l'honneur du pape Benoît XVI, au Vatican, en la salle Paul VI, le 7 mai, annonce aujourd'hui Radio Vatican.

http://www.bmf.org.cn/mmsource/20070528/IMG20070528172612.jpg

Il sera pour l'occasion sous la direction du maestro Long Yu (voir photo). Au programme, une œuvre religieuse, la messe de « Requiem » de Wolfgang Amadeus Mozart, avec la collaboration du Choeur de l'Opéra de Shanghai.

« Avec l'exécution au Vatican d'une grande œuvre classique de la musique européenne d'inspiration religieuse, la musique se confirme comme un langage et un intermédiaire très précieux pour le dialogue entre les peuples et les cultures »,

commente Radio Vatican.

L'orchestre philharmonique de Pékin effectuera en effet une tournée en Europe, et offrira ce concert au Vatican à l'occasion de son passage en Italie.

Ce fameux orchestre de Chine a été constitué en l'an 2000 sur la base de l'ancien Orchestre symphonique de la télévision chinoise.

Il a donné de nombreux concerts spécialement en Europe, en Amérique du Nord, et en Asie.

Il était déjà venu à Rome en 2004 pour un concert de Noël, au Sénat italien, transmis en direct dans différents pays d'Europe.

L'orchestre a exécuté pour la première fois le « Requiem » de Mozart en l'église catholique Wang Fujing de Pékin, à l'occasion de l'année Mozart, dans le cadre du 9e Festival de Pékin de 2006, en collaboration avec la Scala de Milan.

Le « Requiem » (en ré mineur KV 626) est la dernière œuvre de Mozart (1756-1791), une œuvre restée inachevée en raison de la mort du compositeur.

La majeure partie de cette messe de Requiem a été composée alors que Mozart était alité et très diminué physiquement. Profitant d'une amélioration passagère, le 4 décembre 1791, il interpréta avec ses amis les parties déjà composées.

Mais son état s'aggrava brutalement dans la soirée du 4, et Mozart s'éteignit le 5 décembre.

C'est la femme de Mozart, Constance, qui demanda à Franz Xaver Süßmayr, un élève du Maître et qui aurait reçu de lui ses dernières indications, de terminer l'œuvre.

En 1819, pour compléter le Requiem, Sigismond von Neukomm composa un « Libera me », qui n'a pas souvent été joué avec la messe de Mozart.

Anita S. Bourdin

08:00 Écrit par Père Walter dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pape, vie de l eglise, chine, musique, histoire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Vivre l’année de saint Paul, de Damas

Le programme préparé et présenté par le patriarche Gregorios III
 

ROME, Lundi 28 avril 2008 (ZENIT.org) - La convocation de l'Année de saint Paul par Benoît XVI trouve à Damas (Syrie) sa réponse dans l'intense programme de célébrations préparé par le patriarche Gregorios III, en collaboration avec les Frères mineurs (franciscains) de la custodie de Terre Sainte et l'appui, dans certains cas, des autorités civiles. 

Le bulletin de la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, à Rome, dont la dernière édition rapporte la dimension spirituelle, pastorale et culturelle de la célébration de cette année consacrée à l'apôtre Paul au lieu même de sa conversion, la capitale syrienne, est le point de jonction et de diffusion des initiatives dans le monde.

C'est sur la route de Damas que la vie de Saul (Paul) a radicalement changé ; c'est là que Jésus ressuscité se révéla au futur apôtre des gentils, l'endroit où la grâce a fait irruption et fait mûrir en lui des aptitudes exceptionnelles pour qu'il devienne un grand évangélisateur. 

Comme l'explique le bulletin, l'Eglise à Damas est consciente de l'importance de cet épisode, qui sera évoqué dans le monde entier, et la ville sera le centre de rayonnement  (pour la Syrie aussi)  du programme mis en place par sa Béatitude Gregorios III, patriarche d'Antioche et de tout l'Orient, d'Alexandrie et de Jérusalem pour les grecs-melkites catholiques. 

Tout au long de cette année consacrée au bimillénaire de la naissance de saint Paul, l'Eglise locale sera au centre de toutes les activités et à l'origine de nombreuses initiatives spirituelles et pastorales, prédications et conférences. On pourra ainsi « découvrir notre vie chrétienne à la lumière de ses épîtres », a souligné le patriarche Gregorios III dans le bulletin. 

Des réunions de jeunes, de confréries, de mouvements d'apostolat et de religieuses sont prévues.  Toutes affronteront  des thèmes liés à saint Paul : Paul et l'amour, la famille, la femme, les jeunes, le mariage, l'Esprit Saint; Paul et la vie chrétienne, la morale, l'éducation chrétienne; Paul et l'Eucharistie, la foi, le sacerdoce etc. 

Pour la catéchèse des enfants et des adolescents, l'idée est de rassembler du matériel qui permette de découvrir l'apôtre à travers ses lettres.

« Nous espérons trouver des personnes qui puissent écrire et composer pour les jeunes des chants modernes en s'inspirant de ses épîtres »,

souhaite le patriarche.

Les méditations pauliniennes seront également au coeur des réunions mensuelles des prêtres de l'éparchie de Damas et, précise Gregorios III, la grande retraite annuelle pour le clergé sera axée sur la phrase de l'apôtre :

«  Pour moi, vivre c'est le Christ ». 

Une grande importance est également réservée aux publications. La première initiative est un opuscule sur la vie de saint Paul, ses voyages et ses lettres. L'éparchie patriarcale de Damas consacrera un chapitre de sa revue « Al-Liq » aux célébrations de l'Année de saint Paul dans le monde ; il en sera de même dans la revue en français du patriarcat « Le lien ». Tout les dimanches sera publié un bulletin dans lequel sera insérée une page sur l'apôtre, et à partir du mois de juin sera lancé un autre bulletin mensuel sur les questions spirituelles soulevées par Paul. 

«  Nous avons en projet de réaliser une autre publication, plus importante, ajoute Gregorios III, sur tout ce qui, dans le monde, se rapporte à saint Paul, à ses voyages, aux villes qu'il a visitées, aux églises et aux instituts qui, dans le monde, portent son nom ou lui sont dédiés » .  

« Enfin est prévu également la publication d'un petit livret avec des prières et des hymnes pour la fête de saint Paul et l'énoncé de la célébration de notre liturgie des Heures consacrée chaque jeudi à la commémoration des apôtres »,

ajoute-t-il. 

Le patriarcat de Damas envisage également une exposition sur saint Paul avec des cartes géographiques illustrant ses voyages, des photos montrant les villes où il s'est arrêté  (de Tarse à Jérusalem, Damas, Ephèse, Athènes, Corinthe, Salonique, Malte, Syracuse) et d'autres encore montrant des églises portant son nom, et consacrant une place spéciale à la basilique romaine Saint-Paul-Hors-les-Murs, et aux églises Saint-Paul de Londres et de Harissa (Liban). 

Pour cette exposition « nous aurons besoin du concours des offices du tourisme de Turquie, de Grèce et d'Italie», a expliqué le patriarche qui a également en projet le tournage d'un film, dont les auteurs du scénario seraient Majidah Zanbaqua et Samir Monaqqad, de Damas.

« Nous en avons parlé avec le président de la République, M. Bashar al-Assad et avec le ministre de l'information M. Mohsen Bilal, tous les deux intéressés, dans le cadre des manifestations de Damas, capitale de la culture arabe pour l'année 2008, et parce que la foi de saint Paul est aussi un thème culturel de cette ville » a-t-il ajouté. 

Autre activité fondamentale prévue par le patriarche, une série de pèlerinages sur les traces de saint Paul en Syrie et en Turquie, en Grèce, à Rome et autres endroits foulés par l'apôtre en Italie.

« Ce vaste programme, qui sera réalisé en coopération avec les frères mineurs franciscains de la custodie de Terre Sainte a commencé cette année. Son objectif : faire découvrir notre foi d'aujourd'hui dans l'enseignement de saint Paul ». 

Enfin le patriarche a également en projet de faire construire, près de Damas, une nouvelle église paroissiale grecque melkite dédiée à saint Paul. 

Web officiel de l'Année de Saint Paul:

http://www.annopaolino.org 

Marta Lago

07:00 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : annee saint-paul, histoire, vie de l eglise, oecumenisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Un tsunami de vocations sacerdotales après la visite du Pape aux Etats-Unis


Bron: USCCB

La visite de Benoît XVI aux Etats-Unis a eu un effet positif inattendu sur le nombre de vocations sacerdotales. Selon les médias américains, des milliers de jeunes se montrent soudain intéressés au sacerdoce.

C'est surtout le Seminaire Saint-Joseph de l'archidiocèse de New York qui est enthousiaste à cause d'une réelle affluence de candidats.

Luke Sweeney, responsable des vocations dans l'archidiocèse de New York :

"Cela ressemble à un tsunami, un tsunami positif de regain d'intérêt."

Dans un article du ‘New York Daily News’, Sweeney confie qu'il reçoit des douzaines de demandes. Une semaine durant, il a rencontré des jeunes qui se montrent intéressés au sacerdoce. Sweeney a reçu aussi des dizaines de courriers électroniques de jeunes qui demandent des informations supplémentaires au sujet des études préparatoires au sacerdoce.

“Cela a été incroyable.”

D'autant plus qu'à New York, à peine 23 séminaristes seront ordonnés prêtres ces quatre prochaines années. Le nombre de prêtres a été réduit de moitié ces quarante dernières années. 

“Nous espérions que le Pape déciderait beaucoup de jeunes qui pensent au sacerdoce à faire le pas suivant. Il semble bien qu'il l'ait fait",

conclut un Sweeney enthousiaste.


Pope Benedict's visit proves a godsend for city seminary

 

05:30 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pape, vie de l eglise, etats-unis, vocations | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

La communication de l’Eglise par les sites web diocésains

Entretien avec le Prof. Arasa de l’Université pontificale de la Sainte-Croix à Rome

ROME, Mardi 29 avril 2008 (ZENIT.org) - Il n'existe pas de site web diocésain idéal, mais il est possible d'offrir des moyens qui permettent de l'améliorer. C'est ce qu'essaie de faire le professeur Daniel Arasa (Barcelone, 1971) dans son livre « Church Communications through Diocesan Websites. A Model of Analysis » (« Communication de l'Eglise à travers les sites web diocésains : un modèle d'analyse »), publié par EDUSC (www.pusc.it). 

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Professeur à l'Université pontificale de la Sainte-Croix, Daniel Arasa (voir photo) a analysé les sites de neuf diocèses dans le monde : Bogota (Colombie), Johannesburg (Afrique du sud), Los Angeles (USA), Madrid (Espagne), Manille (Philippines), Melbourne (Australie), Mexico (Mexique), Milan (Italie) et San Paolo (Brésil). 

L'étude de ces sites a permis de dégager deux problèmes majeurs : « ressources et formation dans la communication ». 

Au sein de son université, Daniel Arasa coordonne les recherches de la faculté de communication institutionnelle. Il est journaliste et docteur en communication. 

ZENIT - Qu'est-ce qui vous a conduit à entreprendre des recherches sur les sites web diocésains ? 

D. Arasa - D'une part, Internet et le web en particulier, sont devenus des moyens, des domaines de communication, essentiels. Je pense qu'il est très intéressant de savoir ce que fait et ce que peut faire l'Eglise catholique pour communiquer dans ces domaines. 

J'ajouterais que le moment est venu de montrer que la communication de l'Eglise est digne d'être étudiée d'un point de vue académique et scientifique. 

ZENIT - De quoi l'Eglise a-t-elle besoin pour améliorer sa présence sur Internet ? 

D. Arasa - Améliorer la communication numérique de l'Eglise n'est pas une question de décision à prendre. Il faut partir d'une analyse, examiner la réalité et évaluer toutes les capacités professionnelles des personnes qui s'y consacrent. 

Cette recherche ne prétend pas fournir une liste concrète de choses à faire ou à ne pas faire : cela serait réducteur et d'une portée limitée. Même si elles permettent bien entendu d'en tirer des conclusions, ce que l'on cherche plutôt à offrir ce sont des critères qui permettent de projeter, gérer, évaluer et analyser des initiatives sur le web. 

Autrement dit, considérer les dimensions d'un projet numérique quel qu'il soit, avant, durant et après sa conception, et analyser les comportements qui sont derrière ces initiatives. 

Je pense qu'une étude de ce genre peut intéresser deux groupes de personnes en particulier : d'abord la communauté académique impliquée dans la recherche de la communication institutionnelle ou électronique ; puis tous les responsables de communication au sein de l'Eglise, à commencer par les évêques jusqu'aux directeurs de communication ou webmasters. 

ZENIT - Quelle image de l'Eglise émerge de l'analyse des sites diocésains ? 

D. Arasa - Une image assurément variée, mais néanmoins homogène. Il est significatif de voir que tous les web diocésains accordent une attention très particulière au Saint-Père et au Vatican. 

Cette variété se manifeste dans l'attention à l'idiosyncrasie de chaque diocèse et de ses habitants : des sites web mettent par exemple l'accent sur les aspects dévotionnels (par exemple aux Philippines) ; d'autres insistent plus sur les informations concernant les paroisses ou les prêtres (les sites de l'Amérique latine) ; d'autres encore sur la richesse de la documentation, etc. 

ZENIT - Sauriez-vous nous dire quel est le diocèse qui a le meilleur site ? 

D. Arasa - Je voudrais bien le savoir ! Je pense qu'il est impossible de répondre à cette question. Chaque diocèse a ses propres caractéristiques et est soumis à des circonstances et des exigences spécifiques ou particulières, car fortement liées au territoire et à la population. 

Ce sont des facteurs qui ont une influence et déterminent la manière et les moyens qui sont utilisés pour communiquer et, il en est de même pour leurs sites web. De plus, l'univers du web est un univers en rapide évolution : ce qui était « bon » hier ne l'est plus aujourd'hui. 

C'est pourquoi il me paraît impossible de dire « ce diocèse-ci ou ce diocèse-là a le meilleur site ». 

Dans tous les cas, ce qui est possible, et c'est ce que j'essaie de faire dans cette recherche, c'est de signaler les éléments positifs, les méthodes qui peuvent être prises comme modèles par d'autres sites web diocésains. 

ZENIT - Pouvez-vous nous en citer quelques uns ? 

D. Arasa - Oui, beaucoup. Le diocèse de Los Angeles, par exemple, est un modèle de compatibilité et d'accessibilité : on y offre maintes possibilités de télécharger des documents et de les rendre compatibles avec les PDA. On tient compte de la mobilité des personnes qui utilisent le site, et pour cela, favorise le fait qu'elles puissent écouter ou lire des documents ou suivre des événements avec un lecteur digital, sur leur propre ordinateur, etc. 

Autre exemple positif ? Le diocèse de Milan qui est le plus grand d'Europe. Il  a un site très complet et tenu à jour ; celui de Madrid, en Espagne, qui a un grand service de nouvelles de l'Eglise, celui de Melbourne (Australie), très bien organisé. 

Mais il est possible de trouver beaucoup de points positifs dans d'autres sites diocésains que je n'ai pas étudiés. Bien sûr, tout n'est pas positif. Il y a des choses qui doivent être améliorées. 

ZENIT - Parlons des aspects à améliorer. Comme par exemple les liens qui ne fonctionnent pas toujours... 

D. Arasa - Effectivement, dans certains cas, ce sont des éléments significatifs comme les liens qui ne fonctionnent pas, des problèmes de navigation à l'intérieur des sites (répétition de sections, incohérences, caractères trop petits qui gênent la lecture, etc.) ou lenteur de l'interaction (e-mail sans réponse etc.). 

Il y a un point sur lequel ces sites sont parfois un peu en retard, c'est celui des multimédia ; un changement est en train de s'effectuer, mais il y a encore trop peu de services audio et presque pas de vidéo, alors que le web offre tant de possibilité en la matière. Bien qu'il y ait beaucoup de choses positives, l'univers du web ecclésial peut et doit beaucoup apprendre des autres domaines. 

ZENIT - D'où viennent ces négligences ? 

D. Arasa - Les aspects que je viens de souligner n'ont pas une acception critique. Parmi les personnes que j'ai rencontrées, j'ai découvert beaucoup de professionnalisme et une grande préparation, mais surtout un énorme désir de servir sa propre Eglise locale et l'Eglise universelle.

Pour résumer, les problèmes se posent à deux niveaux : les ressources et la formation dans la communication. 

Concernant le premier, il est évident que les organisations ecclésiales ne peuvent rivaliser avec le monde commercial. Il y a un manque d'argent, et donc de ressources matérielles et humaines. Néanmoins, une meilleure attention aux aspects liés à la communication, plus de professionnalisme et de créativité, peuvent être déterminants pour améliorer ces sites. 

Le deuxième aspect concerne la formation, qui est étroitement lié au premier. Une grande partie du personnel qui travaille dans les « website teams » du diocèse ont une bonne formation ou une formation acceptable d'un point de vue technologique ou graphique, mais il leur manque, dans la plupart des cas, un background en communication. 

ZENIT - Lors de votre recherche vous avez interrogé beaucoup de journalistes qui couvrent l'information de l'Eglise. Sont-ils très critiques ? 

D. Arasa - J'ai réalisé plus de quarante entretiens auprès de correspondants au Vatican et avec des journalistes qui informent sur l'Eglise. Bien entendu, chacun a sa vision personnelle, ses propres goûts, ses préférences et ses objections. 

L'aspect le plus positif c'est que la plupart des journalistes ont remarqué que la communication de l'Eglise s'était beaucoup améliorée ces dernières années, voire même en ce qui concerne les sites. 

A côté de cela, les journalistes estiment que les sites diocésains ne répondent pas aux besoins. Un exemple concret : beaucoup de journalistes souhaiteraient disposer des textes des homélies, des messages ou des communiqués à l'avance pour pouvoir les publier dès leur diffusion publique ; beaucoup de bureaux de communication n'offrent pas ce service, alors que l'usage de l'embargo est très généralisé dans d'autres types de communication, comme en politique. 

Un journaliste professionnel respecte toujours l'embargo qui est, en même temps, un moyen de faciliter son travail. 

Quoi qu'il en soit, il faut comprendre que les objectifs d'un communicateur institutionnel ne correspondent pas toujours à ceux des journalistes. Je pense qu'il est normal de trouver des points de désaccord entre eux.

Miriam Díez i Bosch

Version provisoire de l'étude

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29.04.2008

Taïwan: émouvant témoignage de foi du Cardinal Paus Shan

ASIE/TAIWAN - Emouvant témoignage de foi du Card. Paul Shan à travers le « Dialogue qui ne se couche jamais- voyage d’adieu à la vie (terrestre) »

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Tai Pei (Agence Fides) - « Je suis comme un kangourou du Seigneur, qui court partout… La tumeur est mon second ange gardien, qui me rappelle que je dois considérer la valeur de chaque minute restante pour terminer ‘ma course’, comme dit Saint Paul, ‘J’ai combattu le bon combat, j’ai terminé ma course, j’ai conservé la foi’ ».
Ce sont quelques-unes des expressions du Card. Paul Shan (voir photo), Evêque émérite de Kaohsiung, dans le discours intitulé « Dialogue qui ne se couche jamais - voyage d’adieu à la vie (terrestre) du Card. Paul Shan ». Cet itinéraire de rencontres que le Cardinal poursuit depuis mai 2007 a un seul objectif : « présenter ma foi et ma vie en semant la semence de l’Amour ».

Le Card. Shan a eu l’idée de cette initiative quand il a été informé de sa maladie : une tumeur. Tout de suite après il a voulu utiliser le temps qui lui restait pour « annoncer aux non chrétiens mes 60 années de vie comme jésuite, notre foi catholique qui est simple, qui est Amour », confirme le Cardinal à l’agence Ucan lors d’une interview récente.
 
Le fait qu’une personne âgée de 85 ans, avec une tumeur au poumon de presque 2 ans, réussisse à supporter les fatigues d’un discours de plus de 3 heures, affrontant des voyages fatigants, a étonné plus de 100 spécialistes de la tumeur. La réponse du Card. Shan les a davantage étonnés : il a en effet dit aux médecins pouvoir affronter tout cela « grâce à une médecine à laquelle vous n’avez pas donné d’importance : ma foi ».
 
Cinquième cardinal chinois et premier de l’Eglise régionale de Taiwan, le Card. Shan vit avec un maximum de conscience sa mission d’apporter l’Evangile au monde chinois qui « veut entendre et veut savoir ».
« Le temps étant limité, j’ai choisi trois catégories prioritaires auxquelles m’adresser - a déclaré le Cardinal: universitaires ou intellectuels, prisonniers, religieux, sans distinction de foi ni de race, il y a en effet de nombreux protestants, bouddhistes, taoïstes… ».
A ce jour le Card. Shan a prononcé au moins 50 discours dans 14 universités, 8 prisons, et auprès de nombreuses organisations de 7 diocèses éparpillés dans toute l’île de Taiwan. Et la télévision, la radio, des revues et des journaux ont rapporté son discours.

Le Card. Shan est né il y a 85 ans (le 3 décembre 1923) à Puyang, dans la province de He Nan, sur le continent. A l’âge de 25 ans il entre chez les jésuites. Il est ordonné prêtre le 18 mars 1955. Le 15 novembre 1979 il est élu Evêque de Hwalien. Le 14 février 1980 il reçoit l’ordination épiscopale et prend possession du diocèse. Il assume d’importantes charges au sein de la Conférence épiscopale régionale chinoise. Le 4 mars 1991 il est nommé Evêque de Kaohsiung. Il assume de nombreuses charges pour le Saint-Siège et pour la Fédération de la Conférence épiscopale de l’Asie (FABC). Il est créé Cardinal par Jean-Paul II au Consistoire du 21 février 1998.
 
(Agence Fides 28/04/2008)
 

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Singapour: Les jeunes se préparent pour les JMJ

Singapour (Agence Fides) - Plus de 100 jeunes pèlerins de la communauté catholique de Singapour vont à la rencontre de la Journée Mondiale de la Jeunesse de Sydney 2008.

Pour eux une préparation matérielle et spirituelle est nécessaire, et les responsables de la Pastorale des jeunes de l’Eglise locale se sont investis ces derniers mois pour répondre à toutes les exigences du voyage : des aspects logistiques à ceux plus spécifiquement formatifs et spirituels, rythmés par les catéchèses de préparation et par la prière, afin que chaque jeune puisse arriver à Sydney avec le bon esprit, celui du pèlerinage authentique, pour faire une expérience de communion avec Dieu et de partage avec ses frères.

Récemment une rencontre a eu lieu dans l’Eglise du Christ Ressuscité, dans l’Archidiocèse de Singapour, où les jeunes ont pu adorer le Saint-Sacrement, s’approcher du Sacrement de la réconciliation, partager leurs doutes, leurs incertitudes, leurs questions, exprimer aussi leur enthousiasme dans l’attente de participer à l’évènement historique.
 
http://www.fabc.org/img/CardChia.jpg

Les rencontres de préparation, organisées par l’équipe de Pastorale des jeunes, continueront les mois prochains, et proposeront de nouvelles réflexions spirituelles et d’intenses moments de prière. Elles se termineront par une solennelle « Liturgie d'envoi », qui sera présidée le 21 juin par l’Archevêque de Singapour, Nicholas Chia (voir photo), qui bénira les jeunes en partance pour Sydney.
 
(Agence Fides 28/4/2008)

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On vous a dit, mais moi je vous dis (6)

Le dialogue entre juifs et chrétiens repart de la synagogue de New-York

Rome (Agence Fides) - Tout le monde connaît désormais la polémique qui a surgi au lendemain de la libéralisation de l’ancien rite catholique, causée par la remise en usage du texte liturgique de la prière « Oremus et pro Iudaeis » du Vendredi Saint, et par ses modifications. (*)

Voulue par le Pape Benoît XVI avec le « Motu Proprio » « Summorum Pontificum », la nouvelle formule en latin a été âprement critiquée par les rabbins européens ; les positions des rabbins américains, en revanche, ont été plus nuancées, et parmi elles, celle de Jacob Neussner.

Le Saint-Siège pour clarifier précisément une nouvelle fois quelle était sa position réelle sur cette question, a publié le 4 avril un communiqué par la Salle de Presse du Vatican, qui déclare :

« Après la publication du Nouvel ‘Oremus et pro Iudaeis’ pour l’édition du ‘Missale Romanum’ de 1962, plusieurs secteurs du monde juif ont exprimé leur regret de considérer que ce texte ne serait pas en harmonie avec les déclarations et les affirmations officielles du Saint-Siège concernant le peuple juif et sa foi, qui ont marqué les progrès dans les relations d’amitié en les Juifs et l’Eglise Catholique durant ces quarante ans.
« Le Saint-Siège assure que la nouvelle formulation de ‘l’Oremus’, avec laquelle on a modifié plusieurs expressions du Missel de 1962, n’a pas voulu, de la manière la plus absolue, manifester un changement dans l’attitude que l’Eglise Catholique a développée vis-à-vis des Juifs, à partir surtout de la doctrine du Concile Vatican II, en particulier dans la Déclaration ‘Nostra Aetate’ qui, selon les paroles prononcées par le Pape Benoît XVI, précisées lors de l’audience accordée aux Rabbins Chefs d’Israël le 15 septembre 2005, a marqué ‘une pierre milliaire sur la voie de la réconciliation des chrétiens vis-à-vis du peuple juif’. La permanence de l’attitude présente dans la Déclaration ‘Nostra Aetate’ est soulignée, du reste, par le fait que ‘l’Oremus’ pour les Juifs contenu dans le Missel de 1970 reste en pleine vigueur, et est la forme ordinaire de la Prière des Catholiques.
« Le Document Conciliaire, dans le contexte d’autres affirmations - sur les Saintes Ecritures (« Dei Verbum », 14) et sur l’Eglise (« Lumen Gentium, 16) -, expose les principes fondamentaux qui ont soutenu et qui soutiennent aujourd’hui encore les relations fraternelles d’estime, de dialogue, d’amour, de solidarité et de collaboration entre Catholiques et Juifs. En scrutant précisément le mystère de l’Eglise, ‘Nostra Aetate’ rappelle le lien tout à fait particulier par lequel le Peuple du Nouveau testament est spirituellement lié à la descendance d’Abraham, et rejette toute attitude de mépris et de discrimination envers les Juifs, en refusant avec fermeté toute forme d’antisémitisme ».
Le Document cité se présentait comme « pré-texte » à la visite du Pape Benoît XVI à New-York, à l’occasion de son voyage apostolique aux Etats-Unis, à quelques heures de la Pâque juive, à la synagogue d’East Park dirigée par le rabbin Arthur Schneier, qui travaille depuis longtemps dans le domaine du dialogue interreligieux, avec les chrétiens et les musulmans. C’est une visite que le Pape lui avait promis depuis longtemps.
 
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Benoît XVI chaleureusement accueilli à la synagogue de New York 

Cette rencontre s’est faite comme prévu, et elle a vu pour la première fois un Pontife Romain franchir la porte d’une synagogue américaine. Accueilli par des chants de louange et au cri de « shalom », le Pape a rencontré le rabbin Schneier, d’origine autrichienne, qui a survécu à la shoah, et est fondateur d’une association pour le dialogue entre juifs, chrétiens et musulmans.
« C’est une joie pour moi de venir ici, a déclaré le Pape Benoît XVI, à quelques heures de votre célébration de la Pesàh, pour exprimer mon respect et mon estime pour la communauté juive de New-York. Je vous assure de ma proximité en ce temps où vous vous préparez à célébrer les grandes œuvres du Tout-Puissant, et à chanter Ses Louanges, Lui qui a opéré de nombreux prodiges pour son peuple. Je vous encourage à continuer à construire des ponts d’amitié avec les nombreuses communautés et les nombreux groupes religieux présents dans ce quartier ».
Puis, saisissant l’occasion heureuse de sa visite à la veille de la Pâque juive, le Saint-Père a déclaré :
« C’est cette nouvelle relation, celle qui est née entre juifs et chrétiens à partir de ‘Nostra Aetate’ qui trace un parallèle entre la Pâque chrétienne et la Pâque juive, entre la Mort la Résurrection de Jésus, et la fête qui rappelle la libération de l’Egypte pour le peuple hébreu. Notre Pâque et votre Pesàh, même si elles sont différentes et distinctes, nous unissent dans l’espérance commune centrée sur Dieu et sur sa miséricorde. Cela nous incite à coopérer les uns avec les autres, et avec tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté, pour rendre ce monde meilleur pour tous, dans l’attente de l’accomplissement des promesses de Dieu ».
Par ces gestes et par ces paroles, le Pape Benoît XVI a voulu exprimer ses sentiments de confiance et d’amitié envers la communauté juive américaine, intentions qu’il a manifestées également au terme de la rencontre avec les dirigeants des religions présentes dans le Nouveau Continent.
« En m’adressant à vous, je désire réaffirmer l’enseignement du Concile Vatican II sur les rapports entre catholiques et juifs, et réitérer l’engagement de l’Eglise pour le dialogue qui, durant ces quarante dernières années a changé de manière fondamentale, et a amélioré nos rapports ».
La paix est-elle donc faite entre les frères aînés et les frères cadets ? Pour Abraham Foxman, directeur de la « Anti-defamation League » américaine, et pour une large partie du judaïsme américain, le communiqué de presse du 4 avril dernier a éclairci quelque chose, mais pas tout :
« La bonne nouvelle, déclare Foxman, c’est que le Vatican répond ; la mauvaise nouvelle c’est qu’il ne répond pas complètement. C’est comme s’il avait fait deux pas en avant et trois pas en arrière ; il a corrigé le langage offensif, mais le texte (la formule latine de l’ancien rite) laisse encore l’impression que l’Eglise souhaite la conversion des juifs. Et ceci est contraire à l’esprit de ‘Nostra Aetate’ et à l’esprit de la visite à la synagogue ». Ceci dit, Foxman a voulu toutefois conclure son intervention sur une note d’espérance nouvelle : « Nous croyons qu’il est nécessaire de continuer le dialogue pour voir s’il est possible de retourner non seulement à l’esprit de ‘Nostra Aetate’, mais aussi à son langage, qui rejetait de toute manière le prosélytisme à l’égard des juifs. Nous devons continuer à sensibiliser le Vatican pour le convaincre qu’il faut encore des corrections. Dans le passé déjà, d’autre part, le Pape Benoît XVI a montré qu’il était disposé à écouter. J’ai rencontré le Pontife deux fois l’an passé, et je l’ai trouvé très décidé à combattre l’antisémitisme, et je n’ai pas eu du tout l’impression qu’il soit rigide, bien au contraire. C’est une personne qui sait écouter ».
(6 - à suivre)
(Agence Fides, 25 avril 2008)
 

17:41 Écrit par Père Walter dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oecumenisme, pape, vie de l eglise, juifs, priere, liturgie, etats-unis | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

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