12.09.2008

Dieu veut te parler: lectures du dimanche 14 septembre - La Croix Glorieuse

Livre des Nombres (Nb 21, 4b-9)

21

4b  Au cours de sa marche à travers le désert, le peuple d'Israël, à bout de courage,
05  récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d'Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n'y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »
06  Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d'Israël.
07  Le peuple vint vers Moïse et lui dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu'il éloigne de nous les serpents. »
08  Moïse intercéda pour le peuple, et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent, et dresse-le au asommet d'un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu'ils le regardent, et ils vivront ! »
09  Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet d'un mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu'il regardait vers le serpent de bronze, il conservait la vie !

Pour les autres lectures :

Praedicatho homélies à temps et à contretemps

14:47 Écrit par Père Walter dans Homélies 2007-2008 (année A) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : bible, evangile, parole de dieu, homelies, fetes, liturgie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

06.09.2008

Faire-part de décès

Dans l'éspérance de la résurrection je vous fais part du décès de ma chère maman.

Quelle grâce ! J'ai vécu un moment d'une densité extraordinaire. Ce jour-là, hier, deux personnes, ma soeur et une de mes belle-soeurs, m'avaient suggéré d'aller me reposer un peu, ou d'aller prendre l'air. J'avais répondu que je voulais d'abord célébrer la messe et renouveler le sacrement des malades qu'elle avait déjà reçu deux fois.

Il était 15h30. Et au moment où je lui ai donné une goutte du Précieux Sang, "cujus una stilla salvum facere totum mundum quit ab omni scellere" (dont une seule goutte suffit pour laver le monde entier de ses péchés), vers 16h00, maman a passé de ce monde au Père.

Non, je ne regrette pas d'avoir fait deux fois le voyage aller-retour depuis la Martinique vers la Belgique en si peu de temps.

La messe de funérailles sera célébrée mardi 9 septembre à 11h00, en Belgique.

Merci de votre prière.

P. Walter

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04.09.2008

"J’ai découvert la Vierge dans la jungle"

Interview avec Ingrid Betancourt

 

L'image “http://www.la-croix.com/mm/illustrations/Multimedia/Actu/2008/9/1/benoit-xvi-betancourt1.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

(photo L'Osservatore Romano/AP)



D'où vous est venu ce souhait de rencontrer le Pape et pourquoi était-ce si important pour vous ?

"Bon, d'abord c'est un rêve de tous les chrétiens. Je pense que rencontrer le pape c'est quelque chose dont nous rêvons tous. Lui prendre la main, avoir un contact avec cet être humain si proche de Dieu pour nous et qui est comme le descendant des apôtres. Il y a quelque chose de magique, de merveilleux. Il y a deux mille ans de tradition pour nous tous. Savoir qu'il y a deux mille ans sans interruption de personnes qui se sont passé le flambeau, depuis le Christ jusqu'à aujourd'hui. D'abord cela. Ensuite parce que lorsque j'étais en captivité, il m'est arrivé quelque chose d'extraordinaire. J'avais eu une marche éreintante, c'était dix heures de marche non stop, avec un sac à dos très lourd, avec la faim, la soif, les moustiques ... enfin, toutes les horreurs qui font que la vie peut devenir une torture, que le fait d'exister est une torture. On avait finalement établi le campement, j'avais mis mon hamac, j'avais installé mon moustiquaire, je m'étais réfugiée dans cette sorte d'enclos pour passer la nuit. Et là, dans la paix, de cette possibilité de souffler un peu, avec pourtant l'angoisse de ne pas savoir où ils nous emmenaient, avec la tristesse de voir que ça se prolongeait, de ne pas savoir quand cela allait finir. Là, j'ai allumé la radio, et j'ai entendu la voix du Saint Père qui demandait la libération des otages colombiens et qui prononçait mon nom. Alors, comment vous expliquer ce que j'ai ressenti. Pour quelqu'un qui est devenu une marchandise, une chose que l'on transporte, qui n'a pas droit à la parole, qui est humiliée constamment, savoir que ... - vous vous rendez compte, chaque fois que j'en parle, je n'arrive pas à ne pas pleurer, je m'en veux, je suis désolée, vraiment - Le fait de penser qu'il savait que j'existais, qu'il connaissait mon nom, et que j'étais quelqu'un pour lui, je suis redevenue un être humain. Voilà".

Et alors cette rencontre aujourd'hui. Comment cela s'est-il passé pour vous au-delà bien évidemment de toute l'émotion que peuvent avoir les catholiques de rencontrer le Pape?

"C'était d'abord cette dimension de rencontrer cette personne qui m'a soutenue dans l'horreur. Et puis de pouvoir partager avec lui toutes sortes de choses que l'on se demande en tant que catholiques. Moi je me demandais dans la jungle, en lisant la Bible ... En fait il y avait des tas de questions que je me posais. Je me posais des questions théologiques, et puis sur notre foi chrétienne et notre rituel chrétien aussi. J'étais absolument, - comment vous dire -, j'étais très triste de penser qu'il existe des frères et des sœurs chrétiens qui ne connaissent pas la Vierge. Alors que moi la Vierge, je l'ai découverte dans la jungle. Je l'ai découverte en lisant les Evangiles. Elle m'est apparue comme cette espèce de lumière ... alors, une femme ... Il faut que je vous explique. Pour moi la Vierge c'était une jeune fille disons gentille...elle avait eu la chance de devenir la maman de Jésus. Mais je ne voyais rien d'autre. Oui bien évidemment, qu'elle était très bonne, très tendre ... mais en lisant les Evangiles, j'ai compris la dimension de cette femme, son caractère, son courage, son intelligence pour parler à ce fils qu'elle a. J'ai compris toute cette dimension, et j'ai compris pourquoi je pouvais parler avec elle parce que je savais qu'elle allait me comprendre. Alors j'ai commencé à avoir une relation avec la Vierge très intime, parce que je pouvais ... Je n'osais pas parler à Jésus, parce que je trouvais qu'il était trop ... trop là haut, trop loin, trop parfait...trop Dieu. Par contre la Vierge, oui, c'était comme moi, comme quelqu'un d'humain, de la famille, qui pouvait me comprendre. Alors quand je pense qu'il y a des personnes qui ne comprennent pas ce qu'elle peut faire pour nous finalement ... ce pont ... et pas seulement pour aller dire à Jésus ce que nous voudrions lui dire, de nous aider à tellement de choses, de prières, de besoins, de choses dont on a besoin ... on a besoin de tout, on a besoin d'argent, on a besoin d'affection, on a besoin de travail, on a besoin d'études ... tout cela on peut l'exprimer et Jésus nous écoute, Mais tout d'un coup, de trouver cette femme qui non seulement écoute, mais en plus répond. Et peut-être pas pour aller dire ... ou peut-être si pour nous dire: sois tranquille, sois plus patiente, ne garde pas de rancœur dans ton cœur, apprend à lui parler à lui directement. Rend-toi compte que tu peux lui parler directement, que tu n'as pas besoin de moi pour lui parler. Enfin, je vous dis tout ça ... mais ça prendrait des heures ... Voilà ... Dieu fait bien les choses ... Dieu fait bien les choses".

18:42 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ingrid betancourt, vierge marie, pape, colombie, temoignage | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

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