30.11.2009

Allez et baptisez. Le pari de l'Eglise d'Argentine

Allez et baptisez. Le pari de l'Eglise d'Argentine

Le cardinal Bergoglio et d'autres évêques ordonnent de ne pas refuser le baptême à ceux qui sont éloignés de la pratique religieuse. Mieux vaut une Eglise du peuple qu'une Eglise ne regroupant que des purs. C'est aussi ce que pense Ratzinger


par Sandro Magister





ROME, le 30 novembre 2009 – Il y a deux jours, Benoît XVI a reçu les présidentes de l'Argentine, Cristina Fernández de Kirchner, et du Chili, Michelle Bachelet, venues avec leurs délégations respectives remercier le Saint-Siège de la solution pacifique donnée par la diplomatie vaticane, il y a 25 ans, au litige territorial entre les deux pays quant à la souveraineté sur les îles situées au sud du canal de Beagle.
 
L'Argentine et le Chili sont, avec la Colombie, les pays d'Amérique du Sud où l’Eglise catholique est le plus solidement implantée.
 
Mais ce sont aussi ceux où le défi de la sécularisation est le plus préoccupant : dans la mentalité, les coutumes et les règles de droit. Le 13 novembre, un juge de Buenos Aires a autorisé un "mariage" entre personnes du même sexe, déclarant inconstitutionnels les articles du code civil qui l’interdisent. Le chef du gouvernement de Buenos Aires a pris le parti du juge. Ce qui a provoqué une vigoureuse réaction de l'archevêque de la ville, le très aimé et estimé cardinal Jorge Bergoglio, également président de la conférence des évêques d’Argentine.
 
La réponse de l’Eglise au défi de la sécularisation est un test décisif quant à la réussite, ou non, des indications pastorales élaborées pour le sous-continent par la conférence des épiscopats latino-américains, à Aparecida en 2007.
 
En effet la sécularisation érode un trait typique de l’Eglise catholique dans ces pays : le fait d’être une Eglise du peuple, avec la famille comme structure portante et le baptême des enfants comme pratique générale.
 
Dans certaines parties de l'Europe, baptiser un enfant est déjà un geste minoritaire dont l’accomplissement suppose une décision à contre-courant. Mais désormais, en Argentine aussi, de plus en plus d’enfants, d’adolescents, de jeunes, d’adultes ne sont pas baptisés.
 
Cette baisse de la pratique du baptême résulte d’un affaiblissement des liens familiaux et d’un éloignement vis-à-vis de l’Eglise. Dans le clergé, certains en ont déduit que, là où l’on voit les signes de la foi s’éteindre, il n’y a même pas lieu d’administrer les sacrements.
 
Au contraire, en Argentine, les autorités ecclésiastiques vont aujourd’hui dans le sens inverse.
 
Déjà en 2002 l'archevêché de Buenos Aires et les évêchés voisins avaient publié une instruction recommandant vivement de baptiser à la fois les enfants et les adultes et expliquant comment surmonter les résistances à la célébration du rite.
 
Maintenant, les évêques de la région sont revenus à la charge avec une brochure intitulée "El bautismo en clave misionera", qui reproduit l'instruction de 2002 et la complète par d’autres indications pour guider les curés.
 
Depuis cette année, les curés les plus actifs annoncent donc périodiquement des "journées du baptême", au cours desquelles ils administrent le sacrement à des enfants et à des adultes en situation de pauvreté ou issus de familles divisées, qu’ils aident à surmonter leur méfiance et celle de leur entourage.
 
Le cardinal Bergoglio a expliqué le sens de tout cela dans une interview accordée à la revue internationale "30 Jours" :
 


"L’enfant n’est aucunement responsable de l’état du mariage de ses parents. Le baptême des enfants peut même devenir pour leurs parents un nouveau départ. Il y a quelque temps, j’ai moi-même baptisé les sept enfants d’une femme seule, une pauvre veuve qui fait des ménages. Elle les a eus de deux hommes différents. Je l’avais rencontrée à la fête de Saint Gaétan. Elle m’avait dit : mon père, je suis en état de péché mortel, j’ai sept enfants et je ne les ai jamais fait baptiser, je n’ai pas d’argent pour les parrains et pour la fête... On s’est revus et, après une brève catéchèse, je les ai baptisés à la chapelle de l'archevêché. Cette femme m’a dit : mon père, je ne peux pas y croire, vous me rendez importante. Je lui ai répondu : mais madame, je n’y suis pour rien, c’est Jésus qui vous rend importante".
 


Bergoglio voudrait empêcher la disparition d’une tradition typique des points les plus reculés d'Argentine, ces bourgs et villages où le prêtre ne passe que quelques fois par an :
 


"Là-bas la piété populaire sent que les enfants doivent être baptisés dès que possible. Alors un homme ou une femme, connus de tous comme 'bautizadores', baptisent les enfants à la naissance, en attendant la venue du prêtre. Quand celui-ci arrive, on lui apporte les enfants pour qu’il complète le rite par une onction d’huile sainte. Quand j’y pense, cela me rappelle l’histoire de ces communautés chrétiennes du Japon restées sans prêtre pendant plus de 200 ans. Quand les missionnaires revinrent, ils les trouvèrent tous baptisés et sacramentellement mariés".
 


Et d’ajouter :
 


"La conférence d’Aparecida nous a incités à annoncer l’Evangile en allant vers les gens au lieu d’attendre qu’ils viennent à nous. La ferveur missionnaire ne demande pas d’évènements extraordinaires. C’est dans la vie ordinaire que se fait la mission. Le baptême a valeur d’exemple à cet égard. Les sacrements sont destinés aux hommes et aux femmes tels qu’ils sont : ils ne font peut-être pas tant de discours et pourtant leur 'sensus fidei' perçoit la réalité des sacrements plus clairement que bien des spécialistes".
 


On retrouve ici la vieille controverse, jamais résolue, sur l’Eglise de l’élite et l’Eglise du peuple, sur l’Eglise pure d’une minorité et l’Eglise de masse qui comporte aussi l’immense marée humaine pour laquelle le christianisme est fait d’un petit nombre de choses élémentaires.
 
En Italie, par exemple, la controverse a repris au dernier grand congrès national de l’Eglise, à Vérone en octobre 2006. A cette occasion, les "rigoristes" ont précisément soutenu qu’il faut refuser le baptême et autres sacrements à ceux qui en font la demande mais sont considérés comme inaptes parce que non pratiquants.
 
C’est un dilemme que Joseph Ratzinger lui-même a vécu personnellement dans sa jeunesse et qu’il a fini par résoudre dans le sens indiqué par le cardinal Bergoglio. C’est ce qu’il a dit, en tant que pape, en réponse à la question d’un prêtre de Bressanone, lors d’un questions-réponses public avec le clergé de ce diocèse, le 6 août 2008.
 
A cette occasion, le prêtre, Paolo Rizzi, curé et professeur de théologie, a interrogé Benoît XVI à propos des baptêmes, confirmations et premières communions :
 


"Saint-Père, il y a trente-cinq ans, je pensais que nous nous préparions à être un petit troupeau, une communauté minoritaire plus ou moins dans toute l'Europe. Que l'on ne devait donc donner les sacrements qu'à celui qui s'engage véritablement dans la vie chrétienne. Par la suite, grâce aussi au style du pontificat de Jean-Paul II, j'ai reconsidéré les choses. S'il est possible de faire des prévisions pour l'avenir, qu'en pensez-vous? Quelles attitudes pastorales pouvez-vous nous indiquer ?".
 


Le pape a répondu :
 


"Je dois dire que j'ai parcouru une route similaire à la vôtre. Quand j'étais plus jeune, j'étais plutôt sévère. Je disais : les sacrements sont les sacrements de la foi, et donc là où il n'y a pas de foi, où il n'y a pas de pratique de la foi, le sacrement ne peut pas être conféré. Et puis j'ai toujours dialogué quand j'étais archevêque de Munich avec mes paroissiens : là aussi, il y avait deux écoles, une sévère et une clémente. Et moi aussi, j'ai compris dans le temps que nous devons plutôt suivre l'exemple du Seigneur, qui était très ouvert même envers les personnes aux marges de l'Israël de l'époque. Il était un Seigneur de la miséricorde, trop ouvert – selon les autorités officielles – avec les pécheurs, en les accueillant ou en se laissant accueillir par eux à leurs tables, en les attirant vers lui dans sa communion.
 
"Je dirais donc en substance que les sacrements sont naturellement sacrements de la foi : là où il n'y aurait aucun élément de foi, où la première communion serait seulement une fête avec un grand repas, de beaux habits, de beaux cadeaux, alors ce ne serait plus un sacrement de la foi. Mais, de l'autre côté, si nous pouvons encore voir une petite flamme de désir de la communion dans l'Eglise, un désir également de ces enfants qui veulent entrer en communion avec Jésus, il me semble qu'il est juste d'être plutôt ouverts.
 
"Naturellement, cela doit être un aspect de notre catéchèse, de faire comprendre que la communion, la première communion, n'est pas un fait 'ponctuel', mais exige une continuité d'amitié avec Jésus, un cheminement avec Jésus. Je sais que les enfants ont souvent l'intention et le désir d'aller le dimanche à la Messe, mais les parents ne rendent pas possible ce désir. Si nous voyons que les enfants le veulent, qu'ils ont le désir d'y aller, il me semble que c'est presque un sacrement de désir, le 'vœu' d'une participation à la messe dominicale. Dans ce sens, nous devrions naturellement faire notre possible dans le contexte de la préparation aux sacrements, pour toucher également les parents et – disons – réveiller ainsi en eux aussi leur sensibilité pour le chemin que font leurs enfants. Ils devraient aider leurs enfants à suivre leur désir d'entrer en amitié avec Jésus, qui est forme de vie, d'avenir. Si les parents désirent que leurs enfants fassent la première communion, ce désir plutôt social devrait s'élargir en un désir religieux, pour rendre possible un cheminement avec Jésus.
 
"Je dirais donc que, dans le contexte de la catéchèse des enfants, le travail avec les parents est toujours très important. Et c'est justement une occasion de rencontrer les parents, en montrant de nouveau la vie de la foi aux adultes également, parce que – me semble-t-il – ils peuvent eux-mêmes réapprendre des enfants la foi et comprendre que cette grande solennité n'a de sens, n'est vraie et authentique, que si elle se fait dans le contexte d'un cheminement avec Jésus, dans le contexte d'une vie de foi. Il faut donc convaincre un peu les parents, à travers leurs enfants, de la nécessité d'un chemin préparatoire, qui se montre dans la participation aux mystères et commence à faire aimer ces mystères.
 
"Je dirais que c’est certainement une réponse assez insuffisante, mais la pédagogie de la foi est toujours un cheminement et nous devons accepter les situations d'aujourd'hui, mais également les ouvrir un peu plus, pour qu'il ne reste pas à la fin qu'un souvenir extérieur de choses, mais que le cœur soit véritablement touché. Au moment où nous sommes convaincus, le cœur est touché, a senti un peu l'amour de Jésus, a éprouvé un peu le désir de se mouvoir et de se diriger sur cette ligne et dans cette direction, à ce moment, me semble-t-il, nous pouvons dire que nous avons fait une vraie catéchèse. Le vrai sens de la catéchèse, en effet, devrait être celui-ci : porter la flamme de l'amour de Jésus, même si elle est faible, aux cœurs des enfants et à travers les enfants aux parents, ouvrant à nouveau ainsi les lieux de la foi à notre époque".
 


 
Le numéro de "30 Jours" où se trouvent l’article sur l'administration du baptême en Argentine et l'interview du cardinal Jorge Bergoglio :
 
> "30 Jours", Août 2009
 

 
L’article publié par www.chiesa à la veille du congrès de l’Eglise italienne à Vérone en octobre 2006, avec un commentaire du professeur Pietro De Marco sur le baptême des enfants :
 
> Église du peuple ou Église d'élite ? Le dilemme de Vérone (13.10.2006)
 
 
 
Dans son discours du samedi 28 novembre 2009 aux présidentes de l'Argentine et du Chili, Benoît XVI a notamment déclaré :
 
"La poursuite de la paix demande la promotion d’une authentique culture de la vie, respectant pleinement la dignité de l'être humain, unie au renforcement de la famille comme cellule de base de la société".
 
Le texte intégral du discours :
 
> "Señoras Presidentas de Argentina y Chile..."


Dans l’illustration sous le titre : Masaccio, Pierre baptisant des néophytes, 1425-1426, Chapelle Brancacci, Eglise Santa Maria del Carmine, Florence.


Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

www.chiesa

Dance for the climate - français

 

 

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Mieux faire connaître le quotidien des prêtres pour favoriser les vocations

 

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Présenter le rôle du prêtre et bousculer les idées toutes faites sur leur vie quotidienne. C’est l’objectif du service diocésain du Havre pour les vocations, en France.

 

Caravane


Pendant huit mois, jusqu’à juin, une caravane sillonnera les routes du diocèse à la rencontre de la population. Cette initiative originale est présentée par l’abbé Philippe Hérondelle, chargé de la mise en place du projet. Il est interrogé par Cyrielle Flosi (Radio Vatican): >>

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Interdiction des minarets en Suisse : la réaction du porte-parole des évêques

Contre toute attente et défiant tous les sondages, les Suisses se sont prononcés par référendum, à une majorité écrasante, ce dimanche, en faveur de l'interdiction de la construction de minarets.

 

http://www.letemps.ch/rf/Image-lowres/Le_Temps/Quotidien/2009/10/06/Suisse/ImagesWeb/01_affiches_udc--469x239.jpg

 

A l’origine de cette initiative populaire, la droite populiste helvétique accuse les minarets d'être le «symbole apparent d'une revendication politico-religieuse du pouvoir, qui remet en cause les droits fondamentaux». La construction de minarets est désormais interdite en Suisse, a annoncé le gouvernement helvétique dans un communiqué officiel publié seulement quatre heures après la fermeture des bureaux de vote. Les quatre minarets existants ne sont pas concernés. Seuls quatre cantons sur 26 ont rejeté la proposition. Ce vote va entraîner la modification de la Constitution suisse. C’est un désaveu pour le reste de la classe politique suisse, qui s'était unie contre le projet. Un danger pour la paix religieuse. Un choc pour les églises catholique et protestantes qui avaient unanimement condamné le projet. «La peur est mauvaise conseillère», avaient mis en garde les évêques catholiques.


Ecoutez la réaction du porte-parole de la Conférence épiscopale helvétique, Walter Müller, interrogé par Olivier Bonnel Radio Vatican): >>

Benoît XVI à l'Angélus : le Christ est la seule espérance fiable, pour tous

En ce premier dimanche de l’Avent, qui ouvre la nouvelle année liturgique, Benoît XVI a souligné que les hommes, riches et moins riches, croyants ou non croyants, avaient besoin du Christ, seule source d’une espérance fiable, et il a réaffirmé la valeur religieuse, historique et culturelle du crucifix.

 

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Devant les fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre pour l’Angélus, le Pape a par ailleurs évoqué la célébration, le 1er décembre, de la journée annuelle contre le Sida

Olivier Bonnel (Radio Vatican): >>

 

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Après la prière de l'Angélus, le Pape a évoqué la journée mondiale contre le Sida qui sera célébrée mardi, 1er décembre. Benoît XVI a affirmé que ses pensées allaient aux personnes frappées par cette maladie, en particulier les enfants, les plus pauvres, ceux qui sont rejetés. Avec ses institutions et ses collaborateurs, l’Eglise ne cesse de se prodiguer contre le Sida. Benoît XVI demande que chacun offre sa propre contribution, par des prières ou des actes concrets, afin que ceux qui sont touchés par ce virus puissent faire l’expérience du réconfort et de l’espérance que procure la présence du Seigneur. Il a dit espérer qu’on arrivera à endiguer et éradiquer cette maladie en multipliant et en coordonnant les efforts.

28.11.2009

Dieu veut te parler - Homélie 1° dimanche de l'Avent 2009 C



Aujourd’hui c’est un nouveau commencement, le premier dimanche d’une nouvelle année liturgique, le début du Temps de l’Avent. Chaque année l’Eglise nous guide à travers divers temps liturgiques. Le premier Temps est celui de l’Avent, suivi de Noël. Après le Temps de Noël nous avons quelques semaines de ce que nous appelons le Temps Ordinaire. Ensuite nous commençons le Temps du Carême qui débouche sur le Temps Pascal. Après la Pentecôte, enfin, nous reprenons le Temps Ordinaire.

 

Chacun de ces Temps liturgiques possède sa signification propre, avec aussi ses caractéristiques particulières. Il y a les lectures de la Messe qui sont en lien avec des thèmes déterminés. Il y a des jours spéciaux, des célébrations, des traditions. Il y a même des couleurs spécifiques.

 

Tout cela fait que les Temps liturgiques sont comme une croisière spirituelle. L’Eglise en est la guide. Les escales prévues par l’Eglise, ce sont tous les évènements majeurs de l’histoire du salut, depuis la création, dont on fait mémoire durant la Vigile Pascale, jusqu’à la Venue du Seigneur dans la gloire, mis en lumière en ce premier Dimanche de l’Avent.

 

Pourquoi l’Eglise insiste-t-elle pour que nous participions chaque année à cette croisière à travers l’histoire de notre salut ? Pourquoi devons-nous visiter toujours les mêmes escales, participer aux mêmes célébrations des mêmes Temps liturgiques chaque année ? S’agit-il d’une simple coutume d’ordre sentimental, ou y a-t-il une raisons valable à cela ? L’Eglise catholique n’a pas subsisté et évangélisé pendant deux mille ans à cause de traditions d’ordre purement sentimental. L’Eglise catholique est une mère spirituelle remplie de sagesse, guidée par l’Esprit Saint, et les Temps liturgiques sont une expression de cette sagesse.

 

Il y a au moins deux raisons importantes qui gouvernent le calendrier liturgique, et plus nous les comprendrons clairement, plus aussi nous pourrons en tirer notre profit...

 

Pour lire la suite de l'homélie:

 

Pourquoi l’Avent ? Invitation à une croisière

17:03 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evangile, ecriture, bible, liturgie, dimanche, homelie, avent, croisiere, annee liturgique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Dieu veut te parler - Lectures 1° dimanche de l'Avent C

1ère lecture : Annonce de la venue du Messie (Jr 33, 14-16)





Lecture du livre de Jérémie

Parole du Seigneur : Voici venir des jours où j'accomplirai la promesse de bonheur que j'ai adressée à la maison d'Israël et à la maison de Juda :
En ces jours-là, en ce temps-là,je ferai naître chez David un Germe de justice,et il exercera dans le pays le droit et la justice.
En ces jours-là, Juda sera délivré,Jérusalem habitera en sécurité,et voici le nom qu'on lui donnera :« Le-Seigneur-est-notre-justice ».

 

 

Pour lire les autres lectures:

Praedicatho

07:30 Écrit par Père Walter dans Homélies 2009-2010 (année C) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evangile, bible, ecriture, dimanche, liturgie, avent | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

27.11.2009

Matteo Ricci: éloges chinois

ASIE/CHINE - La Xin Hua, agence officielle de l’état chinois, dédie une longue partie au P. Matteo Ricci, le définissant comme “un modèle de l’intégration de la civilisation européenne et chinoise”

 

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Pékin (Agence Fides) – Le 11 mai 2010 sera fêté le 400ème anniversaire de la mort du P. Matteo Ricci, le grand missionnaire jésuite italien (1552-1610) qui, avec son zèle extraordinaire pour la mission, uni au talent scientifique, humaniste et culturel, a évangélisé l’empire chinois.

En vue de cet important anniversaire, au-delà du monde catholique chinois, les mass médias de l’état et populaires de la Chine rappellent dans un climat amical ce grand sage occidental.

L’Agence Officielle de l’État Chinois “Xin Hua”, Nouvelle Chine, le 23 novembre, lui a dédié un long article intitulé “Modèle d’intégration de la civilisation européenne et chinoise” qui a été reporté sur de nombreux sites parmi les plus visités, du gouvernement et populaires, comme le site Counsellor’s Office of the State Council, The China Internet Information Center,… et tant d’autres. L’article retrace la figure du P. Matteo Ricci en utilisant des expressions bien connues : “Pont entre l’Pont entre l’occident et l’orient”, “grand sage de l’occident”, “promoteur/modèle de l’échange entre occident et orient”.

On y lit aussi une biographie détaillée, sa vit, sa mission, sa contribution culturelle, scientifique, sociale et religieuse, en citant surtout la lettre du Saint Père Benoît XVI à Mgr Claudio Giuliodori, Évêque de Macerata-Tolentino-Recanati-Cingoli-Treia, à l’occasion de l’ouverture des célébrations pour les 400 ans de la mort du missionnaire.

En quatre parties – introduction, étude de la culture chinoise, deux voyages à Pékin, la route de l’intégration entre les différentes cultures et sciences – l’auteur de l’article analyse les différents facteurs qui sont la source de sa notoriété et qui en ont fait une figure très importante et très aimée aujourd’hui encore, estimé par tous les chinois, catholiques ou non. Enfin le P. Matteo Ricci est défini comme “le pionnier de la recherche d’une base commune de dialogue interreligieux et de l’échange scientifico-culturel. Avec son extraordinaire talent culturel et théologique qui dépasse le temps, il a indiqué une voie alternative de l’intégration entre la culture et la science pour tous”.

(Agence Fides 26/11/2009)

Le cardinal Tauran évoque le triple défi posé aux chrétiens et musulmans

Le cardinal Tauran évoque le triple défi posé aux chrétiens et musulmans

Lors d’une conférence à Villeurbanne (France)

 

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ROME, Vendredi 27 Novembre 2009 (ZENIT.org) - C'est un « triple défi » que chrétiens et musulmans doivent relever, a affirmé le cardinal Jean-Louis Tauran : « le défi de l'identité » (savoir et accepter ce que nous sommes nous-mêmes), « le défi de l'altérité » (nos différences sont sources d'enrichissement) et « le défi de la sincérité » (les croyants ne peuvent pas renoncer à proposer leur foi, mais ils doivent le faire dans les limites du respect et de la dignité de chaque être humain).

Le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux s'est exprimé à l'occasion d'une conférence à Villeurbanne, le 17 novembre 2009. L'intégralité de son intervention a été publiée sur le site du diocèse de Lyon.

Dans son intervention, il a rappelé combien le dialogue interreligieux « repose sur des rapports de confiance entre adeptes de religions diverses en vue de se connaître, de s'enrichir mutuellement et de considérer comment ensemble coopérer au bien commun ».

« Il ne s'agit pas de renoncer à sa propre foi ». « Il s'agit de se laisser interpeller par les convictions d'autrui, d'accepter de prendre en considération des arguments différents des miens ou de ceux de ma communauté ».

Ainsi, pour le cardinal Tauran, les « conditions d'un dialogue interreligieux fécond » sont multiples : « avoir une idée claire de sa propre religion », « être humble » (reconnaître les erreurs d'hier et d'aujourd'hui), « reconnaître les valeurs de l'autre » (il n'est pas nécessairement un ennemi) et « partager les valeurs que nous avons en commun ».

Dans le dialogue interreligieux, « on ne met pas sa foi entre parenthèses, ce qui implique une connaissance de sa propre tradition ». « Le dialogue n'est pas une stratégie ou un moyen pour convertir, bien qu'un tel dialogue puisse favoriser la conversion ». « Le dialogue, pour être sincère, doit être mené sans arrière-pensée ».

Pour le cardinal français, les « réflexions, rencontres et initiatives » de chrétiens et musulmans « constituent un apport particulièrement positif pour nos sociétés qui si souvent se sont organisées sans Dieu, parfois contre lui ». « Les croyants peuvent offrir à leurs compagnons d'humanité, en particulier aux responsables des sociétés, des valeurs susceptibles de contribuer à l'harmonie des esprits, à la rencontre des cultures et à la conservation du bien commun ».

Malgré tout, « de graves difficultés subsistent », a-t-il ajouté, citant « les responsables musulmans les plus éclairés (qui) ne parviennent pas à faire admettre à leurs coreligionnaires le principe de la liberté de changer de religion selon sa conscience », ou encore « le climat nouveau que nous expérimentons au niveau des élites (qui) n'a pas encore pénétré la base de la société ».

« Mais je suis persuadé qu'il faut continuer à se rencontrer pour écouter, comprendre et suggérer des accommodements concrets et modestes qui puissent ouvrir la voie à des discussions à la fois plus concrètes et plus profondes », a conclu le haut prélat. « L'histoire comme les religions enseignent qu'il n'y a qu'un seul avenir possible : l'avenir partagé ».

Washington: L’Eglise catholique 'en disgrâce' pour vouloir protéger les enfants

Les institutions catholiques d’aide rompent leur collaboration avec Washington


ROME, Jeudi 26 novembre 2009 (ZENIT.org) - Devant la détermination des législateurs à vouloir redéfinir le mariage, l'archidiocèse de Washington D.C. (Etats-Unis) a déclaré ne pas avoir d'autre choix que d'interrompre sa collaboration avec la municipalité de la ville de Washington.

Une norme sur « l'égalité du mariage civil » impliquerait que les institutions catholiques garantissent les mêmes avantages aux employés qui ont une union homosexuelle qu'à ceux  qui sont mariés à une personne de sexe diffèrent. Dans ce contexte sont également en jeu les accréditations et/ou licences des institutions éducatives et professionnelles catholiques. 

 

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Dans un article d'opinion sur le Washington Post de mardi dernier, l'archevêque Mgr Donald Wuerl (photo) expliqué pourquoi la loi oblige l'archidiocèse à cesser sa collaboration.

L'Eglise, affirme-t-il, n'a pas lancé de défi ni d'ultimatum, mais reconnaît simplement que « les nouvelles mesures dictées par la ville à l'encontre des organisations religieuses afin que celles-ci reconnaissent les mariages homosexuels dans leurs politiques, pourraient réduire notre capacité de fournir le niveau de service que nous avons déjà ».

« Cela est dû au fait que le district demande aux institutions caritatives catholiques de certifier qu'elles respectent les lois de la ville quand des contrats et des donations sont demandées. Etant donné que les organismes catholiques de charité ne peuvent respecter les règles civiles et promouvoir les mariages homosexuels, la ville devra rejeter contrats et licences », explique-t-il. 

 

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Helen Alvaré (photo), experte en droit de la Fondation Culture of Life, a commenté la situation, soulignant  que le point fondamental, à son avis, est que « tous ceux qui voudraient redéfinir le mariage insistent sur le fait que les enfants, dans ces relations, pourraient ne pas mériter une reconnaissance particulière et le soutien de la loi et de la communauté ; l'Eglise catholique insiste sur le fait qu'ils ont besoin de cette reconnaissance et de ce soutien et qu'ils devraient l'avoir ». 

Les enfants, a-t-elle insisté, sont au cœur de cette bataille.

Helen Alvaré constate que pendant trop de temps, le droit de la famille a changé arrivant jusqu'à « faire passer avant les intérêts des adultes ».

« Après des décennies d'expérimentation sur la base de ce modèle, sociologues, psychologues, voire certains législateurs ont commencé à comprendre que ni la liberté des adultes ni celle des enfants n'a progressé dans la direction 'les adultes en premier' ».

La juriste pense que si les conseillers du district de Columbia « se permettaient de penser de manière plus large au bien-être des enfants et de leurs familles, ces mêmes conseillers devraient aussi craindre de perdre la collaboration d'un organisme qui, si profondément engagé pour le bien-être des enfants, est prêt à passer devant le tribunal de l'opinion publique parce qu'il défend leurs intérêts ».

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