23/01/2011

Daniel Ange - Mon Eglise, t’y touches pas !

daniel-ange.jpegLe mois dernier, j'ai publié un post faisant état d'une conférence donnée par le Père Daniel-Ange (avec qui j'ai eu le bonheur de vivre plusieurs missions JL en Belgique, en France - Martinique - et en Suisse) à Bruxelles sur son livre l'Eglise, si belle en sa fragilité.

Voici de sa plume et de son coeur un texte percutant que je propose à votre médiation et que je vous invite à faire connaître autour de vous...


I. Cette Eglise, bouc émissaire de tous nos malheurs....

En ce début de 3ème millénaire, l’Eglise berceau et noyau du christianisme, est de partout violemment ou insidieusement attaquée ou brimée, dont les pays islamistes. Là où l’Islam intégriste est au pouvoir, les chrétiens sont effectivement violemment persécutés ou à peine tolérés, en attendant leur éradication totale programmée.

 
Dans un certain nombre de pays d’Europe occidentale, (passant pour chrétiens dans l’opinion et la propagande musulmane), ainsi qu’au Canada, les medias dans leur ensemble ne cessent de les tourner en dérision, sinon de les conspuer, les culpabilisant un maximum. Des courants écolos les rendent responsables de l’exploitation outrancière de la planète, et donc, des catastrophes naturelles en perspective. Vrai bouc émissaire.

Profanations de tombes chrétiennes, d’Eglises et même de tabernacles, tags blasphématoires (entartement d’évêques), conférences ou messes violemment perturbées se multiplient dans la quasi indifférence générale… y compris des pouvoirs publics. 5% de ces actes seraient faits aux Juifs et aux Musulmans, ce serait un tollé général, sinon une guerre planétaire !

 
Des non-chrétiens tirent l’alarme. Un Raphaël Delpard avec son : « La persécution des chrétiens aujourd’hui » et un Bernard Henri Levy :


« (…) J’affirme que face à ces persécutions massives de chrétiens, face au scandale, en Algérie par exemple, des femmes kabyles et chrétiennes mariées de force ou emprisonnées, face à l’élimination lente mais sûre des derniers vestiges – Benoît XVI a dit, empruntant le mot à la Bible Juive, les derniers restes - de ces églises chrétiennes d’Orient qui ont tant fait pour la richesse spirituelle de l’humanité, il n’y a soudain personne. »

Alors de deux choses l’une :

Ou bien l’on adhère à la doctrine criminelle et folle de la compétition des victimes (chacun ses morts, chacun sa mémoire et, entre les uns et les autres, la guerre des morts et des mémoires) – et l’on ne se soucie que des « siens ».

Ou bien l’on ne veut pas y croire ( l’on sait qu’il y a, dans un cœur, assez de place pour plusieurs compassions, plusieurs deuils, des solidarités diverses et non moins fraternelles) – et l’on dénonce avec la même énergie, j’allais dire la même foi, cette haine planétaire, cette vague de fond meurtrière, dont les chrétiens sont les victimes et dont leur ancien statut de représentants de la religion dominante ou, en tout cas, le plus puissante empêche, aussi, que l’on avise. Permis de tuer quand il s’agit des fidèles du « pape allemand » ? Permis de tuer au nom d’une autre guerre des civilisations non moins odieuse que la première, d’opprimer, humilier, supplicier ? Eh bien non, il faut aujourd’hui, défendre les chrétiens. »


Logique normale : à l’antisémitisme succède l’anti-christianisme. Et plus précisément : l’anti-catholicisme.

 

Relativisme et conformisme virant à la dictature.

Comment ne pas admirer la lucidité et la précision du diagnostic quasi-chirurgical porté par Benoît XVI sur l’idéologie actuelle virant à la dictature médiatique :

 
« L'époque moderne a parlé de la libération de l'homme, de sa pleine autonomie, et donc également de sa libération de l'obéissance à Dieu. L'obéissance ne devrait plus exister, l'homme est libre, il est autonome: rien d'autre. Mais cette autonomie est un mensonge: c’est un mensonge ontologique, car l'homme n'existe pas par lui-même et pour lui-même, et c'est également un mensonge politique et pratique, car la collaboration, le partage de la liberté est nécessaire. Et si Dieu n'existe pas, si Dieu n'est pas une instance accessible à l'homme, il ne reste comme instance suprême que le consensus de la majorité qui devient le dernier mot auquel nous devons obéir. Et ce consensus - nous le savons depuis l'histoire du siècle dernier - peut également être un "consensus du mal". La soi-disant autonomie ne libère pas véritablement l'homme. L'obéissance à Dieu est la liberté, car elle est la vérité, elle est l'instance qui nous place face à toutes les instances humaines. (Dans l'histoire de l'humanité, ces paroles de Pierre et de Socrate sont le véritable phare de la libération de l'homme, qui sait voir Dieu et, au nom de Dieu, peut et doit obéir non pas tant aux hommes, mais à Lui, et se libérer ainsi du positivisme de l'obéissance humaine). Les dictatures ont toujours été contre cette obéissance à Dieu. La dictature nazie, comme la dictature marxiste, ne peuvent pas accepter un Dieu qui soit au-dessus du pouvoir idéologique; et la liberté des martyrs, qui reconnaissent Dieu, précisément dans l'obéissance au pouvoir divin, est toujours l'acte de libération à travers lequel nous parvient la liberté du Christ. Aujourd'hui, (grâce à Dieu, nous ne vivons pas sous une dictature, mais) il existe des formes subtiles de dictatures: un conformisme qui devient obligatoire, penser comme tout le monde, agir comme tout le monde, et les agressions subtiles contre l'Eglise, ainsi que celles plus ouvertes, démontrent que ce conformisme peut réellement être une véritable dictature. »



Pierre lynché : Jésus lapidé, l’Eglise flagellée !

Le Pape fait régulièrement l’objet un hallali général .Homme sans défense, le voilà convoqué à un tribunal populaire, par des campagnes médiatiques frisant l’hystérie collective. Lynché publiquement. Brocardé universellement. Calomnié insidieusement.


En négatif, formidable hommage rendu à la Papauté ! S’il déchaîne une telle colère, c’est qu’il ne laisse personne indifférent. Si l’on scrute au microscope chacune de ses paroles et de ses gestes, c’est bien qu’il compte pour le monde entier. Il serait le gourou d’une petite secte, on s’en ficherait. Mais voilà le hic : il est le seul à avoir une parole qui retentit dans tout l’univers. En fait, le seul qui, à l’échelle planétaire, peut parler au nom de l’humanité. L’unique repère encore respecté, écouté, suivi par une multitude, bien au-delà des frontières visibles de l’Eglise catholique. C’est bien pourquoi il est l’homme à abattre. Comme le fut en son temps Jean-Paul II, par le régime totalitaire précédent. Et ce fut l’attentat du 13 mai qui tel un boomerang se retourna contre le régime commanditaire.

Dans la douloureuse affaire des prêtres pédophiles, il ne tergiverse pas. Il a donné l’exemple parfait du chef lucide et courageux, dont bien d’autres responsables d’institutions sociales pourraient s’inspirer. Il ne se défile pas. Il n’oblique pas. Il prend à bras le corps les problèmes. Il donne l’exemple admirable du parfait équilibre entre exigence et miséricorde, fermeté-douceur, amour et vérité, courage et humilité : ces doubles pôles inséparables. Ne fait-il pas son devoir sous le regard constant de Jésus, et déjà dans la lumière d’éternité en laquelle chacun de nos actes et paroles seront jugés à l’aune de la miséricorde ? Comme nous aimons son humble courage dans le service fidèle d’une Vérité qui ne s’impose que par sa seule beauté. L’homme du « splendor veritatis », il l’est en toute vérité, comme le fut ce prêtre modèle de ceux de ce XXIème siècle : Jerzy Popieluszko qui sera béatifié le 6 juin prochain.


Son secret ? Cette humilité, condition de la témérité. Et encore ? Cette passion Eucharistique, source de toute audace apostolique. N’avait-il pas eu ce mot de splendeur à la Fête- Dieu 08 (je l’entends encore) : « Qui s’agenouille devant le Corps de Jésus ne peut s’agenouiller devant aucune puissance terrestre, aussi puissante soit-elle » En vérité, qui a un cœur d’enfant, ne redoute aucun tyran.


N’avait-il pas humblement demandé, lors de sa première messe pontificale : « Priez pour moi, afin que je ne me dérobe pas devant les loups ! »


Mais derrière Benoît XVI, qui donc est visé en finale ? Celui-là même dont l’Eglise est le corps et qui a osé Lui-même s’identifier à ses membres (Mt 25,40, Ac 9,5). Prévenus, nous l’étions : « S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi. » (Jn 15,20). En se déchaînant contre Pierre, c’est Celui là-même dont il est et le serviteur et le porte parole et le re-présentant, qui est visé. Car, en définitive, qui donc est l’empêcheur n° 1 de tourner en rond, si ce n’est Jésus ?

Et entre notre Jésus et Benoît XVI, qui donc encore est visé ? Toute l’Eglise ! Stratégie séculaire : frapper le berger pour disperser le troupeau. Décapiter le corps ! Pas si mal vu : effectivement Tête et Corps ne font qu’un. En négatif, formidable hommage rendu à la réalité de l’Eglise, comme corps, où tous sont solidaires !

 



La première pierre, à toi de la jeter ?


Paradoxalement et inséparablement, elle est l’Église sainte des pécheurs. Sainte, parce que l’Esprit lui donne la sainteté même de Dieu et transfuse en chacun la vie du trois fois Saint. Mais en même temps pécheresse, tout simplement parce que composée de... pécheurs. Médecin de l’humanité, Jésus est venu la guérir de toutes ses blessures, maladies, fractures. Elle est l’hôpital de l’humanité, hôpital où même l’assassin peut devenir un saint. L’Eglise des pécheurs en train d’être — très lentement — sanctifiés, divinisés. De manière si souvent cachée, car l’Esprit Saint agit incognito dans le secret des cœurs.

Ce qui saute aux yeux, c’est bel et bien les faiblesses non de l’Église comme telle mais de ses membres. Nous en sommes heurtés et choqués, heureusement ! Nous en souffrons, parce que Dieu lui-même en souffre infiniment plus que nous et intimement en nous. Dans le drame récent, qui pense.


Ne dois-je pas déborder de compassion ? Comme Jésus l’est pour moi. Aimer l’Église, non seulement comme Jésus l’aime, mais comme il m’aime moi. Et comment m’aime-t-il ? De miséricorde !

En voyant l’Église en ses plaies, c’est moi-même que je vois. Ses faiblesses, infidélités, déchirures et failles ne me scandalisent pas : je m’y reconnais ! Comment lui jeter la première pierre, sans d’abord me remettre dans la lumière ?


Et si tu as pu être blessé par des personnes d’Église : pardonne ! Que ces blessures faites par elles deviennent des blessures d’amour pour Elle ! Ces mots magnifiques de jeunes :

« J’ai souffert par l’Eglise autant qu’il est possible, mais là est né mon amour pour elle et mon respect infini du prêtre, parce qu’elle et eux m’ont coûté des larmes et du sang. »

(Charline, 18 ans)

« L’amour de l’Eglise, telle qu’elle est, à remporté toutes les blessures qu’Elle m’avait faites. Elle est pauvre mais Sainte ! Oui, je l’aime, mon Eglise ! Et puis, je suis moi-même pauvre ! »

(Patricia, 20 ans)


Votre pardon, nous l'implorons !

Sainte est l’Eglise, parce qu’elle ne cesse et d’implorer la miséricorde de Jésus, et de mendier le pardon des hommes. Tout comme j’essaie de le faire moi-même.


Déjà, pour préparer le grand Jubilé, Jean Paul II a multiplié les humbles demandes de pardon tous azimuts. Le 7 mars 2000, à la face du monde, l’Eglise catholique, par la voix de son Pasteur a réfracté cet acte de repentance en sept grands créneaux d’infidélités. Attitude courageuse expressément voulue par lui, malgré l’avis réservé d’évêques et de cardinaux.

Dans son sillage, notre Benoît XVI implore le pardon des victimes. Il pousse toute l’Eglise à faire pénitence, à « reconnaître devant le Seigneur et devant les autres, les graves péchés commis contre des enfants sans défense, cette honte, ce remords que nous éprouvons tous. »

Que cet exemple magnifique de courage, de vérité, de clarté, entraîne d’autres institutions et organismes, où ces crimes sont proportionnellement, incomparablement bien plus nombreux, à faire le même travail de purification.

 


Ce Visage vulnérable et donc blessé : le tien !

Le Visage de Jésus en son Église, c’est son Visage, Visage non pas glorieux du Thabor, mais défiguré du Calvaire tel que nous le voyons sur son Linceul, couvert de Sang que font couler les persécuteurs, et des crachats dont ses propres frères le souillent.

Ce Visage, il porte tellement nos blessures qu’on peut ne pas le reconnaître comme Dieu. Et l’Église porte sur son visage la marque de tous les péchés, de toutes les misères de l’humanité... Et pourtant, c’est le visage de Jésus lui-même.
Moi aussi, je peux défigurer le visage de Jésus dans son Eglise, ou au contraire la rendre plus transparente à ce visage.

Les frontières de l’Église traversent mon cœur. J’ai beau être baptisé, vivre des sacrements, j’ai beau être prêtre ou évêque s’y trouve une zone du cœur encore hors de sa lumière, en jachère, qui ne vit pas l’Évangile, encore à convertir, à missionner pour que ces ombres cèdent à la lumière de Jésus. Et que mon cœur soit tout entier ecclésial.

Aux yeux des incroyants, je suis responsable du visage de Jésus en son Église, car ils jugent l’Église sur mes actes, mes attitudes et comportements, ma manière de vivre l’Évangile. Si je ne crie pas l’Evangile par toute ma vie, ils vont rejeter l’Église. Et à travers Elle Jésus.

Humilité de Jésus de s’en remettre à son Église, de son propre visage ! Et à moi, et à toi, du visage de son Église. Donc du sien. Donc de celui de son Père. Quelle confiance de son côté ! Quels terribles risques! Quelle redoutable responsabilité ! Surtout si je suis prêtre ou consacré[e].

 


Veux-tu la rendre jeune et belle ? Aime-là !

Je puis donc défigurer Jésus aux yeux des autres, jusqu’à le rendre méconnaissable en son Église. Je puis tellement cracher sur le visage de l’Église, que beaucoup n’y discerneront plus le visage de l’Amour. Mais en sens contraire, je puis travailler à sa beauté, à la rajeunir, à lui rendre sa fraîcheur, son charme de jeune fiancée.


Toi qui es jeune, à toi de rendre l’Église jeune, attrayante et resplendissante ! De manifester son éternelle jeunesse. En vivant dans l’Esprit Saint, tu peux la renouveler dans sa Lumière et son Amour. En toi-même d’abord, en tous lieux où il t’est donné de vivre. En rajeunissant dans la foi les baptisés qui t’entourent, ta paroisse, tes prêtres. En leur communiquant ta ferveur, ton feu, ton enthousiasme pour Dieu. Ta ferveur, qu’elle soit contagieuse ! Rayonnant, ton feu ! Communicatif, ton enthousiasme !

Si par toute la terre, des jeunes par centaines de milliers – tous les participants aux JMJ - deviennent ainsi de petits noyaux nucléaires de cette vitalité de l’Église, elle sera peu à peu rajeunie ! Pour ce troisième millénaire, elle sera plus resplendissante que jamais, de la beauté même de notre Jésus.

« L’Eglise du Christ, c’est le corps du Christ. Il faut que celui à qui on le confie s’efforce de le garder en parfait état, de contribuer à sa beauté inégalable, veillant sur tous les points à ce que ni tache, ni ride, ni aucun défaut ne souille cette jeunesse et cette beauté. » (Jean Chrysostome, De Sacerd.)

Mais on ne peut guérir l’Eglise de ses blessures qu’en l’aimant, non en se révoltant. Luther, Calvin, Zwingli n’ont fait qu’élargir encore ses blessures causant une déchirure dramatique qui la blesse encore. À l’inverse, François d’Assise, Dominique, Catherine de Sienne, ou Thérèse d’Avila, qui ont souffert des infidélités du clergé et de la tiédeur des baptisés, ont simplement vécu les Béatitudes y entraînant leurs frères et sœurs, y suscitant un éclatant printemps de l’Evangile. Mais à l’intérieur d’un humble amour pour elle y suscitant un éclatant printemps de l’Évangile.


L’intrépide Jeanne d’Arc a un mot fulgurant qui traverse les siècles et cité par le Catéchisme de l’Eglise Catholique : « M’est avis que l’Église et Jésus, c’est tout un ! » Mais à quel moment précis l’a-t-elle prononcée cette parole ? Lorsqu’elle voit l’Épouse du Christ surprise en flagrant délit d’adultère avec le monde [j’oserais presque dire : avec le démon]. Quand elle est jugée et condamnée — elle, l’innocente ! — par un tribunal où se trouvent des prêtres et même un évêque. Et c’est à ce moment précis, au-delà du sang et des crachats, qu’elle ose reconnaître ... le Visage resplendissant de Jésus ! Mais à ce moment précis, le vrai visage de l’Église, c’est le visage très pur de la Pucelle, parce qu’elle est totalement conforme à l’Innocent — Jésus — en sa Passion.

Bref, l’Eglise, tu l’aimeras d’amour, comme l’aime Jésus :

non pas malgré, mais à cause de ses blessures.

D’un amour de compassion.

D’une compassion qui guérit.

On ne guérit l’Église qu’en l’aimant.

On ne guérit soi-même qu’en y vivant.

Tu es responsable de sa santé.

Elle est chargée de ta sainteté.

N’est-elle pas le Corps d’amour de Jésus,

où la terre entière devient terre des vivants ?

À ton cœur, Jésus confie son Église.

Et à son Église, il t’a pour toujours confié.

Ton amour de jeune fiancé la rendra belle aux yeux de Dieu et des hommes.

Pour que demain elle n’ait pas les rides

que tu lui reproches aujourd’hui,

pour que demain elle soit plus rayonnante

de la beauté de Jésus,

es-tu prêt à donner le meilleur de toi-même ?

Serais-tu prêt... à livrer, pour elle, ta vie ?

 

Commentaires

Oui, moi aussi j'aime mon Eglise!!!

Amen Lucia ! Comme notre Saint-Père l'a rappelé aujourd'hui, en évoquant sainte Jeanne d'Arc, Jésus et l'Eglise, c'est tout un.

Écrit par : Lucia Angelo | 27/01/2011

cher pere daniel-ange, l'eglise est une - sainte - catholique - apostolique. l'EGLISE EST LA TETE AVEC LE PAPE AVEC NOUS DEVONS OBEISSANCE, FIDELITE FOI. ET NOS SOMMES LE CORPS.J'ADORE MON EGLISE AVEC LA SAINTE TRINITE ET NOTRE MERE MARIE QUI EST REINE DE LA PAIX. ET SON ROI - LE FILS DE DIEU QUI EST VENU SAUVER LE MONDE. A TOI LA GLOIRE, LA LOUAGE ET LA PAIX, AMEN! AMEN! MARIE-FRANCE

Écrit par : marie=france kohlschmitt | 27/01/2011

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