29/01/2011

La vertu que Dieu préfère

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Un jour, quelqu’un demande à saint Augustin quelles sont les trois vertus les plus importantes. Sa réponse est très significative : premièrement, répond-il, l’humilité ; deuxièmement, l’humilité ; troisièmement, l’humilité.

 

L’humilité est vraiment la vertu préférée de Dieu. C’est elle qu’il cherche en nous. C’est elle qui fonde les huit Béatitudes que nous venons d’entendre et qui constituent le résumé de tout l’enseignement de Jésus au sujet de la manière dont nous devons mener notre vie. C’est en quelque sorte le dénominateur commun : la personne qui est déclarée heureuse est celle qui n’est pas en train de penser à elle-même tout le temps.

 

Celui qui est pauvre en esprit et qui supporte volontiers la persécution se rend compte que ce n’est pas lui qui est le centre du monde, mais Dieu.

Celui qui a un cœur pur se rend compte que les autres ne sont pas là uniquement pour satisfaire ses désirs.

L’artisan de paix a le souci des besoins et des problèmes des autres.

Le miséricordieux a le souci de la souffrance d’autrui.

Celui qui pleure a le souci des dommages causés par ses péchés à l’Eglise, au monde, au prochain.

Celui qui est doux se préoccupe davantage de faire son devoir que de récolter de la reconnaissance pour ce qu’il fait.

Celui qui a soif de la justice se rend compte que sa vie sert une cause qui le dépasse.

 

Bref, ce qui sous-tend toutes les Béatitudes, c’est cette attitude fondamentale qui place Dieu et les autres avant soi-même. Il s’agit de regarder le monde au lieu d’être obnibulé par soi-même. Voilà l’humilité, le fondement de la maturité de l’homme.

 

Dieu aime cette humilité, car c’est elle qui ouvre l’âme à ses dons. Celui qui est arrogant est enfermé sur lui-même. Personne ne peut entrer chez lui, pas même Dieu, qui ne cherche qu’à le combler de ses dons.

 

Voilà pourquoi la première lecture nous montre Dieu qui appelle les humbles à chercher toujours l’humilité :

 

« Cherchez le Seigneur, vous tous, les humbles du pays qui faites sa volonté. Cherchez la justice, cherchez l’humilité. »

 

 

L’humilité se révèle surtout dans les situations tragiques. Celui qui est humble souffre, tout comme celui qui est orgueilleux, mais celui qui est humble est assez fort pour relativiser sa souffrance, à lui donner un sens. Le résultat, c’est que l’humilité rend la souffrance féconde.

 

Le cardinal Faulhaber, parmi les pasteurs les plus courageux de l’Eglise en Allemagne durant la période mouvementée de la Première Guerre Mondiale, a été un exemple frappant de cette humilité en acte...

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