14/03/2011

Les chrétiens invités à prier pour le Japon, face au risque de catastrophe nucléaire

japan.JPGLes Japonais sont épuisés et désorientés. Selon les évêques catholiques du pays, la catastrophe a provoqué un choc émotionnel dans la société. Les évêques tiendront une réunion extraordinaire le mercredi 16 mars à Sendai, le diocèse le plus touché, qui compte 500 Kms de côtes. Ils s’efforceront de mettre au point une stratégie. Ils remercient le Pape pour ses paroles d’encouragement et d’espérance.


L’espérance, c’est, selon l’épiscopat, le don que les chrétiens peuvent offrir à la nation en ces heures de souffrance. Dans un témoignage recueilli par l’Agence Fides, de la Congrégation romaine pour l’évangélisation des peuples, l’évêque de Sendai, Mgr Martin Tetsuo Hiraga, décrit la situation très difficile : « nous ne parvenons pas encore à prendre la mesure de l’entité du désastre, à évaluer le nombre de morts, de disparus et de déplacés. Les nouvelles sont fragmentaires. L’incertitude entrave l’action et le déploiement des secours. L’impact matériel et émotionnel est très fort ». Le diocèse de Sendai ne compte que quelque 10.000 catholiques. Leur évêque les invite à la prière et à la solidarité. Il invite les chrétiens du monde entier à prier pour le Japon.


Les évêques nippons, se disent particulièrement inquiets, face au risque de catastrophe nucléaire.


Olivier Bonnel (Radio Vatican) : >> RealAudioMP3 

La menace nucléaire est dans tous les esprits. Deux explosions se sont produites le 14 mars au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima n° 1, la centrale qui avait déjà été accidentée par le séisme, mais la possibilité d'importantes fuites radioactives est "faible" selon le gouvernement japonais. Alors que les craintes d'une fusion du réacteur n° 2 de la centrale Fukushima 1 perdurent, le porte-parole du gouvernement estime qu'une explosion similaire à celles qui ont frappé les réacteurs 1 et 3 n'aura pas lieu. Cependant le niveau d'eau dans le réacteur 2 a de nouveau fortement baissé, ce qui empêche le refroidissement des barres de combustible, selon l'opérateur Tokyo Electric Power.

Thierry Charles, directeur de la sureté des installations à l’IRSN l’institut de radioprotection et de sureté nucléaire à Paris, répond aux questions d’Olivier Tosseri (Radio Vatican) : >> RealAudioMP3 

Le Patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholoméos 1er, a appelé les États à revoir leur politique énergétique nucléaire. Il s’agit selon lui d’une option trop dangereuse pour l’humanité. Très connu pour ses initiatives et ses prises de position en faveur de la sauvegarde de l’environnement, le Patriarche attire l’attention sur le cauchemar que vit actuellement le Japon. Lorsqu’il s’agit d’un séisme – relève-t-il – l’homme n’a rien à dire car les causes sont plus grandes que lui. Mais quand il s’agit du risque d’explosion d’une centrale nucléaire, il a le droit de parler.

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