17/04/2011

L'orgueil nous tire vers le bas et nous éloigne de Dieu

pape rameaux.JPGQuelque 50.000 personnes se sont retrouvées sur la place Saint-Pierre, ce 17 avril, pour assister à la messe solennelle présidée par Benoît XVI en ce dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur qui ouvre la semaine Sainte. Cardinaux, évêques, prêtres et fidèles ont suivi la procession traditionnelle, en mémoire de l’entrée de Jésus à Jérusalem, acclamé par la foule.


Les branches d’olivier, bénies par le Pape à l’issue de la procession, provenaient cette année des Villas pontificales de Castelgandolfo. Des arbres centenaires en provenance de la région italienne des Pouilles, décoraient la place ainsi que des branches de palmier tressées, réalisées en Ligurie. Benoît XVI avait à ses côtés quatre concélébrants dont le cardinal Vallini, Vicaire de Rome et le cardinal Rylko, président du Conseil pontifical pour les laïcs. Depuis des années, en effet, le dimanche des Rameaux coïncide avec la célébration, au niveau des diocèses, de la Journée mondiale de la Jeunesse. Et les jeunes étaient nombreux ce dimanche sur la place Saint-Pierre. Le Pape leur a donné rendez-vous du 16 au 21 août à Madrid pour les JMJ. Des jeunes qui à leur tour lui ont souhaité un joyeux anniversaire. Le Pape a fêté ses 84 ans, le samedi 16 avril.

Écoutez le reportage de Charles Le Bourgeois (Radio Vatican) : >> RealAudioMP3 

Dans son homélie, Benoît XVI a commenté un concept développé par les Pères de l’Église, à savoir que l’homme se tient au point d’intersection entre deux champs de gravitation, entre le poids qui le tire vers le bas, vers l’égoïsme, le mensonge et le mal et l’amour de Dieu qui le tire vers le haut. Le Pape a relevé que, depuis toujours, et aujourd’hui plus que jamais, les hommes ont été remplis du désir d’être comme Dieu. Nombreuses sont les choses que l’humanité a pu réaliser : nous sommes capables de voler. Nous pouvons nous voir, nous écouter et nous parler d’un bout à l’autre du monde. Toutefois, la force de gravité qui nous tire vers le bas est puissante. Avec nos capacités, ce n’est pas seulement le bien qui a grandi. Les possibilités du mal ont aussi augmenté et se présentent comme des tempêtes menaçantes au dessus de l’histoire. Nos limites aussi sont restées : il suffit de penser aux catastrophes qui, ces derniers mois, ont affligé et continuent d’affliger l’humanité. Les grandes conquêtes de la technique ne nous rendent libres et ne sont des éléments du progrès de l’humanité que si nos mains deviennent innocentes et notre cœur pur, si nous refusons le mensonge, si nous sommes à la recherche de la vérité et de Dieu lui-même, si nous nous laissons toucher et interpeller par son amour, si nous reconnaissons avec humilité que nous devons être attirés vers le haut, si nous abandonnons l’orgueil de vouloir nous-mêmes nous faire Dieu. Nous avons besoin de Lui : il nous tire vers le haut, étant soutenus par ses mains, c’est-à-dire dans la foi – il nous donne la juste orientation et la force intérieure qui nous élève vers le haut. Nous avons besoin de l’humilité de la foi qui cherche le visage de Dieu et se confie à la vérité de son amour. Le cœur est le centre de l’homme où s’unissent l’intellect, la volonté et le sentiment, le corps et l’âme. Tout seuls, nous sommes trop faibles pour élever notre cœur jusqu’à la hauteur de Dieu. L’orgueil de pouvoir le faire tout seuls nous tirer vers le bas et nous éloigne de Dieu. C’est Jésus Christ qui nous élève à la hauteur de Dieu malgré toute notre misère. 


Écoutez le compte-rendu de Mathilde Auvillain (Radio Vatican) : >> RealAudioMP3 

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