02/05/2011

Messe d'action de grâce au lendemain de la béatification de Jean-Paul II

messe action de grace jean paul ii.JPGUne messe d’action de grâce pour la béatification de Jean-Paul II a été célébrée ce lundi matin sur la place Saint-Pierre de Rome, en présence de dizaines de milliers de fidèles, 60.000 selon les chiffres officiels, plus de 100.000 selon des estimations de la presse. Dans l’assemblée, un groupe important de polonais emmenés par l’actuel archevêque de Cracovie, le cardinal Dziwisz, ancien secrétaire privé de Jean-Paul II. 30 cardinaux, 150 évêques, et 800 prêtres ont concélébré autour du Secrétaire d’État du Saint-Siège.


Le reliquaire utilisé pendant la messe de béatification a été porté en procession. Le cardinal Dziwisz, la voix brisée par l’émotion, a eu des paroles de remerciements pour cette béatification qui a rassemblé à Rome des fidèles d’une centaine de pays. 


Écoutez le reportage de Charles Le Bourgeois (Radio Vatican) : >> RealAudioMP3 

Dans son homélie, le cardinal Tarcisio Bertone a salué la mémoire du nouveau bienheureux, témoin crédible et transparent, qui vivait sa foi sans craintes ni complexes. La sainteté – a-t-il dit - Jean-Paul II l’a vécue, surtout pendant les derniers mois de sa vie, dans les dernières semaines, dans la totale fidélité à la mission qui lui avait été attribuée, jusqu’à la mort. Même s’il ne s’agissait pas à proprement parler d’un martyre, nous avons tous constaté que tout ce qui pouvait impressionner humainement lui avait été enlevé : la force physique, l’expression corporelle, la mobilité et même la parole. Et à ce moment-là, plus que jamais, il s’en est remis au Christ. Il savait que sa faiblesse physique révélait encore plus clairement le Christ qui agit dans l’histoire. Et en offrant sa souffrance au Christ et à son Église, il a donné une grande leçon d’humanité et d’abandon à Dieu. Le cardinal Bertone a par ailleurs relevé qu’avec Jean-Paul II, l’Église avait su se renouveler, mettre en place la nouvelle évangélisation, intensifier les liens œcuméniques et interreligieux, retrouver le chemin du dialogue avec les nouvelles générations. Jean-Paul II a donné à l’Église catholique non seulement une visibilité universelle, mais aussi une autorité morale qu’elle n’avait jamais atteinte auparavant au niveau mondial.

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