20/06/2011

La fin du mythe de l'Eglise catholique interdisant au peuple de lire la Bible au Moyen-Age

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L'image populaire de l'Eglise Catholique au Moyen Age interdisant la diffusion et la traduction de la Bible en langue vernaculaire ne correspond pas à la réalité. Surtout dans les zones urbaines, où des gens savaient lire et écrire, mais pas en latin, des bibles populaires circulaient dans toutes les couches de la population. Même les cordonniers et les tailleurs avaient souvent une Bible dans la langue vernaculaire chez eux. C'est ce qui ressort d'une étude de l'Université de Groningue, aux Pays-Bas.

 

Jusqu'à présent, il était communément admis que jusqu'au 16° siècle les laïcs catholiques n'avaient pas le droit de lire la Bible. Selon les chercheurs de l'Université de Groningue, cette conception relève de la propagande de Martin Luther. Pendant deux années entières, ils ont cherché des indications au sujet de la possession de la Bible dans les bibliothèques aux Pays-Bas, en Flandre, en France et en Italie. Il s'est avéré que le recours à des traductions de la Bible n'est pas une invention protestante, contrairement à ce que les Réformateurs, sous la conduite de Martin Luther, avaient voulu faire croire.


 

(Illustration : Dernière page de la première bible imprimée des Pays Bas. Dans les dernières phrases, il est précisé que cette Bible fut imprimée à Delft en 1477, longtemps avant la traduction de la Bible en allemand par Luther. © Bijbelsdigitaal, Nederlands Bijbelgenootschap)

 

 

 

 

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