23/08/2011

JMJ 2011. L'heure des bilans

jmj 2011.jpgC’était la troisième fois que Benoît XVI présidait des JMJ après Cologne et Sydney, et malgré quelques petits couacs au niveau de l’organisation, la participation a dépassé les prévisions les plus optimistes. Pour 70% des jeunes présents c’était la première expérience du genre. Et la tempête qui a bousculé le déroulement de la veillée de prière samedi soir aura eu le mérite de mettre en valeur la ferveur et la spiritualité de cette nouvelle génération, sa capacité de recueillement, sa volonté de vivre sa foi, sérieusement, intensément, sans complexes, une génération prête à affronter les orages de la vie. 


Il y a quelques années, certains se demandaient si les JMJ allaient survivre à Jean-Paul II. Des interrogations qui se sont révélées infondées. Les JMJ résistent même si le ton change. Jean-Paul II, qui souhaitait redonner à l’Église toute sa place sur la scène publique et montrer que la foi n’était pas un héritage poussiéreux du passé mais un gage de liberté, misait beaucoup sur les jeunes. Mais l’enthousiasme qu’il savait susciter était parfois perçu comme un engouement passager. On avait tort. 
Avec sa personnalité plus réservée, et sa rigueur intellectuelle, Benoît XVI insiste davantage sur l’importance de la préparation personnelle et de la prière dans un monde confronté au défi de la sécularisation et de l’individualisme. Et les jeunes, on l’a vu, l’ont bien compris. Très souriant, tout au long de sa visite, Benoît XVI ne leur a pas fait la morale, il n’a ni dénoncé ni condamné, préférant insister sur l’essentiel : les exigences de la foi chrétienne, vécue en communion avec l’Église ; le message de l’Evangile que cette jeunesse, minoritaire mais dynamique, est appelée à diffuser autour d’elle dans une coexistence sainement ouverte, pluraliste et respectueuse des autres. Car le monde a besoin de Dieu ; c’est son amour qui donne un sens à la vie.

Notre envoyé sur place Xavier Sartre a recueilli les impressions de Mgr Rivière, évêque d’Autun, de Chalons et Mâcon, Président du conseil pour la jeunesse de la conférence des évêques de France RealAudioMP3 

Au-delà des chiffres, qui ont dépassé les prévisions les plus optimistes, ce que l’on retiendra des JMJ 2011, c’est la clarté du message religieux et spirituel que Benoît XVI a voulu faire passer. Même les médias laïcs ont fini par abandonner au fil des jours, le côté spectaculaire et festif et les contestations que la visite de Benoît XVI a suscitées, pour se concentrer sur le cœur de cet événement : la parole du Pape. Un Pape qui a su séduire par sa transparence et son humilité. D’autre part, contrairement à une idée largement reçue, l’Espagne a su se distinguer à cette occasion, par la collaboration exemplaire et fructueuse entre l’Église et les institutions, la preuve, comme l’a souligné Benoît XVI que ce pays peut progresser, dans une saine ouverture et dans le pluralisme, sans renoncer à ses racines profondément religieuses et catholiques. 

Seule frustration : la plupart des fidèles ayant assisté à la messe conclusive, dimanche, n’ont pas pu communier, l’orage ayant endommagé les tentes qui abritaient les stocks d’hosties.


Les prochaines JMJ auront lieu de l’autre côté de l’océan, à Rio de Janeiro au Brésil en 2013. Pour la 2° fois, après Buenos Aires, l’Amérique latine accueillera les Journée mondiales de la Jeunesse. 

Les commentaires sont fermés.