13/09/2011

On ne badine pas avec l'Amour !

 

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Les rabbins enseignaient qu’il faut pardonner jusqu’à trois fois les offenses d’une même personne. Imaginez la perplexité de Simon Pierre, qui, plein de bonne volonté, se déclare prêt à placer la barre du pardon très haut, en la fixant à sept, quand il entend Jésus lui dire qu’il est encore très loin du compte ! Une parabole n’est pas de trop pour l’aider à revoir ses ambitions à la hausse. En écoutant cette parabole, nous comprenons avec lui que mieux vaut ne pas compter du tout, et toujours recommencer, non seulement pour « ceux qui nous doivent », mais d’abord pour nous-mêmes.

Dans notre mentalité contemporaine, les esprits les plus généreux seront sans doute moins chiches que les érudits juifs d’il y a deux mille ans, et se fixeront volontiers comme idéal le pardon incessant et donc exigeant, préconisé par Jésus.

Notre perplexité à nous sera sans doute plutôt d'entendre Jésus affirmer à la fin de la parabole :

« Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé.


C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur. »

 

Comment donc celui qui exige un pardon incessant peut-il faire preuve ensuite d’une si grande intransigeance ?...

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