01/10/2011

La déception de Dieu

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Jésus disait : « Ecoutez une autre parabole… » Première question : vous souvenez-vous decelle de dimanche dernier ? Si oui, quel est l’accueil que nous réserverons à celle-ci ?

« … Il y avait un père de famille, qui planta une vigne. Il l’entoura d’une haie, il y creusa un pressoir et y bâtit une tour. Il la confia ensuite à des vignerons, et quitta le pays. »

Tout comme la parabole de dimanche dernier, celle de ce jour traite du nouvel Israël de Dieu, qui est l’Eglise. Cette parabole a été racontée par Jésus aux alentours du Mardi Saint, soit deux jours environ avant l’institution de l’Eucharistie, sacrement de la Nouvelle Alliance en son Sang. Ce n’est donc pas sans raison qu’il est question d’une vigne, la vigne de son Père, celle qui produit le vin que Jésus va boire dans peu de temps, auprès de son Père qui est aux cieux :

« Je vous le dis : désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai avec vous du nouveau dans le royaume de mon Père. » (Mt 26, 29).

Dans la parabole, le propriétaire de la vigne est fort désireux d’entrer en possession du produit de sa vigne. Il envoie plusieurs serviteurs, et enfin son propre fils. Personne ne réussit à rapporter au propriétaire ce fameux produit de la vigne : le vin. Car il s’agit bien de vin. Tout l’indique, en particulier le pressoir. Mais ce vin possède un fumet tout particulier, un fumet un peu désagréable même : ce vin a l’odeur du sang ! Car pour n’en avoir ne fût-ce qu’une seule goutte, le propriétaire aura été obligé de sacrifier jusqu’à la vie de son propre fils ! C’est donc par le sang du fils que le propriétaire, le père de ce fils bien-aimé, pourra, un jour, et pour la toute première fois, goûter le vin de sa vigne !

« Eh bien ! quand le maître de la vigne reviendra, comment va-t-il traiter ces vignerons ? »

On lui répondit :

« Il fera périr sans pitié ces misérables : il louera sa vigne à d’autres vignerons qui lui en donneront le produit en son temps. »

Selon la réponse des interlocuteurs de Jésus, le propriétaire de la vigne enverra, après son fils, d’autres vignerons, qui, eux, lui rapporteront enfin, pour la première fois, le produit de sa vigne, ce vin tant attendu. Mais pour le propriétaire, ce vin ne pourra avoir qu’un goût amer, à cause de l’odeur du sang de son fils, toujours présente dans ses narines. Que fera donc le propriétaire de la vigne ?...Lien pour lire la suite de l'homélie

 

 

22:03 Écrit par Père Walter dans Homélies 2010-2011 (année A) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : evangile, bible, ecriture, lectures, homelie, dimanche, liturgie, temps ordinaire, vigne, deception, fidelite | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | | | Pin it! |

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