16/04/2012

85ème anniversaire de Joseph Ratzinger, le Pape évoque avec émotion ses souvenirs personnels

bXVI.85.JPGBenoît XVI a ce lundi 16 avril 85 ans. Il a fêté son anniversaire en compagnie de son frère, Mgr Georg Ratzinger, de quelques membres de la famille pontificale, d’un groupe d’évêques allemands et d’une délégation bavaroise de 170 personnes dont des enfants, emmenée par le ministre-président Horst Seehofer. Une fête aux couleurs de la Bavière, sa région natale, émaillée de chants traditionnels. Dans ses interventions, pendant la messe, le matin, puis dans un discours, à la mi-journée, le Pape très ému mais en bonne forme a évoqué des souvenirs personnels : ses parents qui l’ont fait homme et chrétien, les signaux envoyés par la Providence, son amitié avec deux juifs qui l’a profondément marqué, ses repères spirituels. Benoît XVI a confié que la charge de ses responsabilités n’avait pas bousculé sa vie. Des messages de vœux sont arrivés du monde entier.


Le compte rendu de Romilda Ferrauto (Radio Vatican): >>RealAudioMP3 

Dans trois jours, le Pape fêtera le 7ème anniversaire de son élection le 19 avril 2005. 


En 2005, beaucoup annonçaient un pontificat de transition tranquille. Sept ans après, tous reconnaissent que ce jugement s’est avéré faux. Joseph Ratzinger occupe toujours le siège de Pierre et il entend continuer à le faire. Dimanche il a demandé que l’on prie pour qu’il puisse accomplir la mission que Dieu lui a confiée. Benoît XVI travaille discrètement, sans éclat, mais avec détermination, transparence et en profondeur. Il ne travaille pas pour l’opinion publique et moins encore pour les médias, mais pour l’avenir de l’Eglise et des diocèses, pour remettre de l’ordre dans ses rangs. Il a son style, celui de toujours. C’est un Pape, parfois inflexible et rigoureux, toujours attentif et respectueux qui aime travailler seul et qui peut donner l’impression d’être isolé face aux attaques malveillantes et répétées dont il fait l’objet. Benoît XVI s’est efforcé, sans faiblir, d’honorer l’héritage parfois encombrant de son prédécesseur Jean-Paul II. Il essaye comme il peut de se défendre et de défendre l’Eglise, mais à armes inégales. Et pourtant – note le directeur du bureau de presse du Saint-Siège - ce Pape incompris sait exprimer ses pensées avec une clarté admirable

Sur nos fréquences, le père Federico Lombardi a tenu à rendre hommage à la foi, à l’endurance, à la lucidité et à la gentillesse de Benoît XVI. Le Père Federico Lombardi a exprimé sa reconnaissance pour ce Pape qui est un don de Dieu et qu’il admire profondément, pour ce Magistère riche et intense. Benoît XVI est peu soucieux de son image publique, et si les incohérences et les infidélités de son Eglise le font souffrir, ainsi que les dysfonctionnements internes à la Curie romaine, sa principale préoccupation est ailleurs : c’est l’oubli de Dieu, le relativisme, la perte de repères. Dans ce pontificat, l’Eglise s’est concentrée sur l’essentiel de sa mission, sur la dimension religieuse de son ministère dans un monde où le pouvoir temporel de l’Eglise devient secondaire. Nous lui sommes reconnaissants – écrit le père Lombardi – et nous poursuivons avec lui le chemin vers la Rencontre mondiale des familles, au mois de juin à Milan, vers le Moyen Orient, en septembre au Liban, vers le Synode sur la nouvelle évangélisation et vers l’Année de la foi. 

Pour information, sachez qu’il est possible d’adresser ses vœux à Benoît XVI à l’occasion de son 65ème anniversaire et pour le 7ème anniversaire de son élection à l’adresse électronique auguri.benedettoxvi@vatican.va que vous pouvez retrouver sur la page internet du Saint-Siège www.vatican.va

Le cardinal Georges Cottier, théologien émérite de la Maison pontificale se dit impressionné par la sérénité du Pape malgré les polémiques.

Des Propos recueillis par Charles Le Bourgeois: >> RealAudioMP3 

En sept ans, Benoît XVI a accompli 23 voyages à l’étranger et 26 déplacements en Italie ; il a présidé quatre synodes des évêques et trois Journées mondiales de la Jeunesse ; il a publié trois encycliques, et posé de nombreux Actes du magistère ; il nous a fait vivre une Année paulinienne et une Année sacerdotale ; il a affronté avec courage, humilité et détermination, c’est-à-dire avec un esprit évangélique, des situations difficiles comme la crise des abus sexuels. Par la cohérence et la constance de son enseignement, il montre que la priorité de son service est de guider les hommes vers Dieu, le Dieu de Jésus Christ ; que foi et raison contribuent toutes deux à la recherche de la vérité pour répondre aux attentes de l’humanité ; que l’oubli de Dieu et le relativisme sont les dangers les plus menaçants de notre temps. 

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