25/04/2012

Le succès du Front national en France interpelle les chrétiens

front.national.jpegLe vote Front national progresse parmi les jeunes catholiques pratiquants. 
C’est ce qui ressort de plusieurs sondages réalisés depuis le premier tour de la présidentielle. 
Alors que la majorité des catholiques (45%) ont voté pour Nicolas Sarkozy, contre 15% seulement pour le FN, le parti d’extrême droite réalise une poussée parmi les plus jeunes avec 27% des voix. Comment interpréter le succès du FN parmi les jeunes pratiquants ?


Charlie Vandekerkhove (Radio Vatican) a posé la question à Erwan Le Morhedec, fondateur du blog catholique Koztoujours: >> RealAudioMP3 

Le président sortant Nicolas Sarkozy a affirmé mercredi qu'il n'y aurait "pas d'accord" avec l'extrême droite en vue des prochaines échéances électorales en France et "pas de ministres" issus du Front national dans son futur gouvernement s'il était réélu le 6 mai. Mais comme le souligne Deborah Pasmantier, de l’AFP, pour les deux finalistes, l'objectif est sans ambiguïté de récupérer au maximum les voix de ces jeunes, non diplômés, ouvriers, employés, ruraux inquiets du déclassement social et de la mondialisation qui ont massivement voté pour la candidate du Front national, Marine Le Pen. 

Dans une interview au journal La Croix, Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre, président du Conseil famille et société de la Conférence des évêques de France souligne que l’Eglise n’a pas à distribuer de bons points aux partis politiques, elle doit d’abord éclairer les citoyens. Mgr Brunin ne veut pas faire du Front national un cas particulier pour l’Eglise. S’il est difficile de sonder les motivations des électeurs, l’évêque du Havre constate que certaines solutions simplistes peuvent trouver un écho dans une période de crise telle que celle que nous traversons, car elles laissent croire que les choses peuvent se régler facilement. Ce vote révèle sûrement les difficultés de vivre de nombreuses personnes. En cela, le score du Front national doit interroger tout le monde. L’Eglise n’est pas indifférente, mais elle ne veut pas diaboliser une formation plus qu’une autre. Pour chaque parti politique, il est possible de souligner tel ou tel point face auquel les chrétiens ne se sentent pas à l’aise. 


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