02/05/2012

Les liens entre le Saint-Siège et Caritas Internationalis renforcés

1_0_584528.jpegLa Secrétairerie d’État a publié ce mercredi 2 mai le décret général concernant le nouveau statut de Caritas Internationalis, amendant celui de 2004. Selon le cardinal Sarah, président du Conseil pontifical Cor Unum, « une clarification majeure était nécessaire quant au rôle et aux compétences du Saint-Siège qui constitue le point de référence pour la structure et les activités de Caritas Internationalis, de manière que les relations réciproques puissent être toujours plus effectives et efficaces. » Le cardinal Sarah précise que ce « corpus juridique en soi ne concerne pas les Caritas nationales qui maintiennent leur autonomie et continuent de dépendre de leur Ordinaires respectifs. Mais ce corpus pourrait inspirer les évêques et les conférences épiscopales pour revoir éventuellement les statuts de leurs Caritas diocésaines ou nationales. »


Caritas Internationalis se rapproche ainsi du statut qu’ont les différents dicastères de la Curie romaine. Le cardinal Robert Sarah exprime sa satisfaction. L’organisation pourra mieux accomplir son activité caritative et porter encore davantage le souci des plus pauvres : >>RealAudioMP3 

Les activités institutionnelles de Caritas Internationalis seront désormais placées sous le contrôle du Conseil pontifical Cor Unum. Le nouveau cadre juridique définit clairement quels sont les domaines de compétence de Cor Unum mais aussi ceux de la première et de la deuxième section de la Secrétairerie d’Etat. L’objectif est clairement de renforcer l’identité catholique de cette œuvre humanitaire qui intervient dans le monde entier, et améliorer sa transparence financière.

Xavier Sartre (Radio Vatican) : >> RealAudioMP3 


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L’organisation créée par Pie XII après la Seconde Guerre mondiale pour faire face aux drames de la guerre, s’est vue conférée par Jean-Paul II en 2004 la personnalité juridique canonique publique. Une évaluation générale de son fonctionnement a été effectuée durant toute l’année 2011. La signature du Secrétaire d’État, le cardinal Tarcisio Bertone, apposée au bas du nouveau décret, est ainsi le résultat d’un processus qui a impliqué les dirigeants de Caritas ainsi que l’ensemble du Saint-Siège. 

Caritas Internationalis doit porter le message de l’Église dans la vie politique et sociale au niveau international. Signe des liens étroits qui existent entre l’organisation et l’Église universelle, le Saint-Siège est chargé d’en suivre l’activité et de la surveiller afin que son action humanitaire et de charité, comme le contenu de ses documents soient en harmonie avec le siège apostolique et le Magistère de l’Église. 

Jusqu’à maintenant, Caritas Internationalis dépendait de Cor Unum qui suivait ses activités. La Congrégation pour la Doctrine de la foi était chargée des aspects doctrinaux. Caritas dépendait également de la première section de la Secrétairerie d’État et de la seconde section pour tout ce qui concernait les rapports qu’entretenait l’organisation avec les États. 

Nouveautés 

Le dernier décret institue un certain nombre de nouveautés et de précisions. Le rôle de Cor Unum est renforcé. Le conseil pontifical suit les activités institutionnelles de Caritas Internationalis et se trouve responsable de l’approbation de ses textes à contenu doctrinal ou moral. Cor Unum devra également approuver les accords de Caritas avec d'autres ONG, sauf en cas d'urgence humanitaire grave, et superviser l'administration de son patrimoine et de ses finances.


Des lignes directrices ont été prises pour la rédaction de normes de travail concernant le personnel de l’organisation. 

Innovation principale qui symbolise le renforcement du lien entre la Caritas et le Saint-Siège, le Pape nomme dorénavant trois membres du Conseil exécutif. Les autres membres demeurent élus par les Caritas nationales. 

Le rôle et la place de l’assistant ecclésiastique, dont l’existence était prévue dans le statut de 2004, sont désormais précisés. Une commission d’assistance est en revanche créée. Elle sera composée de trois experts au rôle consultatif. 

Le Saint-Siège, qui devait avaliser comme prévu par les statuts de 2004, les nominations du président et du secrétaire général, doit maintenant avaliser celle du trésorier.

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