09/05/2012

L'Église en première ligne aux côtés des non-voyants

1_0_586488.jpegL'engagement de l'Église en faveur des non voyants est considérable.
C'est ce qui ressort du Congrès organisé vendredi et samedi dernier à Rome sur la cécité :
« Rabbouni, que je voie ! » (Mc 10.51) avec la participation de 300 personnes venues de 45 pays des cinq continents, ainsi que de nombreux intervenants de très haut niveau. 


Le communiqué final de la rencontre, publié ce jeudi, par le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé souligne qu'en ce domaine, l'Église locale et missionnaire est en première ligne.
Elle est présente dans le soin, l'assistance et la promotion sociale et économique des personnes aveugles et mal-voyantes. L'engagement de l'Église catholique est très diversifié et présent dans tous les continents. Le personnel ecclésial et les agents socio-sanitaires, les volontaires, les professionnels travaillent à l'accompagnement spirituel des non-voyants ou mal-voyants, dans le domaine de l'éducation, de la formation hygiénico-sanitaire mais aussi professionelle des non-voyants ainsi que des agents sanitaires locaux.
Diocèses, congrégations et instituts religieux sont impliqués en plus des organismes non-gouvernementaux et des associations. Personnes consacrées et volontaires laïcs sont engagés dans des projets qui soutiennent les non-voyants, qui en retour les aident à vivre leur vie en plénitude.

Les pays économiquement défavorisés manquent de personnel. Alors qu'aux USA on compte un ophtalmologue pour 12 000 habitants, il existe d'autres réalités comme l'Ethiopie, par exemple, où le rapport est d'un spécialiste pour un million de personnes.


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Dans certains pays, les politiques sociales sont plus aveugles que les non-voyants. Cela est encore plus vrai dans le contexte actuel de crise économique. Le président du Conseil pontifical pour la Pastorale de la Santé en est convaincu. Mgr Zygmunt Zimowski en a parlé à l’ouverture d’un congrès sur les non-voyants, organisé avec la Fondation « le Bon Samaritain ». Quelque 300 délégués de plus de 40 pays ont été invités, dont des experts de renommée internationale. Les États font preuve d’une courte-vue face aux personnes vulnérables et aux besoins qui en découlent ; il est donc urgent de relancer la défense des personnes les plus faibles. Et pourtant les situations limite peuvent constituer des moments privilégiés pour retrouver le sens de l’humain dans une société de plus en plus différenciée, dépaysée et individualiste. Les aveugles sont en quête de relations humaines, de réciprocité d’accès aux structures ecclésiales, de pleine communion dans la communauté des croyants. 
Le programme de ce congrès international de deux jours a été imprimé en braille. Un concert a été donné par trois musiciens aveugles. 

C’est dans les pays pauvres que vivent 90 % des personnes atteintes d’un handicap visuel partiel ou total. Or 5 % des enfants de ces pays peuvent se doter de verres correcteurs. En outre, dans 80 % des cas, le handicap aurait pu être prévenu ou pourrait être réduit ou annulé grâce à des instruments de correction comme des lunettes ou grâce à une intervention chirurgicale comme dans le cas de la cataracte. 
L’Église est sensible à cette dimension de charité et veut aussi rappeler que la cécité n’est pas qu’un problème physiologique. Il s’agit également de replacer la personne vulnérable au cœur de la réflexion. C’est ce que nous rappelle Mgr Jean-Marie Mpendawatu, le secrétaire du Conseil pontifical pour les Services de santé : >> RealAudioMP3 

Propos recueillis par Olivier Bonnel (Radio Vatican)

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