20/05/2012

Liberté de conscience et de religion : un droit violé ou sournoisement limité

1_0_589010.jpegLa Conférence des évêques catholiques du Canada a publié, le 14 mai, une lettre sur la liberté de conscience et de religion. Le Conseil permanent de la Conférence a voulu exprimer son inquiétude à propos du « relativisme agressif » qui cherche, au Canada, à reléguer la religion dans la sphère privée. Le texte insiste sur la différence qui existe entre la laïcité légitime, et le laïcisme radical qui veut empêcher les confessions religieuses et les communautés de croyants de participer au débat public et à la vie citoyenne. 


Les évêques soulignent que la liberté de religion et de conscience est nécessaire au bien commun d’un pays comme le Canada, où la diversité religieuse est la norme. Quand la liberté religieuse est menacée, tous les autres droits sont compromis. Or, le droit à la liberté religieuse inclut le droit de vivre sa foi sur la place publique. Les tentatives pour restreindre à la ‘sacristie’ l’expression de la foi religieuse doivent être regardées comme une grave restriction d’un droit garanti. Tout en souhaitant préserver les relations entre l’Eglise et l’Etat, les évêques canadiens réaffirment le droit des religions à former les consciences selon la vérité objective et demandent que soit garanti le droit à l’objection de conscience. Ils exhortent les croyants à ne pas trahir leurs convictions et à témoigner ouvertement de leur foi, malgré les souffrances que cela peut entrainer.

Liberté de religion et liberté de conscience : les hommes de bonne volonté, croyants ou non, ne doivent avoir de cesse de les défendre et de les promouvoir. C’est en substance, le message de cette lettre. Manuella Affejee a interrogé Mgr Paul-André Durocher, archevêque de Gatineau, et vice-président de la conférence épiscopale canadienne RealAudioMP3 

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