08/08/2012

Abandon du nucléaire au Japon. Entretien avec l'archevêque de Nagasaki

1_0_611069.jpegLa malédiction nucléaire au Japon. Alors que les Japonais commémorent, comme chaque année, les anniversaires du bombardement d’Hiroshima, puis de Nagasaki, le traumatisme de la catastrophe bien plus récente de Fukushima refait surface et avec lui le rejet croissant du nucléaire. 


Depuis 1981, chaque année entre le 6 et le 15 août, la Conférence épiscopale japonaise réfléchit à son engagement pour protéger la vie et la Création. Depuis Fukushima, dénoncer l’utilisation militaire du nucléaire ne suffit plus. Dans un message, les évêques s’opposent aussi, désormais, au nucléaire civil, exhortant les politiques à ne pas faire primer la croissance économique sur la protection de l’homme et de la Création. Ils évoquent aussi l’aide dont les populations frappées par le séisme et le tsunami ont cruellement besoin.


La toute récente annonce par le Japon de la possibilité de se passer complètement de l’énergie nucléaire d’ici 2030 est, pour la Conférence des évêques du Japon, une bonne nouvelle. Mais pour l’Archevêque de Nagasaki, Monseigneur Joseph-Mitsuaki Takami, le gouvernement s’est retrouvé bien malgré lui contraint à cette nouvelle politique. Et quoi que ce gouvernement décide, il continuera de demander l’abandon total du nucléaire.


Antonino Galofaro (Radio Vatican) l’a interrogé : >>RealAudioMP3 


Dans quelles conditions vivent aujourd’hui ces gens ? La réponse de Jean-François Sabouret, directeur de recherche au CNRS et président du réseau Asie RealAudioMP3 
Propos recueillis par Marie Duhamel.

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