01/09/2012

Mort du cardinal Martini: Un serviteur généreux de l'Evangile et de l'Eglise

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Le 31 août 2012, à Gallarate (Italie), le  cardinal jésuite Carlo Maria Martini, archevêque émérite de Milan, est décédé à l’âge de 85 ans. Il était depuis longtemps atteint de la maladie de Parkinson.

Né le 15 février 1927 à Turin, Carlo Maria Martini avait été ordonné prêtre le 13 juillet 1952. Nommé archevêque métropolitain de Milan le 29 décembre 1979, il avait reçu l’ordination épiscopale le 6 janvier 1980 de Jean-Paul II en personne, qui l’avait ensuite créé et publié cardinal au cours du consistoire du février 1983, en lui assignant le titre de Santa Cecilia. Il avait renoncé à la charge pastorale de l’archidiocèse ambrosien le 11 juillet 2002. Après plusieurs séjours prolongés en Terre Sainte, il était revenu en Italie en 2008 pour soigner la maladie de Parkinson dont il était atteint, et résidait à l’«Aloisianum», la maison des jésuites à Gallarate où il avait étudié dans sa jeunesse).

Ayant appris la nouvelle de sa mort, Benoît XVI a voulu rappeler sa figure de religieux, de chercheur et de pasteur à travers un télégramme de condoléances envoyé au cardinal Angelo Scola, archevêque de Milan:


Ayant appris avec tristesse la nouvelle de la mort du cardinal Carlo Maria Martini après une longue maladie, vécue avec une âme sereine et un abandon confiant à la volonté du Seigneur, je désire vous exprimer, ainsi qu’à toute la communauté diocésaine et à la famille du regretté cardinal, ma profonde participation à leur douleur, en pensant avec affection à ce cher frère qui a servi généreusement l’Evangile et l’Eglise. Je me souviens avec gratitude de son intense œuvre apostolique accomplie comme religieux zélé, fils spirituel de saint Ignace, enseignant expert, bibliste reconnu et recteur apprécié de l’université pontificale grégorienne et de l’Institut pontifical biblique. Je pense également au service compétent et pieux qu’il a rendu à la parole de Dieu, en ouvrant toujours plus à la communauté ecclésiale les trésors de l’Ecriture Sainte, en particulier à travers la promotion de la lectio divina. J’élève de ferventes prières au Seigneur afin que, par l’intercession de la bienheureuse Vierge Marie, il accueille ce fidèle serviteur et éminent pasteur  dans la Jérusalem céleste, et je donne de tout cœur à tous ceux qui pleurent sa disparition une bénédiction apostolique réconfortante.

BENEDICTUS  PP. XVI


Dans un télégramme analogue envoyé au cardinal Scola, le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat, a exprimé ses condoléances personnelles ainsi que celles « de la Secrétairerie d'Etat et de toute la Curie romaine » pour la disparition du cardinal, qui – écrit-t-il – « a  témoigné et enseigné le primat de la vie spirituelle et dans le même temps l'écoute attentive de l'homme dans ses diverses conditions existentielles et sociales ». « Une perte douloureuse et grave, non seulement pour l'Eglise et pour le monde catholique, mais pour l'Italie, le pays dont il était le fils   et auquel il a consacré une si grande partie de son engagement et de son enseignement »: telles sont les paroles du président de la République italienne, S.E. M. Giorgio Napolitano, qui rappelle en particulier dans un message « sa sagesse et sa vision universelle projetées dans le domaine plus vaste de la chrétienté et le long des parcours innovateurs du dialogue interreligieux », ainsi que de sa capacité à « dialoguer avec les Italiens en grand maître de vie intellectuelle et morale ». Le président du Conseil des ministres italien, S.E.  M. Mario Monti, confie son souvenir aux pages du « Corriere della sera », en définissant le cardinal Martini de « point de référence doté d'un exceptionnel charisme et d'une forte autorité, unis au profond respect pour son interlocuteur », en soulignant en particulier sa conviction passionnée de la valeur de l'Europe unie. 

2012-09-02 L’Osservatore Romano

La biographie du cardinal Martini  

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