19/09/2012

La question de Dieu dans l’univers numérique

celli.jpegL’Instrumentum laboris, rédigé par le secrétariat général du  synode des évêques en vue des travaux de la prochaine assemblée générale ordinaire, consacre quatre paragraphes (59-62) au thème des médias dans le contexte de la nouvelle évangélisation, avec un titre très significatif : « Les nouvelles frontières de la communication ». Le document reconnaît  que le monde actuel de la communication « offre de vastes possibilités et représente l’un des grands défis pour l’Eglise » (n. 59), que les « les nouvelles technologies numériques ont donné naissance à un véritable nouvel espace social, dont les liens peuvent avoir une influence sur la société et sur la culture » (n. 60) et que « la perception que nous avons de nous-mêmes, des autres et du monde dépend de l'influence qu'ils exercent » (n. 60). La conscience apparaît donc que nous nous trouvons face à une culture – les récentes interventions du magistère pontifical parlent précisément d’« une culture numérique » - qui à son origine dans les nouvelles technologies  de la communication et que celle-ci représente un grand défi pour la communauté ecclésiale.

Je crois que le Pape est pleinement conscient des limites des nouvelles technologies et de certaines influences négatives qu’elles exercent en particulier sur le monde des jeunes, mais pourtant ils ne les craint pas, il invite même au contraire l’Eglise « à exercer une ‘diaconie de la culture’ sur le ‘continent numérique’ d’aujourd’hui. Avec l'Evangile dans les mains et dans le cœur, il convient de réaffirmer qu'il est temps aussi de continuer à préparer les chemins qui mènent à la Parole de Dieu, sans négliger de dédier une attention particulière à qui se trouve dans une situation de recherche, et plus encore de la tenir en éveil comme premier pas de l’évangélisation ». Et la réflexion du Pape en arrive à prévoir la mise en œuvre d’une « pastorale dans le monde numérique », qui est appelée «  à tenir compte aussi de ceux qui ne croient pas, sont découragés et ont dans le cœur des désirs d'absolu et de vérité éphémères, puisque les nouveaux moyens permettent d'entrer en contact avec des croyants de toute religion, avec des non-croyants et des personnes appartenant à d’autres cultures ».

Claudio Maria Celli

2012-09-20 L’Osservatore Romano

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