28/09/2012

Le Vatican s'apprête à juger l'ex majordome du Pape

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Paolo Gabriele, aux arrêts domiciliaires depuis le 21 juillet, comparait libre. Il ne sera pas escorté par des gendarmes et a donc le droit de décider de ne pas se présenter puisque son avocat sera présent. Il risque entre quelques mois et jusqu’à quatre ans de prison pour vol aggravé. Trois magistrats devront statuer sur le sort de Paolo Gabriele. Ces juges laïcs n’ont cependant aucun rapport direct avec l’Eglise catholique. En conférence de presse, jeudi 27 novembre, le promoteur de Justice de la Cour d’appel, Giovanni Giaccobe, a précisé que les juges jouissaient d’une indépendance totale. 


Les prérogatives du Pape durant le procès

Le Pape ne pourra donc pas influencer le jugement. Cependant comme tout chef d’Etat Benoît XVI a le pouvoir de gracier un condamné. Précédemment il aurait pu classer l’affaire ce qui n’a pas été le cas. Un autre homme sera sur le banc des accusés pour complicité : Claudio Sciarpelletti, informaticien à la Secrétairerie d’Etat. Malgré son rôle jugé secondaire il risque toutefois jusqu’à un an d’emprisonnement. 


Pour la première fois au Vatican, le procès sera public. Dix journalistes seront autorisés à y assister dont deux places réservées à un journaliste de Radio Vatican et de l’Osservatore Romano. Les enregistrements vidéo et audio ainsi que la prise de photos sont interdits durant toute la durée de l’audience. Seules quelques images du début de la session seront fournies par la télévision du Vatican et par l’Osservatore Romano.


Impossible de prévoir la durée de l’audience

Aucun calendrier des audiences n’a pour le moment été fixé. Il est également impossible de prévoir le temps que va durer l’audience. La confession de Paolo Gabriele sur le vol de documents confidentiels n’est pas suffisante afin de rendre un verdict immédiat. Les juges devront donc vérifier l’exactitude de cette confession sur la base de faits rapportés durant le procès. 


Les règles du procès sont celles du code pénal italien de 1889 en usage au Vatican ainsi que le code pénal Zanardelli adopté en Italie en 1913. Selon cette procédure, les témoignages récoltés durant l’enquête n’auront pas besoin d’être réécoutés dans la salle d’audience. 


Déroulement de l’audience

Les débats commenceront à 9h30 par l’exposé du juge d’instruction. L’accusation et la défense pourront s’ils le souhaitent intervenir durant cette phase. Cette dernière terminée, l’accusation et ensuite la défense présenteront leur plaidoirie respective. Le dernier mot sera laissé à la défense comme c’est l’usage. 


La Cour sera présidée par Giuseppe Dalla Torre. A ses cotés les deux autres magistrats : Paolo Papanti-Pelletier et Venerando Marano. L’accusation sera représentée par le promoteur de justice Nicola Picardi. Paolo Gabriele sera défendu par l’avocat Cristiana Arru et Claudio Sciarpelletti par Gianluca Benedetti. 


(Photo : la salle du tribunal au Vatican )

2012-09-28 Radio Vatican

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