06/10/2012

Jean d'Avila - Le maître de la nouvelle évangélisation

giovanni.jpegC'est le cardinal Antonio María Rouco Varela, archevêque de Madrid, qui trace un profil,  pas seulement biographique, de l'autre saint, Jean d'Avila (1499 ou 1500-1569), que Benoît XVI proclamera doctrine de l'Eglise dimanche 7 octobre. Celui que l'on appelait le Maître consacra sa vie à la prière et à l'étude, à prêcher aux petits et aux grands, aux clercs et aux laïcs, en rendant la Parole de Dieu compréhensible aux sages comme aux ignorants. Il a laissé une série de traités de spiritualités, de sermons, de conversations et de lettres dans ce délicieux castillan « d'or »  qui allie de façon harmonieuse le langage soigné et la solidité, la grâce et la richesse de son contenu. Parmi les œuvres les plus célèbres figurent le Traité de l'Amour de Dieu, le Traité sur le sacerdoce, le Catéchisme ou Doctrine chrétienne, les Commentaires à la Lettre aux Galates ou à la Première Lettre de Jean, et surtout le célèbre Audi, filia, fruit de son expérience comme guide spirituel d'une jeune fille. Dans toutes ces œuvres, on peut apprécier sa méthodologie rigoureuse concernant les contenus et les citations bibliques, patristiques et conciliaires, ainsi qu'un raisonnement ordonné et cohérent et un style riche de comparaisons pédagogiques, exprimé dans son langage castillan sobre, d'une grande beauté et précision. On observe également une grande capacité pédagogique, un talent particulier à tenir compte du destinataire de ses sermons ou de ses écrits et une créativité considérable pour choisir les instruments adaptés au message qu'il voulait transmettre. Il écrivit, par exemple, un catéchisme en vers qui pouvait être chanté, afin que les enfants l'apprennent facilement et avec plaisir et que les adultes, en écoutant les enfants, l'apprennent aussi.

En tant que véritable humaniste et profond connaisseur de la réalité, sa théologie était une théologie proche de la vie, qui répondait aux questions posées à cette époque et le faisait de façon didactique et compréhensible.

Antonio María Rouco Varela, archevêque de Madrid, président de la Conférence épiscopale espagnole

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