06/12/2012

Pour l'Eglise de France, l'embryon doit être protégé

1_0_645158.JPGMgr Pierre d’Ornellas, au nom de la Conférence des évêques de France a vivement critiqué l’adoption le 4 décembre 2012 par le Sénat français d’une proposition de loi visant à mettre en place un régime d’autorisation sur la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires. Dans un communiqué, l’archevêque de Rennes rappelle que la vie de l’embryon humain mérite d’être protégée. Et que l’argument du ’progrès scientifique’ n’autorise pas de déroger à cette protection.


La vie de l’embryon humain mérite-t-elle d’être protégée ? Oui ou non ? s’interroge Mgr d’Ornellas. "Le Sénat a répondu par la négative. Conscient qu’il s’agit d’une ’transgression anthropologique’, il a pourtant voté l’autorisation de la recherche sur l’embryon humain, par principe et non plus seulement par exception. Le motif invoqué est hasardeux : le retard de la France en matière de recherche scientifique. Est-il vrai que le progrès de la recherche française dépende de cette autorisation ?"


Une décision choquante


Pour les évêques de France, la décision du Sénat est choquante. Ce d’autant plus qu’un tel changement est opéré sans véritable débat alors que la loi de bioéthique promulguée en juillet 2011 l’exige explicitement. "Pourquoi avoir peur du débat qui fait appel au vaste panorama de la philosophie et de la science ? L’Allemagne maintient l’interdiction de recherche sur l’embryon humain. Faudra-t-il que ce soit l’Allemagne qui soit en avance dans le respect dû à l’être humain ?", questionne Mgr d’Ornellas.


"Le vote du Sénat est d’autant plus choquant que, dans les tests pour les nouveaux médicaments, la communauté scientifique internationale privilégie désormais les cellules souches reprogrammées découvertes par les Nobels Gurdon et Yamanaka. Comme l’a écrit le neurobiologiste Alain Privat, l’adoption d’une disposition autorisant par principe l’expérimentation sur les embryons humains ’enverrait au monde un message de négation de l’éthique et d’anachronisme scientifique"’ conclut le communiqué. (Apic)

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