09.11.2007

La force extraordinaire de l’amour: avec les saints prier pour les défunts

Le mois de novembre est traditionnellement lié à la prière et à l’intercession pour les âmes des défunts, pour lesquels, nous, prêtres, nous pouvons célébrer trois Messes le 2 novembre, jour de leur commémoration. L’occasion de cette journée, qui suit immédiatement la Solennité de la Toussaint, nous amène à réfléchir sur la réalité de la mort, ou mieux, du départ pour le Ciel.

http://www.france-pittoresque.com/traditions/img/62d.jpg
 
La Divine Providence, avec le rapprochement de ces deux célébrations, pour tous les Saints et pour tous les défunts, semble nous indiquer que ce sont précisément les Saints qui nous révèlent le mystère de la mort, à commencer par le Saint des Saints, le Seigneur Jésus.

La mort d’un Saint est profondément différente de la mort d’une personne qui n’a pas vécu pour le Seigneur. L’hagiographie abondante des Saints le montre amplement : ceux qui ont vécu saintement, ne se laissent pas accabler par le désespoir, parce qu’ils s’abandonnent à Celui qui est plus grand que la mort, qui est au-delà de la mort, le Seigneur Jésus : l’Unique à avoir vaincu la mort par Sa Résurrection :
Je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra (Jean 11, 25).
Imiter les Saints n’est pas une chose facile ; cela comporte un chemin à parcourir qui dure une vie tout entière et est toute en montée, en ce sens que l’on va vers ce qui est meilleur pour l’âme, en laissant de côté ce qui lui fait obstacle ; cette voie s’appelle, non pas par hasard « ascèse » parce qu’il s’agit d’une ascension !

« Sœur la Mort » s’approchant d’une personne sainte la trouve déjà « en haut », unie au Seigneur et transformée en Lui, en sorte que le trajet qui manque à cette âme pour arriver au Ciel est bref, voire même très bref, parce qu’elle porte déjà le Ciel au-dedans d’elle-même.

Le Paradis est le don incommensurable que veut nous faire le Seigneur Jésus. C’est pour cela qu’Il est venu sur la terre, pour nous conduire à la Maison du Père avec Lui :
Père, je veux que ceux que tu m’as donnés soient eux aussi là où je suis, pour qu’ils contemplent ma gloire (Jean 17, 24).
Depuis notre rencontre avec Jésus, nous avons pris le chemin qui mène vers le Ciel ; Son enseignement est tout orienté vers le Royaume de Dieu, et, avec des paroles très claires, Il l’annonce à ses disciples :
Mon royaume n’est pas de ce monde ; si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient déjà combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs, mais mon royaume n’est pas d’ici-bas (Jean 18, 36).
Ce Royaume ne peut être goûté que par ceux qui se font comme un enfant, par ceux qui renoncent à leur propre égocentrisme, à l’attachement aux créatures et aux biens créés, pour se laisser posséder par le Seigneur Jésus.

Dans l’Evangile de Luc, que nous avons lu précisément Dimanche dernier, nous trouvons l’épisode de Zachée à Jéricho : un percepteur des impôts, haï, et qui était de petite taille ; aussi, « à cause de la foule » qui s’entassait autour de Jésus, il ne parvenait pas à distinguer le Messie du reste des gens qui l’entouraient. Aussi, pour voir le Seigneur, Il se hâte de monter sur un arbre, un sycomore.

Cette figure de converti, dont la vie est totalement changée grâce précisément à sa décision de « vouloir voir Jésus », nous aide à opérer un discernement plus profond sur notre désir effectif de « trouver » le Seigneur tout au long de nos journées. Ce n’est pas chose facile, parce que « une foule » de pensées, de tentations, de préoccupations…, est toujours là pour Le cacher !

« Monter sur le sycomore » signifie alors se décider à prier avec sincérité, pour être capables de contempler l’Amour de Dieu dans les faits et dans les rencontres de chaque jour, en dépassant ainsi, la « foule » des distraction et des tentations. Zachée y est parvenu, et nous réussirons si nous orientons résolument notre cœur vers les réalités et les biens éternels, en élevant notre esprit au-dessus des créatures et des réalités créées, pour trouver le Créateur. La force pour ce « tournant » quotidien, nous ne pouvons évidemment la recevoir que de l’amour, parce que seul l’amour peut conquérir et changer notre cœur ; les richesses ou les succès, ou les créatures…, ne peuvent certes pas le rendre meilleur et plus saint. Seul l’Amour de Dieu peut rendre heureux le cœur humain en le remplissant de Sa présence.

Zachée a changé de vie parce qu’il avait rencontré l’Amour vrai, à l’occasion de « cette rencontre imprévisible » avec Jésus, comme le Saint-Père, le Pape Benoît XVI nous l’a rappelé :
Une fois encore, l’Evangile nous dit que l’amour, en partant du Cœur de Dieu et en agissant dans le cœur de l’homme, est la force qui renouvelle le monde (Angélus, 4 novembre 2007).
C’est là la force des Saints, et c’est grâce à cette force extraordinaire que les âmes des défunts passent du Purgatoire au Paradis, le Lieu de l’Amour Infini de Dieu ; aidons-les par l’offrande de Messes, par nos prières, par le Chapelet surtout, et par l’aumône, à y parvenir au plus tôt.

(Source : Agence Fides)

Lire aussi :
 

08:00 Écrit par Père Walter dans Homélies 2006-2007 (année C) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evangile, parole de dieu, liturgie, saints | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

05.11.2007

Le charisme franciscain fait son chemin au Timor Oriental

ASIE/TIMOR ORIENTAL - Le charisme franciscain fait son chemin au Timor Oriental, par son témoignage de simplicité de vie et de partage avec les pauvres

 
 
La petite, jeune nation du Timor Oriental (née officiellement le 20 mai 2002), avance sur le chemin du développement socio-économique et de la croissance civile et morale, entre autres grâce à la contribution du charisme franciscain.
 
Dans la République du Timor Oriental, où 95% des citoyens se professent catholiques (c’est la nation asiatique avec la plus haute concentration de fidèles), l’Église a un rôle très important dans la formation des consciences, dans le « dialogue national » sur les thèmes de la justice et de la réconciliation, dans les services sociaux et sanitaires, ainsi que dans les programmes de développement économique et social.

Dans l’Église timoraise les franciscains sont une communauté florissante et active. Les premiers Frères mineurs (OFM) arrivèrent de la province franciscaine d’Indonésie en 1988 pour fonder une mission. Trois premiers frères furent envoyés, qui choisirent pour base Wekiar, dans une région isolée près de la côte, à 180 km au Sud de la capitale, Dili. Ils commencèrent le travail pastoral dans la paroisse d’Alas, à 40 km de Wekiar, dans une région encore plus isolée.
 
Plus tard ils ont accepté une autre paroisse à Wekiar, se faisant aimer de la population locale, qui a trouvé dans les frères une présence, faite de simplicité, de proximité et de partage. Par la suite, quatre autres frères ont rejoint la mission : en plus du service pastoral des deux paroisses, ils enseignent aussi dans les écoles supérieures, exercent différentes activités sociales en faveur des pauvres et sont engagés dans des projets de reconstruction des écoles et des maisons.
 
En outre ils exercent une importante mais silencieuse œuvre de pacification et de réconciliation à l’intérieur de la société timoraise, encore divisée par des restes de haine et de violence. Les frères, pendant la période tourmentée de conflit et de violence de septembre 1999, qui conduisit à l’indépendance du Timor, sont restés parmi la population et ont partagé leurs souffrances. Et aujourd’hui nombreux sont les jeunes demandant de suivre les traces de François, en entrant dans l’Ordre.

En 2003 une nouvelle fraternité des Frères Capucins (OFM Cap) est aussi arrivée en mission sur l’île, dépendant de la province des Capucins du Portugal. Les capucins ont ouvert la station missionnaire de Laleia, dans le district de Manatuto, dans le territoire du diocèse de Baucau. La population locale de Laleia qui a comme patronne la Madone du Rosaire, a accueilli avec joie la nouvelle communauté comme « un don de Marie ».

Passant leurs journées à l’enseigne de la vie fraternelle, du partage avec les pauvres et de l’action apostolique, les frères ont réussi à devenir une présence importante à l’intérieur du diocèse et sont devenus le point de repère spirituel et matériel de nombreuses familles. Ils sont engagés dans l’œuvre de ré-évangélisation de la communauté, en harmonie avec les indications de l’évêque, et sont devenus promoteurs d’initiatives en faveur des jeunes, parmi lesquels il y a beaucoup de frustration, cherchant à les aider dans l’étude, dans l’insertion professionnelle, dans la croissance humaine et spirituelle.
 
(Agence Fides)
 
Lire aussi :
 
 

03:18 Écrit par Père Walter dans Homélies 2006-2007 (année C) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vie de l eglise, evangelisation, vie consacree | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

04.11.2007

Accueillir Jésus comme Zachée - homélie

 Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 19, 1-10)

19
01  Jésus traversait la ville de Jéricho.
02  Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d'impôts, et c'était quelqu'un de riche.
03  Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il n'y arrivait pas à cause de la foule, car il était de petite taille.
04  Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui devait passer par là.
05  Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et l'interpella : « Zachée, descends vite : aujourd'hui il faut que j'aille demeurer dans ta maison. »
06  Vite, il descendit, et reçut Jésus avec joie.
07  Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un pécheur. »
08  Mais Zachée, s'avançant, dit au Seigneur : « Voilà, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j'ai fait du tort à quelqu'un, je vais lui rendre quatre fois plus. »
09  Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd'hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d'Abraham.
10  En effet, le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

Copyright AELF - 1980 - 2006 - Tous droits réservés

 
zachee.Lc19,1-10

 
    Quelques jours après avoir fêté tous les saints, demandons-leur de nous aider à accueillir Jésus comme ils l'ont accueilli, à l'exemple de Zachée.

    Après avoir écouté l'évangile de ce dimanche, il importe que nous ne perdions pas le fil (celui de saint Luc ... et de l'Esprit-Saint), car depuis dimanche dernier, non seulement il y a eu "l'interruption" de la Toussaint et de la commémoration des défunts, mais en plus, le découpage liturgique a sauté certains passages que nous connaissons par ailleurs mais qu'il est bon de se remettre en mémoire. Voyons cela de plus près...
 
 
Lisez la suite :
 

12:43 Écrit par Père Walter dans Homélies 2006-2007 (année C) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evangile, ecriture, parole de dieu, homelies | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Dieu veut l’homme libre dans la sainteté

Nous sommes appelés à devenir des amis de Dieu, en conformant nos désirs avec ceux de l’Esprit de Dieu, comme nous déclare Saint Paul :
Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; si, en revanche, avec l’aide de l’Esprit, vous faites mourir les oeuvres du corps, vous vivrez. En effet, tous ceux qui sont guidés par l’Esprit- de Dieu, sont enfants de Dieu (Romains 8, 13-14).
Vivre l’amitié avec Dieu, à laquelle nous rappelle constamment le Saint-Père, le Pape Benoît XVI, veut dire libérer notre cœur des désirs de la chair pour le laisser remplir par la grâce de la communion intime avec Dieu, qui ne peut se réaliser qu’en renonçant à son propre « moi » et à ses désirs qui viennent du monde. Le Seigneur le dit clairement à ses disciples :
Vous serez mes amis, si vous faites ce que je vous commande (Jean 15, 14).
Ce qui rend crédible notre foi en Jésus, est la confrontation de notre vie avec l’Évangile. Il n’y a rien de plus efficace, pour attirer le prochain au Christ, que l’exemple d’une vie authentique de témoins de l’Évangile.

Le Cardinal Ratzinger, peu de temps avant son élection au siège de Pierre, déclarait lors d’une conférence donnée à Subiaco le 1° avril 2005 :
Ce dont nous avons surtout besoin en ce moment de l’histoire, ce sont des hommes qui, par une foi éclairée et vécue, rendent Dieu crédible en ce monde. Le témoignage négatif de chrétiens qui parlaient de Dieu et vivaient contre Lui, a éclipsé l’image de Dieu et a ouvert les portes à l’incrédulité. Nous avons besoin d’hommes qui aient le regard fixé droit sur Dieu, en apprenant ainsi ce qu’est l’humanité authentique. Nous avons besoin d’hommes dont l’intelligence soit éclairée par la lumière de Dieu, et à qui Dieu ouvre le cœur, de manière que leur intelligence puisse parler à l’intelligence des autres, et que leur cœur puisse ouvrir le cœur des autres. C’est seulement avec des hommes qui sont touchés par Dieu, que Dieu peut faire son retour auprès des hommes.
Comment ne rappeler ici même, une des affirmations devenues parmi les plus célèbres du Serviteur de Dieu Paul VI :
Le monde a plus besoin aujourd’hui de témoins que de maîtres (cf. Evangelii Nuntiandi, 41) !
Saint François d’Assise n’était pas prêtre, parce qu’il se considérait trop indigne pour le devenir ; mais sa vie parlait d’elle-même, et cette vie, en tout conforme au Seigneur Jésus, a fasciné des âmes innombrables, durant sa vie et après sa mort, en les poussant à l’imiter en suivant le Seigneur. Une des tentations les plus fréquentes pour nous tous qui sommes chrétiens, c’est précisément celle de la « double vie », c’est-à-dire faire aller de pair deux vies en parallèle : l’une qui a les apparences d’appartenir au Christ - auxquels s’adresse l’avertissement de Jésus :
Ce n’est pas celui qui me dit : Seigneur, Seigneur, qui entrera dans la Royaume des Cieux (Mathieu 7, 21)
- et une autre qui, plus ou moins en cachette, mène sa propre voie, comme si Dieu n’existait pas.

Les Apôtres ne se sont pas faits d’illusions que l’on puisse « tromper » le Seigneur avec une dévotion extérieure, ou qu’Il puisse « se contenter » du seul culte extérieur. Jésus en effet a inculqué dans l’esprit de ses disciples, la vérité indélébile de l’exigence de la conversion pour être capables de Le suivre, en menant une seule vie, celle qui est toute orientée vers la sanctification : « en vivant pour Lui » et en mourant à l’autre vie, celle qui est toute orientée vers son propre avantage « en vivant pour soi-même ».
 

 
 
Parmi les nombreux enseignements du Christ sur cette question, il est bon de méditer la parabole du semeur. Elle enseigne que c’est l’homme qui décide d’être vraiment une bonne terre, de se laisser féconder et transformer par le Seigneur ; en revanche, ce sont les pierres et les épines qui paralysent sa croissance spirituelle et humaine. Nous ne pouvons travailler que sur notre terre, en rentrant en nous-mêmes et en chassant de notre cœur, avec l’aide de la grâce, tout ce qui est ténèbre ; il ne nous est pas permis de le faire sur la terre de l’autre : aucune Maman ne peut le faire avec son propre enfant, aucun mari ne peut le faire avec son épouse, et vice versa.

Dans cette oeuvre fondamentale de conversion au Christ, dont dépend notre éternité, nous sommes « terriblement » seuls avec notre liberté, devant Dieu, qui se met de côté pour ne pas conditionner notre libre choix.
 
Dans la parabole des talents, Jésus nous fait réfléchir sur cet homme qui, avant de partir, confie ses talents à ses serviteurs et qui « après un long temps », retourne pour « régler les comptes » avec eux (cf. Mathieu 25, 14-30). Il en est de même pour nous aussi : Dieu nous a créés à son image et à sa ressemblance, il nous a donné des talents, parmi lesquels le don de la liberté ; mais au moment où nous décidons de les faire fructifier avec sa grâce, alors Il vient et il nous aide à défricher le terrain pour le rendre accueillant. Ceux qui ne veulent pas écouter le Seigneur, n’expérimenteront pas la force transformatrice de sa grâce ! Voilà pourquoi nous ne devons absolument pas sous-estimer l’incroyable possibilité de liberté qu’Il nous a laissée, une possibilité pratiquement sans limites.
 
http://www.gesuiti.it/moscati/Img2/Emmaus_Barth.jpg
 
Si les deux disciples d’Emmaüs, « repêchés » par Jésus à la vraie vie, quand ils furent parvenus à leur village ne lui avaient pas dit :
Reste avec nous car il se fait tard (Luc 24, 29),
Il aurait continué son chemin et serait passé outre. L’évangéliste Luc exprime, avec une phrase mystérieuse mais claire, cette terrible vérité :
Quand ils furent proches du village où ils se rendaient, Il fit comme s’Il devait aller plus loin (Luc 24, 28).
Cette parole, qui nous révèle comment Dieu agit avec notre liberté, mériterait d’être gravée dans notre cœur, conscients que le Seigneur marche à nos côtés pour nous former, pour nous purifier, pour nous guider… mais cela ne se fait pas de manière « automatique », parce que son Esprit Divin agit en nous dans la mesure où nous le Lui permettons.

Il faut toujours le concours de notre libre décision, en renouvelant chaque jour, avec la Sainte Vierge et avec notre vie, cette demande tellement importante : « Reste avec moi Seigneur » !

(Source : Agence Fides)


05:24 Écrit par Père Walter dans Homélies 2006-2007 (année C) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evangile, parole de dieu, ecriture, saints | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

02.11.2007

Priez pour les défunts ! Homélie

18:50 Écrit par Père Walter dans Homélies 2006-2007 (année C) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parole de dieu, ecriture, evangile, priere | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Dieu veut te parler: lectures pour la commémoration des défunts (2 novembre)

Pour la commémoration des défunts, voici, parmi d'autres choix possibles, une proposition pour les lectures de la messe : 

 

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 11, 17-27)

11
17  Quand Jésus arriva, il trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.
18  Comme Béthanie était tout près de Jérusalem - à une demi-heure de marche environ -
19  beaucoup de Juifs étaient venus manifester leur sympathie à Marthe et à Marie, dans leur deuil.
20  Lorsque Marthe apprit l'arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait à la maison.
21  Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort.
22  Mais je sais que, maintenant encore, Dieu t'accordera tout ce que tu lui demanderas. »
23  Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. »
24  Marthe reprit : « Je sais qu'il ressuscitera au dernier jour, à la résurrection. »
25  Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ;
26  et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »
27  Elle répondit : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. »

Copyright AELF - 1980 - 2006 - Tous droits réservés

 

Pour la première lecture, le psaume et la deuxième lecture cliquez 

ici 

 

Pour l'homélie, merci de patienter encore un peu.

16:27 Écrit par Père Walter dans Homélies 2006-2007 (année C) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parole de dieu, ecriture, evangile | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

01.11.2007

homélie solennité de tous les saints

 

Le jugement dernier
Fra Angelico
 
 
Mon homélie pour la Solennité de Tous les Saints est en ligne. Pour la lire, cliquez
 

05:45 Écrit par Père Walter dans Homélies 2006-2007 (année C) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : homelies, bible, ecriture, parole de dieu, saints, evangile | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

LA SAINTETE ET LA MISERICORDE

L’une des tentations les plus fréquentes pour ceux qui marchent sur la voie du Seigneur, consiste à se rendre face au péché, à ses propres tendances pécheresses, et de se convaincre que, au lieu de les combattre, il faut les intégrer dans sa propre vie. Mais le dessein de Dieu sur l’homme, comme il a été révélé en Jésus-Christ, est ce que les Pères Grecs appellent « la divinisation de la créature », c’est-à-dire la transformation dans le Christ : « Ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi » (Galates 2, 20) !
 
Toussaint 2004

 
Un concept erroné de miséricorde est souvent la cause de la débandade sur la voie de la conversion. En effet, s’il est vrai que la miséricorde divine pardonne tous les péchés au pécheur qui les confesse, il est non moins vrai qu’Elle est un feu qui veut brûler tout ce qui s’oppose à la sainteté de Dieu ! « Soyez parfaits comme est parfait votre Père qui est dans les Cieux » (Mathieu 5, 48). La Parole de Dieu ne laisse pas de place à des méprises ou à des compromis.

Le Seigneur Jésus est venu pour vaincre le péché, et ramener l’homme à l’innocence originelle, en l’appelant à une conversion continue. La conversion est authentique quand elle est quotidienne et n’est pas renvoyée au lendemain. Seul aujourd’hui nous appartient, parce qu’il pourrait ne pas y avoir de demain ! Dans le langage de Dieu, la parole « demain » n’existe pas quand il s’agit de la conversion : « Aujourd’hui si vous écoutiez sa voix, mais écoutez la voix du Seigneur » (cf, Psaume 95 - [94], 7-8 pss). Jésus veut entrer « aujourd’hui dans notre vie : « Zachée descends vite, car il me faut aujourd’hui demeurer chez toi » (Luc 19, 5).

Certes, tant que nous serons ici-bas, sur cette terre, nous serons pécheurs, mais des pécheurs qui n’aiment pas le péché et le haïssent ; des pécheurs qui se laissent sans cesse purifier par le Sang du Christ, et font pénitence pour réparer les conséquences de leurs péchés. Les Saints ont renoncé à eux chaque jour, comme Jésus le demande à chacun d’entre nous : « Et il disait à tous : si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix chaque jour, et qu’il me suive » (Luc 9, 23).

Chaque jour, il faut renoncer à ses propres tendances pécheresses ; si nous n’y renonçons pas, elles nous vaincront, et nous leur serons soumis, perdant ainsi la vraie liberté. Le péché ne rend pas plus fort : le tyran, l’arrogant, le jouisseur, l’envieux, le médisant, l’ambitieux... n’est pas un fort mais un faible qui ne s’est pas libéré, mais est prisonnier de soi-même et de ses passions.

Les Saints ont été les créatures les plus libres, parce qu’ils ont tout donné au Christ-Vérité, y compris leurs péchés ! Ils n’ont pas accordé de trêve à leur égoïsme dans ses nombreuses manifestations ; et, en en reconnaissant sa force brutale, ils ont lutté contre sans aucune compassion. On ne peut avoir de pitié avec le péché, alors que l’on doit toujours en avoir avec les pécheurs. Tout comme Jésus nous le montre dans la rencontre avec la pécheresse publique que les juifs voulaient lapider : « Moi non plus je ne te condamne pas ; va, et désormais, ne pèche plus » (Jean 8, 11).

Les Saints, face à leur fragilité et à leurs luttes, ont appris à ne pas suivre les désirs peccamineux, et ne se sont pas créés l’illusion qu’il suffisait de les confesser pour les vaincre. La confession est le premier pas ; c’est demander la grâce vitale et nécessaire ; mais le pas suivant consiste à « fuir les occasions prochaines du péché », comme nous le disons dans l’Acte de Contrition avant de recevoir l’absolution. Les Saints ont toujours dénoncé le caractère inconciliable entre le désir de Dieu et le désir du monde. Ils ont ressenti la compassion la plus grande pour le pécheur, mais une tolérance zéro popur le péché ; jamais ils ne l’ont présenté sous de beaux aspects !

Le pouvoir du péché sur l’âme ne doit pas être sous-estimé, et l’Eglise nous demande d’y renoncer totalement, comme nous le faisons en renouvelant les promesses du Baptême :
« Renoncez-vous au péché, pour vivre dans la liberté des enfants de Dieu ? Je renonce !
Renoncez-vous aux séductions du Mal, pour ne pas vous laisser dominer par le péché ? Je renonce !
Renoncez-vous à Satan, origine et cause de tout péché ? Je renonce ! ».
Le péché, tout en semblant parfois ridicule, ne doit pas être ridiculisé, autrement, il ridiculisera ceux qui ne le prennent pas au sérieux. C’est nous qui devenons ses instruments si nous n’y renonçons pas ! Le péché grave, en effet apparaît souvent même comme quelque chose d’inconsistant ; mais, en réalité, il a un pouvoir terrible sur l’homme qui se laisse broyer par lui. Le péché, en effet emprisonne l’homme dans son propre égoïsme ; en nourrissant sa propre concupiscence, il le fait se concentrer et tourner à vide sur lui-même : comme un moulin à eau qui emporte tout ce qu’il rencontre sur son parcours.

Les Saints ont cherché de toutes leurs forces à fuir la force d’attraction du péché ; ils ont été tenté de mille manières par le Malin ; certes, ils sont tombés, mais ils se sont relevés aussitôt, parce qu’ils étaient alliés avec la puissance invincible du Seigneur Jésus et de sa Très Sainte Mère qui les a toujours soutenus ! Mais en quoi consiste donc la sainteté ?
« "Ne rien placer au-dessus de l'amour du Christ". C'est en cela que consiste la sainteté, proposition valable pour chaque chrétien, et devenue une véritable urgence pastorale à notre époque » (Benoît XVI, Angélus du 10 juillet 2005).
(Source : Agence Fides)
 

03:15 Écrit par Père Walter dans Homélies 2006-2007 (année C) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saints, spiritualite, evangile, ecriture | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

28.10.2007

La justice de Dieu ou la nôtre ? - homélie

Aujourd'hui, la liturgie nous invite à réfléchir sur la justice. Comme on peut s'y attendre avec Dieu, il nous fait faire un déplacement de perspective. C'est à partir de sa justice à Lui qu'il nous faut revoir la nôtre...
 
30-T.O.C.2007.jpg
 
La justice de Dieu, c'est de ne pas faire de différences entre les hommes, nous dit Ben Sirac. La justice du pauvre c'est précisément d'attendre que Dieu lui rende justice. Nous sommes donc loin de la conception de la justice du pharisien qui se l'attribue à lui-même. Notre justice, nous montre Jésus, c'est précisément de l'attendre de Dieu. Saint Paul l'avait compris en attendant de lui la couronne de gloire du vainqueur.
Puissions-nous en ce dimanche trouver dans la prière et dans le coeur de Dieu notre consistance d'enfant du Père et n'attendre que de lui l'ajustement à son dessein d'amour.

Bonne semaine dans la clameur déjà audible de tous les saints !
 
 
Pour lire mon homélie :
 
 

11:31 Écrit par Père Walter dans Homélies 2006-2007 (année C) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evangile, ecirture, homelies | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

27.10.2007

Dieu veut te parler: Lectures du 30° dimanche du temps ordinaire, année C

Livre de Ben Sirac le Sage (Si 35, 12-14.16-18)

35
12i  Le Seigneur est un juge qui ne fait pas de différence entre les hommes.
13  Il ne défavorise pas le pauvre,
il écoute la prière de l'opprimé.
14  Il ne méprise pas la supplication de l'orphelin,
ni la plainte répétée de la veuve.
16  Celui qui sert Dieu de tout son coeur est bien accueilli,
et sa prière parvient jusqu'au ciel.
17  La prière du pauvre traverse les nuées ;
tant qu'elle n'a pas atteint son but, il demeure inconsolable.
18  Il ne s'arrête pas
avant que le Très-Haut ait jeté les yeux sur lui,
prononcé en faveur des justes et rendu justice.

30-T.O.C.2007.jpg


Psaume
(33, 2-3, 16.18, 19.23)

                R/ Un pauvre a crié : Dieu l'écoute et le sauve
02  Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
03  Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m'entendent et soient en fête !

16  Le Seigneur regarde les justes,
il écoute, attentif à leurs cris.
18  Le Seigneur entend ceux qui l'appellent :
de toutes leurs angoisses, il les délivre.

19  Il est proche du coeur brisé,
il sauve l'esprit abattu.
23  Le Seigneur rachètera ses serviteurs :
pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée
(2Tm 4, 6-8.16-18)

4
06i  Me voici déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu.
07  Je me suis bien battu, j'ai tenu jusqu'au bout de la course, je suis resté fidèle.
08  Je n'ai plus qu'à recevoir la récompense du vainqueur : dans sa justice, le Seigneur, le juge impartial, me la remettra en ce jour-là, comme à tous ceux qui auront désiré avec amour sa manifestation dans la gloire.
16  La première fois que j'ai présenté ma défense, personne ne m'a soutenu : tous m'ont abandonné. Que Dieu ne leur en tienne pas rigueur.
17  Le Seigneur, lui, m'a assisté. Il m'a rempli de force pour que je puisse annoncer jusqu'au bout l'Évangile et le faire entendre à toutes les nations païennes. J'ai échappé à la gueule du lion ;
18  le Seigneur me fera encore échapper à tout ce qu'on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer au ciel, dans son Royaume. A lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc
(Lc 18, 9-14)

18
09  Jésus dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus d'être justes et qui méprisaient tous les autres :
10  « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L'un était pharisien, et l'autre, publicain.
11  Le pharisien se tenait là et priait en lui-même : "Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes : voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain.
12  Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne."
13  Le publicain, lui, se tenait à distance et n'osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : "Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !"
14  Quand ce dernier rentra chez lui, c'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste, et non pas l'autre. Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé. »
 
Copyright AELF - 1980 - 2007 - Tous droits réservés

17:21 Écrit par Père Walter dans Homélies 2006-2007 (année C) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parole de dieu, ecriture, priere, evangile | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |