20/11/2007

Ne vous effrayez pas

Avant de réciter l'angélus avec les pèlerins réunis Place-St.Pierre, le Pape a commenté l'Evangile du jour,

une réflexion biblique de l'histoire à travers les paroles de Jésus qui invite les disciples à ne pas avoir peur des difficultés, des incompréhensions et même des persécutions, tout en persévérant dans la foi.

 
  Dans le texte de Luc, le Christ dit aux disciples :
Lorsque vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne vous effrayez pas, car il faut que cela arrive d'abord, mais ce  ne sera pas de sitôt la fin.
 
  L'Eglise - a dit Benoît XVI - vit depuis ses débuts dans le souvenir de cet avertissement, scrutant les signes des temps et mettant en garde les fidèles de messianismes récurant qui chaque fois, annoncent la fin du monde comme imminente. En réalité l'histoire doit suivre son cours qui comporte également des drames humains et des calamités naturelles. En elle se développe le dessein de salut accomplit dans le Christ par son incarnation, mort et résurrection. L'Eglise continue d'annoncer ... ce mystère par la prédication, par la célébration des sacrements et le témoignage de la charité.
 
  Acceptons l'invitation du Christ à affronter les évènements quotidiens confiants dans son amour providentiel,
s'est exclamé le Saint-Père.
N'ayons pas peur de l'avenir même s'il peut nous sembler sombre, parce que le Dieu de Jésus-Christ, qui a assumé l'histoire pour l'ouvrir à son accomplissement transcendent, en est l'alpha et l'oméga, le début et la fin. Il nous garantit que dans tout petit geste d'amour authentique, il y a tout le sens de l'univers, et celui qui n'hésite pas à perdre la propre vie pour lui, trouve la plénitude.
 
  Les personnes consacrées, dont on célèbre la journée le 21 novembre "maintiennent cette perspective vivante" a dit le Pape, rappelant tout particulièrement les ordres contemplatifs.
Le monastère, comme oasis spirituelle, indique au monde d'aujourd'hui ce qui est le plus important, et même en fin de compte,  la seule chose décisive : il existe une raison supérieure pour laquelle cela vaut la peine de vivre, c'est à dire Dieu et son amour impénétrable. La foi qui agit dans la charité est l'authentique antidote contre la mentalité nihiliste qui actuellement se diffuse toujours plus dans le monde.


  Après l'angélus, le Saint-Père a évoqué le serviteur de Dieu Antonio Rosmini béatifié dans l'après-midi à Novarra (Italie), le définissant "un grand modèle de prêtre et illustre homme de culture", profondément engagé en faveur de "la charité intellectuelle", c'est à dire la réconciliation de la raison et de la foi".
 
  Que son exemple aide l'Eglise, et plus particulièrement les communautés ecclésiales italiennes, à grandir dans la conscience que la lumière de la raison humaine et celle de la grâce deviennent source de bénédiction pour la personne et la société si elle marchent ensemble!.
(Source : VIS)
 

08:30 Écrit par Père Walter dans Homélies 2006-2007 (année C) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pape, vie de l eglise, saints | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | | | Pin it! |