09.03.2009

Benoît XVI : Message aux jeunes

VATICAN - Message du Pape Benoît XVI aux Jeunes: « Si vous vous nourrissez du Christ, chers jeunes, et vivez immergés en Lui comme l’apôtre Paul, vous ne pourrez pas ne pas parler de Lui et le faire connaître et aimer par tant de vos amis et contemporains »

 

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Rome (Agence Fides) –« Si vous vous nourrissez du Christ, chers jeunes, et vivez immergés en Lui comme l’apôtre Paul, vous ne pourrez pas ne pas parler de Lui et le faire connaître et aimer par tant de vos amis et contemporains… L’Eglise compte sur vous pour cet engagement missionnaire : que les difficultés et les épreuves rencontrées ne vous découragent pas ». C’est la consigne que le Pape Benoît XVI donne aux jeunes gens et aux jeunes filles du monde dans son Message pour la XXIV° Journée Mondiale de la Jeunesse qui aura lieu le dimanche 5 avril 2009, Dimanche des Rameaux, au niveau diocésain.

« Chers amis, comme Paul, témoignez du Ressuscité ! Faites-le connaître à tous ceux qui, parmi les jeunes et les adultes, sont en recherche de la « grande espérance » qui donne sens à leur existence. Si Jésus est devenu votre espérance, dites-le aussi aux autres avec votre joie et votre engagement spirituel, apostolique et social. Habités par le Christ, après Lui avoir répondu avec votre foi et lui avoir donné toute votre confiance, diffusez cette espérance autour de vous. Faites des choix qui manifestent votre foi : montrez que vous avez compris les pièges de l’idolâtrie de l’argent, des biens matériels, de la carrière et du succès, et ne vous laissez pas attirer par ces fausses chimères. Ne cédez pas à la logique de l’intérêt égoïste, mais cultivez l’amour du prochain et efforcez-vous de vous mettre vous-mêmes et vos capacités humaines et professionnelles au service du bien commun et de la vérité, toujours prêts à répondre "à qui vous demande raison de l’espérance qui est en vous" (1 Pi 3, 15). Le chrétien authentique n’est jamais triste, même s’il se trouve à devoir affronter diverses épreuves, parce que la présence de Jésus est le secret de sa joie et de sa paix ».

Après avoir rappelé la rencontre de Sydney au mois de juillet 2008, le chemin vers le rassemblement international prévu à Madrid en 2011, qui aura pour thème les paroles de l’Apôtre Paul « Enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi » (cf. Col 2,7) », le chemin prévoit un parcours de formation avec la réflexion en 2009 sur l’affirmation de Saint Paul : « Nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant. » (1 Tim 4, 10) et en 2010 sur la demande du jeune homme riche à Jésus : « Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » (Mc 10, 17).

A propos du thème choisi pour cette année, le Saint-Père déclare :

« La question de l’espérance, en vérité, est au centre de notre vie d’êtres humains et de notre mission de chrétiens, particulièrement à l’époque actuelle. Nous ressentons tous le besoin d’espérance, non pas d’une espérance quelconque, mais d’une espérance solide et fiable, comme j’ai voulu le souligner dans l’encyclique Spe Salvi. La jeunesse en particulier est un temps d’espérance, parce qu’elle regarde vers l’avenir avec de nombreuses attentes. Quand on est jeune, on porte en soi des idéaux, des rêves et des projets ; la jeunesse est le temps où mûrissent des choix décisifs pour le reste de la vie. Aussi, peut-être pour cette raison, est-ce la saison de l’existence où émergent avec force les questions de fond : pourquoi suis-je sur cette terre ? Quel sens a la vie ? Que sera ma vie ? Et encore : comment atteindre le bonheur ? Pourquoi la souffrance, la maladie et la mort ? Qu’y a-t-il après la mort ? Questions qui deviennent pressantes quand il faut affronter des obstacles qui parfois semblent insurmontables : difficultés dans les études, manque de travail, incompréhensions familiales, crises dans les relations avec les amis ou dans la construction d’un couple, maladie ou handicap, manque de ressources adéquates suite à la crise économique et sociale actuelle. On se demande alors : où puiser et comment tenir vivante dans notre cœur la flamme de l’espérance ? ».

« Comme je l’ai aussi écrit dans l’encyclique Spe Salvi, la politique, la science, la technique, l’économie et toute autre ressource matérielle ne sont pas suffisantes à elles seules pour offrir la grande espérance à laquelle tous aspirent. Cette espérance « ne peut être que Dieu seul, qui embrasse l'univers et qui peut nous proposer et nous donner ce que, seuls, nous ne pouvons atteindre » (n. 31). C’est pourquoi une des conséquences principales de l’oubli de Dieu est l’évident désarroi qui marque nos sociétés, avec ses dimensions de solitude et de violence, d’insatisfaction et de perte de confiance qui aboutissent fréquemment à la désespérance. Clair et fort est le rappel qui nous vient de la Parole de Dieu : "Malheureux est l’homme qui se confie dans l’homme et dont le cœur se détourne du Seigneur ! Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur" (Jr 17, 5-6). La crise de l’espérance touche plus facilement les nouvelles générations qui, dans des contextes socioculturels privés de certitudes, de valeurs et de solides références, doivent affronter des difficultés qui semblent supérieures à leurs forces ».

A ce sujet, le Saint-Père pense aux nombreux jeunes
« à tant de vos contemporains blessés par la vie, conditionnés par une immaturité personnelle qui est souvent une conséquence d’un vide familial, de choix éducatifs permissifs et libertaires, et d’expériences négatives et blessantes. Pour certains – et malheureusement ils sont nombreux – l’issue presque inévitable est la fuite aliénante vers des comportements à risque et violents, vers la dépendance de la drogue et de l’alcool, et vers tant d’autres formes de déséquilibres. Pourtant, même chez ceux qui se trouvent dans des situations difficiles parce qu’ils ont suivi de « mauvais maîtres », le désir d’un amour vrai et d’un bonheur authentique ne s’éteint pas. Mais comment annoncer l’espérance à ces jeunes ? Nous savons qu’en Dieu seul l’être humain trouve sa vraie réalisation. Le premier engagement qui nous concerne tous est donc celui d’une nouvelle évangélisation qui aide les nouvelles générations à redécouvrir le visage authentique de Dieu, qui est Amour. A vous, chers jeunes, qui êtes en recherche d’une espérance ferme, j’adresse les mêmes paroles que saint Paul adressait aux chrétiens persécutés de la Rome d’alors : "Que le Dieu de l’Espérance vous donne en plénitude, à vous qui croyez, la joie et la paix, afin que vous débordiez d’espérance par la puissance de l’Esprit Saint." (Rm 15, 13). Durant cette année jubilaire dédiée à l’Apôtre des nations, à l’occasion du bimillénaire de sa naissance, apprenons de lui à devenir des témoins crédibles de l’espérance chrétienne ».

S’arrêtant sur Saint Paul, « témoin de l’espérance », le Saint-Père rappelle qu’il se trouva « immergé dans des difficultés et des épreuves de toute sorte » mais que, toutefois, il ne perdit pas l’espérance qui était née en lui, à partir de sa rencontre avec Jésus Ressuscité, sur le chemin de Damas, où « il fut intérieurement transformé par l’Amour divin rencontré dans la personne de Jésus Christ… Pour Paul, l’espérance n’est pas seulement un idéal ou un sentiment, mais une personne vivante : Jésus Christ, le Fils de Dieu ».

« Chers jeunes, de même qu’il a rencontré un jour le jeune Paul, Jésus veut rencontrer aussi chacun de vous. Oui, avant d’être notre désir, cette rencontre est un grand désir du Christ. Mais l’un de vous pourrait me demander : comment puis-je le rencontrer, moi, aujourd’hui ? Ou plutôt, de quelle façon Lui s’approche-t-il de moi ? L’Eglise nous enseigne que le désir de rencontrer le Seigneur est déjà un fruit de sa grâce. Quand dans la prière nous exprimons notre foi, même si c’est dans l’obscurité, nous le rencontrons déjà parce qu’Il s’offre à nous. La prière persévérante ouvre notre cœur pour l’accueillir ».

Puis le Saint-Père invite les jeunes en ces termes :

« Donnez de la place à la prière dans votre vie ! Prier seul est bien, et prier ensemble est encore plus beau et plus profitable, parce que le Seigneur a assuré d’être présent là où deux ou trois sont réunis en son nom (cf. Mt 18, 20). Il y a de nombreuses façons pour se lier d’amitié avec Lui : il existe des expériences, des groupes et des mouvements, des rencontres, des itinéraires pour apprendre à prier et à grandir ainsi dans l’expérience de la foi. Prenez part à la liturgie de votre paroisse et nourrissez-vous abondamment de la Parole de Dieu et d’une participation active aux Sacrements ».

Le Message se termine en indiquant, dans ce chemin, la Vierge Marie, Mère de l’Espérance :

« Celle qui a incarné l’espérance d’Israël, qui a donné au monde le Sauveur et qui est restée ferme dans l’espérance au pied de la Croix, est pour nous un modèle et un soutien. Par-dessus tout, Marie intercède pour nous et nous guide de l’obscurité de nos difficultés à l’aube radieuse de la rencontre avec le Ressuscité ».

(Vatican, 5 mars 2009)

07.03.2009

Dieu veut te parler: Homélie 2° dimanche du Carême Année B 2009


En ce deuxième dimanche de Carême la liturgie nous propose chaque année, après le récit des tentations, celui de la transfiguration.

Six jours après…


Six jours
- après avoir évoqué pour la première fois sa passion
- après avoir rappelé ses disciples à le suivre dans le renoncement
- après la fête de Kippour (jour du Grand Pardon) : et donc le premier jour de la fête des Tentes.

La fête de Kippour est la plus importante de l’année pour les Juifs (elle est appelée Shabbat des shabbat au livre du Lévitique, 16, 31). On comprend qu’elle sert de référence dans le temps.

Kippour célèbre le jour de la repentance, de la conversion, du renoncement à soi-même dans le jeûne et la prière.

Quant à la fête des Tentes, elle fait mémoire du temps béni où le peuple, au désert, habitait sous des tentes et recevait tout de Dieu ...


Pour lire la suite :

26.02.2009

Benoît XVI invite à un carême à l’écoute de la Parole de Dieu

Le pape préside la première « station de carême » à Sainte-Sabine

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ROME, Mercredi 25 février 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI invite à un carême à l'écoute de la Parole de Dieu, pour entrer dans la « victoire » du Christ sur le péché et la mort. Un programme de carême à l'école de saint Paul.

Benoît XVI a présidé, comme c'est la tradition, la procession pénitentielle du Mercredi des Cendres sur la colline de l'Aventin, de l'église bénédictine de Saint-Anselme à la basilique Sainte-Sabine confiée aux Dominicains, à 16 h 30. Il a ensuite présidé la Messe des Cendres à Sainte-Sabine, ce qui constitue à Rome la « première station » de carême.

Avant l'imposition des cendres - au pape, par le cardinal Joseph Tomko, titulaire de la basilique, préfet émérite de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, et aux personnes de l'assemblée, par Benoît XVI et différents prêtres -, le pape a prononcé l'homélie dans laquelle il a rappelé que les Cendres sont un « signe de conversion et de pénitence ».

Mais Benoît XVI a insisté sur l'importance, pendant le carême, « d'ouvrir le cœur à l'action vivifiante de la Parole de Dieu ».

« Que le carême, qui se distingue par une écoute plus fréquente de cette Parole, par une prière plus intense, par un style de vie austère et pénitentiel, soit un stimulant à la conversion, et à l'amour sincère des frères, spécialement les plus pauvres et les plus nécessiteux ».

Plus haut dans son homélie, le pape avait rappelé les moyens que l'Eglise reconnaît pour ce chemin de conversion : « la prière, l'aumône et le jeûne ».

Le chemin du carême, disait-il d'emblée, est « illuminé par l'éclat du Mystère pascal », et les chrétiens sont appelés à le parcourir « avec décision et courage ».

Commentant les lectures de la messe de ce jour, le pape a ajouté : « La promesse de Dieu est claire : si le peuple écoute l'invitation à se convertir, Dieu fera triompher sa miséricorde et ses amis seront comblés de faveurs innombrables ».

Passant à l'Evangile, le pape a montré que « Jésus met en garde contre le ver de la vanité qui conduit à l'ostentation et à l'hypocrisie, à la superficialité et à l'auto-complaisance », il « redit la nécessité de nourrir la rectitude de cœur ».

« En même temps, il montre que le moyen pour grandir dans la pureté d'intention est de cultiver l'intimité avec le Père céleste ».

Benoît XVI s'est ensuite attardé à l'enseignement de saint Paul, en cette année qui lui est consacrée, en soulignant notammment que « Saint Paul reconnaît que tout est en lui œuvre de la grâce divine, mais n'oublie pas qu'il faut adhérer librement au don de la vie nouvelle reçue au baptême ».

Benoît XVI a insisté sur la « victoire » que le baptême constitue sur le mal : « La victoire du Christ attend que le disciple la fasse sienne, et cela se produit avant tout par le baptême, par lequel, unis à Jésus, nous sommes devenus ‘vivants, revenus d'entre les morts' ». Mais, avertit le pape, « pour que le Christ puisse règner pleinement en lui, le baptisé doit suivre fidèlement ses enseignements, ne doit jamais baisser la garde, de façon à ne pas permettre à l'adversaire de récupérer d'une certaine façon du terrain ».

Or, pour vivre de cette victoire du Christ et de cette nouvelle existence en lui, le pape souligne qu'il est « indispensable de se nourrir de la Parole de Dieu ».

Benoît XVI a conclu en invoquant saint Paul et Marie, « la Vierge de l'écoute et humble servante du Seigneur » : « Nous pourrons ainsi arriver, renouvelés dans l'esprit, à célébrer Pâques avec joie ».

Le pape a conclu la célébration vers 18 h 15.

Anita S. Bourdin

12.02.2009

Italie: Le Secret de Paul - Missionnaires comme Paul

EUROPE/ITALIE - Pendant l’Année Saint Paul, le Congrès missionnaire des jeunes sur le “secret de Paul” et le Pèlerinage à Rome des Jeunes missionnaires d’Europe, “Missionnaires comme Paul”

 

 


Rome (Agence Fides) – Pour le bimillénaire de la naissance de l’Apôtre des Gentils, le Mouvement missionnaire des jeunes a organisé un Congrès missionnaire des jeunes qui aura lieu du 30 avril au 3 mai à Assise, organisé par la Fondation de religion Missio, les Œuvres Pontificales Missionnaires, les Centres missionnaires diocésains, les Instituts missionnaires, les Communautés et associations missionnaires.

Comme l’écrit Rocco Negri, secrétaire du Mouvement missionnaire des jeunes, « à travers les moment de prières, les rapports, les groupes d’étude, la rencontre de témoins du monde entier, nous jeunes, dans les paroles de l’Apôtre Paul, nous serons invités à découvrir que le Christ est le critère d’évaluation des évènements et des choses, la fin de tout effort accompli pour annoncer l’Evangile, la grande passion qui soutient nos pas sur les routes du monde ». Les inscriptions s’arrêtent le 28 février et peuvent s’effectuer en remplissant la fiche disponible sur le site web.

« Jeunes, missionnaires comme Paul » est un autre rendez-vous de l’Année saint Paul organisé par le Secrétariat international et par l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire, qui a pour but de stimuler tous les jeunes à l’engagement concret dans l’annonce de l’Evangile dans la vie quotidienne. L’invitation à ce pèlerinage paulinien des Jeunes missionnaires de toute l’Europe, qui se retrouveront à Rome samedi 30 mai pour rencontrer le Saint Père Benoît XVI et assister à la messe dans la Basilique Saint Paul, est adressée à tous les jeunes de 8 à 14 ans, insérés dans des chemins de formation explicitement missionnaires (jeunes missionnaires d’instituts religieux, groupes de catéchismes, etc.) ou impliqués dans d’autres expériences pastorales (scouts, Action catholique…). Les inscriptions doivent être envoyées avant le 28 février, en remplissant la fiche en ligne.

A partir du mois de février 2009, quatre fiches de préparation seront envoyées à tous les jeunes inscrits pour découvrir et pour vivre d’un peu plus près, avec les animateurs, certains moments importants de la Mission de saint Paul.

(Agence Fides 10/2/2009)

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10.02.2009

Journée Mondiale du Malade: message de Benoît XVI

VATICAN - Message du Pape Benoît XVI pour la XVII° Journée Mondiale du Malade: « Notre attention se tourne particulièrement vers les enfants, les créatures les plus faibles et les plus sans défense et, à travers eux, vers les enfants malades et qui souffrent… De tous ces enfants, s’élève un cri silencieux de douleur qui s’adresse à notre conscience d’hommes et de croyants »

 

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Rome (Agence Fides) – A l’occasion de la XVII° Journée Mondiale du Malade, le 11 février 2009, qui sera célébrée au plan diocésain, le Message du Saint-Père part de l’Année de Saint Paul, et invite à méditer avec l’Apôtre des Nations sur le fait que « de même que les souffrances du Christ abondent pour nous, de même, par le Christ, abonde aussi notre consolation » (1 Cor 1, 5), et à méditer également sur « le lien spirituel avec Lourdes ».

« Cette année, notre attention se tourne particulièrement vers les enfants, les créatures les plus faibles et les plus sans défense et, à travers eux, vers les enfants malades et qui souffrent. Il y a de petits êtres humains qui portent dans leur corps le conséquences de maladies invalidantes, et d’autres qui luttent contre des maux qui sont aujourd’hui encore incurables malgré le progrès de la médecine et l’assistance de chercheurs valables et de spécialistes de la santé. Il y a les enfants blessés dans leur corps et dans leur âme suite aux conflits et aux guerres, et d’autres, qui sont victimes innocentes de la haine de personnes adultes insensées. Il y a les ‘enfants de la rue’, privés de la chaleur d’une famille et qui sont abandonnés à eux-mêmes, et les enfants mineurs profanés par des gens abjects qui en violent l’innocence, en provoquant chez eux une plaie psychologique qui les parquera pour le reste de leur vie. Nous ne pouvons pas oublier non plus le nombre incalculable d’enfants mineurs qui meurent à cause de la soif, de la faim, du manque d’assistance sanitaire, ni non plus les petits exilés et réfugiés, qui ont quitté leur terre avec leurs parents, à la recherche de conditions meilleures de vie. De tous ces enfants, s’élève un cri silencieux de douleur qui s’adresse à notre conscience d’hommes et de croyants ».

Le Saint-Père s’adresse pour cela à la communauté chrétienne « qui ne peut rester indifférente devant des situations aussi dramatiques » ; il souhaite que ‘la Journée Mondiale du Malade’ offre elle aussi aux communautés paroissiales et diocésaines, l’occasion de prendre toujours plus conscience d’être ‘famille de Dieu’, et les encourage à rendre perceptible l’amour du Seigneur, dans les villages, dans les quartiers et dans les villes ». « Le témoignage de la charité fait partie de la vie même de chaque communauté chrétienne », depuis les origines de l’Eglise, et, aujourd’hui « étant donné les conditions de l’assistance sanitaire qui ont changé, on ressent le besoin d’une collaboration plus étroite entre les professionnels de la santé qui travaillent dans les différentes institutions sanitaires, et les communautés ecclésiales présentes sur le territoire. Dans cette perspective, une Institution liée avec le Saint-Siège, comme l’est l’Hôpital Pédiatrique ‘Bambino Gesù’ manifeste toute sa valeur : l’Hôpital fête cette année ses 140 ans d’existence ».

Le Saint-Père invite ensuite à aider non seulement les petits malades, mais aussi les « noyaux familiaux touchés par la maladie d’un fils ou d’une fille », en leur apportant « le soutien d’une solidarité concrète », en créant « un climat de sérénité et d’espérance, et en faisant sentir autour d’elles une famille plus vaste de frères et de sœurs dans le Christ ».

Dans le Message, le Pape Benoît XVI rappelle fermement « la dignité absolue et suprême de toute vie humaine » et l’enseignement de l’Eglise, qui proclame sans cesse :

« La vie humaine est belle et doit être vécue en plénitude, même quand elle est faible et entourée par le mystère de la souffrance. C’est vers Jésus Crucifié que nous devons tourner notre regard : en mourant en Croix, Il a voulu partager la souffrance de toute l’humanité. Dans sa souffrance par amour, nous entrevoyons une participation suprême aux peines des petits malades et de leurs parents ».

Pour terminer, le Saint-Père exprime combien il « apprécie les organisations internationales et nationales qui prennent soin des enfants malades, en particulier dans les Pays pauvres, et leur adresse ses encouragements, ». Il en appelle aux responsables de Nations « pour que l’on renforce les lois et les mesures en faveur des enfants malades et de leurs familles ». Puis il exprime sa proximité spirituelle à tous ses frères et sœurs qui souffrent d’une maladie, et il adresse un salut affectueux à tous ceux qui les assistent. Il s’adresse enfin en ces termes aux petites malades :

« Un salut tout spécial est pour vous, chers enfants malades et souffrants : le Pape vous embrasse avec une affection paternelle ainsi que vos parents et vos familles, et il vous assure d’un souvenir spécial dans sa prière, en vous invitant à vous confier à l’aide maternelle de la Vierge Marie Immaculée que, lors du Noël qui vient de s’écouler, nous avons contemplée une fois encore quand elle serre avec joie dans ses bras le Fils de Dieu fait enfant ».

(Agence Fides, 9 février 2009)

03.02.2009

Taïwan: imiter saint Paul pour évangéliser

ASIE/TAIWAN - Lettre pastorale de la Conférence épiscopale régionale de Taiwan pour les 150 ans de l’évangélisation: imitons saint Paul pour une mission de l’évangélisation dans tous les domaines


Tai Nan (Agence Fides) – Une authentique amélioration de la formation chrétienne, une évangélisation créatrice, travailler profondément dans le quartier, une sollicitude envers le continent, prier avec dévotion: ce sont les 5 points des orientations pour l’Année jubilaire de l’évangélisation indiqués par les évêques taiwanais à la communauté catholique de l’Ile dans la Lettre pastorale de la Conférence épiscopale régionale de Taiwan.

La Lettre, signée le jour de la fête du Baptême du Seigneur, le 11 janvier 2009, est intitulée « Célébrer les 150 ans de l’Evangélisation en imitant saint Paul, pour une mission de l’évangélisation compète dans tous les domaines ». Les évêques analysent la situation sociale et ecclésiale actuelle dans quatre chapitres : 1. Douleurs et inquiétudes, joies et espérances de la population de la région de Taiwan ; 2. Année Saint Paul et Jubilé de l’évangélisation de l’Eglise de Taiwan ; 3. Orientations de l’Année Jubilaire de l’évangélisation ; 4. Conclusion. 


Dans le premier chapitre, qui analyse les aspects de la situation actuelle, les évêques ont souligné l’importance du « retour à l’Evangile du Christ, qui est l’unique voie de sortie pour que le monde puisse atteindre la plénitude selon le dessein de Dieu ». L’enseignement de saint Paul est la réponse par excellence dans un monde de plus en plus multiethnique, multiculturel et mondialisé. En outre, « se réconcilier avec Dieu, avec la Création, avec les hommes est la route que nous devons poursuivre obligatoirement ». Le second chapitre, qui parlait de l’Année Saint Paul et du Jubilé de l’évangélisation de l’Eglise de Taiwan, a rappelé la grande contribution des missionnaires, surtout dominicains. Aujourd’hui les volontaires, les fidèles laïcs, devraient être les protagonistes de la vie de l’Eglise, en sollicitant une ouverture supplémentaire de la communauté de l’île, qui « est relativement fermée ». Les évêques ont aussi proposé explicitement 5 points dans les Orientations de l’Année jubilaire de l’évangélisation, que nous avons cités au début. 


Enfin les Pasteurs de Taiwan ont exhorté tous les fidèles à lier la mission de l’Eglise à la traditionnelle célébration du Nouvel an chinois. Ils ont encouragé les fidèles à suivre l’exemple de saint Paul – « prenez le large avec courage pour pêcher » - et ont invoqué Notre-Dame Secours des Chrétiens, « modèle de tous les disciples et l’Etoile lumineuse de l’évangélisation » (Ecclesia in Asia, 51), pour que par son intercession et notre engagement « fleurissent les fruits de l’évangélisation à Taiwan ». Ils concluent la lettre, à l’occasion du nouvel an chinois, souhaitant à tous une bonne année remplie de la Grâce du Seigneur ».

 

(Agence Fides 02/02/2009)


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24.01.2009

Dieu veut te parler: lectures pour la conversion de saint Paul

1ère lecture : Saint Paul raconte sa conversion (Ac 22, 3-16)


La conversion de saint Paul, Pierre Paul Rubens


Lecture du livre des Actes des Apôtres


Paul, menacé de mort par les Juifs de Jérusalem leur parlait ainsi : « Je suis Juif : né à Tarse, en Cilicie, mais élevé ici dans cette ville, j'ai reçu, à l'école de Gamaliel, un enseignement strictement conforme à la Loi de nos pères ; je défendais la cause de Dieu avec une ardeur jalouse, comme vous le faites tous aujourd'hui.
J'ai persécuté à mort les adeptes de la Voie que je suis aujourd'hui ; je les arrêtais et les jetais en prison, hommes et femmes ;
le grand prêtre et tout le conseil des Anciens peuvent en témoigner. Eux-mêmes m'avaient donné des lettres pour nos frères et j'étais en route vers Damas : je devais faire prisonniers ceux qui étaient là-bas et les ramener à Jérusalem pour qu'ils subissent leur châtiment.
Donc, comme j'étais en route et que j'approchais de Damas, vers midi, une grande lumière venant du ciel m'enveloppa soudain.
Je tombai sur le sol, et j'entendis une voix qui me disait : 'Saul, Saul, pourquoi me persécuter ?'
Et moi je répondis : 'Qui es-tu, Seigneur ? — Je suis Jésus le Nazaréen, celui que tu persécutes.'
Mes compagnons voyaient la lumière, mais ils n'entendaient pas la voix de celui qui me parlait, et je dis : 'Que dois-je faire, Seigneur ?'
Le Seigneur me répondit : 'Relève-toi, va jusqu'à Damas, et là on t'indiquera tout ce qu'il t'est prescrit de faire.'
Comme je n'y voyais plus, à cause de l'éclat de cette lumière, mes compagnons me prirent par la main, et c'est ainsi que j'arrivai à Damas.
Or, Ananie, un homme religieux et fidèle à la Loi, estimé de tous les Juifs habitant la ville,
vint me trouver et, arrivé auprès de moi, il me dit : 'Saul, mon frère, retrouve la vue.' Et moi, au même instant, je retrouvai la vue, et je le vis.
Il me dit encore : 'Le Dieu de nos pères t'a destiné à connaître sa volonté, à voir celui qui est le Juste et à entendre la parole qui sort de sa bouche.
Car tu seras pour lui, devant tous les hommes, le témoin de ce que tu as vu et entendu.
Et maintenant, pourquoi hésiter ? Lève-toi et reçois le baptême, sois lavé de tes péchés en invoquant le nom de Jésus.'



Pour les autres lectures :

12.01.2009

Forum des Etudes Catholiques des jeunes étudiants chinois

ASIE/CHINE - La “pensée Ratzingérienne” et l’évangélisation parmi les thèmes centraux du Forum des Etudes Catholiques des jeunes étudiants chinois. Quelque 60 étudiants y ont participé

 

Pékin (Agence Fides) – “Benoît XVI avec la Chine et l’Eglise en Chine”, “S’adresser à Dieu : après le Motu Proprio de Benoît XVI”, “La pensée Ratzingérienne sur la communion et son influence sur le Concile Vatican II”, “400 ans de changement – l’inculturation” : ce sont quelques-uns des thèmes traités durant le forum des Etudes Catholiques des jeunes étudiants chinois (“Forum on Catholic Studies for Young Chinese Scholars”) qui s’est déroulé juste avant Noël à Pékin.


Parmi les autres thèmes abordés pendant le forum, rappelons aussi ‘Saint Paul et sa théologie’, ‘La foi en crise – la formation des nouvelles générations’, ‘Le rôle des structures religieuses de service social dans la société d’aujourd’hui’, ‘L’oeuvre caritative catholique et la construction d’une société harmonieuse – avec la Jinde Charities”.

Selon les propos de l’organisateur du Forum à l’Agence Fides, le directeur du “Beijing Institute for the Study of Christian Culture”, “nous sommes très touchés par la participation active au Forum. Nous avons en effet reçu l’inscription de 60 jeunes étudiants et une cinquantaine a participé entièrement aux 4 jours de débat et d’échange, présentant des thèmes très intéressants et très vastes, allant de l’histoire aux thèmes d’évangélisation, la recherche scientifique, en s’arrêtant surtout sur les aspects qui concernent la pensée de Benoît XVI, de saint Thomas, de saint Augustin… Par ailleurs, l’histoire des Instituts missionnaires (comme le CICM…), l’actualité de l’Eglise catholique ont été abordé, ainsi qu’une analyse précise de réalités particulières (Ning Xia, Beijing), l’oecuménisme, la relation entre évangélisation et société… Parmi les participants, il y avait des catholiques, des protestants, des athées, des chercheurs de grande expérience, des académiciens de haut niveau et aussi de simples étudiants universitaires. Ils venaient du continent, de Hong Kong, de la diaspora… Ils ont aussi, pendant le débat du dernier jour, offert de très nombreuses propositions utiles pour une future mission d’évangélisation dans la société. D’ici peu, nous publierons tous les textes présentés dans le Journal of Catholic Studies, un livre que nous publions périodiquement”.
(Agence Fides 09/01/2009)

31.08.2008

Dieu veut te parler: Homélie 22 T.O.A 2008 : Petit Traité de la Vraie Dévotion (Rm 12, 1-2)

Saint Paul vécut au 1er siècle, à une époque où les principales religions étaient toutes païennes. Ces religons païennes étaient basées sur la croyance en l'efficacité magique de rituels purement extérieurs, comme, par exemple, des sacrifices d'animaux. On brûlait aussi des semences, on répandait du vin, ou encore on exécutait des dances, des prières, des musiques rituelles. Mais toujours, l'efficacité du culte, le supposé pouvoir d'attirer sur l'auteur de ces actions les faveurs du faux dieu, dépendait de l'exécution exacte du rituel, un peu comme les exercices imposés lors du concours de gymnastique aux Jeux Olympiques. Si le rituel n'était pas exécuté avec exactitude, l'auteur recevait une mauvaise note. La divinité était alors censée rester indifférente, ou bien se mettre en colère.

Cette insistance exclusive sur l'exactitude des rites avait aussi contaminé les pratiques juives de l'époque. C'est pourquoi, dans ses écrits, saint Paul met constamment en garde les premiers chrétiens ...


Pour lire la suite de l'homélie :

30.08.2008

Dieu veut te parler: Lectures 22° dimanche du Temps Ordinaire A

Livre de Jérémie (Jr 20, 7-9)

20
07  Seigneur, tu as voulu me séduire, et je me suis laissé séduire ;
tu m'as fait subir ta puissance,
et tu l'as emporté.
A longueur de journée je suis en butte à la raillerie,
tout le monde se moque de moi.
08  Chaque fois que j'ai à dire la parole,
je dois crier,
je dois proclamer :
« Violence et pillage ! »
A longueur de journée, la parole du Seigneur
attire sur moi l'injure et la moquerie.
09  Je me disais : « Je ne penserai plus à lui,
je ne parlerai plus en son nom. »
Mais il y avait en moi comme un feu dévorant,
au plus profond de mon être.
Je m'épuisais à le maîtriser,
sans y réussir.



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