01.10.2011

La déception de Dieu

27 TOA ev.jpg

 

Jésus disait : « Ecoutez une autre parabole… » Première question : vous souvenez-vous decelle de dimanche dernier ? Si oui, quel est l’accueil que nous réserverons à celle-ci ?

« … Il y avait un père de famille, qui planta une vigne. Il l’entoura d’une haie, il y creusa un pressoir et y bâtit une tour. Il la confia ensuite à des vignerons, et quitta le pays. »

Tout comme la parabole de dimanche dernier, celle de ce jour traite du nouvel Israël de Dieu, qui est l’Eglise. Cette parabole a été racontée par Jésus aux alentours du Mardi Saint, soit deux jours environ avant l’institution de l’Eucharistie, sacrement de la Nouvelle Alliance en son Sang. Ce n’est donc pas sans raison qu’il est question d’une vigne, la vigne de son Père, celle qui produit le vin que Jésus va boire dans peu de temps, auprès de son Père qui est aux cieux :

« Je vous le dis : désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai avec vous du nouveau dans le royaume de mon Père. » (Mt 26, 29).

Dans la parabole, le propriétaire de la vigne est fort désireux d’entrer en possession du produit de sa vigne. Il envoie plusieurs serviteurs, et enfin son propre fils. Personne ne réussit à rapporter au propriétaire ce fameux produit de la vigne : le vin. Car il s’agit bien de vin. Tout l’indique, en particulier le pressoir. Mais ce vin possède un fumet tout particulier, un fumet un peu désagréable même : ce vin a l’odeur du sang ! Car pour n’en avoir ne fût-ce qu’une seule goutte, le propriétaire aura été obligé de sacrifier jusqu’à la vie de son propre fils ! C’est donc par le sang du fils que le propriétaire, le père de ce fils bien-aimé, pourra, un jour, et pour la toute première fois, goûter le vin de sa vigne !

« Eh bien ! quand le maître de la vigne reviendra, comment va-t-il traiter ces vignerons ? »

On lui répondit :

« Il fera périr sans pitié ces misérables : il louera sa vigne à d’autres vignerons qui lui en donneront le produit en son temps. »

Selon la réponse des interlocuteurs de Jésus, le propriétaire de la vigne enverra, après son fils, d’autres vignerons, qui, eux, lui rapporteront enfin, pour la première fois, le produit de sa vigne, ce vin tant attendu. Mais pour le propriétaire, ce vin ne pourra avoir qu’un goût amer, à cause de l’odeur du sang de son fils, toujours présente dans ses narines. Que fera donc le propriétaire de la vigne ?...Lien pour lire la suite de l'homélie

 

 

30.09.2011

Lectures 27° dimanche du Temps Ordinaire A

1ère lecture : Le Seigneur est déçu par sa vigne bien-aimée (Is 5, 1-7)

Lecture du livre d'Isaïe

27 TOA 1lec.jpg

Je chanterai pour mon ami le chant du bien-aimé à sa vigne. 

Mon ami avait une vigne sur un coteau plantureux. Il en retourna la terre et en retira les pierres, pour y mettre un plant de qualité. Au milieu, il bâtit une tour de garde et creusa aussi un pressoir. Il en attendait de beaux raisins, mais elle en donna de mauvais. 

Et maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda, soyez donc juges entre moi et ma vigne ! Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n'ai fait ? J'attendais de beaux raisins, pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ? Eh bien, je vais vous apprendre ce que je vais faire de ma vigne : enlever sa clôture pour qu'elle soit dévorée par les animaux, ouvrir une brèche dans son mur pour qu'elle soit piétinée. J'en ferai une pente désolée ; elle ne sera ni taillée ni sarclée, il y poussera des épines et des ronces ; j'interdirai aux nuages d'y faire tomber la pluie. 

La vigne du Seigneur de l'univers, c'est la maison d'Israël. Le plant qu'il chérissait, ce sont les hommes de Juda. Il en attendait le droit, et voici l'iniquité ; il en attendait la justice, et voici les cris de détresse.

23.09.2011

Commentaire de l'évangile du 26° dimanche du Temps Ordinaire A

26 TOA ev.jpgLe Père Jean-Côme About commente l'Évangile de ce dimanche 25 septembre, XXVIème dimanche du temps ordinaire. Évangile selon saint Matthieu, chapitre 21, versets 28 à 32.

Jésus disait aux chefs des prêtres et aux anciens : « Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : 'Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne.'

Écoutez Radio Vatican : >> RealAudioMP3 

Lien vers le texte

Lectures 26° dimanche du Temps Ordinaire A

 

Evangile : Se convertir non en paroles, mais en actes (Mt 21, 28-32)
 
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Aujourd'hui ne fermez pas votre coeur, mais écoutez la voix du Seigneur. Alléluia. (Ps 94, 8)

 

Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

 


26-TOA-ev.jpg
 
 
 
Jésus disait aux chefs des prêtres et aux anciens : « Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : 'Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne.' Celui-ci répondit : 'Je ne veux pas.' Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla. Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : 'Oui, Seigneur !' et il n'y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier ».

Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole. »
 
 
 

 

16.09.2011

Lectures 25° dimanche du Temps Ordinaire A

1ère lecture : « Mes pensées ne sont pas vos pensées » (Is 55, 6-9)

Lecture du livre d'Isaïe

25-TOA-1lec.jpg
 
 
 
Cherchez le Seigneur tant qu'il se laisse trouver. Invoquez-le tant qu'il est proche. Que le méchant abandonne son chemin,et l'homme pervers, ses pensées ! Qu'il revienne vers le Seigneur qui aura pitié de lui, vers notre Dieu qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et mes chemins ne sont pas vos chemins, déclare le Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus des vôtres, et mes pensées, au-dessus de vos pensées.
 
 
 

13.09.2011

On ne badine pas avec l'Amour !

 

24 TOA ev.jpg

 

Les rabbins enseignaient qu’il faut pardonner jusqu’à trois fois les offenses d’une même personne. Imaginez la perplexité de Simon Pierre, qui, plein de bonne volonté, se déclare prêt à placer la barre du pardon très haut, en la fixant à sept, quand il entend Jésus lui dire qu’il est encore très loin du compte ! Une parabole n’est pas de trop pour l’aider à revoir ses ambitions à la hausse. En écoutant cette parabole, nous comprenons avec lui que mieux vaut ne pas compter du tout, et toujours recommencer, non seulement pour « ceux qui nous doivent », mais d’abord pour nous-mêmes.

Dans notre mentalité contemporaine, les esprits les plus généreux seront sans doute moins chiches que les érudits juifs d’il y a deux mille ans, et se fixeront volontiers comme idéal le pardon incessant et donc exigeant, préconisé par Jésus.

Notre perplexité à nous sera sans doute plutôt d'entendre Jésus affirmer à la fin de la parabole :

« Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé.


C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur. »

 

Comment donc celui qui exige un pardon incessant peut-il faire preuve ensuite d’une si grande intransigeance ?...

Lien pour lire la suite de l'homélie

 

 

09.09.2011

Réflexions pour le 24° dimanche du Temps Ordinaire A

Le Père Jean-Côme About commente l'Évangile de ce dimanche 11 septembre, XXIVème dimanche du temps ordinaire. Évangile selon saint Matthieu, chapitre 18, versets 21 à 35.

24 TOA ev.jpgPierre s'approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ?

Écoutez Radio Vatican : >> RealAudioMP3 

Lire le texte

Lectures 24° dimanche du Temps Ordinaire A

Evangile : Instruction pour la vie de l'Église. Pardonner sans mesure. (Mt 18, 21-35)


Acclamation : Alléluia. Alléluia. Le Seigneur nous a laissé un commandement nouveau : "Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés." Alléluia. (cf. Jn 13, 34)

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

 

 
24-TOA-ev.jpg
 
 
 
Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu'à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois.

En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent).
Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.'
Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant : 'Rembourse ta dette !'
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai.'
Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait remboursé.
Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : 'Serviteur mauvais ! je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié.
e devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi ?'
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé.

C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son coeur. »

 

Lien vers les autres lectures

 

Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008

03.09.2011

Correction fraternelle, oui, mais avec ordre et charité, S.V.P. !

23 TOA ev.jpgLes textes de ce dimanche sont absolument déterminants pour la formation de l’Eglise, telle que Dieu la veut. La correction fraternelle y occupe une place centrale, puisque, membres de l’Eglise, nous n’en sommes pas pour autant moins personnellement pécheurs et solidaires du péché des autres. Il est donc du devoir de chaque chrétien de pratiquer la correction fraternelle. Nous sommes tous membres d’un même corps, et aucun membre de ce corps ne peut rester indifférent si un des autres membres se fait du tort gravement et cause des dégâts importants dans la vie de l’ensemble de ce corps.

 

Pour lire la suite de l'homélie

Lectures 23° dimanche du temps ordinaire Année A

1ère lecture : Le prophète est responsable de ses frères (Ez 33, 7-9)

Lecture du livre d'Ezékiel

23-TOA-1lec.jpg
 
 
La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part. Si je dis au méchant : 'Tu vas mourir', et que tu ne l'avertisses pas, si tu ne lui dis pas d'abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang. Au contraire, si tu avertis le méchant d'abandonner sa conduite, et qu'il ne s'en détourne pas, lui mourra de son péché, mais toi, tu auras sauvé ta vie. »

 

 

Lien vers les autres lectures