22.04.2011

Le Feu de la Croix du Christ

portement de croix

 

 

Une ancienne légende roumaine raconte l’histoire d’un groupe de soldats qui s’étaient perdus une nuit d’hiver dans une terrible tempête de neige. Ils ne savaient pas dans quelle direction aller, et donc ils décident de camper pour la nuit. Mais le froid mordant rendait leur petit feu presqu’inutile. Il n’y avait pas de bois, pas d’arbres, pas de clôtures. Ils savaient qu’ils mourraient de froid s’ils ne trouvaient pas du bois pour faire du feu. L’un d’entre eux se porte volontaire pour aller en chercher. Il s’éloigne et disparaît bientôt dans l’épais rideau de neige. Il arrive dans un cimetière et finit par y trouver une croix en bois. L’extrême nécessité le poussait à la prendre, mais le respect lui commandait de la laisser...

 

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02.04.2011

Commentaire de l’Intention missionnaire d'avril 2011

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« Pour qu’à travers la proclamation de l’Évangile et le témoignage de leur vie, les missionnaires sachent porter le Christ à ceux qui ne le connaissent pas encore »

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La foi chrétienne n’est pas une religion parmi d’autres

 

4 careme A ev

 

 

Notre culture a tendance à considérer que la religion relève de la sphère privée. Elle nous dit que les croyances religieuses ne sont pas objectivement vraies, comme le sont les lois scientifiques. La religion peut bien apporter un réconfort à certains, mais c’est d’un ordre purement subjectif. Tout comme certains se détendent avec une tasse de thé de tilleul, tandis que d’autres préfèrent se relaxer avec l’arôme du café, ainsi certains trouvent du réconfort dans Mohammed, d’autres en Bouddha, d’autres encore en Jésus Christ. Au fond, c’est la même chose, nous dit la culture ambiante.

C’est un point de vue assez séduisant, qui a l’apparence de la tolérance. Il est tellement séduisant que, même parmi nous qui sommes ici aujourd’hui – le petit pourcentage de catholiques du monde occidental qui vont encore à la messe – même nous, nous ne manquons pas d’être affectés par cette dévaluation de la foi chrétienne. N’est-ce pas la raison pour laquelle nous sommes si peu enclins à partager notre foi avec ceux qui nous entourent ? D’ailleurs, nous sommes embarrassés par ce que nous sommes supposés croire. Alors nous préférons ne pas en faire mention ou essayer de donner des explications. Après tout, nous disons-nous, nous ne voulons pas imposer notre foi aux autres.

Mais Mohammet n’est pas mort sur une croix pour réparer nos péchés. Il n’en avait même pas la prétention. Bouddha n’est pas ressuscité des morts pour prouver qu’il était capable de donner la vie éternelle en récompense. Il n’en avait même pas la prétention. Alors que nous approchons de la semaine la plus sainte de l’année – la "Semaine Sainte" – l’Eglise nous rappelle, une fois de plus, qui est vraiment Jésus :

 

  • -       Le « Fils de l’Homme » - le titre que donne l’Ancien Testament au Messie promis, le Sauveur du monde ;
  • -       La « Lumière du Monde » - la seule qui puisse vaincre - et qui vainc effectivement - les ténèbres du péché.

 

Voilà le message que l’Eglise nous remet en mémoire aujourd’hui, et nous en avons bien besoin, n’est-ce pas ?.

Dans l’Evangile de ce jour, Jésus revendique clairement son identité unique en paroles et en actes...

 

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05.03.2011

La foi catholique est un chemin de vie

9 TOA 1 lect.jpgIl y a deux manières erronées de comprendre la foi catholique. Premièrement, il est faux de penser que la foi est une sorte de force spirituelle par laquelle nous pourrions nous sauver. C’est une conception qui relève du Nouvel Âge, selon laquelle la foi est une manière de capter des énergies invisibles afin de pouvoir arriver à ses fins, et non de la foi catholique.

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19.02.2011

Pour les chrétiens, l’humble obéissance est une vertu

 

7 TOA ev

 

Quand Jésus dit : «  Vous avez appris qu'il a été dit », il fait clairement allusion à l’Ancien Testament, la Loi de Moïse. C’est la Loi qui conférait au peuple juif son statut particulier parmi toutes les nations de la terre, parce que c’est Dieu lui-même qui la leur avait donnée. C’est le « doigt de Dieu » qui l’avait gravée sur des tables de pierre.

 

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12.02.2011

Le ciel et l'enfer existent

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Dans l’évangile de ce jour, Jésus parle de la géhenne. Le mot est la transcription de l'hébreu Ge-Hinnon (Val de Hinnon) vallée située au sud de Jérusalem, où l'on avait pratiqué des sacrifices d'enfants en l'honneur du dieu Moloch. Quand les juifs ont décidé de mettre fin à ses pratiques, ils en ont fait un lieu d’incinération (à ciel ouvert !) des immondices. Mais le feu de ces sacrifices humains était resté le symbole du châtiment de ceux qui refusent le salut de Dieu, et la Géhenne, dans le Nouveau Testament, est synonyme de lieu de malédiction. La symbolique de la Géhenne est souvent liée à celle de l’enfer.


Le fait que le Christ fait souvent mention de l’enfer dans les évangiles a fait dire à certains critiques que l’Eglise a manipulé les hommes faibles et les superstitieux par une peur irrationnelle. Ces reproches sont totalement infondés. Les mises en garde du Christ sont celles d’un ami. Jésus sait que nous ne pouvons connaître le bonheur de l’éternité que dans l’amitié avec Dieu. Il veut ce bonheur pour tous les hommes, et donc, il nous met en garde contre tout ce qui pourrait mettre en péril ou détruire cette amitié, et finalement nous entraîner à l’éternité sans Dieu.


C’est donc une perspective vraiment très douloureuse, car l’être humain a été créé pour vivre en union avec Dieu ; l’éternité sans Dieu, c’est la frustration par excellence.


Puisque Jésus nous aime, il nous dit la vérité, même si elle est dure. Mais il y a une autre facette de cette vérité. C’est ce deuxième aspect auquel se réfère saint Paul dans la deuxième lecture de ce dimanche.

 

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06.02.2011

Benoît XVI : 'La foi n’est pas une chose du passé'

pape eveques.JPGCe samedi matin, Benoit XVI a consacré cinq nouveaux évêques au cours d’une messe solennelle en la Basilique Saint-Pierre. Parmi eux un chinois, Mgr Hon Tai-Fai, théologien salésien de Hong Kong, nommé le 23 décembre dernier secrétaire de la congrégation pour l’évangélisation des peuples, premier chinois à occuper une aussi haute fonction au sein de la curie romaine.

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05.02.2011

Notre mission est d’être sel et lumière

5 TOA ev.jpgJésus ne choisit pas ses paroles au hasard. Cela vaut aussi pour le passage de l’évangile que nous venons d’entendre. Elles font partie du célèbre Sermon sur la Montagne, qui est en quelque sorte la quintessence de tous ses sermons. Dans cette partie, il explique à ses auditeurs ce qu’il attend d’eux. C’est comme quand un entraîneur s’adresse  aux joueurs de son équipe avant le match décisif. Ici, c’est Jésus qui nous parle du jeu de la vie.

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04:52 Écrit par Père Walter dans Homélies 2010-2011 (année A) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evangile, ecriture, bible, homelies, sel, lumiere | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

02.02.2011

Benoît XVI célèbre la vie consacrée dans une société où la religion est marginalisée

vie consacree.JPGChaque année, le 2 février, fête de la présentation de Jésus au Temple, l’Eglise célèbre une journée mondiale de la vie consacrée, depuis 1997. Benoît XVI a présidé les Vêpres en la basilique Saint Pierre, ce mercredi en fin d'après-midi. 


"La Présentation de Jésus au temple constitue une icône éloquente du don total de sa propre vie pour ceux, hommes et femmes, appelés à reproduire dans l'Eglise et dans le monde les traits caractéristiques de Jésus, vierge, pauvre et obéissant, à travers les conseils évangéliques", a déclaré Benoît XVI.

Le Pape a développé trois brèves pensées pour une réflexion autour de cette fête. "En premier lieu, l'icône évangélique de la Présentation de Jésus au temple contient le symbole fondamental de la lumière. En second lieu, l'icône évangélique montre la prophétie, le don de l'Esprit Saint. Troisièmement, l'icone évangélique de la Présentation de Jésus au temple montre la sagesse de Siméon et Anne, la sagesse d'une vie entièrement consacrée à la recherche du visage de Dieu, de ses signes, de sa volonté ; une vie consacrée à l'écoute et la proclamation de sa Parole."


Benoît XVI a terminé son homélie en exhortant les personnes consacrées à se faire des témoins alors que "nous vivons aujourd'hui, surtout dans les sociétés développées, une condition souvent marquée par une pluralité radicale, par une marginalisation progressive de la religion de la sphère publique, par un relativisme qui touche aux valeurs fondamentales. Cela exige que notre témoignage chrétien soit lumineux et cohérent, et que notre effort éducatif soit toujours plus attentif et généreux. Sachez orienter, a conclu le Pape, par la sagesse de votre vie et avec confiance dans les possibilités inépuisables de la vraie éducation, l’intelligence et le cœur des hommes et des femmes de notre temps, vers la «vie bonne de l'Evangile ».


Dans le monde et hors du monde, la vie consacrée peut prendre des formes diverses et nouvelles. Cela fait trente ans que les laïcs de la communauté de l’Emmanuel existent. Michel Brulon est frère laïc consacré depuis l’année 2000 en France, il nous parle de cette vocation particulière, différente de la vocation religieuse : >> RealAudioMP3 

Des propos recueillis par Marie-Agnès Georges (Radio Vatican)

29.01.2011

La vertu que Dieu préfère

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Un jour, quelqu’un demande à saint Augustin quelles sont les trois vertus les plus importantes. Sa réponse est très significative : premièrement, répond-il, l’humilité ; deuxièmement, l’humilité ; troisièmement, l’humilité.

 

L’humilité est vraiment la vertu préférée de Dieu. C’est elle qu’il cherche en nous. C’est elle qui fonde les huit Béatitudes que nous venons d’entendre et qui constituent le résumé de tout l’enseignement de Jésus au sujet de la manière dont nous devons mener notre vie. C’est en quelque sorte le dénominateur commun : la personne qui est déclarée heureuse est celle qui n’est pas en train de penser à elle-même tout le temps.

 

Celui qui est pauvre en esprit et qui supporte volontiers la persécution se rend compte que ce n’est pas lui qui est le centre du monde, mais Dieu.

Celui qui a un cœur pur se rend compte que les autres ne sont pas là uniquement pour satisfaire ses désirs.

L’artisan de paix a le souci des besoins et des problèmes des autres.

Le miséricordieux a le souci de la souffrance d’autrui.

Celui qui pleure a le souci des dommages causés par ses péchés à l’Eglise, au monde, au prochain.

Celui qui est doux se préoccupe davantage de faire son devoir que de récolter de la reconnaissance pour ce qu’il fait.

Celui qui a soif de la justice se rend compte que sa vie sert une cause qui le dépasse.

 

Bref, ce qui sous-tend toutes les Béatitudes, c’est cette attitude fondamentale qui place Dieu et les autres avant soi-même. Il s’agit de regarder le monde au lieu d’être obnibulé par soi-même. Voilà l’humilité, le fondement de la maturité de l’homme.

 

Dieu aime cette humilité, car c’est elle qui ouvre l’âme à ses dons. Celui qui est arrogant est enfermé sur lui-même. Personne ne peut entrer chez lui, pas même Dieu, qui ne cherche qu’à le combler de ses dons.

 

Voilà pourquoi la première lecture nous montre Dieu qui appelle les humbles à chercher toujours l’humilité :

 

« Cherchez le Seigneur, vous tous, les humbles du pays qui faites sa volonté. Cherchez la justice, cherchez l’humilité. »

 

 

L’humilité se révèle surtout dans les situations tragiques. Celui qui est humble souffre, tout comme celui qui est orgueilleux, mais celui qui est humble est assez fort pour relativiser sa souffrance, à lui donner un sens. Le résultat, c’est que l’humilité rend la souffrance féconde.

 

Le cardinal Faulhaber, parmi les pasteurs les plus courageux de l’Eglise en Allemagne durant la période mouvementée de la Première Guerre Mondiale, a été un exemple frappant de cette humilité en acte...

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