17.02.2010

France: Un document épiscopal pour raviver notre espérance

En novembre 2007, l'assemblée plénière des évêques de France réunie à Lourdes avait voté la mise en place d'un groupe de travail sur « Indifférence religieuse et visibilité de l'Eglise ».

 

Mgr. Claude Dagens
source: CEF


Mgr Claude Dagens, évêque d'Angoulême, avait été élu président de ce groupe de travail, qui comptait également Mgr Jacques Blaquart, évêque auxiliaire de Bordeaux, Mgr Yves Patenôtre, archevêque de Sens, évêque d'Auxerre et évêque-prélat de la Mission de France, Mgr Pascal Wintzer, évêque auxiliaire de Poitiers. Des experts ont également participé à la réflexion de ce groupe de travail, dont le Père Jean Quris, secrétaire général adjoint de la Conférence des évêques de France, a été secrétaire.


L'évolution de ce travail a été présentée au cours des assemblées de l'année 2008 et de celle d'avril 2009. Le 3 novembre 2009, tenant compte des débats et remarques de l'assemblée, comme de consultations extérieures, Mgr Claude Dagens a introduit et présenté le rapport final. Cette introduction et le texte de ce rapport constituent le présent ouvrage : Entre épreuves et renouveaux, la passion de l'Evangile : Indifférence religieuse, visibilité de l'Eglise et évangélisation.

 

entre-epreuve-et-renouveau-la-passion-de-levangile



Ce rapport comporte trois parties : « Le paradoxe chrétien », « L'identité catholique dans la société française » et « La visibilité de l'Eglise ». A l'issue de ces chapitres, comme en conclusion, des pistes pédagogiques et pastorales sont proposées.

A travers l'ouvrage "Entre épreuves et renouveaux, la passion de l'Evangile : Indifférence religieuse, visibilité de l'Eglise et évangélisation" Mgr Dagens et le groupe de travail épiscopal, développent une démarche éthique et spirituelle : la passion de l'Evangile ne cesse d'être la source de notre vie. Un livre précieux pour faire route vers Pâques.

Nouvelle du salut annoncée aux hommes par Jésus.

En ces temps bousculés, les évêques de France, par la plume de Mgr Dagens, proposent des raisons d'avancer lucidement et fraternellement dans la pratique de l'évangélisation. Ni le durcissement identitaire, ni le mimétisme social ne sont la voie respectant le dessein de Dieu envers l'humanité. Sans occulter les souffrances de ce temps, Mgr Dagens et le groupe de travail qu'il a animé, développent une démarche éthique et spirituelle : la passion de l'Evangile ne cesse d'être la source de notre vie. Elles sont nombreuses les questions posées par l'indifférence religieuse et la visibilité de l'Eglise. Ce document invite chacun à aiguiser son attention aux signes qui attestent l'enfantement continu d'un monde délivré du mal. « L'action de l'Eglise s'enracine dans cette révélation décisive. L'Eglise est envoyée dans le monde pour participer à cet enfantement et pour en témoigner. Même quand elle est blessée, elle ne peut pas se lasser de porter ce témoignage ».

Ce rapport, présenté à l'Assemblée de Lourdes en novembre 2009, est un outil à diffuser largement. A travailler en équipes locales. A méditer ! La participation à des communautés fraternelles et apostoliques ne serait-elle pas la réponse de chacun à la visibilité sacramentelle de l'Eglise tant attendue ? Le Carême qui s'ouvre est une véritable retraite personnelle et communautaire. Puisse la Pâque de Jésus « entre épreuves et renouveaux » raviver notre élan ecclésial. Ce texte conjugue réflexion théologique, pistes pédagogiques, attitudes pastorales et invitation à la Lectio divina. Les paroisses, services, et mouvements, y trouveront de quoi exercer le discernement et nourrir l'échange. L'identité catholique, dont il est ici question, est présentée dans toute l'exigence de son déploiement dans notre société, en n'omettant aucune dimension : assumer la Tradition catholique, revaloriser l'appartenance à l'Eglise, réapprendre à parler aux autres de notre foi.

Ce livre est précieux pour faire route vers Pâques, dans la conversion des cœurs. Ne rien éluder des interrogations existentielles, mais croire qu'elles peuvent aussi être fécondes quand elles procurent aux chrétiens des raisons d'avancer. Les évêques de France appellent à témoigner d'une « espérance ouverte à Dieu, à son travail dans le monde qui prépare l'avènement du Royaume ».

Mgr Bernard Podvin
Porte-parole de la Conférence des évêques de France

 

 



 


29.01.2010

L’Église d'Haïti en détresse aidée par l’association AED

L’association Aide à l’Église en Détresse vient en secours de l’Église haïtienne. Une Église véritablement dans la détresse. La cathédrale de Port-au-Prince en ruines, l’archevêque mort dans la catastrophe et le séminaire qui s’est écroulé tuant 30 jeunes étudiants.

 

seisme1
photo Reuters


AED se mobilise pour notamment pour les 200 séminaristes jetés à la rue suite au séisme en débloquant une aide 70 000 euros après une première aide de 50 000 euros. Pour nous en parler son directeur, Marc Fromager : >>

Propos recueillis par Olivier Tosseri (Radio Vatican).

01.07.2009

Saint Paul : La complémentarité, un principe vital de la vie ecclésiale


Saint Paul : La complémentarité,
un principe vital de la vie ecclésiale

P. Hermann Geissler FSO




Le plan de Dieu avec les hommes

I. L'Eglise, Corps du Christ

L'unité dans la diversité

L'unité dans le Christ

L'unité dans la complémentarité



II. Vivre la complémentarité

« Avoir soin les uns des autres »

« Distribuant les dons à chacun en particulier »

« Pour l'utilité commune »

« Ne pas comparer, mais discerner »

« Souffrir avec - se réjouir avec »

 « Une voie excellente entre toutes »

« Portez les fardeaux les uns des autres »



http://yearofsaintpaul.files.wordpress.com/2008/06/paul-icon.jpg



 

«L'union fait la force!» comme nous l'apprend une maxime connue. De nos jours on parle souvent d'unité et de communauté. De nombreuses personnes se rendent à nouveau compte combien nous dépendons les uns des autres, combien nous avons impérativement besoin les uns des autres, combien la collaboration et l'entraide réciproques sont importantes. Cette conscience nouvelle, qui, certes, ne surgit pas partout avec la même intensité et qui va à l'encontre du penchant de maintes personnes vers l'individualisme, correspond à ce que le Créateur à déposé dans la nature humaine.


Le plan de Dieu avec les hommes

« Et Dieu créa l'homme à son image; il le créa à l'image de Dieu: il les créa mâle et femelle » (Gn 1,27). La création de la personne humaine couronne la création. Dieu a tout créé pour les hommes et l'homme a été créé pour reconnaître et aimer Dieu et pour gérer la terre en son nom, de façon responsable.

De cette grande tâche l'homme doit s'acquitter dans la complémentarité. La Bible le montre clairement avec les mots suivants: « Il n'est pas bon que l'homme soit seul; je lui ferai une aide semblable à lui » (Gn 2, 18). La femme, que Dieu façonna en la tirant d'une côte de l'homme et qu'il amena à l'homme, le faisant s'écrier plein d'admiration et d'amour : « Celle-ci cette fois est os de mes os et chair de ma chair! » Selon le plan de Dieu les hommes et les femmes doivent exister les uns pour les autres. Cette complémentarité se montre particu­lièrement dans le mariage, qui porte fruits dans les enfants et qui pose le fondement de la société. Il s'agit néanmoins d'un principe qui est d'une importance fondamentale pour la vie commune en général et à tous les niveaux.

Il est vrai que le péché originel, par lequel l'homme a perdu l'amitié avec Dieu, a sérieusement compliqué la complémentarité entre les hommes. La vie commune de l'homme et de la femme n'est plus marquée par l'harmonie originelle, mais par la concupiscence et la domination (cf. Gn 3, 16). Le lien entre les hommes n'est plus caractérisé uniquement par l'amour et le respect, il l'est aussi par l'envie et la jalousie, de sorte que Caïn tue son frère Abel (cf. Gn 4). Les hommes sont devenus orgueilleux; ils veulent construire une tour dont le sommet touche le ciel. Mais Dieu rejette leur langage. Ils ne se comprennent plus et deviennent des ennemis les uns des autres (cf. Gn 11). L'histoire entière montre combien la concorde entre les hommes et les peuples est difficile et combien il s'agit souvent plutôt d'une simple coexistence, oui, même souvent d'un état de conflit.

Dieu n'a toutefois pas abandonné les hommes après le péché originel. Il a élu la famille d'Abraham et plus tard le peuple d'Israël, pour attirer les hommes à nouveau à lui et pour leur révéler sa volonté. Quand la plénitude des temps arriva Il envoya son Fils, parce qu'Il voulut réconcilier les hommes et les rassembler dans une famille. Cette famille, c'est l'Église. Dans son sein, la complémentarité par la grâce de la Rédemption n'est non seulement possible, mais elle est aussi une source de bénédictions multiples. Cela nécessite, certes, une foi profonde et la volonté de se laisser renouveler con­tinuellement.

Dans les réflexions suivantes, qui résument l'en­seignement de l'Église sur la complémentarité, quelques conseils pratiques nous sont donnés. Nous nous lais­sons surtout guider par l'apôtre Saint Paul. En même temps nous écoutons quelques paroles de Mère Julia, Fondatrice de la Famille Spirituelle « L'Œuvre ». Elle a souvent rappelé l'importance de la complémentarité.


I. L'Eglise, Corps du Christ

Saint Paul utilise plusieurs images pour rendre le mystère de l'Église intelligible. Dans ses épîtres, il la compare à un corps, dont la tête est le Christ et dont nous, les fidèles, sommes les membres. Que signifie cette comparaison?


L'unité dans la diversité


Le corps humain est composé de différents membres qui ont des tâches différentes. « Ainsi le corps n'est pas un seul membre, mais il est formé de plusieurs. Si le pied disait: "Puisque je ne suis pas la main, je ne suis pas du corps," en serait-il moins du corps pour cela? Et si l'oreille disait: "Puisque je ne suis pas l'œil, je ne suis pas du corps," en serait-elle moins du corps pour cela? » (1 Co 12, 14-16). Cette diversité des membres est vitale pour le corps. « Si tout le corps était œil, où serait l'ouïe? S'il était tout entier ouïe, où serait l'odorat? Mais Dieu a placé chacun des membres dans le corps, comme il l'a voulu. Si tous étaient un seul et même membre, où serait le corps? Il y a donc plusieurs membres et un seul corps » (1 Co 12, 17-20). Même s'il y en a beaucoup, tous les membres du corps s'appartiennent et forment « un seul corps » (1 Co 12, 12).

L'apôtre applique ces pensées à l'Église. La diversité des membres s'y montre par la variété des peuples, des milieux, des langues et des classes: « soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres » (1 Co 12, 13). L'Eglise est ouverte à tous les hommes, races et nations. La spé­cificité des hommes n'est pas abolie, mais purifiée et sanctifiée. Dans l'Église il y a aussi une pluralité de services et de grâces que Dieu accorde dans sa bonté. Il a « établi dans l'Eglise premièrement des apôtres, deu­xièmement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont les dons de guérir, d'assister, de gouverner » (1 Co 12, 28). La plupart des membres de l'Église vivent en tant que croyants laïques au milieu du monde; certains servent l'édification du corps dans une tâche hiérarchique (pape, évêques, prêtres et diacres): d'autres sont appelés à suivre Jésus dans la vie con­sacrée; partout le Seigneur offre une plénitude de talents, de dons et de charismes, dont plusieurs sont visibles, d'autres deviennent moins visibles, mais n'en sont pas moins importants pour autant.

Cette diversité est nécessaire pour le Corps du Christ. Si l'Église excluait certains peuples, milieux ou professi­ons, elle ne serait plus vraiment catholique. Si dans son sein il n'y avait plus de fidèles laïques elle ne pourrait plus pénétrer le monde du levain de l'Evangile. Sans officiants les sacrements vitaux ne seraient plus admini­strés. Sans femmes et hommes consacrés il nous man­querait le témoignage d'une imitation radicale du Christ. Sans les dons multiples que l'Esprit de Dieu offre aux fidèles, l'Église serait plus pauvre et elle ne pourrait plus accomplir certaines tâches ou rendre tel ou tel service.

Si nous considérons cela, nous voyons que l'Église est une communauté d'une grande diversité. Cette diversité est une richesse. En même temps nous devons prendre garde à préserver l'unité dans toute la nécessaire diversité.

 

L'unité dans le Christ


Les membres du corps humain forment une unité, parce qu'ils ont la même tête et sont unifiés par elle. Cela va de même avec l'Église: le Christ « est la Tête du Corps de l'Eglise » (Col 1, 18).

Le Christ est notre Rédempteur. Saint Paul écrit: « Dieu a voulu que toute la plénitude habitât en lui; et il a voulu réconcilier par lui toutes choses avec lui-même, celles qui sont sur la terre, et celles qui sont dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix » (Col 1, 19-20). C'est sur la croix que le Seigneur nous a réconciliés avec le Père.

Les sacrements nous unissent au Christ crucifié et ressuscité dans son Corps, l'Église. Le Concile Vatican II enseigne à ce sujet: « Dans ce corps, la vie du Christ se répand dans les croyants, qui par les sacrements sont unis d'une façon mystérieuse mais réelle, au Christ souffrant et glorifié » (Lumen Gentium, 7). Cela vaut surtout pour le baptême, par lequel nous formons « un seul corps » (1 Co 12, 13) et pour l'Eucharistie par laquelle notre union avec le Christ dans son Église s'approfondit continuellement: « Le pain, que nous rompons, n'est-il pas une communion au Corps du Christ? Puisqu'il y a un seul pain, nous formons un seul corps, tout en étant plusieurs; car nous participons tous à un même pain » (1 Co 10, 16-17).

En ce sens, le prêtre prie dans la troisième prière eucharistique: "Quand nous serons nourris de ton Corps et de ton Sang et remplis de l'Esprit Saint, accorde-nous d'être un seul corps et un seul esprit dans le Christ. »

En tant que membres du Corps de l'Église - souvent très différents les uns des autres - nous pouvons toutefois être 'un' et rester unis, parce que nous sommes unis dans le Christ par l'Esprit Saint. Lui, la Tête de l'Église, est la source de notre unité. De lui nous devons toujours implorer à nouveau le don de l'unité.

 

L'unité dans la complémentarité


Les membres du Corps sont unis au Christ, mais aussi les uns avec les autres. « Car, de même que nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n'ont pas la même fonction, ainsi nous qui sommes plusieurs, nous ne faisons qu'un seul corps dans le Christ, et chacun en particulier nous sommes membres les uns des autres » (Rm 12, 4-5).

Les différents membres de l'Église ont besoin les uns des autres. C'est pourquoi saint Paul écrit: « L'œil ne peut pas dire à la main: 'Je n'ai pas besoin de toi'; ni la tête dire aux pieds: 'Je n'ai pas besoin de vous.' Au contraire, les membres du corps qui paraissent les plus faibles sont plus nécessaires » (1 Co 12, 21-22). Les membres qui paraissent insignifiants sont de grande valeur pour Dieu: « Dieu a disposé le corps de manière à donner plus de respect à ce qui est moins digne, afin qu'il n'y ait pas de division dans le corps, mais que les membres aient également soin les uns des autres » (1 Co 12, 24-25). Les membres du corps partagent leurs souffrances et leurs joies. « Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui; si un membre est honoré, tous les membres s'en réjouissent avec lui » (1 Co 12, 26).

Dans le Corps de l'Église, nous dépendons les uns des autres. Personne ne peut dire à l'autre: « Je n'ai pas besoin de toi, tu n'as pas d'importance à mes yeux. » Dieu veut que nous nous soucions les uns des autres, que nous nous soutenons et confortons, que nous portons la souffrance ensemble et que nous partageons les joies. C'est ce que nous voulons dire quand nous parlons de complémentarité.

Le pape saint Clément I écrit dans son épître aux Corinthiens (37, 4): « Il y a toujours une espèce de lien et là dedans se trouve l'utilité. » Cela apparaît si nous pensons par exemple à un orchestre. Les différents musiciens qui le forment ensemble, ne peuvent être de simples solistes. Ils doivent jouer en harmonie - chacun avec son instrument et selon ses capacités. Le niveau d'un orchestre et la valeur des musiciens dépendent de la qualité de la consonance des différents instruments. Celle-ci pose de grandes exigences. Il en va de même pour l'Église. Le pape Benoît XVI y fait allusion dans son encyclique Spe Salvi. Comme il note « Le péché est compris par les Pères comme destruction de l'unité du genre humain, comme fragmentation et division. ... Et ainsi, la 'Rédemption' apparaît vraiment comme le rétablissement de l'unité, où nous nous retrouvons de nouveau ensemble, dans une union qui se profile dans la communauté mondiale des croyants » (N° 14).

Mère Julia écrit sur l'unité et la complémentarité entre les membres de l'Église: « La lumière de la complé­mentarité est un grand don et un appel constant. »  En quoi consiste ce don de la complémentarité ? Quelles sont les attitudes requises? En quoi consistent les dangers et les tentations ?

 


II. Vivre la complémentarité

« Avoir soin les uns des autres »


Chaque homme, et encore plus chaque chrétien, a des responsabilités. Aujourd'hui l'on dit souvent que chacun doit suivre sa propre voie, surtout dans le domaine religieux ou moral. Des questions de foi ou de mœurs sont une « affaire privée », qui ne regarde personne. Chacun doit faire ce qu'il croit être bien selon sa propre conscience: l'un croit à Jésus, un autre à Buddha; l'un est contre l'avortement, un autre trouve l'interruption de grossesse légitime dans certaines situations. Et toutes ces opinions doivent être tolérées comme étant équivalentes.

Cette attitude est fausse. Elle méconnait que les questions de foi et de mœurs ne sont pas simplement des affaires subjectives où chacun peut avoir son opinion. Il y a en effet des réponses exactes à ces questions qui orientent notre vie et il y a des réponses fausses qui nous égarent. Dans la révélation, Dieu nous a offert les réponses qui nous montrent le droit chemin et nous guident vers la béatitude. La plupart de ces réponses  sont accessibles, non seulement à la foi, mais aussi à la raison.

L'opinion que la foi est une affaire privée est erronée parce qu'elle nous incite à l'individualisme et à l'in­différence: si chacun peut devenir bienheureux à sa façon, nous ne devons pas nous soucier d'autrui. En réalité nous ne sommes pas seulement responsables pour nous-mêmes, mais nous le sommes aussi pour les autres. C'est pourquoi, en tant que membres de l'Église, nous avons le devoir de prendre « également soin les uns des autres » (1 Co 12, 25). Transmettre la foi aux enfants doit être un souhait ardent des parents. Les prêtres et les consacrés doivent être intérieurement pressés à tout donner pour que le Christ puisse prendre forme dans le cœur des hommes. Et en tant que membres du Corps du Christ, nous sommes tous invités à prier les uns pour les autres, à prendre à cœur les intentions de l'Église universelle et à témoigner de la Bonne Nouvelle.

 

« Distribuant les dons à chacun en particulier »


Il existe une merveilleuse abondance de dons dans l'Église. Saint Paul évoque certains de ces dons dans la première épître au Corinthiens: par exemple le don de « sagesse », c'est-à-dire la possibilité de voir les événe­ments de la vie à la lumière du Crucifié; ensuite le don de « connaissance », le don de connaître le Christ dans l'intimité du cœur et de l'aimer; puis le don d'une foi forte, qui aide à rester fidèle dans la foi même dans les situations difficiles; enfin il y a aussi le don de guérison ou encore le don de reconnaître les signes du temps prophétiquement, de discerner les esprits etc. « Tous ces dons » c'est, comme dit l'apôtre, « le seul et même Esprit qui les produit, les distribuant à chacun en particulier, comme il lui plaît » (1 Co 12, 8-11).

L'Esprit Saint offre aussi à chacun de nous ses dons particuliers : l'un peut très bien se mettre à la place des autres; un autre se distingue par son aptitude d'en­thousiasmer les enfants et les jeunes; un autre sait comment il faut consoler les malades et les souffrants, encore un autre a de grands talents d'organisation etc. Nous devons être reconnaissants pour cette richesse de dons.

Accueillons ces dons avec empressement. Ils viennent de l'Esprit de Dieu qui les distribue comme il lui plaît. Il importe de ne pas envier les dons des autres, mais de les respecter. Mère Julia nous encourage dans ce sens: « Notre vie doit être remplie du respect de la Majesté de Dieu et de sa miséricorde, du respect des dons du Saint-Esprit, du respect du Plan de Dieu sur toute personne et du respect de la réponse de chacun exprimée par son libre choix. »

 

« Pour l'utilité commune »


Les dons que Dieu distribue aux membres du Corps du Christ ne nous sont pas offerts pour en tirer un profit personnel. Chaque don est donné « pour l'utilité commune » (1 Co 12,7). Si les hommes se croient importants à cause de leurs dons, alors ils n'ont pas compris l'essentiel. En plus ils sont injustes envers Dieu, car avec ses dons ils se glorifient eux-mêmes.

Pour bien employer nos dons nous devons être humbles et serviables. L'humilité nous rend conscients de ce que nous sommes devant Dieu: ses créatures qu'il a comblées de la richesse de sa Vie et de ses dons. La serviabilité nous aide à accueillir nos dons avec gratitude, à les développer par la foi, l'amour et le don de soi, et à les employer pour le bien des autres. En ce sens le chemin de la complémentarité est un chemin de vertus, exigeant, mais qui produit beaucoup de fruits: il nous préserve d'une vue unilatérale, d'exagérations et de jugements erronés. Sur ce chemin nous gagnons souvent du temps et ensemble nous trouvons plus rapidement des solutions. C'est un chemin sur lequel nous pouvons mûrir, nos dons peuvent s'épanouir, notre foi grandir et l'Esprit Saint peut nous combler de sa lumière. Il contribue à faire de nous une bénédiction les uns pour les autres et à être utiles les uns pour les autres, même pour les défunts à travers la prière et le saint sacrifice de la Messe.

Saint Paul nous encourage à suivre ce chemin en imitant le Christ : « Si donc il est quelque encou­ragement dans le Christ, s'il est quelque consolation de charité, s'il est quelque communauté d'esprit, s'il est quelque tendresse et quelque compassion, rendez ma joie parfaite: ayez une même pensée, un même amour, une même âme, un même sentiment. Ne faites rien par esprit de rivalité ou par vaine gloire; mais que chacun, en toute humilité, regarde les autres comme au-dessus de soi; chacun ayant égard, non à ses propres intérêts, mais à ceux des autres. » (Ph 2, 1-4).

 

« Ne pas comparer, mais discerner »


Mère Julia a dit: « Qui vit de la Lumière de Dieu ne compare pas mais discerne! » Avec cette parole elle nous rend attentifs à une attitude malsaine très répandue: la comparaison égoïste avec les autres. Celui qui compare ainsi ses propres dons avec ceux des autres, devient soit orgueilleux, s'il pense que ses dons valent plus que ceux des autres, soit envieux, jaloux ou découragé, si les dons des autres lui semblent meilleurs.

La lumière de la foi nous dit, au contraire, que tous les dons viennent de Dieu et que nous devons discerner. L'Esprit Saint offre tel don à l'un et telle qualité à l'autre. De là l'importance de nous compléter et de nous servir mutuellement avec les dons qui nous ont été attribués.

Il importe que nous employions nos propres dons dans notre famille, nos paroisses et nos communautés, avec foi et de façon engagée. Femmes et hommes, ouvriers et savants, personnes consacrées et prêtres: personne de nous ne peut tomber dans le piège de la comparaison égoïste et convoiter les dons des autres comme c'est le cas dans le féminisme radical, le cléricalisme, l'intel­lectualisme, le pragmatisme et beaucoup d'autres « ‑ismes ». Nous sommes appelés à servir avec nos propres dons, à édifier le Corps du Christ et à remplir le monde de la Bonne Nouvelle.

 

« Souffrir avec - se réjouir avec »


L'unité des membres du Corps du Christ est si grande que saint Paul peut écrire: « Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui; si un membre est honoré, tous les membres s'en réjouissent avec lui » (1 Co 12, 26).

Si d'aucuns perdent la foi ou ne pratiquent plus, si des consacrés, des prêtres ou des personnes mariées luttent avec des problèmes, si d'autres sont dévoyés du bon chemin, si certains sont touchés par de graves maladies ou par la souffrance, alors cela ne peut pas nous laisser indifférents. Parce que nous aimons l'Église et ses membres, ces situations doivent nous interpeller et nous presser à faire ce que nous pouvons pour aider les personnes concernées: par la prière confiante et pa­tiente, par sa propre fidélité, par un acte de foi, par une lettre, par exemple, à certaines personnes en détresse, par une conversation ouverte ou par d'autres gestes de participation.

Les membres de l'Eglise se distinguent aussi par la capacité de se réjouir pour les autres et avec eux. Cette capacité semble parfois moins présente que la capacité de souffrir avec les autres. Est-ce peut-être l'envie qui diminue la capacité de se réjouir sincèrement des autres?  La plus grande joie de saint Paul était que les autres puissent ouvrir leur cœur pour le Christ. C'est pourquoi il écrit aux Philippiens: « Je rends grâces à mon Dieu toutes les fois que je me souviens de vous, et dans toutes mes prières pour vous tous, c'est avec joie que je lui adresse ma prière, à cause de votre concours unanime pour le progrès de l'Evangile, depuis les pre­miers jours jusqu'à présent » (Ph 1, 3-5).

 

« Une voie excellente entre toutes »


Les dons ont une grande importance dans le Corps du Christ. Ils ne sont pourtant pas la chose la plus importante. Après avoir rappelé aux Corinthiens la nécessité d'employer les dons correctement, saint Paul écrit: « Je vais vous montrer une voie excellente entre toutes. » Cette voie c'est la charité, sans laquelle chaque don, aussi éminent qu'il soit, est sans valeur et futile.

Saint Paul décrit l'amour de façon incomparable: « La charité est patiente, elle est bonne; la charité n'est pas envieuse, la charité n'est point inconsidérée, elle ne s'enfle point d'orgueil; elle ne fait rien d'inconvenant, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s'irrite point, elle ne tient pas compte du mal; elle ne prend pas plaisir à l'injustice, mais elle se réjouit de la vérité; elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout » (1 Co 13, 4-7).

La charité rend la complémentarité facile. Elle bannit l'orgueil, l'envie et la jalousie, les plus grands ennemis de la complémentarité et elle encourage l'humilité, le respect et la serviabilité. Elle nous stimule à ne pas utiliser nos talents et nos dons pour nous-mêmes, mais pour la glorification de Dieu, l'édification de l'Église et le bien du prochain.

De saint Paul Mère Julia a appris «que la valeur de notre vie et son rayonnement surnaturel ne dépendent pas de la mesure de notre activité, mais bien plutôt de l'amour qui nous anime. C'est cet amour, infusé dans nos cœurs par l'Esprit Saint, qui nous rend capables de découvrir Dieu en tout et en tous » . L'amour aide aussi à vivre le principe de la complémentarité dans toute sa plénitude afin que la beauté et la force intérieure de l'Église rayonne et que la complémentarité soit utile pour de nombreuses personnes.

 

« Portez les fardeaux les uns des autres »


« Ensemble nous sommes plus forts ! » Si nous em­ployons nos propres talents avec empressement et nous nous aidons mutuellement dans cette voie, alors nous devenons une bénédiction les uns pour les autres. La complémentarité nous rend forts - aussi et surtout si nous faisons l'expérience de nos propres faiblesses et limites. C'est un principe qui renouvelle la vie de l'Église. Elle est une clé du bonheur des hommes car nous sommes créés pour vivre en communauté. Saint Paul nous invite à suivre le Christ sur le chemin de la com­plémentarité: « Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la parole du Christ. » (Ga 6, 2).


Agence Fides 27/6/2009; Directeur Luca De Mata


24.06.2009

LA COMMUNICATION DE L’EGLISE - RADIOS CATHOLIQUES ET NOUVELLES TECHNOLOGIES POUR LA MISSION (3)

Entretien avec Son Excellence Mgr Claudio Celli,

Président du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales

 

http://www.signis.net/IMG/jpg/celli.jpg

 

Depuis Youtube, il y a une approche différente de l'Eglise Catholique vers les nouvelles technologies : quels sont les avantages réels que les nouvelles technologies peuvent apporter à la diffusion du Message Evangélique ?

            Je crois que le Saint-Siège, et en particulier le Message du Saint-Père, ont montré la conscience du caractère positif des nouvelles technologies. Nous sommes tous conscients aussi des limites, des ambiguïtés des nouvelles technologies, mais cela n'enlève rien au jugement sur le caractère positif de Saint-Siège. Et cela implique le lien « nouvelles technologies, nouvelles relations » : aujourd'hui, de nouveaux instruments permettent de dépasser les barrières géographiques, offrent des possibilités, jamais imaginées jusque là, de connaissance et de relation. Cela aide à une vision du monde que je définirais « chrétienne », parce que, en éliminant des barrières déterminées qui continuent à exister, on perçoit vraiment que l'on appartient à une même famille. Les nouvelles technologies offrent donc de grandes possibilités : le problème, c'est de faire que ces possibilités soient au service des valeurs humaines et des contenus humains. Pour cela, la deuxième partie du Message du Pape invite à promouvoir une culture du dialogue, du respect et de l'amitié.

            En outre, les technologies ont en elles des aspects techniques, mais elles doivent avoir aussi une âme, qui lui vient des valeurs, et avant tout du dialogue et du respect pour l'autre. La grande invitation du Pape, c'est de promouvoir une culture nouvelle, et l'Eglise voit avec intérêt ces possibilités, et elle cherche à les aider le plus possible. Il faut souligner le fait que les moyens de communication apportent une grande aide, mais ne remplacent pas la communauté. Les moyens de communication peuvent créer des contacts, de la sympathie, une écoute qui peut aider à un chemin de connaissance. Mais c'est la communauté qui aide à trouver les vraies valeurs ; la technologie doit être reliée à une communauté qui accueille celui qui veut faire un certain type de chemin. Les moyens de communication ne peuvent remplacer une communauté vivante et agissante. La vie chrétienne n'est pas une idéologie qui s'apprend, mais un style de vie ; et c'est la communauté chrétienne qui aide à faire en sorte que le message puisse être expliqué dans une vie toujours plus riche.

 

Récemment, vous êtes allé en Côte-d'Ivoire : de vieilles ou de nouvelles technologies pour la Mission ? Et comment s'élimine le « digital divide », et comment aide-t-on la possibilité d'accès aux moyens de communication ?

            La rencontre avec les Evêques en Côte-d'Ivoire, et les deux rencontres suivantes avec les Evêques du Nigéria, ont été une occasion aussi pour parler des communications sociales et des nouvelles technologies. Le Nigéria a une population de plus de cent millions d'habitants, et quatre millions environ fréquentent Internet. Cela veut dire que les jeunes du monde africain, eux aussi, et surtout ceux qui ont une culture supérieure, s'ouvrent aux nouvelles technologies ; la jeunesse nouvelle, en particulier ceux qui entrent dans les Universités, sont insérés dans les problèmes de l'utilisation des nouvelles technologies. Et si, d'un côté, il ne faut pas abandonner les anciens moyens de communication, comme par exemple le papier imprimé (il suffit de penser aux petites publications des Diocèses, qui permettent aux communautés d'avoir leur expression, et de rester en contact avec les Evêques), ou la Radio - même si, en Afrique, où il existe environ deux cents Radios Catholiques, la situation est problématique de ce point de vue - se pose le problème des nouveaux moyens.

            Les anciens moyens de communication sont utiles là où il n'y a pas d'énergie électrique, là où existe le « digital divide », phénomène pour lequel de vastes secteurs de l'humanité sont laissés en dehors de l'accès aux nouvelles technologies, et qui est étroitement lié au développement : la globalisation est telle aussi par sa grande contribution offerte par les technologies de l'information ; en être en dehors, veut dire être coupés de toute possibilité de développement social et économique ; c'est pourquoi le Pape est très attentif à ce problème et en a parlé dans son Message. Actuellement, de vastes secteurs de l'humanité, les jeunes surtout, sont coupés de l'accès à l'ordinateur, à Internet, aux téléphones portables. Il y a un chemin qu'il faut aider, comprendre et soutenir. Un des problèmes que nous étudions actuellement, est celui de la « banque des programmes » : souvent, en effet, les moyens de communication ont les équipes technologiques, mais ils n'ont pas la capacité de produire des programmes valables et adaptés.

 

 

Quand on parle de nouvelles technologies, il est facile d'évoquer le binôme relatif aux jeunes : quelle est leur contribution à l'Eglise du Troisième Millénaire ?

            Le Message du Pape de 2009 s'est adressé pour la première fois à la « digital generation », en raison aussi du fait que la majorité de ceux qui, par exemple, fréquentent Youtube, sont des jeunes de 25 à 35 ans. A l'occasion du lancement de l'accord avec Youtube, un journaliste m'a demandé si, de cette manière, le Pape ne s'abaissait pas lui-même de trop. Ma réponse fut simple : avant tout, le Fils de Dieu lui-même s'est abaissé, en se faisant homme au milieu de nous, et cela, c'est l'Eglise. En deuxième lieu, le Pape désire être présent là où se trouvent les hommes, dans cet aréopage moderne ; pour cela, les jeunes peuvent vraiment apporte une contribution à cette réalité, une contribution qui soit être accueillie et comprise. L'Eglise ne peut réduire sa mission uniquement à cela ; mais je crois qu'elle doit utiliser tout ce que la technologie met à sa disposition ; l'Eglise sait en outre qu'elle est une communauté vivante, et que n'importe quel message, même annoncé avec les technologies les plus différentes et les plus modernes, doit trouver accueil dans une communauté vivante et agissante.

 

 

Comment est-il possible de faire la Mission, par la communication, la où les moyens de communication n'existent pas?

            Dans ces Pays, c'est surtout les Radios catholiques qui apportent des contribution de double nature : la première est la formation pour un développement humain intégral ; l'Eglise, dans son message d'évangélisation, a comme but aussi de former les hommes : c'est donc un message qui comprend également une dimension humaine. L'autre contribution est l'annonce de l'Evangile. Notre but aujourd'hui est de préparer des personnes qui sachent être attentives aux nouvelles technologies, et qui sachent transmettre, par ces nouvelles technologies, la vérité du message évangélique. Les moyens de communication, comme le déclare aussi le Saint-Père dans son Message, ne sont plus des seulement des instruments, mais, dans les communications modernes, ils créent une culture nouvelle ; et, l'intérêt de l'Eglise est d'être présente dans cette nouvelle culture, interactive, et multi-médiatique. Notre problème consiste à préparer des personnes qui soient, au sein de cette nouvelle culture, des instruments des valeurs humaines et évangéliques, et qui puissent imprégner, comme un levain fécond, cette nouvelle réalité humaine dans laquelle nous vivons.

 

 

Au mois de juin 2008 s'est tenu le Congrès des Radios Catholiques: quels points de réflexion et de travail ont été dégagés à cette occasion ? Qu'est-ce qui fait de la Radio un instrument aussi adapté à la Mission ?

            Dans le moment actuel, il y a une redécouverte de la Radio, parce qu'elle est plus adaptable au cheminement de l'homme ; on ne peut nier qu'elle s'adapte mieux, du point de vue formel, au mouvement de la vie de l'homme d'aujourd'hui ; on ne peut nier que la Radio doive avoir plusieurs fonctions, comme le rappelait le titre du Congrès centré sur « Identité et Mission » : d'un côté, il y a l'identité d'une Radio Catholique qui doit être annonciatrice de l'Evangile ; mais elle doit être ouverte au dialogue, ne pas parler seulement aux catholiques, mais à tout homme, surtout dans le moment actuel où l'homme expérimente ce qu'est la solitude et est à la recherche de son identité. La fonction de la Radio ne doit pas être seulement dans un but de dévotion, qui est certes une caractéristique positive, mais elle doit avoir aussi la capacité de dialogue avec ceux qui sont loin, avec ceux qui ne partagent pas ou qui ne connaissent pas l'Evangile. Pour cela, chaque Radio Catholique a une dimension possédant son propre caractère missionnaire ; elle doit être une communauté qui accueille ceux qui, par la Radio, découvrent les valeurs chrétiennes et le Christ lui-même ; les Radios Catholiques doivent avoir une dimension ouverte au dialogue, elles doivent devenir dialogue de vie avec les personnes qu'elles accueillent, jusqu'à partager les joies, les peines, les luttes des personnes. C'est là que se place la voie pour une Radio Catholique aujourd'hui.

 

 

Le jour de la fête de Saint François de Sales, Patron des journalistes, vous avez souhaité que les journalistes soient des messagers de la vérité: quelles caractéristiques doit posséder un bon communicateur? Comment arrive-t-on à la vérité ?

            Le Message pour la Journée Mondiale des Communications Sociales de l'an passé est éloquent: le Pape y parle des moyens de communication de masse qui sont à un tournant, entre protagonisme et vérité, recherche de la vérité. Je crois que non seulement les journalistes, mais que tout homme devrait exprimer dans sa vie sa forte recherche de la vérité. Et cette recherche de la vérité doit être partagée avec les autres ; cela vaut pour tout homme, et plus spécialement pour les journalistes, pour lesquels c'est un service : les grands journalistes qui ont marqué les moments de l'histoire de chaque Pays, n'ont pas fait du commérage, mais ils ont cherché la vérité, quelle qu'elle soit, et ils ont payé personnellement pour cette vérité. Il faut découvrir alors ce qu'est la Vérité : la recherche de l'homme n'est pas n'importe vérité, c'est une seule Vérité, la Vérité sur l'homme, sur son destin, sur sa signification, sur la vie de tous les jours. Cette recherche passionnée pour la vérité devrait être la caractéristique du vrai journaliste ; en outre, la mission fascinante, prenant et passionnante c'est de partager cette Vérité avec les autres, même s'il y a différents secteurs de la société qui n'aiment pas entendre la Vérité.

 

 

Qu'attendez-vous après la célébration de la Journée des Communications Sociales ?

            Les Journées des Communications Sociales veulent attirer l'attention de tous ceux qui travaillent dans le secteur sur des valeurs déterminées. Un premier résultat, nous l'avons déjà obtenu : parce que le Message est adressé principalement aux jeunes, nous avons fait entrer les jeunes dans la diffusion du Message. Cent mille jeune environ ont transmis à leurs amis, par Internet, le Message du Pape. Comme le dit le Seigneur Jésus, c'est à nous de semer, et ensuite, il faut laisser la croissance au Bon Dieu, et c'est Lui qui veillera à ce que ce Message fermente, transforme, anime la présence de l'Eglise et des hommes de bonne volonté dans ce secteur.

(fides.org)


23.06.2009

LA COMMUNICATION DE L’EGLISE - RADIOS CATHOLIQUES ET NOUVELLES TECHNOLOGIES POUR LA MISSION (2)

Le Magistère des Papes et la Communication


            La communication de l'Eglise, dans le passé, et surtout dans notre siècle, avec l'avènement de la Radio et de la Télévision, a été confiée en grande partie aux communications des Pontifes : depuis les Lettres, en passant par les Messages, les Encycliques, et jusqu'à l'Angélus, et les nombreux Messages adressées en des occasions particulières. L'Eglise a toujours été extrêmement compréhensive et attentive pour accueillir et pour s'approcher des moyens de communication, même si, souvent, comme dans le cas de Télévision d'abord, et à présent des nouvelles technologies, elle doit en apprendre les propriétés et les problèmes. A chaque époque, l'Eglise a su utiliser tout ce qui pouvait être utile à la diffusion du Message chrétien : il suffit de penser au rapport avec l'imprimerie, qui a rendu possible la diffusion de la Bible, même si ce n'était pas une période simple du point de vue religieux.


            Durant notre siècle, plusieurs Pontifes ont donné un grand élan à la communication de l'Eglise, en apportant des nouveautés significatives et durables. A la fin du 19° siècle, en 1898, il y eut les premières images cinématographiques d'un Pape, Léon XIII, repris alors qu'il se promenait dans les jardins du Vatican. Important aussi l'exemple du Pape Pie XI qui, le 12 février 1931, inaugura Radio Vatican, fondée par Guglielmo Marconi. Aujourd'hui encore, Radio Vatican est la Station de Radio du Saint-Siège ; la Radio a pour tâche d'être un instrument de communication et d'évangélisation, par la diffusion des messages du Souverain Pontife, par les informations sur le Saint-Siège et sur la vie de l'Eglise Catholique dans le monde, en aidant les fidèles dans les problèmes que présente la situation actuelle, en les éclairant avec les Enseignements et avec le Magistère de l'Eglise

            Le 2 avril 1964, avec la Lettre Apostolique Motu Proprio « In fructibus multis », le Pape Paul VI créa la Commission Pontificale pour les Communications Sociales. De cette manière, le Saint-Père donnait une suite à tout ce qui ressortait du Concile Vatican II, et à l'intuition de son Prédécesseur Jean XXIII qui, en 1959, avec le Motu Proprio « Boni Pastoris » avait donné une forme nouvelle à la Commission permanente, en faisant devenir la Commission Pontificale pour le Cinéma, la Radio et la Télévision, un Bureau stable auprès du Saint-Siège. Pendant le Concile, cette Commission prit le nom de Commission Pontificale pour les Communications Sociales, et, aujourd'hui encore - le nom est à présent Conseil Pontifical - c'est l'organisme du Saint-Siège auquel est confiée la tâche de « soutenir de manière adéquate l'action de l'Eglise et des fidèles dans les nombreuses formes de la communication, en suivant les quotidiens catholiques, les publications périodiques, les stations de Radio et de Télévision ».

            Jean Paul II, cela ne fait pas de doute, a été un Pape extrêmement communicatif : en lui, tout a été communication, à partir de ses voyages, en passant par les Journées Mondiales de la Jeunesse, jusqu'aux moments de sa maladie et de mort. Le Pontificat de Jean Paul II s'est déroulé durant la période de développement le plus grand des moyens de communication, et le Pape a bien compris l'importance de ces moyens, et la possibilité d'en faire un usage positif : sous son Pontificat, en 1983, fut créé le Centre de Télévision du Vatican (CTV), devenu ensuite en 1996, un organisme directement rattaché au, Saint-Siège, avec pour but de présenter le Magistère de Pierre par les images. Pendant le Pontificat de Jean Paul II, le « Vatican Information Service » (VIS) fut créé en 1991 : c'est un système, interne à la Salle de Presse du Saint-Siège, qui fournit, du lundi au vendredi, pendant toute l'année, et en quatre langues (italien français, anglais et espagnol), des informations sur les activités du Pape et de la Curie Romaine

            Le Pontificat du Pape Benoît XVI en est encore à ses débuts, mais l'attention pour la communication est très évidente ; en particulier l'accord avec « Youtube », grâce auquel les activités du Saint-Père pourront être suivies dans ce qui est connu comme le « site des vidéos », utilisé par ce que le Pape lui-même a appelé la « digital generation » ; c'est un canal qui contient des « videonews » sur les activités du Pape et sur les événements du Vatican, mis à jour quotidiennement, et disponible en italien, anglais, allemand et espagnol. En outre, dans son Message pour la Journée Mondiale des Communications Sociales de 2009, le Pape Benoît XVI a montré une nouvelle fois sa sensibilité envers la communication, en s'adressant en particulier aux jeunes catholiques, « pour les inviter à apporter dans le monde numérique le témoignage de leur foi ». Le Saint-Père leur déclare : « Au début de l'Église, les Apôtres et leurs disciples ont répandu la Bonne Nouvelle de Jésus dans le monde gréco-romain : comme alors, pour être fructueuse, l'Évangélisation requérait la compréhension attentive de la culture et des coutumes des peuples païens afin d'en toucher les esprits et les cœurs, de même, à présent, l'annonce du Christ dans le monde des nouvelles technologies suppose une connaissance approfondie pour une utilisation cohérente et adéquate. C'est à vous, jeunes, qui vous trouvez presque spontanément en syntonie avec ces nouveaux moyens de communication, qu'incombe, en particulier, la tâche de l'Évangélisation de ce 'continent digital' ».

(fides.org)

LA COMMUNICATION DE L’EGLISE RADIOS CATHOLIQUES ET NOUVELLES TECHNOLOGIES POUR LA MISSION (1)


Introduction


Rome (Agence Fides) - A une époque où les innovations technologiques occupent - et envahissent presque tout - une grande partie de la communication et de la vie quotidienne -, la Radio peut apparaître comme un moyen de communication vieux et démodé. Rien n'est plus erroné. En effet, la Radio, précisément, est parvenue en des temps récents à prendre une nouvelle vie et une nouvelle sève grâce à l'utilisation d'Internet. C'est donc un moyen de communication qui est toujours utilisé dans le Nord, mais aussi dans le Sud du monde, grâce au fait qu'il est un instrument utilisable simplement sans qu'il soit besoin de faire trop de dépenses, et d'avoir trop d'appareils technologiques.

            C'est un « mass medium », la Radio, fondamental, parce qu'elle véhicule ses messages en se fondant exclusivement sur l'utilisation de la parole, et sur son pouvoir évocateur et éducatif. En outre, on écoute la Radio tout en faisant d'autres choses ; elle est utilisable aussi par ceux qui sont malades, qui ne sont pas particulièrement instruits, elle entre directement dans les maisons, dans les bureaux, dans les voitures. C'est un instrument « pauvre », mais qui a de grandes possibilités : pour la seule Italie, on compte 38 millions d'auditeurs, sur une population de 55 millions environs d'habitants.

            La Radio est seulement un des nombreux moyens de communication, privilégié, tout comme le papier imprimé, que l'Eglise utilise pour communiquer  le Message par excellence, le Message chrétien. Comme le montre le thème du Message du Pape Benoît XVI pour la Journée Mondiale des Communications Sociales de cette année 2008, « Nouvelles technologies, nouvelles relations. Promouvoir une culture du respect, du dialogue, de l'amitié », l'Eglise met toute son attention aussi sur les possibilités de communication des nouvelles technologies, et Internet parmi elles. Le Message le plus important de l'histoire a été annoncé dès ses débuts par la parole, et Jésus peut se définir comme un excellent maître de communication. Pour cette raison, le milieu de la communication doit être un domaine d'intérêt et de mission pour le chrétien moderne, intelligent dans l'utilisation au, mieux des moyens (« medias ») que lui offre la réalité.

(fides.org)

03.04.2009

Message de Pâques aux guadeloupéens

« La vie a vaincu la mort, la croix a vaincu l’enfer », rappelle Mgr Hamot

 

http://www.eglise.catholique.fr/img/1-957-234x160-0/pre-jean-hamot.jpg


ROME, Vendredi 3 avril 2009 (ZENIT.org) - « La résurrection est pour notre monde une espérance », écrit Mgr Jean Hamot (photo), administrateur diocésain de Guadeloupe dans son message de Pâques aux chrétiens de l'île, après une crise qui, pendant 44 jours, a placé les guadeloupéens « au centre du monde », et qui, souligne-t-il a été pour tous « un vrai chemin de croix ». 

« Nous avons pris la route de Pâques par anticipation, le carême a commencé pour nous avant l'heure », reconnaît d'emblée Mgr Hamot dans son message. « Mais sommes-nous suffisamment à l'écoute de cette crise. Quelles seront les conséquences pour nous, pour le pays, pour l'Eglise ? » s'interroge Mgr Hamot qui invite les fidèles à regarder aujourd'hui « l'annonce de la croix comme événement de salut ». 

« La victoire de Pâques, la victoire du Christ sur le péché et la mort nous ouvre l'espérance qui ne trompe pas », souligne-t-il.  

Jésus Christ « a subi l'épreuve et il est resté fidèle. Il a fui la tentation qui le détournerait de sa mission. Il a obéi au Père, il lui a fait confiance, il s'est donné, abandonné à lui. Il s'est ouvert à l'avenir de Dieu. Il a marché dans l'espérance », rappelle-t-il. « Et dans la mort de Jésus, Dieu reconnaît en quelque sorte que nous sommes des êtres dignes de sa propre vie. Il nous invite à entrer dans son dessein qui est amour, liberté, vie, car il possède en lui le germe de vie éternelle ». 

Beaucoup de chrétiens de Guadeloupe, s'était-il félicité au début de son message, ont manifesté la présence de l'Eglise durant cette période de crise, aidant « à découvrir la souffrance de nombreux guadeloupéens à cause de la « cherté de la vie », l'importance « de développer le vivre ensemble, la solidarité » et montrant « qu'une autre Guadeloupe est possible ».  

Aujourd'hui Mgr Hamot souhaite que tous les guadeloupéens reconnaissent « la victoire de Pâques, cette victoire du Christ sur le péché et la mort », comme un temps d'ouverture à l'espérance vers l'instauration de « temps nouveaux ».  

Reprenant une citation de l'encyclique de Benoît XVI, « Sauvés dans l'espérance », l'administrateur diocésain de Guadeloupe rappelle que « le message chrétien n'est pas seulement ‘informatif'», mais « performatif », ceci signifiant, explique-t-il que « l'Evangile n'est pas uniquement une communication d'éléments que l'on peut connaître, mais une communication qui produit des faits et qui change la vie ».  

« La porte obscure du temps, de l'avenir a été ouverte toute grande. Celui qui a l'espérance vit différemment : une vie nouvelle lui a déjà été donnée »,  poursuit-il. 

« La vie a vaincu la mort, la croix a détruit l'enfer », conclut-il. « C'est la victoire, chaque fois que dans notre vie quotidienne, nous passons de la vengeance au pardon, du mensonge à la vérité, de la méchanceté à l'amitié, de l'égoïsme au partage, quand nous marchons à la suite du Christ ressuscité ». 

Isabelle Cousturié

09.03.2009

Ce lundi Benoît XVI en visite au Capitole et au Monastère de sainte Françoise Romaine

 

http://farm4.static.flickr.com/3174/2901770707_715246769c.jpg?v=0


Rome (Agence Fides) – La Salle de Presse du Saint-Siège a rendu public ce 5 mars, le programme du Pape Benoît XVI au Capitole et au Monastère de Sainte Françoise Romaine à Tor de’ Specchi le lundi 9 mars, fête liturgique de sainte Françoise Romaine.

Le Saint-Père arrivera au Capitole à 10 heures 50, et sera accueilli par le Maire de Rome. Il entrera dans la Bureau privé du Maire, se rendra sur le balcon qui donne sur les Forums romains, saluera les Assesseurs et les Fonctionnaires, et signera le Livre d’Or dans la Salle des Drapeaux. A 11 heures 30, est prévue la Séance extraordinaire du Conseil Communal, en présence du Saint-Père, qui prononcera un discours. Au terme de la Séance, le Pape Benoît XVI apparaîtra à la Loggia du Palais Sénatorial pour saluer les citoyens réunis Place du Capitole.

http://www.rome.wiebekoo.nl/ROMA%20MODERNA/Campitelli/images/Monastero_delle_Oblate.jpg

A 12 heures 30, le Saint-Père arrivera au Monastère de Sainte François Romaine Tor de’ Specchi, (photo) accueilli par S. Exc. Mgr Ernesto Mandara, Evêque Auxiliaire pour le Centre, et par Mère Maria Camilla Réa, Présidente du Monastère.


http://www.erboristeriaedaltro.com/camereciprobeb/AFFRESCO%20SANTA%20FRANCESCA%20ROMANA%20MONASTERO%20DELLE%20OBLATE.jpg

Puis le Saint-Père se rendra dans la Chapelle du Chœur pour l’adoration du Très Saint-Sacrement, et pour vénérer le corps de Sainte Françoise Romaine. Après le salut de la Présidente du Monastère, le Saint-Père prononcera au terme duquel il retournera au Vatican.


(Agence Fides, 5 mars 2009)

13.02.2009

Mexique: Les évêques face à la crise économique

AMERIQUE/MEXIQUE - Les propositions des évêques face à la crise économique : tout le monde est responsable, et tout le monde doit montrer une plus grande sensibilité

 

http://web.mac.com/riialmexico/iWeb/riial_mexico/esp_Asamblea85/B65279D7-6839-4EB4-859D-9F2506468535_files/CEM_0701.jpg


Mexico (Agence Fides) – Les évêques du Mexique ont diffusé un communiqué de presse dans lequel ils demandent à tous les secteurs de la société mexicaine un accord conjoint pour affronter la crise économique qui touche ce pays comme la plus grande partie des pays d’Amérique Latine. Ils lancent un appel à l’espérance et à la solidarité dans ce moment de crise, au début de la campagne électorale.

Pour les évêques, cette crise doit pousser toutes les instances du gouvernement à trouver les solutions opportunes “pour ne pas permettre que ne s’aggrave la situation déjà difficile de pauvreté, de chômage, d’abandon scolaire, et de découragement social vécu par la plus grande partie des familles du Mexique”.

Tout le monde est responsable et tout le monde doit montrer “une plus grande sensibilité face à ce fait, et montrer par ailleurs la maturité nécessaire pour affronter ensemble le problème financier du pays”. Il faut ensuite redoubler d’efforts “pour arrêter la violence, l’avancé du trafic de drogue, la corruption, les inégalités, le gaspillage économique et la transgression des valeurs éthiques, sociales et familiales”.

Les évêques dénoncent par ailleurs, alors qu’un nouveau processus électoral commence, le bilan économique excessif de ces campagnes et le gaspillage, évoquant l’importance de “générer une confiance supplémentaire parmi les citoyens”. C’est pourquoi les candidats doivent “éviter des promesses à l’électorat qui ne pourront pas se réaliser par la suite”, ils doivent “éviter les injures et les agressions entre eux et entre partis” et “privilégier le bien du peuple au-dessus de la lutte pour le pouvoir”.

Le communiqué se conclut par un appel à tous les baptisés à être fidèles et à manifester un témoignage cohérent de vie chrétienne face au monde, en plus de se préparer en vue du renouvellement de la consécration du pays à l’Esprit Saint que les évêques célèbreront lundi 20 avril.

Durant la conférence de presse de présentation du communiqué, les évêques ont annoncé que l’Eglise participerait au processus électoral avec un message pour inviter les citoyens à participer aux prochaines élections. Le texte sera élaboré par la Commission épiscopale pour la pastorale sociale, suite à l’Assemblée plénière du mois d’avril.

(Agence Fides 12/2/2009)

12.02.2009

Jésus-Christ fondement et source de la communion en Afrique

AFRIQUE/CÔTE D'IVOIRE - “Jésus-Christ fondement et source de notre communion” : message de conclusion de la 17e Assemblée des évêques francophones de l’Afrique de l’Ouest

 

http://membres.lycos.fr/cerao/images/titre1.JPG


Abidjan (Agence Fides) – Promouvoir la paix et le respect de la vie humaine, encourager la citoyenneté responsable et le bon gouvernement de la vie publique. Ce sont les points principaux de l’appel lancé aux responsables politiques de l’Afrique occidentale par la Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest (CERAO) dans le message de conclusion (envoyé à Fides) de la 17ème Assemblée plénière de la CERAO, qui s’est tenue à Abidjan (Côte d’Ivoire) du 2 au 9 février (cf. Fides 9/2/2009).

L'Assemblée avait pour thème: “L’Eglise famille de Dieu en solidarité pastorale organique dans l’Afrique occidentale, de la CERAO à l’ACEAO”. La CERAO, fondée en 1963, a lancé un processus d’intégration avec l’AECAWA (Association of the Episcopal Conferences of Anglophone West Africa) pour donner naissance à l’Association des Conférences épiscopales de l’Afrique occidentale (cf. 11/12/2007).

« Au terme de nos travaux - lit-on dans le message -  nous nous adressons à vous, fidèles catholiques, ainsi qu’aux autorités et responsables de nos pays, et à vous, frères et sœurs d’autres confessions et d’autres religions, aux hommes et aux femmes de bonne volonté. Nous invitons les fidèles catholiques à contempler et à accueillir le Christ Sauveur, manifestation suprême de l’Amour du Père ».

“Aux dirigeants de nos nations, aux fidèles du Christ, aux pasteurs et aux laïcs, aux hommes et aux femmes de bonne volonté, nous lançons un appel fort : travaillons pour la promotion de l’unité et de la paix dans notre région par un effort collectif soutenu par la justice sociale, par le respect du bien commun, de la répartition équitable et harmonieuse des biens ; défendons avec fermeté le respect de la vie humaine qui reste sacrée dès sa conception. La personne humaine est créée à l’image de Dieu et sa dignité est inviolable ; encourageons la citoyenneté responsable en utilisant les droits civils pour favoriser l’organisations d’élections libres et transparentes, leur déroulement pacifique et le respect du verdict des urnes ; soyons exigeants avec nous-mêmes et exigeons de nos dirigeants un vrai esprit de service et un bon gouvernement pour un développement vrai et solidaire de nos pays ».

Parmi les initiatives organisées par l’Eglise catholique dans les pays de l’Afrique occidentale il y a la création d’une Université catholique étendue à toute la région. Un fait qui a été salué positivement par les évêques : « L’institution de l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO) répond à la mission d’enseignement des évêques de la CERAO et aux attentes des fidèles et de la population. Avec sa formule originale d’une Université unique, placée dans plusieurs localités, l’UCAO est présente dans les pays de la CERAO à travers ses unités universitaires. Nous nous réjouissons de l’ouverture de sept unités universitaires dans sept pays : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire (Abidjan), Guinée Conakry, Mali, Sénégal et Togo. Nous adressons tous nos vœux à la huitième Unité Universitaire qui ouvrira prochainement à Yamoussoukro (Côte d’Ivoire) ».

http://www.parishofstluke.net/photos/maps/Africa.gif

Font partie de la CERAO les évêques du Bénin, Burkina Faso, Cap Vert, Coste d'Ivoire, Guinée, Guinée Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo.

(Agence Fides 10/2/2009)