09.12.2007

Espérer dans un monde en panne d'espérance

2 Avent A 2007v

Spe salvi facti sumus : dans l'espérance nous avons été sauvés, dit saint Paul aux Romains et à nous aussi (Rm 8, 24).
    C'est par ces mots, qu'il emprunte à la lettre aux Romains, que Benoît XVI commence sa dernière encyclique. De cette même lettre aux Romains, nous venons d'entendre dans la liturgie de ce jour un autre passage, qui se trouve au chapitre 15 :

Frères, tout ce que les livres saints ont dit avant nous est écrit pour nous instruire, afin que nous possédions l’espérance grâce à la persévérance et au courage que donne l’Écriture.

    Selon saint Paul, l'Écriture est donc la source de l'espérance, grâce à la persévérance et au courage qu'elle nous donne. J'attire votre attention là-dessus, car en ce moment se prépare encore un évènement majeur dans la vie de l'Église, à savoir le prochain Synode des évêques... Pour lire la suite il suffit de cliquer sur ce lien :
 
 
 

28.11.2007

L'anneau des cardinaux : la Croix

VATICAN - Le Pape Benoît XVI remet aux Cardinaux l’anneau portant la Croix: « Il sera toujours pour vous une invitation à vous rappeler de quel Roi vous êtes les serviteurs, sur quel trône Il a été élevé, et comment Il a été fidèle jusqu’au bout pour vaincre le péché et la mort »

Cette année, la Solennité du Christ Roi de l’Univers, couronnement de l’année liturgique, est enrichie par l’accueil dans le Collège des Cardinaux de 23 nouveaux membres que, selon la tradition, j’ai invité aujourd’hui même à concélébrer avec moi l’Eucharistie. À chacun d’eux, j’adresse mon salut cordial, en l’étendant avec une affection fraternelle à tous les Cardinaux présents.
Le Saint-Père a commencé en ces termes l’homélie de la Messe concélébrée avec les 23 nouveaux Cardinaux, dans la Basilique Saint-Pierre, le 25 novembre, Solennité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Roi de l’Univers.

Reprenant les lectures de la liturgie du jour, la Pape a déclaré :
Nous nous trouvons comme en présence d’une fresque imposante avec trois grande scènes : au centre, la Crucifixion, selon le récit de l’évangéliste Luc ; d’un côté, l’onction royale de David par les Anciens d’Israël ; de l’autre, l’hymne christologique par lequel Saint Paul commence la Lettre aux Colossiens. La figure du Christ domine l’ensemble, l’unique Seigneur, devant lequel nous sommes tous frères.
Le Saint-Père a souligné ensuite la nécessité de
partir de l’événement central : la Croix. Là, le Christ manifeste sa Royauté singulière… Jésus révèle sa propre gloire en restant là, sur la Croix, comme Agneau Immolé. En Jésus Crucifié, se produit la plus grande révélation de Dieu possible en ce monde, parce que Dieu est Amour, et la Mort en Croix de Jésus est le plus grand acte d’amour de toute l’histoire.
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 L'anneau des cardinaux : la Croix avec la Vierge Marie et saint Jean
 
Sur l’anneau cardinalice que le Saint-Père a remis aux nouveaux membres du Sacré Collège, est représentée la Crucifixion :
Cela, chers Frères, nouveaux Cardinaux, sera toujours pour vous une invitation à vous rappeler de quel Roi vous êtes les serviteurs, sur quel trône Il a été élevé et comment Il a été fidèle jusqu’au bout pour vaincre le péché et la mort, par la force de la miséricorde divine. De la sorte, en portant l’anneau cardinalice, vous êtes constamment invités à donner votre vie pour l’Église.
La scène de l’onction royale de David, racontée dans la première lecture, évoque la dimension « corporative » de la royauté.
Les Anciens d’Israël vont à Hébron, scellent un pacte d’alliance avec David, en déclarant qu’ils se considèrent unis à lui, et qu’ils veulent former avec lui une seule chose… Si nous reportons cette figure au Christ, il me semble que cette même profession d’alliance se prête très bien à devenir vôtre, chers Frères Cardinaux. Vous aussi… vous pouvez dire à Jésus : "Nous nous considérons comme étant tes os et ta chair" (2 Sam 5, 1). Nous T’appartenons, et, avec Toi, nous voulons former une seule chose. C’est Toi le Pasteur du Peuple de Dieu, Tu es le Chef de l’Eglise (cf. 2 Samuel 5, 2). Durant cette solennelle Célébration Eucharistique, nous voulons renouveler notre pacte avec Toi, notre amitié, parce que c’est seulement dans cette relation intime et profonde avec Toi, Jésus notre Roi et Seigneur, que prennent sens et valeur la dignité qui nous a été conférée et la responsabilité qu’elle comporte.
L’hymne christologique de la Lettre aux Colossiens suscite des sentiments de joie et de gratitude,
par le fait que le Royaume du Christ n’est pas quelque chose que l’on entrevoit de loin, mais qu’il est une réalité dont nous sommes appelés à faire partie, dans laquelle nous avons été ‘transférés’, grâce à l’œuvre rédemptrice du Fils de Dieu… Par la mort en Croix du Fils, Dieu a réconcilié avec soi toute créature… Nous sommes de nouveau devant la Croix, événement central du mystère du Christ. Dans la vision paulinienne, la Croix est encadrée à l’intérieur de l’économie tout entière du salut, où la royauté de Jésus se déploie dans toute son ampleur cosmique… L’Église est dépositaire du mystère du Christ : elle l’est en toute humilité et sans une ombre d’orgueil ou d’arrogance, parce qu’il s’agit du don le plus grand qu’elle a reçu sans aucun mérite, et quelle est appelée à offrir gratuitement à l’humanité à chaque époque, comme horizon plein de signification et de salut… C’est là, de manière particulière, notre tâche, vénérés Frères Cardinaux : annoncer au monde la vérité du Christ, espérance pour tout homme et pour la famille humaine tout entière.
Pour terminer, le Saint-Père a voulu donner un dernière consigne aux Cardinaux :
Vous avez consacré votre vie au service de l’Église, et à présent vous êtes appelés à prendre en son sein une tâche de la plus haute responsabilité… La prière pour la paix et pour l’unité constitue votre mission première et principale, afin que l’Eglise soit ‘solide et compacte’, signe et instrument d’unité pour le genre humain tout entier.
(Source : Agence Fides)


Le texte de l’homélie du Saint-Père se trouve en italien sur ce site



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25.11.2007

Dieu veut te parler: homélie Christ Roi

La liturgie de ce jour met un point d'orgue à notre année liturgique, et nous donne à contempler le chemin parcouru depuis la royauté de David...

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Jésus met fin à la royauté en Israël pour inaugurer un règne nouveau, une royauté non de ce monde, mais s'étendant sur l'univers entier. Il n'y a qu'un malfaiteur crucifié comme lui qui a pressenti ce mystère. "Avec moi"... Jésus introduit un nouveau style : la royauté participative.
 
L'onction baptismale devient le signe de cette participation. Avec lui, en lui, par le baptême, nous sommes faits prêtres, prophètes et rois.
 
Puissions-nous en ce dimanche nous inspirer de ce tableau offert par saint Luc d'un Roi crucifié et humilié pour entrer dans le règne nouveau de l'amour plus fort que la dérision et la mort.

Bon dimanche, bonne semaine dans le silence déjà palpable de l'Avent d'une nouvelle année et d'une naissance à toujours célébrer.

(Source : évangile-et-peinture)
 
 Mon homélie du Christ Roi est par ici :
 
 

24.11.2007

Dieu veut te parler: Lectures du 33° dimanche du temps ordinaire, année C - Christ Roi de l'Univers

Christ Roi de l'Univers 

 
Deuxième livre de Samuel (2S 5, 1-3)

5
01  Toutes les tribus d'Israël vinrent trouver David à Hébron et lui dirent : « Nous sommes du même sang que toi !
02  Dans le passé déjà, quand Saül était notre roi, tu dirigeais les mouvements de l'armée d'Israël, et le Seigneur t'a dit : 'Tu seras le pasteur d'Israël mon peuple, tu seras le chef d'Israël.' »
03  C'est ainsi que tous les anciens d'Israël vinrent trouver le roi à Hébron. Le roi David fit alliance avec eux, à Hébron, devant le Seigneur. Ils donnèrent l'onction à David pour le faire roi sur Israël.


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Lien vers les autres lectures :
 
 

 

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20.11.2007

Ne vous effrayez pas

Avant de réciter l'angélus avec les pèlerins réunis Place-St.Pierre, le Pape a commenté l'Evangile du jour,

une réflexion biblique de l'histoire à travers les paroles de Jésus qui invite les disciples à ne pas avoir peur des difficultés, des incompréhensions et même des persécutions, tout en persévérant dans la foi.

 
  Dans le texte de Luc, le Christ dit aux disciples :
Lorsque vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne vous effrayez pas, car il faut que cela arrive d'abord, mais ce  ne sera pas de sitôt la fin.
 
  L'Eglise - a dit Benoît XVI - vit depuis ses débuts dans le souvenir de cet avertissement, scrutant les signes des temps et mettant en garde les fidèles de messianismes récurant qui chaque fois, annoncent la fin du monde comme imminente. En réalité l'histoire doit suivre son cours qui comporte également des drames humains et des calamités naturelles. En elle se développe le dessein de salut accomplit dans le Christ par son incarnation, mort et résurrection. L'Eglise continue d'annoncer ... ce mystère par la prédication, par la célébration des sacrements et le témoignage de la charité.
 
  Acceptons l'invitation du Christ à affronter les évènements quotidiens confiants dans son amour providentiel,
s'est exclamé le Saint-Père.
N'ayons pas peur de l'avenir même s'il peut nous sembler sombre, parce que le Dieu de Jésus-Christ, qui a assumé l'histoire pour l'ouvrir à son accomplissement transcendent, en est l'alpha et l'oméga, le début et la fin. Il nous garantit que dans tout petit geste d'amour authentique, il y a tout le sens de l'univers, et celui qui n'hésite pas à perdre la propre vie pour lui, trouve la plénitude.
 
  Les personnes consacrées, dont on célèbre la journée le 21 novembre "maintiennent cette perspective vivante" a dit le Pape, rappelant tout particulièrement les ordres contemplatifs.
Le monastère, comme oasis spirituelle, indique au monde d'aujourd'hui ce qui est le plus important, et même en fin de compte,  la seule chose décisive : il existe une raison supérieure pour laquelle cela vaut la peine de vivre, c'est à dire Dieu et son amour impénétrable. La foi qui agit dans la charité est l'authentique antidote contre la mentalité nihiliste qui actuellement se diffuse toujours plus dans le monde.


  Après l'angélus, le Saint-Père a évoqué le serviteur de Dieu Antonio Rosmini béatifié dans l'après-midi à Novarra (Italie), le définissant "un grand modèle de prêtre et illustre homme de culture", profondément engagé en faveur de "la charité intellectuelle", c'est à dire la réconciliation de la raison et de la foi".
 
  Que son exemple aide l'Eglise, et plus particulièrement les communautés ecclésiales italiennes, à grandir dans la conscience que la lumière de la raison humaine et celle de la grâce deviennent source de bénédiction pour la personne et la société si elle marchent ensemble!.
(Source : VIS)
 

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17.11.2007

Dieu veut te parler: Lectures du 33° dimanche du temps ordinaire, année C

Livre de Malachie (Ml 3, 19-20)

3
19  Voici que vient le jour du Seigneur, brûlant comme une fournaise. Tous les arrogants, tous ceux qui commettent l'impiété, seront de la paille. Le jour qui vient les consumera, déclare le Seigneur de l'univers, il ne leur laissera ni racine ni branche.
20  Mais pour vous qui craignez mon Nom, le Soleil de justice se lèvera : il apportera la guérison dans son rayonnement.
 
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Pour les autres lectures :
 
 

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16.11.2007

Évêques du Mexique: 84° assemblée plénière

AMERIQUE/MEXIQUE - Appel des évêques pour les sinistrés de Tabasco et Chiapas au début de l’Assemblée Plénière : “dans cette tragédie un appel à l’unité et à la solidarité, une opportunité d’agir comme des frères"

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Les évêques du Mexique célèbrent cette semaine (du 12 au 16 novembre) la 84e Assemblée Plénière dont l’objectif est d’approfondir la Conférence d’Aparecida, afin de solliciter la nouvelle évangélisation au Mexique, la conversion des animateurs pastoraux, la dimension missionnaire comme essentielle à l’être de l’Église, et la responsabilité des Commissions épiscopales dans la structure actuelle de la CEM.

Les travaux se sont ouverts par une eucharistie solennelle concélébrée dans la Basilique nationale de Guadalupe, présidée par le Nonce apostolique, Mgr Christophe Pierre, qui a rappelé durant son homélie tous les frères sinistrés dans les zones de Tabasco et Chiapas. Puis il a affirmé que le plus grand défi pour l’Église du Mexique est
d’être un signe vivant de la présence de Dieu dans la réalité humaine, pour annoncer l’Évangile au monde d’aujourd’hui avec sa culture qui change.
Selon le Nonce
l’Église doit entrer de manière urgente dans une attitude missionnaire pour offrir aux hommes d’aujourd’hui la vérité du salut que seul le Christ, parce qu’il est Dieu, nous apporte.
Ceci constitue un grand défi dans
un monde tenté par l’indifférence et le matérialisme et dans lequel beaucoup de mouvements religieux et des sectes présentent une religion qui prétend répondre aux besoins les plus immédiats des personnes, mais qui réduit la personne du Christ à une idole.
Il a rappelé en outre que
l’Église sera missionnaire si chacun de ses membres a une forte conscience du besoin d’annoncer l’Évangile où elle vit, pour transformer la réalité et établir le Règne de Dieu.

Mardi 13, les travaux se sont ouverts par la salutation et le message du président de la Conférence épiscopale mexicaine, Mgr Carlos Aguiar Retes, évêque de Texcoco, qui a manifesté son espérance que se produisent des fruits abondants afin que la Grande Mission Continentale soit le centre des activités pastorales des diocèses.
 
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Puis Mgr Benjamín Castillo Plasencia, évêque de Tabasco, et Saúl de Jesús Solís, directeur de Caritas Tabasco, ont présenté les chiffres officiels du désastre à Tabasco et la contribution de l’Église catholique.
 
Les évêques réunis en Assemblée ont publié un communiqué sur la situation à Chiapas et à Tabasco
où la présence de pluies et d’inondations atypiques ont provoqué la douleur, la destruction et la mort.
Les catholiques - poursuit le communiqué - sont appelés à voir dans cette tragédie un appel à l’unité et à la solidarité, une occasion de nous sentir et d’agir comme des frères, spécialement des plus nécessiteux, de ceux qui souffrent.
Elle constitue de plus une occasion
pour nous unir et montrer à nouveau au monde le Mexique solidaire, capable de dépasser ses divisions politiques, ses rancoeurs et ses conflits sociaux, pour chercher les formes de collaborer à la reconstruction de cette région du pays qui souffre et demande notre aide.
Les évêques relancent une nouvelle fois l’appel à réaliser une collecte nationale pour les frères sinistrés.
Nous continuons à rendre présente notre solidarité, en plus de nous unir par la prière avec nos frères touchés,
conclut le communiqué.
 
(Source : Agence Fides)
 
 
Lire aussi :
 
 

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L'inquiétude du coeur humain

Si notre bonheur dépendait seulement des créatures ou des choses créées, il tomberait inévitablement dans la relativité, temporaire, passagère ; toute joie liée à l’aujourd’hui, précisément au moment où on la vit, passe avec le temps qui l’emporte avec soi. Il n’en reste qu’un vague souvenir … passé ! L’homme vit souvent de souvenirs beaux, mais brisés par le temps, et d’espérances d’un avenir meilleur qui ne se réalise jamais comme on le désire, et qui, souvent, au contraire, se change en un présent chargé de tristesse nostalgique, parce que l’on ne parvient jamais à atteindre ce bien immense qui s’appelle : bonheur !

Quand le Seigneur Jésus parle dans l’Évangile de Sa joie, de Son Amour et de Sa paix, il nous révèle le secret du bonheur, qui consiste à posséder les biens éternels, qui durent dans le temps, parce qu’ils sont donnés par Lui. Ces dons impérissables, nous devrions les écrire avec les lettres majuscules pour les distinguer des biens terrestres qui, en revanche, passent et touchent à leur fin.
 
La Joie, l’Amour et la Paix sont des biens immuables parce qu’ils proviennent du Seigneur de la Vie, qui est l’Alpha et l’Oméga, c’est-à-dire le Principe et l’Accomplissement de l’existence de toute créature et de la création tout entière. « Jésus-Christ est le même, hier, aujourd’hui et toujours » (Hébreux, 13, 8), et Lui seulement, le Fils de Dieu descendu du Ciel, peut donner à l’homme les biens éternels, comme il l’a révélé à ses apôtres avant de retourner à la Maison du Père : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne » (Jean 14, 27), « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite » (Jean 15, 11).

Les créatures humaines, précisément parce qu’elles sont créées à l’image et à la ressemblance de Dieu qui est éternel, sont assoiffées de biens durables : de joies et d’amours qui ne finissent pas, d’espaces infinis et d’instant illimités … Le plus grand malheur qui puisse arriver à l’homme, c’est de chercher ces biens parmi les choses d’ici-bas, parmi les amours de ce monde qui, pour beaux et grands qu’ils puissent être, restent toujours comme une goutte par rapport à l’océan sans limites de l’Amour de Dieu, qui fait vivre dans Sa gloire et dans son bonheur céleste les anges et les bienheureux du Paradis.

Si nous ne nous convertissons pas au Seigneur qui rend les Saints heureux, nous ne réussirons pas à nous libérer de notre homme extérieur en faveur de notre homme intérieur ; notre « vue » intérieure ne se développera pas et restera aveuglée par l’apparence ; notre « ouïe » intérieure sera abasourdie par les rumeurs du monde et sourde aux choses de Dieu ; nous irons en conséquence demander l’aumône de porte à porte, d’un événement à un autre événement, d’une créature à une autre créature … quelque miette de bonheur, altérée par le monde, dispersée çà et là, qui ne pourra jamais combler notre cœur : « Tu nous a créés pour toi, Seigneur, et notre cœur est inquiet, tant qu’il ne repose pas en toi » (Saint Augustin).

Dieu a laissé l’empreinte de son existence, de son amour infini et éternel, dans la soif insatiable de bonheur qui se trouve dans notre cœur ; mais, pour reconnaître Dieu, nous avons besoin de rencontrer Jésus qui nous révèle le véritable Visage du Père, qui est la Vérité de nos soupirs et de nos désirs les plus profonds de Vie et de Joie sans fin. Personne ne peut aimer la mort, ayant été créé pour la vie éternelle. Personne n’aime la tristesse parce qu’il est créé pour la joie éternelle. Personne n’aime le néant, parce qu’il est créé pour l’être ! Seule la grâce du Christ peut restaurer dans l’homme l’ordre originel voulu par Dieu, les hiérarchies des valeurs et des dons, bouleversés par le péché.

C’est le péché qui est le véritable ennemi de l’homme. Il se présente come une « lave » qui se dégage du cœur de l’homme qui, parce qu’il a cédé aux passions, devient un « volcan » en éruption ; une « lave » qui partout où elle s’écoule apporte la mort : « Car c’est du dedans du cœur des hommes que sortent les desseins pervers : débauches, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, ruse, impudicité, envie, diffamation, orgueil, déraison » (Marc 7, 21-23).
 
Seul le Seigneur Jésus a le pouvoir d’arrêter cette « lave », de détruire le péché qui oriente l’homme vers la terre et le détache du Ciel. Voilà pourquoi les enfants, dans la candeur de leur âge et sans la malice du péché, perçoivent la fascination de Jésus quand on Le leur annonce ; aucun d’eux ne se fait ennemi de Dieu en choisissant ce qui est immonde, parce que leur cœur est libre des passions et désire le bien.

Combien d’hommes, malheureusement, s’obstinent à affirmer que le péché n’existe pas, ne fait pas de mal, est un incident inévitable de parcours … Cette manière de penser permet à la « lave » de continuer à couler dans la vallée, en rendant l’existence humaine plus pesante. Si, dans le cœur du chrétien, s’affaiblit le désir de la confession sacramentelle, la cendre du péché le met lui aussi dans le brouillard, et le regard de son âme devient opaque. De la sorte, il ne voit plus le contraste énorme qui existe entre le « blanc » d’une vie vécue dans la grâce de Dieu, et le « noir d’une vie vécue dans le péché qui n’a pas été remis ; il entrevoit une grisaille qui l’entoure, qui semble inoffensive mais est au contraire mortelle !

Au milieu de ce paysage lunaire, d’une vie qui soit grise ou noire, le Seigneur ne se rend pas, et, de temps à autre, dans la mesure où la liberté humaine le lui permet, il fait sentir cette vérité éternelle qui invite avec douceur : « Ne pas sortir de toi, rentre en toi-même ; la vérité habite dans ton homme intérieur, et, en t’apercevant que la nature humaine est changeante, tu te transcendes toi-même… Cherche donc à arriver là où la lueur de la raison reçoit la lumière » (Saint Augustin).
 
(Source : Agence Fides)
 

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11.11.2007

Dieu veut te parler: Homélie du 32° dimanche du temps ordinaire, année C

Lectures du 32° dimanche du temps ordinaire C

 
    Cette année, le 32° dimanche du Temps Ordinaire coïncide avec le 11 novembre, date qui a marqué notre mémoire collective par la fin de la Grande Guerre avec ses millions de morts. En parcourant en voiture certaines régions de France pendant les grandes vacances, j'ai été frappé par les cimetières qui longent la route : non seulement des cimetières où sont ensevelis des Français mais aussi des cimetières anglais, canadiens, étatsuniens, etc...

  Lisez la suite en cliquant ici
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10.11.2007

Dieu veut te parler: Lectures du 32° dimanche du temps ordinaire, année C

Psaume (Ps 16, 1.3ab, 5-6, 8.15)

              
R/ Le jour viendra, Seigneur, où je m'éveillerai en ta présence
01  Seigneur, écoute la justice ! +
Entends ma plainte, accueille ma prière :
mes lèvres ne mentent pas.
3a  Tu sondes mon coeur, tu me visites la nuit,
3b  tu m'éprouves, sans rien trouver ;

05  j'ai tenu mes pas sur tes traces :
jamais mon pied n'a trébuché.
06  Je t'appelle, toi, le Dieu qui répond :
écoute-moi, entends ce que je dis.

08  Garde-moi comme la prunelle de l'oeil ;
à l'ombre de tes ailes, cache-moi,
15  Et moi, par ta justice, je verrai ta face :
au réveil, je me rassasierai de ton visage.

32-T.O.C.2007.jpg
 
 
Pour les autres lectures de ce 32° dimanche, cliquez ici 
 
L'homélie est sera en ligne sur

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