24.06.2010

Etats-Unis : l'avortement régresse dans l’opinion publique

Aux Etats-Unis, depuis mai 2010, les Américains se disent de plus en plus "pro-life". Une enquête Gallup menée récemment estime à 47% les pro-vie, contre 45% les pro-avortement.

 

 

foetus


Ces statistiques confirment une évolution récente : "l'étiquette pro-vie bat l'étiquette pro-choix" pour la troisième fois consécutive depuis mai 2009. Avant cette date, les sondages effectués depuis 1995 par Gallup montraient une augmentation constante du nombre d'Américains se disant pro-avortement. Seuls 33% des Américains se déclaraient pro-vie en 1995.

Cette enquête montre que c’est principalement les femmes et les moins de trente ans qui sont pro-vie. En 2000, 15% des 18-29 ans affirmaient la nécessité de rendre illégal l’avortement en toutes circonstances. Aujourd’hui, c’est 23% de cette tranche d’âge qui veulent rendre l'IVG hors-la-loi.


Le choix pro-vie s’explique, outre les raisons politiques, par une éducation qui prône l’abstinence et le mariage, ce qui exclue en grande partie l'avortement. A cela s’ajoute le développement et l’amélioration des moyens utilisés pour connaitre l’enfant avant sa naissance, comme l'explique Kelsey Hazzard, président de
Secular Pro Life : "Ma génération a vu ses propres images d’échographies, et celles de ses frères et sœurs [...] Il est donc difficile de nous faire avaler le slogan 'les foetus sont juste un amas de cellules' ".

Un sondage d'août 2009 indique que le nombre de personne estimant que l’avortement devrait être illégal quelles que soient les circonstances a légèrement augmenté (1%) par rapport a 2008. Toutefois, suivant un sondage CBS News/New York Times d'avril 2010, 58% des américains estiment toujours que l’arrêt Roe v. Wade, qui reconnait l’avortement comme un droit constitutionnel, est "une bonne chose".

Slate.fr (Jessica Grose, traduit par Peggy Sastre) 23/06/10

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01.06.2009

La corruption et le Sida, au cœur du message de Benoît XVI à l’Afrique du Sud

Lettres de créance du nouvel ambassadeur près le Saint-Siège


ROME, Vendredi 29 mai 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI a salué, le 29 mai au Vatican, le « dynamisme » de l'Afrique du Sud dans sa lutte contre la corruption, invitant les « responsables civils » à s'assurer qu'elle soit « soutenue avec impartialité ».

Dans le discours qu'il a remis au nouvel ambassadeur d'Afrique du Sud près le Saint-Siège, George Johannes, le pape a rappelé combien l'Eglise « prend au sérieux son rôle dans la campagne contre la diffusion du Sida » en prônant la fidélité et l'abstinence.

Le pape a évoqué la « pauvreté persistante et le manque de service de base et de possibilité d'emploi » dans certaines régions d'Afrique du Sud, qui suscitent « d'autres problèmes, dont la violence et l'insécurité, l'abus de substances toxiques, les tensions ethniques et la corruption ». « L'angoisse et l'agressivité causées par la pauvreté, par le chômage et la désagrégation des familles rendent encore plus urgente la nécessité que le gouvernement fasse face à ces difficultés ».

« Le peuple d'Afrique du Sud a fait preuve d'un grand courage et de sagesse pour affronter les injustices du passé », a ajouté le Saint-Père. « Je suis confiant que dans la lutte actuelle contre la pauvreté et la corruption, ce courage et cette sagesse prévaudront de nouveau ».

Benoît XVI a aussi expliqué que « la corruption a pour effet de décourager les initiatives commerciales et les investissements, en plus de retirer aux personnes toute illusion ». « Le dynamisme que l'Afrique du Sud a introduit dans la lutte contre celle-ci est donc extrêmement important et doit être reconnu et accueilli par chaque citoyen », a-t-il insisté.

Le pape a aussi affirmé : « Il revient particulièrement aux responsables civils d'assurer que la lutte pour éradiquer la corruption soit soutenue avec impartialité et accompagnée du respect pour un pouvoir judiciaire indépendant et le développement constant d'une force de police hautement professionnelle ».

Enfin, Benoît XVI s'est exprimé sur le Sida. « L'Eglise prend au sérieux son rôle dans la campagne contre la diffusion du Sida » en encourageant « la fidélité à l'intérieur du mariage et l'abstinence en dehors » du mariage. « Elle offre en même temps une grande assistance au niveau pratique aux personnes affectées par cette maladie sur votre continent et dans le monde entier », a-t-il ajouté.

Le nouvel ambassadeur, George Johannes, est né le 24 novembre 1945. Il a entrepris une carrière diplomatique en 1997, remplissant notamment la charge de conseiller et vice-haut commissaire de l'ambassade d'Afrique du Sud à Londres (1997-2002) ; directeur du département auprès du ministère des Affaires étrangères (2002-2005) ; ministre conseiller à l'ambassade de Berlin (2005-2008). Il est actuellement ambassadeur en Suisse où il réside.