05/01/2009

Témoins du Christ assassinés en 2008

 

LISTE DES AGENTS PASTORAUX,

PRETRES, RELIGIEUX, RELIGIEUSES ET LAÏCS ASSASSINES DURANT L’ANNEE 2008


« … comme aux commencements, aujourd'hui aussi le Christ a besoin d'apôtres prêts à se sacrifier eux-mêmes. Il a besoin de témoins et de martyrs comme saint Paul: autrefois violent persécuteur des chrétiens, lorsque sur le chemin de Damas il tomba à terre ébloui par la lumière divine, il passa sans hésitation du côté du Crucifié et il le suivit sans regret. Il vécut et travailla pour le Christ; pour Lui, il souffrit et il mourut. Combien son exemple est aujourd'hui d'actualité! »

(Homélie du Pape Benoît XVI, 28 juin 2007, à Saint-Paul Hors-les-Murs)


 

Rome (Agence Fides) – Comme chaque année l’Agence Fides publie la liste des agents pastoraux qui ont perdu la vie de manière violente durant l’année 2008. D’après les informations en notre possession, cette année, sont été assassinés Mgr Paulos Faraj Rahho, Archevêque chaldéen de Mossoul en Irak, 16 prêtres, 1 religieux et 2 volontaires laïcs.

 

 

Devoir de gratitude et encouragement à témoigner notre foi de manière toujours plus courageuse


Ces dernières années, la liste de l’Agence Fides ne concerne plus seulement les missionnaires “ad gentes” au sens strict, mais tous les agents pastoraux morts de mort violente, non expressément « par haine de la foi ». Nous n’utilisons pas la parole « martyrs », si ce n’est dans sa signification étymologique de « témoin », pour ne pas entrer dans le domaine du jugement que l’Eglise pourrait éventuellement donner sur chacun d’eux, et en raison aussi du peu de nouvelles que, dans la plus grande partie des cas, nous parvenons à recueillir sur leur vie, et même sur les circonstances de leur mort.

Nous les proposons au souvenir et aux prières de tous, en nous souvenant de ce qu’a rappelé le Pape Benoît XVI à ce sujet :

« Se rappeler et prier pour nos frères et nos sœurs - évêques, prêtres, religieux, religieuses et laïcs -, disparus en 2007 alors qu'ils assuraient leur service missionnaire, est une devoir de gratitude pour toute l'Eglise et une invitation pour chacun de nous à témoigner de façon toujours plus courageuse de notre foi et de notre espérance dans Celui qui, sur la Croix, a vaincu pour toujours le pouvoir de la haine et de la violence par la toute-puissance de son amour » (Regina Coeli, 24 mars 2008).

 

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Aujourd’hui encore, le Christ a besoin d’apôtres prêts à se sacrifier eux-mêmes; il a besoin de témoins e de martyrs comme saint Paul


“…comme aux commencements, aujourd'hui aussi le Christ a besoin d'apôtres prêts à se sacrifier eux-mêmes. Il a besoin de témoins et de martyrs comme saint Paul: autrefois violent persécuteur des chrétiens, lorsque sur le chemin de Damas il tomba à terre ébloui par la lumière divine, il passa sans hésitation du côté du Crucifié et il le suivit sans regret. Il vécut et travailla pour le Christ; pour Lui, il souffrit et il mourut. Combien son  exemple  est  aujourd'hui d'actualité! (Benoît XVI, homélie, Saint-Paul Hors-les-Murs, 28 juin 2007)


En cette Année de Saint Paul 2008/2009, le Pape Benoît XVI a demandé à toute l’Eglise de tourner son esprit et son cœur vers l’Apôtre des Nations, « le plus grand missionnaire de tous les temps », car « Paul n'est pas pour nous une figure du passé, que nous rappelons avec vénération. Il est également notre maître, pour nous aussi apôtre et annonciateur de Jésus Christ. Nous sommes donc réunis non pour réfléchir sur une histoire passée, irrévocablement révolue. Paul veut parler avec nous - aujourd'hui ». (Homélie, 28 juin 2008, Saint-Paul Hors-les-Murs).


En regardant les brèves notes biographiques de ces frères et sœurs tués en 2008, on ne peut ignore que tous ont consacré leur vie, dans des situations et dans des contextes différents, selon leurs propres charismes et aptitudes, et dans les limites de leur nature humaine, à l’unique mission d’annoncer et de témoigner de l’amour du Christ, mort et ressuscité pour tous le salut des hommes. Sans héroïsme, et sans déclarations solennelles, ils n’ont pas hésité à mettre en jeu chaque jour leur propre vie, dans de nombreuses situations de souffrance, de pauvreté, de tension, pour ne pas laisser ceux qui les entouraient, le souffle vital de l’espérance chrétienne, parce que « …le présent, même un présent pénible, peut être vécu et accepté s'il conduit vers un terme et si nous pouvons être sûrs de ce terme, si ce terme est si grand qu'il peut justifier les efforts du chemin » (Spe Salvi, 1). Avec le simple témoignage de leur vie, ils dont ainsi indiqué à leurs frères la grandeur du but qui justifie la difficulté du chemin : « Parvenir à la connaissance de Dieu, le vrai Dieu, cela signifie recevoir l'espérance » (ibid. 3).

Beaucoup ont été tués lors d’apparentes tentatives de vol, surpris chez eux par des hommes sans scrupules qui pensaient y trouver qui sait quels trésors cachés, ou sur les routes qu’ils parcouraient pour accomplir leur ministère, dans le but simplement de s’emparer de leur voiture. D’autres ont été éliminés seulement parce qu’ils opposaient avec ténacité l’amour à la haine, l’espérance au désespoir, le dialogue à la force violente. D’autres encore ont été surpris alors qu’ils priaient pour trouver nourriture et force spirituelle afin de faire avancer leur mission ; et, ainsi, ils sont passés de l’adoration à la rencontre avec le Père.

 

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Face à tant de vies vécues dans la privation des commodités humaines, et dans le sacrifice devenu une règle de vie par amour du Christ et de son Evangile, on ne peut manquer d’évoquer la figure de Saint Paul et les difficultés qu’il rencontra sur sa toute pour annoncer la Bonne Nouvelle. « …Dans l'apostolat de Paul, les difficultés ne manquèrent pas, qu'il affronta avec courage par amour du Christ. Il rappelle lui-même avoir connu "la fatigue... la prison... les coups... le danger de mort...:  trois fois j'ai subi la bastonnade; une fois, j'ai été lapidé; trois fois, j'ai fait naufrage...; souvent à pied sur les routes, avec les dangers des fleuves, les dangers des bandits, les dangers venant des juifs, les dangers venant des païens, les dangers de la ville, les dangers du désert, les dangers de la mer, les dangers des faux frères. J'ai connu la fatigue et la peine, souvent les nuits sans sommeil, la faim et la soif, les journées sans manger, le froid et le manque de vêtements, sans compter tout le reste:  ma préoccupation quotidienne, le souci de toutes les Eglises" (2 Co 11, 23-28). Dans un passage de la Lettre aux Romains (cf. 15, 24.28) transparaît son intention de pousser jusqu'à l'Espagne, à l'extrémité de l'Occident, pour annoncer partout l'Evangile, jusqu'aux extrémités de la terre connue jusque là. Comment ne pas admirer un tel homme? Comment ne pas rendre grâce au Seigneur de nous avoir donné un Apôtre de cette envergure? Il est clair qu'il ne lui aurait pas été possible d'affronter des situations si difficiles et parfois désespérées, s'il n'y avait pas eu une raison de valeur absolue, face à laquelle  aucune limite ne pouvait être considérée comme infranchissable. Pour Paul, cette raison, nous le savons, est Jésus Christ… » (Benoît XVI, audience générale du 25 octobre 2006).


Aujourd’hui encore, deux mille ans plus tard, Paul continue à marcher sur les routes du monde, de notre époque, sur les mille fronts de la Mission, par l’intermédiaire des Evêques, des prêtres, des religieux, des religieuses, et de manière toujours plus grande, des laïcs, qui, à cause de l’Evangile sont emprisonnés, maltraités, mis à mort ; qui affrontent des voyages exténuants, les dangers des fleuves, des brigands, de la ville, du désert, et de la mort, la fatigue, la faim, la soif les jeunes, le froid et la nudité, jusqu’à donner leur témoignage suprême par une mort violente. Mais leur sang toutefois, comme celui de Saint Paul « Le sang des martyrs n'invoque pas vengeance, mais il réconcilie. Il ne se présente pas comme une accusation, mais comme une "lumière dorée", selon les paroles de l'hymne des premières Vêpres: il se présente comme force de l'amour qui dépasse la haine et la violence, en fondant ainsi une nouvelle ville, une nouvelle communauté » (Benoît XVI, homélie, 29 juin 2008).


Le même amour qui poussa Saint Paul à affronter toutes ces situations que nos pourrions déclarer avec un euphémisme, « incommodes » - « L’amour du Christ nous pusse… pour que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux » (2 Corinthiens 5, 14-15), pousse aujourd’hui encore des homes et des femmes, sous toutes les latitudes, à aller au-devant de leurs frères au nom du Christ, Sauveur et Rédempteur de l’homme. Du reste, les succès apostoliques et missionnaires que Paul remporta, ne sont certes pas dues à ses capacités humaines, mais à son dévouement total au christ, qui ne craignit pas les risques, les difficultés, et les persécutions. « Nous pouvons en tirer une leçon plus que jamais importante pour chaque chrétien. L'action de l'Eglise est crédible et efficace uniquement dans la mesure où ceux qui en font partie sont disposés à payer de leur personne leur fidélité au Christ, dans chaque situation. Là où cette disponibilité fait défaut, manque l'argument décisif de la vérité dont dépend l'Eglise elle-même ». (Benoît XVI, homélie, Saint-Paul Hors-les-Murs, 28 juin 2007)



Panorama des Continents



ASIE


En analysant par continent la liste des agents pastoraux tués en 2008, l’Asie figue cette année aussi à la première place : 1 Archevêque, 6 prêtres, 1 volontaire laïque, tués en Irak, en Inde, au Sri Lanka, aux Philippines et au Népal.


La mort de Mgr Paulos Faraj Rahho, Archevêque Chaldéen de Mossoul en Irak, revêt un caractère particulièrement tragique : enlevé au terme du Chemin de Croix, à la sortie de l’église du Saint-Esprit, la même église où, un an auparavant, le 3 juin 2007, avaient été tués le curé et trois diacres, on a retrouvé ensuite son cadavre. « Mgr Rahho a pris sa croix et a suivi le Seigneur Jésus, et il a contribué ainsi à apporter le droit dans son Pays meurtri et dans le monde entier, en rendant témoignage à la vérité. Il a été un homme de paix et de dialogue » a déclaré le Pape Benoît XVI à son sujet.


Parmi les prêtres tués en Inde, notons l’Abbé Bernard Digal, de l’Archidiocèse de Cuttack-Bhubaneshwar, dans l’Etat d’Orissa en Inde : il est le premier prêtre catholiques assassiné lors de la campagne de violence antichrétienne en Orissa, qui a fait, selon les données fournies par la Conférence Episcopale Indienne, 81 morts, 22.236 réfugiés accueillis dans les camps dressés par le gouvernement, et plus de 40.000 qui ont fui le district de Kandhamal ; 450 villages touchés par les violences ; 5 prêtres catholiques et 15 pasteurs protestants frappés violemment, une religieuse violée et humilié en public. L’Abbé Bernard a été agressé et maltraité le 25 Août début de la vague de violence, et il est mort deux mois parce qu’il avait été blessé grièvement : « Pendant sa vie le père Bernard a fait preuve de détermination et de courage pour témoigner du Christ et mourir pou lui. Il est mort en vrai chrétien, et, aussitôt après l’agression, il a pardonné aussitôt à ses persécuteurs » a déclaré le père Mrutyunjay Digal, prêtre de ce même Archidiocèse.


En Inde toujours, dans l’Etat d’Andra Pradesh, le Père Carme Thomas Pandippallyil, a été assassiné alors qu’il se rendait dans un village pour célébrer la Messe. Mgr Marampudi Joji, Archevêque de Hyderabad, a rejeté énergiquement l’accusation de « prosélytisme et de conversions forcées » dont on avait accusé le père Thomas. Pour l’Archevêque le crime a été le résultat du climat de « jalousie envers l’Eglise catholique » coupable seulement de travailler pour le développement des régions les plus pauvres et les plus abandonnées du Pays, et qui travaille à soutenir et à aider tous ceux qui sont victimes de violences et d’oppressions.


Dans l’Etat de Uttarakhand (Inde septentrionale) on a retrouvé les cors sans vie d’un prêtre catholique l’Abbé Samuel Francis et d’une volontaire laïque, Mercy Bahadur, qui avaient choisi une vie érémitique dans un « ashram », monastère hindou adapté à la tradition chrétienne. D’après la Conférence Episcopale de l’Inde, l’homicide semble être la conséquence d’une tentative de vol, car l’endroit a été saccagé et pillé.



Au Sri Lanka, à Ambalkulam dans le diocèse de Jaffna, dans un territoire qui est une terre d’affrontements entre l’armées et les rebelles tamouls, l’Abbé Mariampillai Xavier Karunaratnam, curé de la paroisse de Vannivi'laangku'lam, a été assassiné ; il était un artisan du dialogue et de la réconciliation, fondateur et président de l’Organisation « North East Secretariat on Human Rights » qui avait dénoncé les violations et les abus de la guerre, et aidé psychologiquement les populations victimes du conflit.


Le Père Jesus Reynaldo Roda, OMI (Missionnaires Oblats de Marie), a été tué par des coups d’armes à feu à Tabawan aux Philippines, où il dirigeait une petite station missionnaire, en s’occupant de l’activité pastorale pour une communauté catholique d’une trentaine de personnes, par des programmes d’instruction et de dialogue interreligieux. Alors qu’il dirigeait le Chapelet, un groupe d’agresseurs a tenté de l’enlever, et, face à sa résistance, il a été roué de coups et tué. D’après la Conférence Episcopale des Philippines, le prêtre avait déjà reçu des menaces de la part de dissidents islamiques liés au groupe Abu Sayyaf, mais il avait refusé toute protection.


La petite communauté du Népal compte son premier prêtre assassiné, le Père Johnson Moyalan, Salésien. En pleine nuit, un groupe d’hommes armés a pénétré dans la Mission salésienne de Sirsia, à une quinzaine de kilomètres de la frontière entre l’Inde et le Népal, et a tué le missionnaire de deux coups d’armes à feu. Parmi les raisons de l’assassinat, le vol et une tentative d’extorsion, on considère aussi la possibilité qu’il soit le fait d’un groupe d’extrémistes hindous qui sévit dans la région et qui, dans le passé, avait menacé les communautés chrétiennes et musulmanes.



AMERIQUE


5 prêtres on été tués en Amérique: 2 au Mexique, Et 1 au Mexique, au Vénézuéla, et au Brésil.


Au Mexique, l’Abbé Julio Cesar Mendoza Acuma a été assassiné et est mort à l’hôpital des suites de l’agression dont il avait victime dans son presbytère la nuit précédente ; de même, l’Abbé don Gerardo Manuel Miranda Avalos, a été tué d’un coup de revolver alors qu’il entrait à l’Institut « Fray Juan de San Miguel » dont il était Directeur.


Au Vénézuéla, on a trouvé le cadavre de l’Abbé Pedro Daniel Orellana Hidalgo, dans son habitation, à Caracas. Son corps portait des traces d’étranglement, il avait les mains liées et était bâillonné, et portait plusieurs blessures. On avait volé dans son appartement des objets personnel,


Dans le nord-est de la Colombie, le Père Jaime Ossa Toro, de l’Institut des Missions Etrangères de Yarumal, a été assassiné à coups de couteau. On a retrouvé son corps dans son appartement près de l’église d’Emaús dont il était le curé.


Au Brésil, l’Abbé Nilson José a été tué à coups de couteau, dans l’Etat de Paranà, et son corps a été jeté dans un talus le long de la route, au milieu de la paille et des feuilles ; il a été victime d’un vol.



AFRIQUE


3 prêtres, 1 religieux, et 1 volontaire laïc, ont été assassinés au Kénya, en Guinée Conakry, au Nigéria, et en République Démocratique du Congo.


Au Kénya, 3 prêtres ont été assassinés: l’Abbé Michael Kamau Ithondeka, Directeur du « Senior Seminary » de Tindinyo, et le Père Brian Thorp, des Misionnaires de Mill Hill, trouvé mort dans le presbytère de sa paroisse à Lamu dans l’Archidiocèse de Mombasa. Le Père Michael a été tué à un barrage illégal établi par des jeunes armés, sur la route de Nakuru à Eldama, dans la Rift Valley, la région où les affrontements et les vengeances à fond ethnique sont les plus violents ; le Père Brian semble avoir victime d’un vol à main armée dans la nuit.


En Guinée-Conakry, Frère Joseph Drouet, des Frères de l’Instruction Chrétienne de Saint Gabriel, a été assassiné à Katako, dans le collège qu’il avait fondé. Alors qu’il priait, il a été assailli par des brigands qui l’ont lié, et lui ont mis un sac sur la tête, et l’ont ainsi étouffé, dans le but probablement de le voler.


Au Nigéria, dans l’Etat du Delta, l’abbé John Mark Ikpiki a été assassiné à Isioko, non loin d’un poste de la police locale, par des voleurs qui voulaient lui prendre son auto, qui a été retrouvé ensuite abandonnée.


En République Démocratique du Congo, le volontaire laïc Boduin Ntamenya, originaire de Goma dans le Nord Kivu, a été assassiné alors qu’il travaillait dans la région où se déroulent les combats. Il travaillait pour l’ONG italienne AVSI, et faisait partie d’une équipe de formateurs qui aidait et soutenait les enseignants et les étudiants qui travaillaient et étudiaient dans les régions des combats. Depuis des années, avec courage, générosité et passion, il travaillait pour donner l’espérance à son Pays et à ses frères, en n’hésitant pas à pénétrer dans les collines et les forêts du Congo, dans les régions où les rebelles étaient les maîtres.



EUROPE


2 prêtres ont été assassinés en Russie. Le Père Otto Messmer et le Père Victor Betancourt, tous deux Jésuites, ont été assassinés dans leur habitation à Moscou. Les moyens russes d’information ont publié la nouvelle de l’arrestation de l’assassin, qui a tout avoué. Il s’agit d’un psychopathe, déjà bien connu de la police, parce qu’il avait été arrêté auparavant pour d’autres délits.



Une liste jamais close


A cette liste provisoire dressée chaque année par l’Agence Fides, on doit toutefois ajouter la longue listes des nombreux « soldats inconnus de la foi » don t on n’aura jamais de nouvelles, et qui, dans toutes les parties du, monde, souffrent et paient aussi de leur vie, leur foi au Christ.

« Vivre dans la foi en Jésus Christ, vivre la vérité et l'amour implique des renoncements quotidiens, implique des souffrances. Le christianisme n'est pas la voie de la facilité; il est plutôt une ascension exigeante, cependant éclairée par la lumière du Christ et par la grande espérance qui naît de Lui ». (Benoît XVI, Audience générale, 5 novembre 2008) (S.L.)

(Agence Fides 30/12/2008)

 

Je viens d'apprendre la mort (accidentelle) du Père Grégoire Zufferey (diocèse de Sion, Suisse). Merci de prier aussi pour lui, sa paroisse (Savièse) et pour le diocèse de Sion (Suisse), où je fus ordonné prêtre il y a 25 ans.




















QUELQUES DONNEES BIOGRAPHIQUES,

ET CIRCONSTANCES DE LA MORT


L’Agence Fides remercie tous ceux qui voudraient bien nous donner des mises à jour ou apporter des corrections à cette liste, mais aussi à celles des années précédentes ti.



Le Prêtre Pedro Daniel Orellana Hidalgo, âgé de 50 ans, a été trouvé mort dans son habitation à Caracas au Vénézuéla, le matin du 6 janvier 2008. Sur le corps du prêtre, on notait clairement les signes d’un étranglement, il avait les mains liées, était bâillonné et portait plusieurs plaies. L’appartement était en désordre, et l’on avait volé des objets personnels. Originaire de Caracas, le prêtre avait exercé pendant de nombreuses années sont ministère pastoral dans l’Archidiocèse de Cumanà. A son retour à Caracas, il avait eu des charges administratives, et avait été professeur. Actuellement, il n’avait aucune charge ecclésiale, et célébrait la Messe à la paroisse du Cœur Immaculé de Marie, dans le quartier El Rosal. Etant donné que, le dimanche 6, il ne s’était pas présenté pour la célébration de la Messe, anniversaire aussi de la mort de sa Mère, les parents avec lesquels il avait parlé le jouir précédent, se sont rendus chez lui, dans le quartier de Manzanares à Caracas ; ils ont trouvé la porte ouverte et son corps sans vie.

(Cfr. Fides 8 janvier 2008)



Le Père Jesus Reynaldo Roda, OMI (Missionnaires Oblats de Marie Immaculée) a été tué à cops d’armes à feu) Tabawan aux Philippines, dans la soirée du mardi 15 janvier 2008 ; Agé de 58 ans, il résidait dans l’île depuis 10 ans, où il dirigeait une petite station missionnaire, en s’occupant de l’activité pastorale pour une communauté catholique d’une trentaine de personnes, par des programmes d’instruction et de dialogue interreligieux. Il était aussi directeur de l’Institut Notre-Dame de Tabawan, fréquenté par des enfants chrétiens, musulmans et indigènes. D’après la reconstitution faite grâce aux dires des témoins et des forces de la police locale, un d’une dizaine de personnes au moins, non identifiées, est entré dans la chapelle de la Mission où le Père récitait le Chapelet. Les agresseurs l’ont pris, ainsi qu’un enseignant de l’école, dans l’intention de les enlever. Il semble que le Père ait résisté en disant qu’il ; serait resté avec ses gens. Il a été alors roué de coups et tué de plusieurs coups de feu. D’après la Conférence Episcopale des Philippines, le prêtre avait déjà reçu des menaces de la part de dissidents islamiques liés au groupe Abu Sayyaf, mais il avait refusé toute protection.

(Cfr. Fides, 16/1/2008; 22/1/2008)



Le Père Michael Kamau Ithondeka, Directeur du « Senior Seminary » de Tindinyo, a été assassiné le 26 janvier à un barrage illégal établi par des jeunes armés, sur la route de Nakuru à Eldama, dans la Rift Valley, la région où les affrontements et les vengeances à fond ethnique sont les plus violents ; le Père Brian semble avoir victime d’un vol à main armée dans la nuit. Il se rendait à Nakuru. D’après la reconstruction des faits, il était parti du séminaire tout seul, mais, sur la route, il avait pris plusieurs personnes avec lui. A un barrage illégal établi par des jeunes armés, il a arrêté et tué. Les personnes qui se trouvaient avec lui ont été hospitalisées. D’après les témoignages recueillis sur place, le Père Michael a été tué, car plusieurs jeunes voulaient venger la mort d’un de leurs amis. Il était né à Kiambu, près de Nairobi, en 1966. Entré au petit séminaire de Molo en 1986, il avait étudié ensuite au « St Augustine Seminary » en 1987, puis au « St. Mathias Mulumba ». Ordonné prêtre le 9 janvier 1993 au titre du, diocèse de Nakuru ; il avait étudié l’Ecriture Sainte de 1998 à 2008 à l’Institut Pontifical Biblique de Rome. En 2005, il avait été nommé Supérieur du « St Mathias Mulumba Seminary ».

(Cfr. Fides 28/1/2008)



Frère Joseph Douet, 62 ans, des Frères de l’Instruction Chrétienne de Saint Gabriel, a été assassiné le 8 avril à Katako en Guinée Conakry. Il était originaire de Pin-en-Mauges, en France, et avait passé 37 ans en Afrique. Après sa formation religieuse à Boitissandeau en Vendée (France), et ses études universitaires à Angers, i avait enseigné à Cholet. En 1971, il commença la Mission du Sénégal, comme enseignant, puis comme Directeur scolaire, et Responsable de la formation. De retour en France pour des raisons de santé, dès qu’il fut rétabli, il voulut retourner sans tarder en Afrique. En 1989, il fut nommé Supérieur de la jeune Province du Sénégal, charge qu’il recouvrit pour un deuxième mandat. Puis il se transféra en Guinée, où la Province du Sénégal avait fondé deux Mission à Ourous et à Katako, avec un Centre d’alphabétisation et une Ecole agraire. Frère Joseph a été tué précisément dans son collège où il était seul à ce moment-là : tous en effet étaient dehors, occupés aux préparatifs de ‘inauguration d’une nouvelle école, réalisée surtout grâce au travail de Frère Drouet. Alors qu’il priait, il a été assailli par des brigands qui l’ont lié, et lui ont mis un sac sur la tête, et l’ont ainsi étouffé, dans le but probablement de le voler. Frère Drouet a été enseveli à Katako, selon son désir.

(Cfr. Fides 14/4/2008)



Le Père. Brian Thorp, des Missionnaires de Mill Hill, âgé de 77 ans, a été retrouvé assassiné dans le presbytère de sa paroisse à Lamu dans l’Archidiocèse de Mombasa au Kénya, victime selon toute apparence d’un vol à main armée dans la nuit du 9 au 10 avril 2008. Le Père Thorp était né le 30 janvier 1931 à Yorkshire Bridge and Bamford, dans le Derbyshire, en Angleterre : il était le quatrième de cinq enfants. Après une vie consacrée au travail de charpentier et de maçon, en 1967, après la mort de son frère plus jeune, Brian commença à réfléchir sur son propre avenir. L’année suivante, il suivit le programme d’études des Missionnaires de Mill Hill. Il fit ses vœux temporaires au mis de juin 1970, puis les vœux perpétuels le 29 juin 1972. Il fit sa première Mission de 1973 à 1976 à Basankusu, dans l’actuelle République Démocratique du Congo ; il s’y occupa de la gestion de différents projets de constructions de bâtiments pour la Mission. Par la suite, il fit des Mission au Kénya et en Ouganda. En 21999, le Père Brian fut nommé curé à Lamu, où il reconstruisit les bâtiments paroissiaux.

(Cf. Fides 14/4/2008)



Mgr. Paulos Faraj Rahho, Archevêque Chaldéen de Mossoul en Irak, âgé de 65 ans, a été enlevé le 29 février à Mossoul, après avoir célébré le chemin de Croix, à la sortie de l’église du Saint-Esprit. Au moment de l’enlèvement, trois personnes ont été tuées : son chauffeur, et ses gardes du corps. Le corps de l’Archevêque a été retrouvé, sur une information donnée par les ravisseurs, le 13 mars : il avait été enterré dans les environs de Mossoul. Le Nonce Apostolique en Jordanie et en Irak, Mgr Francis Assisi Chullikat, rappelant que, jusqu’à quelques heures auparavant, on attendait toujours avec espoir et impatience de bonnes nouvelles, a déclaré : « Mgr Rahho était un homme de paix et de dialogue, lien entre chrétiens et musulmans ». Le 17 mars, lors de la Messe de Requiem présidée par le Pape Benoît XVI dans la Chapelle « Redemptoris Mater », a déclaré : « Mgr Rahho a pris sa croix et a suivi le Seigneur Jésus, et il a contribué ainsi à apporter le droit dans son Pays meurtri et dans le monde entier, en rendant témoignage à la vérité. Il a été un homme de paix et de dialogue… Je sais qu’il avait une prédilection particulière pour les pauvres et pour les handicapés, et, pour leur donner une assistance physique et psychique, il avait fondé une Association spéciale, appelée ‘Joie et Charité ("Farah wa Mahabba"), à laquelle il avait confié la tâche de mettre en valeur ces personnes et de soutenir leurs familles, et nombre d’entre elles avaient appris de lui à ne pas cacher ces époux, et à voir le Christ en eux. Puisse leur exemple aider tous les Irakiens de bonne volonté, chrétiens et musulmans, à construire une coexistence pacifique, fondée sur la fraternité humaine et sur le respect réciproque ».

(Cf. Fides 3/3/2008; 13/3/2008; 14/3/2008; 17/3/2008; 10/4/2008; 12/4/2008; 20/6/2008)



Le prêtre Mariampillai Xavier Karunaratnam, curé de la paroisse de Vannivi'laangku'lam, militant pour les droits de l’homme, partisan du dialogue et de la réconciliation, a été assassiné le 20 avril à Ambalkulam dans le Diocèse de di Jaffna au Sri Lanka. Il a été tué dans sa voiture, sur un territoire qui est une terre d’affrontements entre l’armée et les rebelles tamouls. D’après des informations publiées par les rebelles, il aurait abattu par une rafale de mitraillette des soldats de l’armée régulière. D’autres reconstructions parlent de l’explosion d’une mine qui aurait détruit la voiture. Le prêtre était un artisan du dialogue et de la réconciliation, et fondateur et président de l’Organisation « North East Secretariat on Human Rights » qui avait dénoncé les violations et les abus de la guerre, et aidé psychologiquement les populations victimes du conflit. Les fidèles de sa paroisse s’en souviennent comme Pasteur qui s’occupait de la vie de son troupeau en toute circonstance, en apportant son aide pour les besoins spirituels et matériels des personnes, spécialement des personnes réfugiés ou dispersées, qui avaient perdu leur maison et leurs moyens de vivre, à cause du conflit.

(Cf. Fides 22/4/2008)



L’Abbé Julio Cesar Mendoza Acuma, Mexicain, 33 ans, est mort le 2 mai 2008 à l’hôpital à Mexico, suite à l’agression dont il avait été victime dans son presbytère la nuit précédente. Il était curé de l’église Notre-Dame du Rosaire, dans un quartier de la partie méridionale de la Capitale ; on l’a trouvé baignant dans son sang, encore en vie, à plat ventre, les mains liées, la tête et le visage en sans. Transporté à l’hôpital, il est mort suite à ses blessures.



Le Père Johnson Moyalan, Salésien, missionnaire indien de 60 ans a été assassiné le 1° juillet à Sirsia au Népal. En pleine nuit, un groupe d’hommes armés a pénétré dans la Mission salésienne de Sirsia, à une quinzaine de kilomètres de la frontière entre l’Inde et le Népal, et a tué le missionnaire de deux coups d’armes à feu. Les agresseurs avaient contraint le gardien de nuit à les conduire à la Maison des Salésiens. Ils ont pénétré dans la chambre du Père Johnson Moyalan et l’ont tué, puis se sont enfuis 15 minutes plus tard. Les habitants du quartier sont arrivés et ont trouvé le corps du missionnaire, tué de deux coups de feu. Parmi les raisons de l’assassinat, le vol et une tentative d’extorsion, on considère aussi la possibilité qu’il soit le fait d’un groupe d’extrémistes hindous qui sévit dans la région et qui, dans le passé, avait menacé les communautés chrétiennes et musulmanes. Le Père Johnson Moyalan était né au Kérala en 1948. Salésien depuis 1968, il avait été vicaire pendant plusieurs années dans différentes régions de l’Andhra Pradesh. Arrivé à Dharan en 1996, il était allé en 2000 à Sirsia pour assurer une nouvelle présence missionnaire, où les Salésiens travaillent parmi les plus pauvres, dirigent une école élémentaire et une paroisse. Arrivé au Népal, il avait pris le nom de Père John Prakash. « Le Père Johnson était un prêtre très actif au plan pastoral, un excellent missionnaire, une personne capable de grande compassion envers les pauvres et les marginaux. Dans le passé, dans sa Mission au Népal, il avait alors aidé la « Missio sui juris » dans la formation des séminaristes. Puis il s’était consacré à l’instruction et à la promotion sociale des populations pauvres, surtout des non-chrétiens, parmi lesquels les tribaux connus sous le nom « d’intouchables ». Son dévouement dans l’école Don Bosco de Sirsia était apprécié de tous », a déclaré Mgr Anthony Sharma, Vicaire Apostolique du Népal

(Cf. Fides 2/7/2008; 3/7/2008)



L’Abbé Jaime Ossa Toro, Colombien, de l’Institut pour les Missions Etrangères de Yarumal,

a été assassiné à coups de couteau. A Medellin le 13 août, dans le nord-est de la Colombie On a retrouvé son corps dans son appartement près de l’église d’Emaús dont il était le curé depuis trois ans. Né à Medellin en Colombie le 28 novembre 1037, il avait été ordonné prêtre au mois d’octobre 1962, et avait été envoyé comme missionnaires en Angola où il resta pendant 14 ans. Il retourna à Medellin en 1995. D’après les témoignages des fidèles, le prêtre se distinguait par son esprit de charité envers les plus nécessiteux, par sa sincérité, son intelligence et sa culture. Très aimé de ses fidèles et de ses confrères, il s’était consacré en particulier à la promotion des laïcs et des jeunes dans les activités missionnaires.



Le P. Thomas Pandippallyil, Prêtre Carme Indien, âgé de 38 ansa été retrouvé mort, la nuit du Août par plusieurs personnes qui revenaient de Mosalikunta, sur la route qui relie Lingampet à Yellareddy : il avait été assassiné alors qu’il se rendait dans un village pour célébrer la Messe. A un kilomètre environ on a retrouvé la moto dont il se servait pour se déplacer. Mgr Marampudi Joji, Archevêque de Hyderabad, a rejeté énergiquement l’accusation de « prosélytisme et de conversions forcées » dont on avait accusé le père Thomas » étant donné qu’il n’y a que cinq familles catholiques dans la paroisse où le Père Thomas a été assassiné. Pour l’Archevêque le crime a été le résultat du climat de « jalousie envers l’Eglise catholique » coupable seulement de travailler pour le développement des régions les plus pauvres et les plus abandonnées du Pays, et qui travaille à soutenir et à aider tous ceux qui sont victimes de violences et d’oppressions. Natif du Kérala, dans le diocèse de Palai, le Père Pandippallyil était entré dans la Mission des Carmes de Marie Immaculée à Chanda, le 24 juin 1987, et avait fait ses vœux en 2002. Pendant un certain temps, il avait été Supérieur de l’Institut Provincial, et il avait travaillé comme administrateur à l’hôpital, à l’école et au centre missionnaire local.



Le corps sans vie de l’Abbé Nilson José, prêtre, Brésilien, 44 ans, tué à coups de couteau a été retrouvé le 24 août dans la localité rurale de Tieté, Etat du Paranà au Brésil, dans un talus le long de la route, à 10 km environ de la localité d’Araucaria ; il était caché au milieu de la paille et des feuilles. La police a arrêté quatre homme, qui le connaissaient, qui, d’après une reconstruction des faits, l’auraient séquestré dans le but de le contraindre à prélever ses économies à la banque, pour le voler ensuite et le tuer.



L’Abbé John Mark Ikpiki, Nigérian, a été assassiné le 1° septembre à Isioko (Etat Du Delta, au Nigéria), non loin d’un poste de la police locale, par des voleurs qui voulaient lui prendre son auto, qui a été retrouvé ensuite abandonnée. Le prêtre était très connu comme auteur de plusieurs textes catéchétiques et de formation, et travaillait à l’animation des retraites spirituelles et des rencontres pour les jeunes. Dans le diocèse de Warrri, il était curé de « St Ambrose », aumônier diocésain de la « Catholic Dramatic Society », et directeur du Bureau diocésain des communications sociales qui publier le périodique diocésain « The Messenger of Peace ». D’après les témoignages de ceux qui l’ont connu, c’était un prêtre charismatique et très engagé dans son ministère



L’Abbé Gerardo Manuel Miranda Avalos, Mexicain, âgé de 45 ans a été assassiné d’un coup de révolver à la poitrine dans l’après-midi du 2 septembre, alors qu’il entrait à l’Institut « Fray Juan de San Miguel » dont il était directeur. Le crime s’est passé à l’entrée de l’Institut qui se trouve au centre de la localité de Los Reyes, dans l’Etat de Michoacan au Mexique : depuis une voiture en circulation, on a tiré sur le prêtre. Secouru par le personnel du Centre éducatif, et par des parents d’étudiants, il est mort à l’hôpital pendant les premiers soins médicaux. Il était originaire de Yurecuaro (Etat de Michoacan au Mexique, où il était né le 22 décembre 1961. Il avait été ordonné prêtre en 1987, et était très aimé et respecté dans toute la région, en raison de son travail éducatif.



Les corps sans vie d’un prêtre catholique l’Abbé Samuel Francis, et d’une volontaire Mercy Bahadur, dans le diocèse de Meeru (Etat de Uttarakhand en Inde septentrionale). D’après les enquêteurs, le double homicide remonterait à deux jours environ. Le Père Samuel Francis était appelé aussi « Swami Astheya », car il avait choisi une vie érémitique dans un « ashram », monastère typique hindou, adapté à la tradition chrétienne. La volontaire laïque collaboration avec le prêtre depuis plus d’un an, pour accueillir tous ceux qui se rendaient à l’ashram. D’après la Conférence Episcopale de l’Inde, l’homicide semble être la conséquence d’une tentative de vol, car l’endroit a été saccagé et pillé, et non pas de la campagne de haine antichrétienne lancée par des groupes radicaux hindous. L’ashram chrétien était un lieu où les prêtres, les religieux, les groupes ecclésiaux, les jeunes, se rendaient pour passer des journées de retraite spirituel et de méditation. C’était un centre de prière, mais aussi un lieu où, souvent, les pauvres et les nécessiteux trouvaient du réconfort et de l’aide. Il était devenu en outre un point de référence pour l’organisation de rencontres et de congrès interreligieux, et travaillait en particulier pour aider le dialogue entre les hindous et les chrétiens.

(Cf. Fides 23/9/2008)



L’Abbé Bernard Digal, de l’Archidiocèse de Cuttack-Bhubaneshwar, dans l’Etat d’en Inde, a été agressé et maltraité le 25 août, pendant la vague de violence déchaînée par les radicaux hindous ; il est mort le 28 octobre à l’hôpital, suite aux graves blessures à la tête. Agé de 45 ans, le prêtre avait été transporté à l’hôpital de Chennai dans l’Etat de Tamil Nadu, pour être soumis à une délicate intervention chirurgicale à la tête ; mais son physique, affaibli en raison des nombreux coups, blessures et lésions sur tout le corps, n’a pas résisté : « Pendant sa vie, le Père Bernard a montré de la détermination et du courage pour témoigner et pour mourir pour le Christ. Il est mort en vrai chrétien, et, aussitôt après l’agression, il a pardonné aussitôt à ses persécuteurs » a déclaré le père Mrutyunjay Digal, prêtre de ce même Archidiocèse et secrétaire de l’Archevêque Mgr Raphael Cheenath. Le Père Bernard est le premier prêtre catholique assassiné durant cette campagne de violence antichrétienne.

(Cf. Fides 29/10/2008)



Le Père Otto Messmer et le Père Victor Betancourt, deux Jésuites, ont été retrouvés morts le soir du 28 octobre dans leur habitation à Moscou, par un autre confrère préoccupé de leur silence. Le double assassinat est survenu le 27 octobre, à des moments différents, avec un écart de 15 à 17 heures entre la mort du premier et du second Jésuite. Les moyens russes d’information ont publié la nouvelle de l’arrestation de l’assassin, qui a tout avoué. Il s’agit d’un psychopathe, déjà bien connu de la police, parce qu’il avait été arrêté auparavant pour d’autres délits. Le Père Otto Messmer, citoyen russe était né le 14 juillet 1961 à Karaganda au Kazakhstan, dans une famille d’origine allemande et profondément catholique. Depuis le 13 octobre 200é, il était Supérieur de la Région Indépendante Russe de la Compagnie de Jésus. Le Père Victor Bétancourt était né le 7 juillet 1966 à Guayaquil, en Equateur. Il avait fait ses études en Argentine, en Equateur, en Allemagne et en Italie. Depuis 2001, il faisait partie de la Région Russe. Il avait travaillé dans la pastorale des vocations, et était professeur de théologie à l’Institut de Philosophie, Théologie et Histoire « Saint Thomas » à Moscou.

(Cf. Fides 31/10/2008; 21/11/2008)



Boduin Ntamenya, laïc, âgé de 52 ans, originaire de Goma dans le Nord Kivu, a été assassiné alors qu’il travaillait dans la région où se déroulent les combats, dans la région de Rutshuru. Il travaillait depuis deux ans pour l’ONG italienne AVSI, et faisait partie d’une équipe de formateurs qui aidait et soutenait les enseignants et les étudiants qui travaillaient et étudiaient dans les régions des combats. Dans la matinée du 15 décembre, Boduin était parti pour Rutshuru avec Ciza Deo Gratias, âgé de 57 ans, chauffeur à l’AVSI depuis 2003. Tous deux connaissaient bien le territoire, parce que, depuis des années, avec courage, générosité et passion, ils travaillaient pour donner l’espérance à leur Pays et à leurs frères, en n’hésitant pas à pénétrer dans les collines et les forêts du Congo, dans les régions où les rebelles étaient les maîtres. Le but de la mission était de recenser précisément les écoles qui avaient ouvert leurs portes après les derniers affrontements entre les forces gouvernementales et les rebelles. D’après une reconstruction des faits, à quelques kilomètres de leur but, l’auto a été attaquée par quatre bandits armés qui ont ouvert le feu sur la voiture. Deo Gratias a été blessé à une main et au ventre, mais, malgré les blessures, il a continué à guider l’auto pendant un kilomètre jusqu’à ce que la jeep, touchée au moteur, ne s’arrêtât. Boduin, touché de plein fouet par la rafale, est mort avant d’arriver à l’hôpital du village. Il laisse son épouse et 6 enfants.

 

 

04:45 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pretres, religieux, laics, annee saint paul, pape, vie de l eglise, agents pastoraux, temoins, religieuses | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | | | Pin it! |