11.07.2011

La Belgique a-t-elle besoin d'un gouvernement ?

belgique.JPGEn Belgique, le roi Albert II n'a eu d'autres choix vendredi que de constater la gravité de la situation politique en Belgique après l'échec d’Elio Di Rupo. Le socialiste francophone avait été chargé de former un gouvernement, une mission impossible depuis les législatives du 13 juin 2010, il y a plus d'un an. En effet, le programme qu’il avait proposé a été rejeté par les nationalistes flamands du N-VA. Or, les chrétiens-démocrates flamands refusaient de former un cabinet sans eux. Vendredi, le roi des Belges a appelé les responsables politiques à mesurer les conséquences de la situation.

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09.07.2011

Belgique : situation politique 'grave' pour le roi

elio di rupo.JPGLes mots d’Albert II sont forts : le roi des Belges qualifie la situation politique de son royaume de « grave ». Il souhaite que « chaque responsable politique prenne quelques jours de réflexion pour mesurer les conséquences de la situation politique et chercher des pistes de solution ». Le programme présenté cette semaine par le formateur Elio Di Rupo a été rejeté par les nationalistes flamands du N-VA et les chrétiens-démocrates flamands ont déclaré au socialiste francophone qu’ils ne voulaient pas former un gouvernement sans les nationalistes. Tout est donc à refaire et les Belges sont toujours sans gouvernement depuis les élections législatives du 13 juin 2010.

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07.09.2010

Ce plat pays qui fut le notre?

belgique.gifLa Belgique est sans gouvernement depuis le mois de juin, depuis un scrutin qui n’a pas permis de dégager de majorité claire. Trois mois de négociations entre partis n’ont rien donné et c’est l’impasse la plus totale. Du coup un sujet qui demeurait encore tabou surtout chez les Francophones est de plus en plus évoqué : celui de la scission du pays.

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01.07.2010

Les relations complexes entre la Belgique et la RDC

Il y a cinquante ans, le Congo belge devenait indépendant, c’était le 30 juin 1960. Depuis, le 30 juin est jour de fête dans tout le pays et plus particulièrement à Kinshasa, la capitale. Cette année la ville accueille de nombreux chefs d’État à cette occasion et parmi eux le roi des Belges, Albert II.

 

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Pour le monarque c’est la première visite officielle en tant que roi. Mais sa venue a fait l’objet de controverses, tant en Belgique qu’en République démocratique du Congo, signe que les relations entre les deux États ne sont toujours pas apaisées.

Xavier Sartre (Radio Vatican): >>

30.04.2010

Belgique : Benoît XVI évoque les limites de « l’art du consensus »

Recevant samedi l24 avril e nouvel ambassadeur de Belgique près le Saint-Siège, M. Charles Ghislain, Benoît XVI a plaidé pour la liberté d'expression de l'Église : « L'Église respecte la liberté pour tous de penser autrement qu'elle ; elle aimerait aussi que soit respecté son droit d'expression. » Le pape a aussi souligné que la recherche du vrai et du bien sont essentiels pour les défis du pays.

 


 

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Discours de Benoît XVI à M. Charles Ghislain

« Monsieur l'Ambassadeur,

Je suis heureux de vous accueillir en cette circonstance de la présentation des Lettres qui vous accréditent en qualité d'Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Belgique près le Saint-Siège. Je vous remercie pour les paroles que vous m'avez adressées. En retour, je vous saurai gré de bien vouloir exprimer à Sa Majesté Albert II, Roi des Belges, que j'ai pu saluer personnellement il y a peu, mes vœux cordiaux pour Sa Personne ainsi que pour le bonheur et la réussite du peuple belge. A travers vous, je salue également le Gouvernement et toutes les autorités du Royaume.

Votre pays a connu au début de cette année deux tragédies douloureuses de Liège et de Buizingen. Je désire renouveler aux familles endeuillées et aux victimes l'assurance de ma proximité spirituelle. Ces catastrophes nous font mesurer la fragilité de l'existence humaine et la nécessité, pour la protéger, d'une authentique cohésion sociale que n'affaiblit pas la légitime diversité des opinions. Elle repose sur la conviction que la vie et la dignité humaines constituent un bien précieux qu'il faut défendre et promouvoir avec résolution en s'appuyant sur le droit naturel.

 

 

Le droit d’expression de l’Église

Depuis longtemps, l'Eglise s'inscrit pleinement dans l'histoire et dans le tissu social de votre nation. Elle souhaite continuer à être un facteur de convivialité harmonieuse entre tous. Pour cela, elle apporte une contribution très active notamment par ses nombreuses institutions d'éducation, ses œuvres à caractère social, et par l'engagement bénévole de très nombreux fidèles. L'Église est ainsi heureuse de se mettre au service de toutes les composantes de la société belge.

Toutefois, il ne paraît pas inutile de souligner qu'elle possède, en tant qu'institution, un droit à s'exprimer publiquement. Elle le partage avec tous les individus et toutes les institutions pour livrer son avis sur les questions d'intérêt commun. L'Église respecte la liberté pour tous de penser autrement qu'elle ; elle aimerait aussi que soit respecté son droit d'expression.

L'Église est dépositaire d'un enseignement, d'un message religieux qu'elle a reçu du Christ-Jésus. Il peut se résumer par ces mots de l'Écriture Sainte : « Dieu est amour » (1 Jn 4,16) et il projette sa lumière sur le sens de la vie personnelle, familiale et sociale de l'homme. L'Église, ayant pour objectif le bien commun, ne réclame rien d'autre que la liberté de pouvoir proposer ce message, sans l'imposer à quiconque, dans le respect de la liberté des consciences.

C'est en se nourrissant de cet enseignement ecclésial de manière radicale que Joseph de Veuster est devenu celui que l'on appelle désormais « Saint Damien ». La destinée exceptionnelle de cet homme montre à quel point l'Évangile suscite une éthique amie de la personne, surtout si elle est dans le besoin ou rejetée. La canonisation de ce prêtre et la renommée dont il jouit universellement est un motif de légitime fierté pour le peuple belge. Cette personnalité attachante n'est pas le fruit d'un itinéraire solitaire. Il est bon de se souvenir des racines religieuses qui ont nourri son éducation et sa formation, ainsi que des pédagogues qui ont éveillé en lui cette admirable générosité. Elle lui fera partager la vie marginalisée des lépreux, jusqu'à s'exposer au mal dont ils souffraient. Dans la lumière de tels témoins, il est possible à tous de comprendre que l'Évangile est une force dont il n'y a pas lieu d'avoir peur.

Je suis convaincu que, malgré les évolutions sociologiques, le terreau chrétien est encore riche sur votre terre. Il peut nourrir généreusement l'engagement d'un nombre croissant de volontaires qui, inspirés des principes évangéliques de fraternité et de solidarité, accompagnent les personnes qui connaissent des difficultés et qui, pour cette raison, ont besoin d'être aidées.

 


L’art du consensus

Votre pays, qui accueille déjà le siège des Institutions communautaires, a vu sa vocation européenne une nouvelle fois réaffirmée à travers le choix de l'un de vos compatriotes comme premier Président du Conseil européen. À l'évidence, ces choix successifs ne sont pas liés à la seule position géographique de votre pays et à son multilinguisme. Membre du noyau primitif des pays fondateurs, votre nation a dû s'impliquer et se distinguer dans la recherche d'un consensus dans des situations très complexes. Cette qualité doit être encouragée à l'heure d'affronter, pour le bien de tous, les défis internes du pays.

Je désire souligner aujourd'hui que pour porter du fruit à long terme, l'art du consensus ne se réduit pas à une habileté purement dialectique, mais doit rechercher le vrai et le bien. Car « sans vérité, sans confiance et sans amour du vrai, il n'y a pas de conscience ni de responsabilité sociale, et l'agir social devient la proie d'intérêts privés et de logiques de pouvoir, qui ont pour effets d'entraîner la désagrégation de la société, et cela d'autant plus dans une société en voie de mondialisation et dans les moments difficiles comme ceux que nous connaissons actuellement » (Caritas in veritate, n. 5).

Profitant de notre rencontre, je souhaite saluer chaleureusement les évêques de Belgique que j'aurai le plaisir d'accueillir très prochainement lors de leur visite ad limina apostolorum. Ma pensée va en particulier à Son Excellence Mgr Léonard qui, avec enthousiasme et générosité, a commencé, depuis peu, sa nouvelle mission d'archevêque de Malines-Bruxelles. Je veux aussi saluer les prêtres de votre pays, et les diacres ainsi que tous les fidèles qui forment la communauté catholique belge. Je les invite à témoigner de leur foi avec audace. Dans leurs engagements dans la cité, qu'ils fassent valoir pleinement leur droit de proposer des valeurs qui respectent la nature humaine et qui correspondent aux aspirations spirituelles les plus profondes et les plus authentiques de la personne.

Au moment où vous inaugurez officiellement vos fonctions auprès du Saint-Siège, je forme les souhaits les meilleurs pour l'heureux accomplissement de votre mission. Soyez sûr, Monsieur l'Ambassadeur, de toujours trouver auprès de mes collaborateurs une attention et une compréhension cordiales. En invoquant l'intercession de la Vierge Marie et de saint Damien, je prie le Seigneur de répandre de généreuses bénédictions sur vous-même, sur votre famille et sur vos collaborateurs, ainsi que sur le peuple belge et sur ses dirigeants. »


© Libreria editrice vaticana
Intertitres de libertepolitique.com

29 Avril 2010

28.04.2010

L'Église de Belgique face à la crise nationale

La Belgique connaît une énième crise politique due aux différends communautaires entre Flamands et Wallons. Ce dernier épisode a précipité la chute du gouvernement d’Yves Leterme dont le roi Albert II a accepté la démission.

Les électeurs se rendront ainsi aux urnes au mois de juin, quelques jours avant que la Belgique ne prenne la présidence tournante de l’Union européenne.

Les trois partis francophones de la majorité et les deux partis flamands ne sont pas parvenus à trouver un terrain d’entente sur la question de l’arrondissement judiciaire et électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV comme il est surnommé dans le pays) dont les Flamands réclament la partition pour régler de matière définitive le problème des droits linguistiques.

 

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Mgr Léonard, président de la conférence épiscopale de Belgique revient sur le rôle de l'Église dans cette crise: >>

Propos recueillis par Mathilde Auvillain (Radio Vatican)