06/07/2009

Bienvenue à Obama. Le Vatican lui joue un prélude de fête

A la veille de la visite du président des Etats-Unis au pape, le cardinal Cottier, théologien officiel de la maison pontificale pendant de nombreuses années, écrit à son sujet un commentaire enthousiaste. Obama répond par une interview très amicale. Mais les points de conflit subsistent



par Sandro Magister

 



ROME, le 5 juillet 2009 – Pour préparer la rencontre qu’il va avoir avec Benoît XVI au Vatican, dans l’après-midi du vendredi 10 juillet, le président des Etats-Unis, Barack Obama, a réuni à la Maison Blanche six journalistes représentant autant de journaux catholiques américains : "Catholic News Service", "America", "National Catholic Reporter", "Catholic Digest", "National Catholic Register", "Commonweal". Il y avait aussi le journaliste chargé des questions religieuses au "Washington Post" et une seule journaliste étrangère, Elena Molinari, pour Radio Vatican et "Avvenire", le quotidien de la conférence des évêques d'Italie, le pays qui accueille le G8.

L'interview a eu lieu le matin du jeudi 2 juillet et les questions n’avaient pas été communiquées d’avance. Le lendemain, à Rome, "Avvenire" l'a reproduite presque intégralement, en lui donnant beaucoup d’importance.

Obama a dit qu’il comptait bien trouver une convergence de vues avec le pape sur des sujets comme la paix au Moyen-Orient, la lutte contre la pauvreté, la sauvegarde du climat, la politique d’immigration.

Mais il n’a éludé aucun des sujets – en premier lieu l’avortement – sur lesquels il y a conflit entre lui et une part importante de l’Eglise catholique américaine, avec au premier rang le cardinal Francis George, président de la conférence des évêques des Etats-Unis et archevêque de sa ville, Chicago.

Au conflit entre Obama et un bon tiers des évêques des Etats-Unis s’est ajoutée, au cours des derniers mois, une autre ligne de fracture entre ces évêques et le Vatican, qu’ils jugent trop conciliant envers la politique du nouveau président.

On trouvera ci-dessous les passages de l'interview qui concernent les sujets les plus controversés, de l’avortement à l'homosexualité. Dans ses réponses, Obama tend un rameau d’olivier à l’Eglise, comme il avait déjà essayé de le faire, le 17 mai, dans son discours à l'université catholique Notre Dame. Mais il indique aussi les points sur lesquels il n’y a et il n’y aura pas d’accord.

 



***

 



Mais Obama n’est pas le seul à se préparer à l’audience pontificale. Le Vatican aussi joue un prélude à sa façon.

Le jour même où le président des Etats-Unis accordait l'interview aux journalistes religieux, à Rome, un cardinal faisant autorité publiait un commentaire simplement enthousiaste des discours prononcés par Obama le 17 mai à l'université Notre Dame et le 4 juin à l'université al-Azhar, au Caire.

Il s’agit du cardinal Georges Cottier, 87 ans, suisse, dominicain, présent à la curie depuis des années comme théologien officiel de la maison pontificale. Il a publié son commentaire dans une revue catholique en six langues, "30 Giorni", très liée aux milieux diplomatiques de la curie et très attentive à la politique de l’Eglise dans le monde, envoyée gratuitement à des évêques et à des monastères du monde entier, dirigée par Giulio Andreotti, ancien président du conseil et ministre des Affaires étrangères italien.

Le savant cardinal trouve la vision d’Obama très proche de celle du catholicisme, à commencer par la conscience du péché originel. Il lui reconnaît de bonnes et constructives intentions même sur le terrain miné de l’avortement. Il dit qu’Obama ne peut être considéré comme un "partisan de l’avortement" et, au contraire, il lui reconnaît la volonté de "tout faire pour que le nombre d’avortements soit le plus faible possible", comme le firent "les premiers législateurs chrétiens qui n’abrogèrent pas tout de suite les lois romaines tolérantes envers des pratiques non conformes ou même contraires à la loi naturelle, comme le concubinage et l’esclavage". Il appelle en renfort saint Thomas d'Aquin, selon qui "l’Etat ne doit pas créer de lois trop  sévères et exigeantes, parce qu’elles seront méprisées par les gens qui ne seront pas capables de les appliquer". Il applaudit "L'Osservatore Romano" justement pour l'article pro-Obama du 19 mai qui avait irrité tant d’évêques américains.

Le cardinal Cottier paraît presque glorifier Obama comme un nouveau Constantin, chef d’un empire moderne lui aussi utile pour l’Eglise.

Les passages du commentaire de Cottier relatifs à la question de l'avortement sont reproduits ci-dessous.

On trouvera, tout de suite après, un extrait de l'interview accordée par Obama aux journalistes religieux, tiré principalement d’"Avvenire", avec des compléments notés par d’autres journalistes présents.


 

1. "Obama me rappelle les premiers législateurs chrétiens..."

par Georges Cottier



[...] J’ai été frappé par le fait que, dans son discours à l’université Notre Dame, Obama n’a pas évité d’aborder la question la plus épineuse, celle de l’avortement, à propos de laquelle il avait reçu tant de critiques, y compris des évêques américains. D’une part ces réactions sont justifiées : des valeurs non négociables sont impliquées dans les décisions politiques concernant l’avortement. Pour nous, ce qui est en jeu, c’est la défense de l’être humain et de ses droits inaliénables, dont le premier est justement le droit à la vie. Mais, dans la société pluraliste, il y a des divergences radicales sur ce point. Il y a ceux qui, comme nous, considèrent l’avortement comme un "intrinsece malum", ceux qui l’acceptent, et même quelques-uns qui le revendiquent come un droit. Le président n’adopte jamais cette dernière opinion. Au contraire, il me paraît faire des suggestions positives - "L’Osservatore Romano" l’a également souligné dans son numéro du 19 mai - en proposant de chercher, dans ce cas aussi, un terrain d’entente. Dans cette recherche - avertit Obama - personne ne doit censurer ses propres convictions, mais au contraire les soutenir devant tous et les défendre. Son relativisme n’est pas du tout celui, mal compris, des gens qui disent qu’il s’agit d’opinions opposées à d’autres opinions, que toutes les opinions personnelles sont incertaines et subjectives, et donc qu’il faut les laisser de côté quand on parle de ces sujets.

De plus, Obama reconnaît que le problème est d’une gravité tragique. Que la décision d’avorter "déchire le cœur de toute femme". Le terrain d’entente qu’il propose, c’est de travailler tous ensemble à réduire le nombre de femmes qui cherchent à avorter. Et il ajoute que toute législation en la matière doit garantir de manière absolue l’objection de conscience au personnel sanitaire qui ne veut pas prêter son concours à des pratiques abortives.

Ce qu’il dit va dans le sens d’une diminution du mal. Le gouvernement et l’Etat doivent tout faire pour que le nombre d’avortements soit le plus faible possible. Ce n’est qu’un "minimum", certes, mais un minimum précieux. Cela me rappelle l’attitude des premiers législateurs chrétiens qui n’abrogèrent pas tout de suite les lois romaines tolérantes envers des pratiques non conformes ou même contraires à la loi naturelle, comme le concubinage et l’esclavage. Le changement s’est fait selon un cheminement lent, souvent marqué par des régressions, au fur et à mesure de l’augmentation du nombre de chrétiens dans la population et, avec eux, l’impact du sens de la dignité de l’être humain. Au début, pour assurer le consensus des citoyens et sauvegarder la paix sociale, on maintint en vigueur les "lois imparfaites", qui évitaient de poursuivre des actes et comportements contraires à la loi naturelle. Saint Thomas d’Aquin lui-même, bien que convaincu que la loi devait être morale, ajoute que l’Etat ne doit pas créer de lois trop sévères et exigeantes, parce qu’elles seront méprisées par les gens qui ne seront pas capables de les appliquer.

Le réalisme de l’homme politique distingue le mal et l’appelle par son nom. Il admet qu’il faut être humble et patient, combattre le mal sans prétendre l’éradiquer de l’histoire humaine au moyen d’instruments de coercition légale. C’est la parabole de l’ivraie, également valable en politique. D’autre part, cela ne devient pas, chez lui, une raison pour être cynique ou indifférent. L’effort pour réduire le mal autant que possible est maintenu. C’est un devoir.

L’Eglise, elle aussi, a toujours perçu comme lointaine et dangereuse l’illusion selon laquelle on peut éliminer totalement le mal de l’histoire par voie légale, politique ou religieuse. L’histoire, y compris récente, est pleine de catastrophes dues au fanatisme de gens qui prétendaient tarir les sources du mal dans l’histoire des hommes et finissaient par tout transformer en un grand cimetière. Les régimes communistes suivaient exactement cette logique. Même chose pour le terrorisme religieux, qui tue précisément au nom de Dieu. Et lorsqu’un médecin pratiquant l’avortement est tué par des militants anti-avortement – c’est arrivé récemment aux USA – il faut admettre que même les élans d’idéal les plus élevés, comme la sacrosainte défense de la valeur absolue de la vie humaine, peuvent se corrompre et se transformer en leur contraire, devenant des mots d’ordre à la disposition d’une idéologie aberrante.

Dans le monde les chrétiens sont porteurs d’une espérance temporelle réaliste, pas d’un vain rêve utopique, même quand ils témoignent de leur fidélité à des valeurs absolues comme la vie. Sainte Gianna Beretta Molla, la doctoresse morte pour avoir refusé les soins qui auraient pu faire du mal à l’enfant dont elle était enceinte, ne touche pas que le cœur des chrétiens par son héroïsme ordinaire et silencieux ; elle rappelle à tous le destin commun vers lequel nous tendons. C’est une forme prophétique du style évangélique du témoignage chrétien.

Dans son discours à l’université Notre Dame, Obama fait justement une allusion très importante à cet aspect. Il raconte comment il fut impliqué dans un projet d’assistance sociale pour les quartiers pauvres de Chicago - financé par des paroisses catholiques - auquel participaient aussi des volontaires protestants et juifs. A cette occasion, il lui est arrivé de rencontrer des gens accueillants et compréhensifs. Il a vu le spectacle des bonnes œuvres alimentées par le Seigneur. Et à cause de ce spectacle il fut "attiré par l’idée de faire partie de l’Eglise. C’est à travers ce service", conclut-il, "que j’ai été conduit au Christ". Il fait aussi un éloge émouvant du grand cardinal Joseph Bernardin, alors archevêque de Chicago, qu’il définit comme "un phare et un carrefour", aimable dans sa façon de persuader et dans son effort continu pour "rapprocher les gens et trouver un terrain d’entente". A travers cette expérience, dit Obama, "les mots et les actes des gens avec qui j’ai travaillé dans les paroisses de Chicago ont touché mon cœur et mon esprit".

Le spectacle de la charité, qui vient de Dieu, a la force de toucher et d’attirer l’esprit et le cœur des hommes. C’est là l’unique germe de changement réel dans l’histoire des hommes. Obama cite aussi Martin Luther King, dont il se sent un disciple. Qu’il soit président des Etats-Unis seulement 41 ans après l’assassinat de King est un signe et une preuve de l’efficacité historique de la confiance en la force de la vérité. [...]

2. "Je défendrai toujours avec force le droit des évêques de me critiquer..."

Interview de Barack Obama



Q. – Les évêques catholiques américains ont exprimé leurs critiques et leurs préoccupations quant à vos positions sur le respect de la vie et sur le mariage. Comment pensez-vous répondre à ces critiques? Ou pensez-vous que vous finirez par faire comme si elles n’existaient pas ?

R. – Tout d’abord, l’une des forces de notre démocratie est que chacun est libre d’exprimer ses opinions politiques. Il n’y aura jamais un moment où je déciderai de faire comme si les critiques des évêques catholiques n’existaient pas, parce que je suis le président de tous les Américains et pas seulement de ceux qui, par hasard, sont d’accord avec moi. Je prends très au sérieux les opinions des autres et les évêques américains ont une influence profonde sur l’Eglise et sur la communauté nationale. Plusieurs évêques ont été généreux dans leurs opinions et encourageants à mon égard, même s’il reste des divergences sur certaines questions. En ce sens les évêques américains représentent un carrefour d’opinions comme c’est le cas dans d’autres groupes. Je défendrai toujours avec force le droit des évêques de me critiquer, même sur un ton passionné. Et je serais heureux de les recevoir ici, à la Maison Blanche, pour parler des sujets qui nous unissent et de ceux qui nous séparent, en une série de tables rondes. Je pense qu’il y aura encore des domaines dans lesquels nous sommes profondément d’accord et d’autres dans lesquels il ne sera pas possible de trouver un plein accord. C’est sain.

Q. – Vous avez formé un groupe de travail, composé de représentants pro-life et d’autres qui soutiennent le droit à l’avortement, dont l’objectif est de trouver des positions communes. Quelles sont vos attentes réalistes quant au résultat des travaux ?

R. – Ce groupe devra me fournir un rapport final dans le courant de l’été et je n’ai pas l’illusion qu’il parviendra à supprimer les divergences rien que par la discussion. Je sais qu’il y a des points sur lesquels le conflit ne peut être réglé. Mais je peux vous dire qu’il y a des gens de bonne volonté des deux côtés et je serais surpris qu’ils ne trouvent pas des points significatifs sur lesquels ils puissent travailler ensemble. Par exemple, la nécessité d’aider les jeunes à prendre des décisions intelligentes de manière à éviter les grossesses non désirées, l’importance de renforcer l’accès à l’adoption comme alternative à l’avortement, ou le devoir de prendre soin des femmes enceintes et de les aider à élever leurs enfants. Mais il y a des points, comme la contraception, sur lesquels les divergences sont profondes. Mon opinion personnelle est qu’il faut associer une solide éducation morale et sexuelle à la mise à disposition de contraceptifs, pour prévenir les grossesses non désirées. Je reconnais que c’est en contradiction avec la doctrine de l’Eglise catholique et je ne m’attends donc pas à ce que ceux pour qui c’est vraiment une question de foi puissent être d’accord avec moi sur ce point, mais c’est mon opinion personnelle. Je serais étonné que les partisans du droit à l’avortement ne soient pas d’accord avec l’idée qu’il faut limiter les circonstances où une femme décide d’interrompre sa grossesse. Si c’était le cas, je ne serais pas d’accord avec eux. Je ne connais pas de circonstances où l'avortement soit une décision heureuse et, si l’on peut aider une femme à éviter de se trouver dans une situation où cela devient une possibilité, je pense que c’est une bonne chose. Mais, je le répète, c’est mon opinion.

Q. – Certains catholiques louent votre contribution à la promotion de questions de justice sociale, tandis que d’autres critiquent vos positions sur les questions de la vie, depuis l’avortement jusqu’à la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Y voyez-vous une contradiction ?

R. – Cette tension du monde catholique existait bien avant mon arrivée à la Maison Blanche. Quand j’ai commencé à m’intéresser à la justice sociale, à Chicago, les évêques catholiques parlaient d’immigration, de nucléaire, des pauvres, de politique étrangère. Puis, à un certain moment, l’attention de l’Eglise catholique s’est déplacée vers l’avortement, ce qui a eu le pouvoir de déplacer l’opinion du congrès et du pays dans la même direction. Ce sont des sujets auxquels je pense beaucoup, mais, puisque je ne suis pas catholique, ce n’est pas à moi de chercher à résoudre ces tensions. Mais j’ai vu comment on peut tenter une conciliation. Le cardinal Joseph Bernardin, que j’ai connu à Chicago, parlait de manière claire et explicite en faveur de la vie. Mais il la considérait comme un "vêtement sans coutures" et il y incluait, de manière cohérente, une gamme de questions faisant partie de ce qu’il pensait être pro-life et sur quoi il s’engageait, comme la lutte contre la pauvreté, le soin de l’enfance, la peine de mort, la politique étrangère. Cette partie de la tradition catholique est quelque chose qui m’inspire continuellement. Et je pense qu’il y a eu des moments, au cours des deux dernières décennies, où cette tradition plus inclusive s’est trouvée comme enterrée sous le débat sur l’avortement. Je désire au contraire qu’elle reste au premier plan dans le débat national.

Q. – Bien des gens - pas seulement des médecins - qui exercent leur activité dans des institutions non gouvernementales s’inquiètent beaucoup de ne pas pouvoir faire jouer l’objection de conscience dans des domaines éthiquement sensibles. La position de votre administration à ce sujet n’est pas tout à fait claire...

R. – Ma position personnelle a toujours été cohérente : je suis fermement convaincu que l'objection de conscience doit être garantie. J’ai défendu une forte objection de conscience dans l’Illinois pour les hôpitaux catholiques et les structures sanitaires, j’en ai discuté récemment avec le cardinal Francis George lors d’une rencontre dans le Bureau Ovale et je l’ai répété dans mon intervention à l’université Notre Dame. Je comprends qu’il y a des gens qui s’attendent toujours au pire de ma part, sans que j’aie rien dit ou fait, mais c’est plus un préjugé qu’une opinion justifiée par une "ligne dure" que nous chercherions à imposer. Je pense que la seule raison pour laquelle ma position peut ne pas paraître claire est que nous avons changé une mesure relative à l’objection de conscience approuvée à la dernière minute, à la onzième heure, par la précédente administration et que nous avons décidé de l’annuler parce qu’elle n’était pas bien formulée. Mais nous sommes en train de réexaminer la question et nous avons demandé aux gens leur avis à ce sujet ; nous avons reçu des centaines de milliers de réponses. Je peux vous assurer que, quand ce nouvel examen sera terminé, une forte objection de conscience entrera en vigueur. Elle pourra ne pas répondre aux critères de toutes les critiques possibles de notre approche, mais elle ne sûrement pas plus faible que celle qui existait avant que le changement ne soit fait.

Q. – Comment conciliez-vous votre foi chrétienne avec les promesses faites aux homosexuels pendant la campagne électorale ?

R. – En ce qui concerne la communauté gay et lesbienne de ce pays, je crois qu’elle est blessée par certains enseignements de l’Eglise catholique et par la doctrine chrétienne en général. En tant que chrétien, je combats sans cesse entre ma foi et mes devoirs et mes préoccupations à propos des gays et lesbiennes. Et souvent je découvre qu’il y a beaucoup de passion des deux côtés, même chez ceux que je considère comme des gens très bien. D’autre part, je m’en tiens à ce que j’ai dit au Caire : toute opinion qui liquide de manière automatique les convictions religieuses et la croyance d’autrui comme intolérantes ne comprend pas le pouvoir de la foi et le bien que celle-ci accomplit dans le monde. En tout cas, en tant que croyants, nous devons examiner nos convictions et nous demander si parfois nous ne faisons pas souffrir les autres. Je pense que tous, quelle que soit notre foi, nous devrions admettre qu’il y a eu des cas où la religion n’a pas été mise au service du bien. C’est à nous, je pense, d’accomplir une profonde réflexion et d’être prêts à nous demander si nous agissons en cohérence non seulement avec les enseignements de l’Eglise, mais aussi avec ce que Jésus-Christ, notre Seigneur, nous a demandé de faire : traiter les autres comme nous voudrions être traités.
> La politica, la morale et il peccato originale

Pour le moment, l'article est paru dans les éditions italienne et anglaise de "30 Giorni". Dans les semaines à venir, il paraîtra aussi dans les éditions française, allemande, espagnole et portugaise de la revue.


L'interview d’Obama dans la longue transcription qu’Elena Molinari a publiée dans "Avvenire" du 3 juillet 2009 :

> Obama : une collaboration avec le pape pour aider le monde



Sur www.chiesa, les articles relatifs aux hauts et bas entre Obama et l’Eglise catholique :

> Obama diplômé à Notre Dame. Mais les évêques lui font repasser l'examen
(26.5.2009)

> Ange ou démon? Au Vatican, Obama est l'un et l'autre
(8.5.2009)


Traduction française par
Charles de Pechpeyrou.


 



Le texte intégral de l'article du cardinal Cottier, dans "30 Giorni" n° 5, 2009 :

www.chiesa