09.08.2011
Vietnamiens...Burkinabés...Certains ont bien du mal à se rendre aux JMJ
La délégation du Burkina Faso aux JMJ 2011 de Madrid, est composée de 24 personnes accompagnées de deux évêques. Mais les jeunes burkinabés ont eu, malgré leur enthousiasme, bien du mal à obtenir leur visa. L’Espagne n’a pas d’ambassade résidente à Ouagadougou. C’est donc l’ambassade de France qui a été chargée d’organiser le départ des jeunes burkinabés. Mais l’ambassade de France, étrangement, ne semble pas avoir été bien informée des conditions de voyage des jeunes souhaitant se rendre à Madrid.
17:57 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : burkina fasso, jmj 2011, madrid, rome, ile maurice, amerique du sud, espagne, burkinabes, enthousiasme, visa, europe, amerique, asie, vietnam, ambassade, ougadougou, tania saint bertin, adrian bundoiu, croix, jeunesses ouvrieres chretiennes, france, emmanuelle boisseau |
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13.05.2010
Benoît XVI est arrivé à Fatima, coeur de son voyage au Portugal
Benoît XVI est arrivé mercredi en début de soirée à Fatima, acclamé par des dizaines de milliers de personnes.

L'hélicoptère des forces aériennes portugaises a survolé à basse altitude le sanctuaire où étaient massés les pèlerins avant d'atterrir sur le stade municipal. Le pape est alors monté dans sa papamobile pour se rendre au sanctuaire. Le long du parcours, des milliers de fidèles agitaient drapeaux et mouchoirs, criant leur joie.
Le sanctuaire de Fatima est au cœur du déplacement du Pape, 10 ans après la béatification de Jacinta et Francesco, deux des trois petits bergers à qui apparut la Vierge en 1917. Fatima, lieu des apparitions est devenu un des plus importants sanctuaires mariaux du monde, il y a chaque année plus de 4 millions de visiteurs.

Nouveaux ou habitués de ce haut lieu de culte, les pèlerins sont venus à pieds ou en avion du Portugal, d’Europe, d’Asie, d’Amérique ou d’Afrique. Ils sont à l’image de l’Eglise, et ils viennent remercier la Vierge qui a exaucé leurs prières ou bien pour implorer son pardon ou bien encore pour lui demander quelque chose.
04:54 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : portugal, fatima, pelerins, sanctuaires, pape, benoit xvi, jacinta, francesco, vierge marie, apparitions, europe, asie, amerique, afrique |
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27.04.2010
Annuaire statistique de l'Eglise catholique - nouvelle édition
CITE DU VATICAN, 27 AVR 2010 (VIS). La nouvelle édition de l'Annuaire statistique de l'Eglise fournit les données relatives à la situation et aux actions qu'elle a mené entre 2000 et 2008 dans les différentes régions du monde.

Les catholiques sont passés en neuf ans de 1.045 millions à 1.166 millions (+ 11,5 %). Si la présence des catholiques est stable en Europe (+ 1,17 %), leur croissance est de 10,9 % en Amérique et en Océanie, de 15,6 % en Asie et de 33% en Afrique. Les catholiques européens sont passés de 26,8 % du total à 24,3 %.
Toujours de 2000 à 2008, le nombre des évêques est passé de 4.541 à 5.002 (plus 10,98 %). Le clergé diocésain et religieux s'est légèrement accru (augmentation mondiale de 0,98 %), passant de 405.178 à 409.166 unités. Si en Afrique et en Asie le nombre des prêtres croît de 33.1 % et de 23,8 %, en Amérique il reste stable tandis qu'il baisse en Europe et en Océanie baissent de 7 % et 4 %. Le nombre des prêtres séculiers gagne 3,1%, passant de 265.781 à 274.007, tandis que les religieux continuent de décroître (- 3 %). De 136.000 ils sont passés à 135.159. Le clergé européen diminue encore. En 2000 il est à 51 % du total, et à 47 % en 2008. L'Asie et l'Afrique sont passées de 17,5 % à 21, 9 %, pendant que l'Amérique tourne autour des 30 % du total.
Les religieux non prêtres étaient 55.057 pour aujourd'hui 54.641. En Europe on enregistre une forte diminution (- 16,57 %) ainsi qu'en Océanie (- 22,06 %), tandis que l'Amérique est stable et que l'Asie et l'Afrique augmentent (+ 32 % et + 10,4 %). Les religieuses sont pratiquement le double des prêtres et quatorze fois plus que les religieux, même si leur nombre diminue, passant de 800.000 en 2000 à 740.000 en 2008: 41 % sont en Europe, 27,4 % en Amérique, 21,7 % en Asie, et 1,2 % en Océanie. Les religieuses augmentent dans les continents dynamiques que sont l'Afrique (+ 21 %) et l'Asie (+ 16 %).
L'Annuaire enregistre aussi l'évolution du nombre d'étudiants et de séminaristes, diocésains comme religieux. Leur nombre global a augmenté en neuf ans de 110.583 à 117.024. Par contre, alors qu'en Afrique et en Asie les candidats au sacerdoce sont plus nombreux, l'Europe subit une flexion.
Lien vers l'annuaire statistique
18:02 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : annuaire, statistiques, eglise catholique, catholiques, pretres, religieux, religieuses, europe, afrique, amerique, asie, oceanie |
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20.03.2010
"Vous devez répondre de cela devant Dieu, ainsi que devant les tribunaux"
La lettre pastorale adressée par le pape aux catholiques d'Irlande à propos des abus sexuels commis sur des mineurs par des prêtres
par Benoît XVI
1. CHERS FRERES ET SŒURS DE L’EGLISE EN IRLANDE, c’est avec une profonde préoccupation que je vous écris en tant que Pasteur de l’Eglise universelle. Comme vous, j’ai été profondément bouleversé par les nouvelles apparues concernant l’abus d’enfants et de jeunes vulnérables par des membres de l’Eglise en Irlande, en particulier par des prêtres et des religieux. Je ne peux que partager le désarroi et le sentiment de trahison que nombre d’entre vous ont ressenti en prenant connaissance de ces actes scandaleux et criminels et de la façon dont les autorités de l’Eglise en Irlande les ont affrontés.
Comme vous le savez, j’ai récemment invité les évêques irlandais à une rencontre ici, à Rome, pour rendre compte de la façon dont ils ont affronté ces questions par le passé et indiquer les mesures qu’ils ont prises pour répondre à cette grave situation. Avec certains prélats de la Curie romaine, j’ai écouté ce qu’ils avaient à dire, tant individuellement qu’en groupe, tandis qu’ils présentaient une analyse des erreurs commises et des leçons apprises, et une description des programmes et des protocoles aujourd’hui mis en place. Nos réflexions ont été franches et constructives. Je nourris l’espoir que, par conséquent, les évêques se trouvent à présent dans une position plus forte pour accomplir le devoir de réparer les injustices du passé et pour affronter les thèmes plus vastes liés à l’abus des mineurs selon des modalités conformes aux exigences de la justice et aux enseignements de l’Evangile.
2. Pour ma part, compte tenu de la gravité de ces fautes, et de la réponse souvent inadéquate qui leur a été réservée de la part des autorités ecclésiastiques dans votre pays, j’ai décidé d’écrire cette Lettre pastorale pour vous exprimer ma proximité et vous proposer un chemin de guérison, de renouveau et de réparation.
En réalité, comme de nombreuses personnes dans votre pays l’ont observé, le problème de l’abus des mineurs n’est pas propre à l’Irlande, ni à l’Eglise. Toutefois, le devoir qui se présente désormais à vous est celui d’affronter le problème des abus qui ont lieu au sein de la communauté catholique irlandaise et de le faire avec courage et détermination. Personne ne peut imaginer que cette situation douloureuse sera résolue dans de brefs délais. Des progrès positifs ont été accomplis, mais il reste encore beaucoup à faire. La persévérance et la prière sont nécessaires, ainsi qu’une grande confiance dans la force de guérison de la grâce de Dieu.
Dans le même temps, je dois également exprimer ma conviction que, pour se reprendre de cette blessure douloureuse, l’Eglise qui est en Irlande doit en premier lieu reconnaître devant le Seigneur et devant les autres, les graves péchés commis contre des enfants sans défense. Une telle reconnaissance, accompagnée par une douleur sincère pour les préjudices portés à ces victimes et à leurs familles, doit conduire à un effort concerté afin d’assurer la protection des enfants contre de tels crimes à l’avenir.
Tandis que vous affrontez les défis de ce moment, je vous demande de vous rappeler du «rocher d’où l’on vous a taillés» (Is 51, 1). Réfléchissez aux contributions généreuses, souvent héroïques, offertes à l’Eglise et à l’humanité tout entière par les générations passées d’hommes et de femmes irlandais, et faites en sorte que cela constitue un élan pour un examen de conscience honnête et un programme de renouveau ecclésial et personnel convaincu. Je forme la prière que, assistée par l’intercession de ses nombreux saints et purifiée par la pénitence, l’Eglise en Irlande surmontera la crise présente et redeviendra un témoin convaincu de la vérité et de la bonté de Dieu tout-puissant, manifestées dans son Fils Jésus Christ.
3. Tout au long de l’histoire, les catholiques d’Irlande se sont révélés une immense force de bien tant dans leur patrie qu’à l’étranger. Des moines celtes comme saint Colomban, diffusèrent l’Evangile en Europe occidentale en jetant les fondements de la culture monastique médiévale. Les idéaux de sainteté, de charité et de sagesse transcendante découlant de la foi chrétienne, ont trouvé une expression dans la construction d’églises et de monastères et dans l’institution d’écoles, de bibliothèques et d’hôpitaux qui contribuèrent à renforcer l’identité spirituelle de l’Europe. Ces missionnaires irlandais ont tiré leur force et leur inspiration de la foi ferme, de la direction solide et des comportements moraux justes de l’Eglise dans leur terre natale.
A partir du XVIe siècle, les catholiques d’Irlande ont subi une longue période de persécution, au cours de laquelle ils ont lutté pour maintenir vivante la flamme de la foi dans des circonstances dangereuses et difficiles. Saint Oliver Plunkett, l’archevêque martyr d’Armagh, est l’exemple le plus célèbre d’une multitude de fils et de filles courageux d’Irlande, prêts à donner leur vie pour la fidélité à l’Evangile. Après l’Emancipation catholique, l’Eglise fut libre de croitre à nouveau. Des familles et d’innombrables personnes qui avaient préservé leur foi au cours de la période de l’épreuve, devinrent le moteur d’une grande renaissance du catholicisme irlandais au XIXe siècle. L’Eglise offrit l’éducation, en particulier aux pauvres, et cela devait apporter une contribution importante à la société irlandaise. Parmi les fruits des nouvelles écoles catholiques, figura une croissance des vocations: des générations de prêtres, de religieuses et de frères missionnaires quittèrent leur patrie pour servir sur chaque continent, en particulier dans le monde anglophone. Ils furent admirables non seulement en raison de leur grand nombre, mais également en raison de la force de leur foi et de la solidité de leur engagement pastoral. De nombreux diocèses, en particulier en Afrique, en Amérique et en Australie, ont bénéficié de la présence de clergé et de religieux irlandais qui prêchèrent l’Evangile et fondèrent des paroisses, des écoles et des universités, des cliniques et des hôpitaux, qui servirent tant les catholiques, que la société en général, avec une attention particulière pour les besoins des pauvres.
Dans presque toutes les familles d’Irlande, il y a eu quelqu’un — un fils ou une fille, une tante ou un oncle — qui a donné sa vie à l’Eglise. Les familles irlandaises nourrissent à juste titre une grande estime et une grande affection pour leurs proches qui ont consacré leur vie au Christ, en partageant le don de la foi avec d’autres et en mettant en pratique cette foi dans le service généreux de Dieu et du prochain.
4. Au cours des dernières décennies, toutefois, l’Eglise dans votre pays a dû affronter de nouveaux et graves défis à la foi, découlant de la transformation et de la sécularisation rapides de la société irlandaise. Un changement social très rapide a eu lieu, qui a souvent eu des effets contraires à l’adhésion traditionnelle des personnes à l’égard de l’enseignement et des valeurs catholiques. Très souvent, les pratiques sacramentelles et de dévotion qui soutiennent la foi et lui permettent de croître, comme par exemple la confession fréquente, la prière quotidienne et les retraites annuelles, ont été négligées. Au cours de cette période, apparut également la tendance déterminante, également de la part de prêtres et de religieux, d’adopter des façons de penser et de considérer les réalités séculières sans référence suffisante à l’Evangile. Le programme de renouveau proposé par le Concile Vatican ii fut parfois mal interprété et en vérité, à la lumière des profonds changements sociaux qui avaient lieu, il était très difficile de comprendre comment les appliquer de la meilleure façon possible. En particulier, il y eut une tendance, dictée par de justes intentions, mais erronée, visant à éviter les approches pénales à l’égard de situations canoniques irrégulières. C’est dans ce contexte général que nous devons chercher à comprendre le problème déconcertant de l’abus sexuel des enfants, qui a contribué de façon très importante à l’affaiblissement de la foi et à la perte de respect pour l’Eglise et pour ses enseignements.
Ce n’est qu’en examinant avec attention les nombreux éléments qui ont donné naissance à la crise actuelle qu’il est possible d’entreprendre un diagnostic clair de ses causes et de trouver des remèdes efficaces. Il est certain que parmi les facteurs qui y ont contribué, nous pouvons citer: des procédures inadéquates pour déterminer l’aptitude des candidats au sacerdoce et à la vie religieuse; une formation humaine, morale, intellectuelle et spirituelle insuffisante dans les séminaires et les noviciats; une tendance dans la société à favoriser le clergé et d’autres figures d’autorité, ainsi qu’une préoccupation déplacée pour la réputation de l’Eglise et pour éviter les scandales, qui a eu pour résultat de ne pas appliquer les peines canoniques en vigueur et de ne pas protéger la dignité de chaque personne. Il faut agir avec urgence pour affronter ces facteurs, qui ont eu des conséquences si tragiques pour les vies des victimes et de leurs familles et qui ont assombri la lumière de l’Evangile à un degré tel que pas même des siècles de persécution ne sont parvenus à atteindre.
5. En plusieurs occasions depuis mon élection au Siège de Pierre, j’ai rencontré des victimes d’abus sexuels, de même que je suis disposé à le faire à l’avenir. Je me suis arrêté pour parler avec eux, j’ai écouté leurs récits, j’ai pris acte de leur souffrance, j’ai prié avec eux et pour eux. Auparavant, au cours de mon pontificat, soucieux d’affronter ce thème, j’avais demandé aux évêques d’Irlande, à l’occasion de leur visite ad limina de 2006, d’«établir la vérité sur ce qui est arrivé par le passé, de prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter que cela ne se reproduise à l’avenir, d’assurer que les principes de justice soient pleinement respectés et, surtout, de soutenir les victimes et tous ceux qui sont victimes de ces crimes monstrueux» (Discours aux évêques d’Irlande, 28 octobre 2006).
Avec cette Lettre, mon intention est de vous exhorter tous, en tant que peuple de Dieu qui est en Irlande, à réfléchir sur les blessures infligées au Corps du Christ, sur les remèdes, parfois douloureux, nécessaires pour les panser et les guérir, et sur le besoin d’unité, de charité et d’aide réciproque dans le long processus de reprise et de renouveau ecclésial. Je m’adresse à présent à vous avec des paroles qui me viennent du cœur, et je désire parler à chacun de vous individuellement et à vous tous en tant que frères et sœurs dans le Seigneur.
6. Aux victimes d’abus et à leurs familles
Vous avez terriblement souffert et j’en suis vraiment désolé. Je sais que rien ne peut effacer le mal que vous avez supporté. Votre confiance a été trahie, et votre dignité a été violée. Beaucoup d’entre vous, alors que vous étiez suffisamment courageux pour parler de ce qui vous était arrivé, ont fait l’expérience que personne ne vous écoutait. Ceux d’entre vous qui ont subi des abus dans les collèges doivent avoir ressenti qu’il n’y avait pas moyen d’échapper à leur souffrance. Il est compréhensible que vous trouviez difficile de pardonner ou de vous réconcilier avec l’Eglise. En son nom, je vous exprime ouvertement la honte et le remord que nous éprouvons tous. Dans le même temps, je vous demande de ne pas perdre l’espérance. C’est dans la communion de l’Eglise que nous rencontrons la personne de Jésus Christ, lui-même victime de l’injustice et du péché. Comme vous, il porte encore les blessures de sa souffrance injuste. Il comprend la profondeur de votre peine et la persistance de son effet dans vos vies et dans vos relations avec les autres, y compris vos relations avec l’Eglise. Je sais que certains d’entre vous trouvent également difficile d’entrer dans une église après ce qui s’est passé. Toutefois, les blessures mêmes du Christ, transformées par ses souffrances rédemptrices, sont les instruments grâce auxquels le pouvoir du mal s’est brisé et nous renaissons à la vie et à l’espérance. Je crois fermement dans le pouvoir de guérison de son amour sacrificiel — également dans les situations les plus sombres et sans espérance — qui apporte la libération et la promesse d’un nouveau début.
En m’adressant à vous comme pasteur, préoccupé par le bien de tous les fils de Dieu, je vous demande avec humilité de réfléchir sur ce que je vous ai dit. Je prie afin que, en vous approchant du Christ et en participant à la vie de son Eglise — une Eglise purifiée par la pénitence et renouvelée dans la charité pastorale — vous puissiez parvenir à redécouvrir l’amour infini du Christ pour chacun de vous. Je suis confiant dans le fait que, de cette manière, vous serez capables de trouver la réconciliation, une guérison intérieure profonde et la paix.
7. Aux prêtres et aux religieux qui ont abusé des enfants
Vous avez trahi la confiance placée en vous par de jeunes innocents et par leurs parents. Vous devez répondre de cela devant Dieu tout-puissant, ainsi que devant les tribunaux constitués à cet effet. Vous avez perdu l’estime des personnes en Irlande et jeté la honte et le déshonneur sur vos confrères. Ceux d’entre vous qui sont prêtres ont violé la sainteté du sacrement de l’Ordre sacré, dans lequel le Christ se rend présent en nous et dans nos actions. En même temps que le dommage immense causé aux victimes, un grand dommage a été perpétré contre l’Eglise et la perception publique du sacerdoce et de la vie religieuse.
Je vous exhorte à examiner votre conscience, à assumer la responsabilité des péchés que vous avez commis et à exprimer avec humilité votre regret. Le repentir sincère ouvre la porte au pardon de Dieu et à la grâce du véritable rachat. En offrant des prières et des pénitences pour ceux que vous avez offensés, vous devez chercher à faire personnellement amende pour vos actions. Le sacrifice rédempteur du Christ a le pouvoir de pardonner même le plus grave des péchés et de tirer le bien également du plus terrible des maux. Dans le même temps, la justice de Dieu exige que nous rendions compte de nos actions sans rien cacher. Reconnaissez ouvertement vos fautes, soumettez-vous aux exigences de la justice, mais ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu.
8. Aux parents
Vous avez été profondément bouleversés en apprenant les choses terribles qui eurent lieu dans ce qui aurait dû être le milieu le plus sûr de tous. Dans le monde d’aujourd’hui, il n’est pas facile de construire un foyer domestique et d’éduquer les enfants. Ils méritent de grandir dans un milieu protégé, aimés et désirés, avec un profond sens de leur identité et de leur valeur. Ils ont le droit d’être éduqués aux valeurs morales authentiques, enracinés dans la dignité de la personne humaine, à être inspirés par la vérité de notre foi catholique et à apprendre des manières de se comporter et d’agir qui les conduisent à une saine estime de soi et au bonheur durable. C’est à vous, leurs parents, qu’est confié en premier lieu ce devoir noble et exigeant. Je vous exhorte à accomplir votre part pour assurer le meilleur soin possible des enfants, que ce soit à la maison ou dans la société en général, alors que l’Eglise, pour sa part, continue à mettre en œuvre les mesures adoptées ces dernières années pour protéger les jeunes dans les milieux paroissiaux et éducatifs. Alors que vous exercez vos importantes responsabilités, soyez certains que je suis proche de vous et que je vous assure du soutien de ma prière.
9. Aux enfants et aux jeunes d’Irlande
Je désire vous offrir une parole particulière d’encouragement. Votre expérience d’Eglise est très différente de celle de vos parents et de vos grands-parents. Le monde a beaucoup changé depuis qu’ils avaient votre âge. Malgré cela, tous, à chaque génération, sont appelés à parcourir le même chemin de vie; quelles que puissent être les circonstances. Nous sommes tous scandalisés par les péchés et les échecs de certains membres de l’Eglise, en particulier de ceux qui furent choisis de manière particulière pour guider et servir les jeunes. Mais c’est dans l’Eglise que vous trouverez Jésus Christ qui est le même hier, aujourd’hui et à jamais (cf. He 13, 8). Il vous aime et c’est pour cela qu’il s’est offert lui-même sur la Croix. Recherchez une relation personnelle avec lui dans la communion de son Eglise, car il ne trahira jamais votre confiance! Lui seul peut satisfaire vos attentes les plus profondes et donner à vos vies leur signification la plus pleine, en les orientant au service des autres. Gardez les yeux fixés sur Jésus et sur sa bonté et protégez dans votre cœur la flamme de la foi. Avec vos frères catholiques en Irlande, je me tourne vers vous pour que vous soyez de fidèles disciples de notre Dieu et que vous contribuiez, avec votre enthousiasme et votre idéalisme si nécessaires, à la reconstruction et au renouveau de notre Eglise bien-aimée.
10. Aux prêtres et aux religieux d’Irlande
Nous souffrons tous à la suite des péchés de nos confrères qui ont trahi une consigne sacrée ou qui n’ont pas affronté de la manière juste et responsable les accusations d’abus. Face à l’outrage et à l’indignation que cela a provoqué, non seulement parmi les laïcs mais également parmi vous et vos communautés religieuses, un grand nombre d’entre vous se sentent personnellement découragés et même abandonnés. En outre, je suis conscient qu’aux yeux de certains vous apparaissez coupables par association, et que vous êtes vus comme si vous étiez en quelque sorte responsables des méfaits d’autres personnes. En ce temps de souffrance, je veux rendre acte du dévouement de votre vie de prêtres et de religieux et de vos apostolats, et je vous invite à réaffirmer votre foi en Christ, votre amour envers son Eglise et votre confiance dans la promesse de rédemption, de pardon et de renouveau intérieur de l’Evangile. De cette manière, vous démontrerez à tous que, là où le péché abonde, la grâce surabonde (cf. Rm 5, 20).
Je sais qu’un grand nombre d’entre vous sont déçus, déconcertés et fâchés pour la manière dont ces questions ont été affrontées par certains de vos supérieurs. Malgré cela, il est essentiel que vous collaboriez de près avec ceux qui représentent l’autorité et que vous vous prodiguiez pour faire en sorte que les mesures adoptées pour répondre à la crise soient vraiment évangéliques, justes et efficaces. Je vous exhorte en particulier à devenir de manière toujours plus claire des hommes et des femmes de prière, en suivant avec courage la voie de la conversion, de la purification et de la réconciliation. De cette manière, l’Eglise en Irlande tirera une nouvelle vie et vitalité de votre témoignage au pouvoir rédempteur du Seigneur rendu visible dans votre vie.
11. A mes frères évêques
On ne peut pas nier que certains d’entre vous et de vos prédécesseurs ont manqué, parfois gravement, dans l’application des normes du droit canonique codifiées depuis longtemps en ce qui concerne les crimes d’abus sur les enfants. De graves erreurs furent commises en traitant les accusations. Je comprends combien il était difficile de saisir l’étendue et la complexité du problème, d’obtenir des informations fiables et de prendre des décisions justes à la lumière de conseils divergents d’experts. Malgré cela, il faut admettre que de graves erreurs de jugement furent commises et que des manquements dans le gouvernement ont eu lieu. Tout cela a sérieusement miné votre crédibilité et efficacité. J’apprécie les efforts que vous avez accomplis pour porter remède aux erreurs du passé et pour assurer qu’elles ne se répètent pas. Outre à mettre pleinement en œuvre les normes du droit canonique en affrontant les cas d’abus sur les enfants, continuez à coopérer avec les autorités civiles dans le domaine de leur compétence. Les supérieurs religieux doivent clairement en faire tout autant. Ils ont, eux aussi, participé aux rencontre récentes, ici à Rome, pour établir une approche claire et cohérente de ces questions. Il est nécessaire que les normes de l’Eglise en Irlande pour la protection des enfants soient constamment revues et mises à jour et qu’elles soient appliquées de manière totale et impartiale, conformément au droit canonique.
Seule une action ferme menée de l’avant de manière pleinement honnête et transparente pourra rétablir le respect et l’affection des Irlandais envers l’Eglise, à laquelle nous avons consacré notre vie. Cela doit naître, avant tout, de l’examen de vos propres personnes, de la purification intérieure et du renouveau spirituel. La population irlandaise attend à juste titre que vous soyez des homme de Dieu, que vous soyez saints, que vous viviez avec simplicité, que vous recherchiez chaque jour la conversion personnelle. Pour elle, selon l’expression de saint Augustin, vous êtes des évêques, et pourtant avec eux vous êtes appelés à être des disciples du Christ (cf. Discours 340, 1). Je vous exhorte donc à renouveler votre sens des responsabilités devant Dieu, à croître dans la solidarité avec votre peuple et à approfondir votre sollicitude pastorale pour tous les membres de votre troupeau. Soyez en particulier sensibles à la vie spirituelle et morale de chacun de vos prêtres. Soyez un exemple à travers vos vies elles-mêmes, soyez proches d’eux, écoutez leurs préoccupations, offrez-leur votre encouragement en ce moment de difficulté et nourrissez la flamme de leur amour pour le Christ et leur engagement dans le service à leurs frères et sœurs.
Les laïcs doivent eux aussi être encouragés à jouer leur rôle dans la vie de l’Eglise. Faites en sorte qu’ils soient formés de telle manière qu’ils puissent rendre raison, de manière articulée et convaincante, de l’Evangile dans la société moderne (cf. 1 P 3, 15), et qu’ils coopèrent plus pleinement à la vie et à la mission de l’Eglise. Cela vous aidera également à recommencer à être des guides et des témoins crédibles de la vérité rédemptrice du Christ.
12. A tous les fidèles d’Irlande
L’expérience qu’un jeune fait de l’Eglise devrait toujours porter du fruit dans une rencontre personnelle et vivifiante avec Jésus Christ dans une communauté qui aime et qui offre une nourriture. Dans ce domaine, les jeunes doivent être encouragés à croître jusqu’à leur pleine stature humaine et spirituelle, à aspirer aux idéaux élevés de sainteté, de charité et de vérité et à tirer inspiration des richesses d’une grande tradition religieuse et culturelle. Dans notre société toujours plus sécularisée, dans laquelle nous aussi chrétiens nous trouvons difficile de parler de la dimension transcendante de notre existence, nous avons besoin de trouver de nouveaux chemins pour transmettre aux jeunes la beauté et la richesse de l’amitié avec Jésus Christ dans la communion de son Eglise. En affrontant la crise présente, les mesures pour faire face de manière juste aux crimes individuels sont essentielles, toutefois elles ne sont pas suffisantes à elles seules: il y a besoin d’une nouvelle vision pour inspirer la génération présente et les générations futures à tirer profit du don de notre foi commune. En marchant sur la voie indiquée par l’Evangile, en observant les commandements et en conformant votre vie de manière toujours plus proche à la personne de Jésus Christ, vous ferez l’expérience du renouveau profond dont il y a aujourd’hui un besoin si urgent. Je vous invite tous à persévérer le long de ce chemin.
13. Chers frères et sœurs dans le Christ, c’est avec une profonde préoccupation envers vous tous en ce temps de douleur, dans lequel la fragilité de la condition humaine a été aussi clairement révélée, que j’ai souhaité vous offrir ces paroles d’encouragement et de soutien. J’espère que vous les accueillerez comme une signe de ma proximité spirituelle et de ma confiance dans votre capacité à répondre aux défis du temps présent en tirant une inspiration renouvelée et une force des nobles traditions de l’Irlande de fidélité à l’Evangile, de persévérance dans la foi et de fermeté dans le recherche de la sainteté. Avec vous tous, je prie avec insistance qu’avec la grâce de Dieu, les blessures qui ont frappé un grand nombre de personnes et de familles puissent être guéries et que l’Eglise qui est en Irlande puisse faire l’expérience d’une saison de renaissance et de renouveau spirituel.
14. Je souhaite vous proposer des initiatives concrètes pour affronter la situation.
Au terme de ma rencontre avec les évêques d’Irlande, j’ai demandé que le carême de cette année soit considéré comme un temps de prière pour une effusion de la miséricorde de Dieu et des dons de sainteté et de force de l’Esprit Saint sur l’Eglise dans votre pays. Je vous invite tous à présent à consacrer vos pénitences du vendredi, pour une année entière, d’aujourd’hui jusqu’à la Pâque 2011, à cette fin. Je vous demande d’offrir votre jeûne, votre prière, votre lecture de la Sainte Ecriture et vos œuvres de miséricorde pour obtenir la grâce de la guérison et du renouveau pour l’Eglise qui est en Irlande. Je vous encourage à redécouvrir le sacrement de la Réconciliation et à recourir plus fréquemment à la force transformatrice de sa grâce.
Une attention particulière devra aussi être réservée à l’adoration eucharistique, et dans chaque diocèse, il devra y avoir des églises ou des chapelles spécifiquement réservées à cette fin. Je demande que les paroisses, les séminaires, les maisons religieuses et les monastères organisent des temps d’adoration eucharistique, de manière à ce que tous aient la possibilité d’y prendre part. A travers la prière fervente face à la présence réelle du Seigneur, vous pouvez accomplir la réparation pour les péchés d’abus qui ont fait tant de mal, et dans le même temps implorer la grâce d’une force renouvelée et d’un sens plus profond de la mission de la part de tous les évêques, les prêtres, les religieux et les fidèles.
Je suis confiant dans le fait que ce programme conduira à une renaissance de l’Eglise en Irlande, dans la plénitude de la vérité même de Dieu, car c’est la vérité qui nous rend libres (cf. Jn 8, 32).
En outre, après avoir pris conseil et avoir prié sur la question, j’ai l’intention d’effectuer une Visite apostolique dans plusieurs diocèses d’Irlande, ainsi que dans des séminaires et des congrégations religieuses. La Visite se propose d’aider l’Eglise locale dans son chemin de renouveau et sera établie en coopération avec les bureaux compétents de la Curie romaine et la conférence épiscopale irlandaise. Les détails seront communiqué en temps utile.
Je propose en outre que soit organisée une Mission au niveau national pour tous les évêques, les prêtres et les religieux. Je nourris l’espérance que, en puisant à la compétence d’experts prédicateurs et organisateurs de retraites, venus d’Irlande ou d’ailleurs, et en réexaminant les documents conciliaires, les rites liturgiques de l’ordination et de la profession et les récents enseignements pontificaux, vous parveniez à une analyse plus profonde de vos vocations respectives, de manière à redécouvrir les racines de votre foi en Jésus Christ et à boire abondamment aux sources de l’eau vive qu’il vous offre à travers son Eglise.
En cette Année consacrée aux prêtres, je vous confie de manière toute particulière la figure de saint Jean Marie Vianney, qui eut une compréhension si riche du mystère du sacerdoce. «Le prêtre, écrivit-il, a la clé des trésors du ciel: c’est lui qui ouvre la porte, c’est lui le dispensateur du bon Dieu, l’administrateur de ses biens». Le curé d’Ars comprit parfaitement combien est grandement bénie une communauté lorsqu’elle est servie par un prêtre bon et saint: «Un bon pasteur, un pasteur selon le cœur de Dieu, est le trésor le plus grand que le bon Dieu peut donner à une paroisse et l’un des dons les plus précieux de la divine miséricorde». Par l’intercession de saint Jean Marie Vianney, puisse le sacerdoce en Irlande reprendre vie et puisse toute l’Eglise en Irlande croître dans l’estime du grand don du ministère sacerdotal.
Je saisis cette opportunité pour remercier dès à présent tous ceux qui seront impliqués dans l’organisation de la Visite apostolique et la Mission, ainsi que les nombreux hommes et femmes qui, dans toute l’Irlande, œuvrent déjà pour la protection des enfants dans les milieux ecclésiaux. Dès le moment où la gravité et l’extension du problème des abus sexuels contre les enfants dans des institutions catholiques commença à être pleinement compris, l’Eglise a accomplie un énorme travail dans de nombreuses régions du monde, afin de l’affronter et d’y trouver remède. Tandis qu’il ne faut épargner aucun effort pour améliorer et mettre à jour les procédures déjà existantes, je suis encouragé par le fait que les pratiques de protection en vigueur, adoptées par les Eglises locales, sont considérées, dans certaines parties du monde, comme un modèle à suivre pour les autres institutions.
Je souhaite conclure cette Lettre avec une Prière pour l’Eglise en Irlande, que je vous envoie avec l’attention qu’un père a pour ses enfants et avec l’affection d’un chrétien comme vous, scandalisé et blessé par ce qui est arrivé dans notre bien-aimée Eglise. Lorsque vous aurez recours à cette prière dans vos familles, vos paroisses et vos communautés, puisse la Bienheureuse Vierge Marie vous protéger et vous guider sur le chemin qui conduit à une union plus étroite avec son Fils, crucifié et ressuscité. Avec une grande affection et une ferme confiance dans les promesses de Dieu, je vous donne à tous de tout cœur ma Bénédiction apostolique en gage de force et de paix dans le Seigneur.
Du Vatican, le 19 mars 2010, solennité de saint Joseph
BENEDICTUS PP. XVI
Prière pour l’Eglise en Irlande
Dieu de nos pères,
renouvelle-nous dans la foi qui est pour nous vie et salut,
dans l’espérance qui promet pardon et renouveau intérieur,
dans la charité qui purifie et ouvre nos cœurs
à t’aimer, et à travers toi, tous nos frères et sœurs.
Seigneur Jésus Christ,
puisse l’Eglise en Irlande renouveler son engagement millénaire
à la formation de nos jeunes sur le chemin de la vérité,
de la bonté, de la sainteté et du service généreux à la société.
Esprit Saint, consolateur, avocat et guide,
inspire un nouveau printemps de sainteté et de zèle apostolique
pour l’Eglise en Irlande.
Puissent notre tristesse et nos larmes,
notre effort sincère de redresser les erreurs du passé,
et notre ferme intention de repentir,
porter des fruits abondants de grâce
pour l’approfondissement de la foi
dans nos familles, nos paroisses, nos écoles et nos communautés,
pour le progrès spirituel de la société irlandaise,
et pour la croissance de la charité, de la justice, de la joie et de la paix,
dans la famille humaine tout entière.
A toi, Sainte Trinité,
avec une pleine confiance dans la protection pleine d’amour de Marie,
Reine de l’Irlande, Notre Mère,
et de saint Patrick, de sainte Brigitte et de tous les saints,
nous nous en remettons, ainsi que nos enfants,
et les besoins de l’Eglise en Irlande.
Amen.
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21:07 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : benoit xvi, confession, irlande, abus sexuels, pretres, religieux, vie de l eglise, saintete, persecution, oliver plunkett, armagh, education, afirque, amerique, australie, clerge, pauvres, priere, retraites, concile, vatican ii, sacerdoce, seminaires, noviciats, peines canoniques, victimes d abus sexuels, pape, enfants, peche, penitence, pastorale, sacrement de l ordre, vie religieuse, jeunes, eveques, rome, curie romaine, evangile, lettre pastorale, guerison, renouveau, reparation, abus des mineurs, saint colomban, europe, charite, sagesse, eglises, monasteres |
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06.01.2010
Les ouvriers pastoraux tués durant l'année 2009
LISTE DES OUVRIERS PASTORAUX
PR ÊTRES, RELIGIEUX, RELIGIEUSES
ET LAÏCS,
TUÉS EN 2009
“L’Église annonce partout l’Évangile du Christ, malgré les persécutions, les discriminations, les attaques et l’indifférence, parfois hostile, qui – quoi qu’il en soit – lui permettent de partager le sort de son Maître et Seigneur.”
(Pape Benoît XVI, Message de Noël, 25 décembre 2009)
LES OUVRIERS PASTORAUX TUÉS DURANT L'ANNÉE 2009
Cité du Vatican (Agence Fides) - Comme d'habitude, l'Agence Fides publie en fin d'année la liste des ouvriers pastoraux qui ont perdu la vie de façon violente au cours des 12 derniers mois. D'après les informations que nous possédons, 37 ouvriers pastoraux ont été tués durant l'année 2009: 30 prêtres, 2 religieuses, 2 séminaristes, 3 volontaires laïcs. Cela représente le double de l'année 2008, et c'est le chiffre le plus élevé enregistré au long des dix dernières années.
En analysant la liste de chaque continent, au premier plan figure cette année, avec un chiffre extrêmement élevé, l'AMÉRIQUE, marquée du sang de 23 ouvriers pastoraux (18 prêtres, 2 séminaristes, 1 sœur, 2 laïcs), suivie par l'AFRIQUE, où 9 prêtres, 1 religieuse et 1 laïc ont perdu la vie de façon violente, puis par l'ASIE, avec 2 prêtres tués, et enfin l'EUROPE, avec un prêtre assassiné.
Le comptage de Fides ne concerne pas seulement les missionnaires ad gentes au sens strict, mais tous les ouvriers pastoraux morts de façon violente. Nous n'utilisons pas de fait le terme "martyre", sauf dans son sens étymologique de "témoin", pour ne pas devancer le jugement que l'Église pourra éventuellement donner à certains d'entre eux, mais aussi à cause de la pauvreté des informations que, dans la majorité des cas, on réussit à recueillir sur leur vie et sur les circonstances de leur mort.
Comme l'a dit le Saint Père Benoît XVI lors du jour de la fête du proto-martyre Saint Étienne, "le témoignage d'Étienne, comme celle des martyres chrétiens, montre à nos contemporains souvent distraits et désorientés, en qui ils doivent mettre leur confiance pour donner sens à leur vie. Le martyre, en effet, est celui qui meurt dans la certitude de se savoir aimé de Dieu et, rien n'éatnt plus important que l'amour du Christ, sait qu'il a choisi la part la meilleure. S'identifiant totalement à la mort du Christ, il est conscient d'être un germe de vie fécond et d'ouvrir des sentiers de paix et d'espérance dans le monde. Aujourd'hui, en nous présentant le diacre Saint Étienne comme modèle, l'Église nous indique également, dans l'accueil et l'amour envers les plus pauvres, une des voies privilégiées pour vivre l'Évangile et témoigner aux hommes de façon crédible que le Royaume de Dieu arrive" (Angélus du 26 décembre 2009).
Du peu de notes biographiques sur ces frères et sœurs tués, nous pouvons lire l'offrande généreuse et sans condition à la grande cause de l'Évangile, sans taire les limites de la fragilité humaine: c'est cela qui les a uni dans la vie et également dans la mort violente, bien que se trouvant dans des situations et des contextes profondément différents. Pour annoncer le Christ, mort et ressuscité pour le salut des hommes, en le témoignant dans des œuvres concrètes d'amour envers les frères, ils n'ont pas hésité à mettre quotidiennement à l'épreuve leur propre vie dans des contextes de souffrance, de pauvreté extrême, de tension, de violence généralisée, pour offrir l'espérance d'un lendemain meilleur et chercher à soustraire tant de vies, surtout jeunes, à la dégradation et à la spirale de la malveillance, en accueillant touts ceux que la société rejette et met en marge. Certains ont été victimes de cette violence même qu'ils combattaient ou de la disponibilité à aller au secours des autres en mettant au second plan leur propre sécurité. Beaucoup ont été tué dans le cadre de tentative de vol ou d'enlèvement, surpris dans leur habitation par des bandits à la recherche de trésors fantomatiques, se contentant la plupart du temps d'une vieille voiture ou du cellulaire de la victime, enlevant en revanche le trésor le plus précieux, celle d'une vie donnée par Amour. D'autres ont été éliminés seulement parce que, au nom du Christ, ils opposaient l'amour à la haine, l'espérance au désespoir, le dialogue à la violence, le droit à l'injustice.
Se rappeler tant d'ouvriers pastoraux tués dans le monde et prier en leur suffrage "est un devoir de reconnaissance pour toute l'Église et un encouragement pour chacun de nous à témoigner de manière toujours plus courageuse notre foi et notre espérance en Celui qui a vaincu pour toujours, sur la Croix, le pouvoir de la haine et de la violence par la toute puissance de l'amour" (Benoît XVI, Regina Coeli, 24 mars 2008).
A cette liste provisoire établie annuellement par l'Agence Fides, il faut de toute façon ajouter toujours la longue liste de tous ceux qui ne seront jamais connus, qui dans chaque coin de la planète souffrent et paient aussi de leur vie leur foi en Christ. Il s'agit de cette "nuée de soldats inconnus de la grande cause de Dieu" - selon l'expression du Pape Jean-Paul II - vers lesquels nous nous tournons avec reconnaissance et vénération, même sans connaître leur visage, sans lesquels l'Église et le monde seraient terriblement appauvris.
PANORAMA PAR CONTINENTS
AMÉRIQUE
Les 23 ouvriers pastoraux tombés en Amérique (18 prêtres, 2 séminaristes, 1 sœur, 2 laïcs) ont été tués au Brésil, en Colombie, à Cuba, au Salvador, aux États-Unis, au Guatemala et au Honduras.
Il y a 6 prêtres tués au Brésil : un nombre sans aucun doute élevé, au point que le Conseil épiscopal de la Pastorale de la Conférence épiscopale brésilienne, au terme de son ultime réunion de l'année, a publié une déclaration soucieuse sur la vague croissante de violence dans le pays contre les prêtres : "L'Église catholique au Brésil se sent profondément touchée et indignée devant la violence contre ses enfants dont la vie est arrachée. Nous réaffirmons que rien ne justifie la violence !". Parmi les prêtres tués au Brésil figurent l'espagnol Ramiro Ludeña, connu comme le "Père Ramiro", qui travaillait depuis 34 ans dans une association de soutien aux enfants et aux jeunes de la rue, et qui a été tué justement par un jeune qui voulait le voler. Le missionnaire Fidei donum italien, le Père Ruggero Ruvoletto, tué dans sa paroisse dans laquelle ont été volé une cinquantaine de Real (environ 19 euros). Le Père Evaldo Martiol, assassiné par deux jeunes, victime d'un vol qui s'est terminé par un meurtre. "Sa méthode d'évangélisation était l'amitié" a rappelé l'évêque durant les funérailles. Le Père Gisley Azevedo Gomes, CSS, Assesseur national de la Section Jeune de la Conférence épiscopale brésilienne (CNBB), tué par des jeunes qui l'ont d'abord volé puis tué. "De manière déplorable - ont affirmé les évêques - il a été victime de cette violence qu'il désirait combattre".
La Colombie, avec 5 prêtres et 1 laïc tués, est à la deuxième place. Tous les prêtres ont été victimes de vols qui ont fini tragiquement : les deux prêtres rédemptoristes P. Gabriel Fernando Montoya Tamayo et P. Jesús Ariel Jiménez ont été tués pas un homme qui a fait irruption dans le logement des prêtres, très probablement à la recherche d'argent, les tuant tous les deux alors qu'ils étaient connectés sur Internet. Le corps sans vie de don Oscar Danilo Cardozo Ossa a été retrouvé dans le presbytère de la paroisse, et sur ce lieu ont aussi été retrouvés un bâillon et quelques cordes. Don Emiro Jaramillo Cardenas a aussi été tué dans la nuit chez lui, tandis que don Juan Gonzalo Aristizabal Isaza a été retrouvé assassiné à l'intérieur de sa voiture, abandonnée sur l'autoroute régionale. A ceci s'ajoute le laïc Jorge Humberto Echeverri Garro, professeur et ouvrier pastoral, engagé comme catéchiste et dans la Pastorale Sociale pour la paix et la vie ensemble, tué par un groupe de guérilléros durant une réunion dans laquelle on discutait certains projets de l'Église.
Au Mexique, un prêtre et deux séminaristes ont été tués : alors qu'ils se rendaient à une réunion de pastorale des vocations, leur véhicule a été rattrapé par un autre, ils ont été forcés de descendre et ont été tués avec des armes à feu. L'Archevêque d'Acapulco a signalé que dans cette région du pays, c'est la logique et tout résoudre par le pistolet qui domine, la logique du règlement de comptes, de l'effusion de sang, tandis que les forces armées de réussissent pas à tenir sous contrôle le trafic de drogue et la violence.
Une émotion particulière a été suscitée par la mort violente à Cuba de deux prêtres espagnols : l'abbé Eduardo de la Fuente Serrano, mort après avoir été soudainement frappé de coups de couteau dans la rue à la périphérie de la capitale, et l'abbé Mariano Arroyo Merino, tué dans sa paroisse. Son corps était ligoté, bâillonné et partiellement brûlé.
Au Salvador, il y a eu deux victimes, un prêtre et un jeune laïc : le corps sans vie du rédemptoriste salvadorien, le Père Leopoldo Cruz, a été retrouvé quelques jours après sa disparition dans un canal d'une zone rurale de San Salvador. Le jeune William Quijano, de la communauté de Sant'Egidio, a été tué à coup d'arme à feu par un des si nombreux gangs de violence organisée qui assaillent les jeunes pauvres dans les banlieues de l'Amérique Centrale. Depuis cinq ans, William était employé dans l'École de la Paix auprès des enfants pauvres du quartier d'Apopa, dans les faubourgs de la capitale.
L'unique religieuse tuée dans le continent est Sœur Marguerite Bartz, des Sœurs du Très Saint Sacrement pour les Indiens et les Nègres (SBS), tuée dans son couvent de Saint Bernard, dans la zone des Navajo, dans le Nouveau Mexique (États-Unis d'Amérique). La religieuse était connue pour être une femme passionnée depuis toujours par la recherche de la justice et de la paix. Toujours aux États-Unis, l'abbé Ed Hinds, curé de l'église Saint Patrice a Chatham, dans le New Jersey (USA), a été retrouvé mort dans le bâtiment adjacent à l'église, couvert de nombreux traumatismes et de blessures provoquées par une arme de taille.
Au Guatemala, le Père Lorenzo Rosebaugh, des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée (OMI) a trouvé la mort, tué à la suite d'une attaque qui s'est produite sur une route de campagne, tandis qu'il se rendait avec d'autres prêtres à une réunion pastorale. Deux hommes armés de fusil et le visage couvert ont arrêté l'automobile et, après avoir volé aux missionnaires ce qu'ils possédaient, ils ont tiré et tué le Père Rosebaugh.
Enfin, dans une province de la partie orientale du Guatemala, un prêtre capucin guatémaltèque, le Père Miguel Angel Hernandez, après quatre années responsable d'une paroisse d'Ocotepeque (Honduras), a été retrouvé mort, après avoir été enlevé quelques jours auparavant.
AFRIQUE
En Afrique, 9 prêtres, 1 religieuses et 1 laïc, ont perdu la vie de manière violente, dans la République Démocratique du Congo, en Afrique du Sud, au Kenya et au Burundi.
Dans la République martyrisée du Congo démocratique, où l'Église et la population locale sont l'objet depuis longtemps de brutalité et de violations continuelles des droits de l'homme, ce sont 2 prêtres, 1 religieuse et 1 ouvrier pastoral laïc de la Caritas qui ont trouvé la mort. Que ce soit l'abbé Jean Gaston ou l'abbé Daniel Cizimya Nakamaga, ils ont été tués tous deux par des inconnus qui ont pénétré la nuit dans leur habitation, très probablement pour les voler, respectivement à Bunia et à Kabare. Sœur Denise Kahambo Murahirwa, moniale trappiste, a été tuée par des hommes armés en uniforme qui sont entrés dans le monastère de "Notre Dame de la Clarté" à Murhesa, à 20 km de Bukavu, qui se sont ensuite enfuis sans rien voler. Le jeune congolais Ricky Agusa Sukaka, ouvrier de la Caritas, a été tué à Musezero, dans le nord Kivu, par deux hommes qui portaient des uniformes de l'armée. En Afrique du Sud aussi 4 prêtres ont été tués. L'abbé Daniel Matsela Mahula, du diocèse de Klerksdorp, a été tué tandis qu'il était au volant de sa voiture, par quatre bandits de la route. L'abbé Lionel Sham, 66 ans, curé de Mohlakeng (archidiocèse de Johannesburg, Afrique du Sud), a été tué après avoir été enlevé de chez lui. Le corps du Père Ernst Plöchl de la Congrégation des Missionnaires de Mariannhill, en Afrique depuis plus de 40 ans, a été trouvé dans la mission isolée de Maria Zell. Le Père Louis Blondel, des Missionnaires d'Afrique (Pères Blancs), a été aussi tué dans la nuit par des jeunes qui ont pénétré dans l'habitation des missionnaires.
Au Kenya, ont été tués le Père Giuseppe Bertaina, des Missionnaires de la Consolation, agressé par des voyous dans l'Institut de Philosophie des Missionnaires de la Consolation, à Nairobi, dont il était recteur et administrateur, puis maltraité, lié et étouffé, provoquant la mort par insuffisance respiratoire et le Père Jeremiah Roche, de la Société de St Patrice pour les Missions Extérieures, dont le cadavre a été retrouvé les mains liées et blessé à la tête à coup de machette.
Un geste d'altruisme a coûté la vie à l'abbé Révocat Gahimbare, au Burundi : ayant appris l'attaque du monastère des Sœurs "Bene Maria", il allait porter son aide aux religieuses, mais des bandits lui ont tendu un guet-apens sur la route, et l'ont tué.
ASIE
Deux prêtres tués en Asie en 2009. En Inde, l'abbé James Mukalel a été trouvé mort dans les environs de Mangalore, État du Karnataka, dans l'Inde méridionale, probablement victime de violence antichrétienne, dans la mesure où précédemment, dans ce secteur on avait déjà constaté quelques cas d'attaques intégristes. Dans les Philippines, l'abbé Cecilio Lucero, défenseur des plus faibles et engagé dans la protection des droits humains, a été tué par un groupe d'hommes armés, dans la province du Nord Samar, au sud de la capitale, Manille.
EUROPE
L'unique prêtre tué dont on a connaissance est l'abbé Louis Josseaume, agressé et assassiné dans son presbytère d'Égletons, diocèse de Tulle (France), où il était prêtre. Engagé aussi dans le monde du handicap, il a été tué justement par un de ces marginaux déséquilibrés dont il s'occupait.
FICHES BIOGRAPHIQUES ET CIRCONSTANCES DE CHAQUE MORT
L'Agence Fides est reconnaissante envers tous ceux qui voudront signaler des mises à jour ou des corrections concernant cette liste ou celle des années précédentes.

P. Giuseppe Bertaina (photo), italien, Missionnaire de la Consolation, a été tué le matin du 16 janvier 2009, dans son bureau de Langata, à l'Institut de Philosophie des Missionnaires de la Consolation, à Nairobi, capitale du Kenya. Le P. Bertaina était recteur et administrateur de l'Institut. Quelques personnes sont entrées, cachées, dans l'institut à l'heure des cours, alors que les étudiants et les enseignants étaient dans les amphi. Les voyous ont surpris le P. Giuseppe, l'ont frappé, ligoté et bâillonné, provocant sa mort par insuffisance respiratoire. Le P. Bertaina, ordonné prêtre en 1951, était au Kenya depuis les années 60. Il a toujours exercé sa mission dans ce pays, à part une période en Afrique du Sud, où il s'était rendu pour des motifs d'études. Les meurtres dont l'objectif est le vol sont un phénomène en continuelle croissance et qui touchent avec une fréquence alarmante également les instituts religieux et les autres œuvres d'Église. (Cf. Agence Fides 16/1/2009 ; 19/1/2009)

Le prêtre espagnol Eduardo de la Fuente Serrano (photo), a été retrouvé sans vie le matin du 14 février 2009, dans la zone nord-ouest de l'Avana (Cuba). Selon les enquêtes qui ont été faites, le prêtre serait mort par coups de couteau, frappé sur une route dans la banlieue de la capitale. Son automobile a été retrouvée dans la commune de Bauta, à environ 20 km du lieu où a été abandonné le corps. Le prêtre, âgé de 61 ans, était natif de Guadalix de la Sierra, dans la province de Madrid (Espagne), et travaillait depuis trois ans à Cuba, comme curé de l'église Sainte Claire d'Assise, où il s'était engagé surtout dans des œuvres humanitaires. Les témoignages de ceux qui l'ont connu mettent en évidence sont attention envers tous : les enfants, les personnes âgées, et de manière particulière les adolescents et les jeunes, qu'il avait impliqué dans un groupe paroissial engagé et vivant. A travers un travail pastoral intense et concret, il avait réussi à redonner vie à une communauté qui se ressentait du manque de prêtre permanent depuis quelques années. Don Eduardo, qui exerçait à Madrid son ministère pastoral dans la paroisse du Rosaire, dans le quartier de Carabanchel, avait commencé à travailler à L'Avana, il y environ dix ans, alors qu'il se rendait là, chaque mois de juillet, pour remplacer un prêtre. Il décida ensuite de déménager définitivement, il y a trois ans, dans le but de mieux aider les personnes les plus nécessiteuses. (Cf. Agence Fides 16/2/2009 ; 20/2/2009)

Don Juan Gonzalo Aristizabal Isaza (photo), prêtre colombien, de 62 ans, a été assassiné le 22 février 2009 : son cadavre a été trouvé à l'intérieur de son automobile, abandonnée sur l'autoroute régionale, près de l'Université d'Antioche. Le prêtre était curé de la paroisse "Saint Jean Apôtre" et chapelain de l'Hôtel Intercontinental de Medellin (Colombie). Par ailleurs, il se distinguait pour son esprit de charité envers les plus nécessiteux, par son dévouement pastoral et son don aux autres. Né à Medellin, en 1946, Don Juan Gonzalo Aristizabal Isaza avait été ordonné prêtre le 10 juin 1973. Diplômé en Éducation, il avait obtenu aussi le titre de psychologue et de maître en psychologie de l'orientation. Après son ordination sacerdotale, il avait exercé différentes charges pastorales dans les paroisses et dans différents instituts scolastiques en tant que chapelain ; il a été aussi recteur de l'École Ozhanam et chapelain du Gouvernement d'Antioche (1993-1996). Depuis le 2 février 2006, il était curé de Saint Jean Apôtre. (Cf. Agence Fides 24/2/2009)

Don Daniel Matsela Mahula, du diocèse de Klerksdorp (Afrique du Sud), a été tué tandis qu'il conduisait sa voiture, par quatre bandits de la route, près de Bloemhof, le 27 février 2009. Né le 6 juin, il avait été ordonné prêtre le 22 décembre 2002. Il exerçait son service à la Peter's Catholic Church de Jouberton. (Cf. Agence Fides 10/3/2009)

Don Lionel Sham (photo), 66 ans, curé de Mohlakeng (archidiocèse de Johannesburg, Afrique du Sud), a été tué le 7 mars 2009, après avoir été enlevé de sa maison à Mohlakeng. Son corps a été retrouvé par la police, le dimanche 8 mars, quelques heures après sa disparition de la paroisse. Le P. Sham Lionel était connu pour être ouvert à tous et généreux avec les personnes dans le besoin. (Cf. Agence Fides 10/3/2009)

Don Révocat Gahimbare (sur la photo avec son évêque), curé de la paroisse de Karuzi, au Burundi, a été tué le dimanche 8 mars. Le prêtre a été tué par 4 bandits, déguisés en policiers, qui avaient volé le monastère des Sœurs "Bene Maria". Ayant eu connaissance de l'attaque, don Gahimbare s'était précipité au secours des religieuses, mais les bandits lui avaient tendu un guet-apens sur la route. Le prêtre a été atteint par un tir de balles qui l'a tué. (Cf. Agence Fides 10/3/2009)


Le Père Gabriel Fernando Montoya Tamayo (40 ans, photo de gauche) et le père Jesús Ariel Jiménez (45 ans, photo de droite), tous deux prêtres rédemptoristes, ont été tués dans la nuit du 16 mars 2009, dans la mairie de La Primavera (Vichada), en Colombie. Les faits tragiques se sont produits dans le secteur de La Pâque, juridiction de la commune de La Primavera, dans le département de Vichada, à plus de 500 km de Bogota et à la frontière du Venezuela. Le double crime a été commis par un homme, qui a fait irruption, le soir, dans le logement des prêtres dans le collège de La Pâque, très probablement à la recherche d'argent, et a tué les deux prêtres avec une arme à feu tandis qu'ils étaient connectés sur Internet. Le P. Gabriel Fernando Montova était depuis 7 ans, directeur du collège et il allait passer cette charge au P. Jesús Ariel Jiménez, arrivé depuis peu comme nouveau responsable. (Cf. Agence Fides 18/3/2009 ; 20/3/2009)

Le prêtre espagnol Ramiro Ludeña, 64 ans, a été tué le 20 mars 2009, à Recife, nord-est du Brésil, où il travaillait depuis 34 ans, dans une association de soutien aux enfants de la rue. Selon les informations de la police, don Ludeño a été tué d'un coup de fusil tandis qu'il sortait d'un parking avec son véhicule. Le coup l'a atteint au bras et lui a perforé le thorax. La police brésilienne a arrêté un jeune de 15 ans qui a avoué le crime et l'on a aussi retrouvé l'arme utilisée, un fusil. L'adolescent a expliqué qu'il voulait voler le prêtre tandis qu'il se trouvait dans son automobile, et il a tiré parce qu'il pensait que le prêtre cherchait une arme pour se défendre. Le prêtre espagnol, originaire de Tolède, habitait eu Brésil depuis 34 ans et travaillait avec le Mouvement de Soutien aux Meninos de Rua (Mamer). Selon les amis du religieux, don Ludeño était très affectueux et apprécié de tous, et il n'avait jamais reçu de menace. Ils le décrivent comme un homme tranquille, mais "énergique et déterminé" lorsque l'on tenta de défendre l'ONG. C'était "un prêtre doué d'une grande sensibilité sociale, qui cherchait à arracher les enfants et les adolescents de la pauvreté et de la tentation d'entrer dans la criminalité". (Cf. Agence Fides 21/3/2009)

Le prêtre américain Lorenzo Rosebaugh, 74 ans, des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée (OMI), a été tué au Guatemala le 18 mai 2009, à la suite d'une attaque qui s'est produite dans le Parc National Laguna Lachuá, à Alta Verapaz, une communauté rurale au nord du Guatemala, sur une route de campagne qui unit la communauté de Chisec con Ixcán. Deux hommes armés de fusil et le visage couvert ont arrêté l'automobile conduite par le P. Rosebaugh, et dans laquelle voyageaient quatre autres prêtres, tous Missionnaires Oblats de Marie Immaculée (OMI), qui se rendaient tous à Laguna Lachuá pour une réunion. Après avoir leur avoir retiré ce qu'ils possédaient, les délinquants ont tiré contre les religieux, en tuant le P. Rosebaugh et en blessant gravement le P. Jean Claude Nowama, originaire de la République Démocratique du Congo, tandis que les autres sont sortis sains et saufs de l'attentat. A ces prêtres ont été enlevés de l'argent, un cellulaire et des objets liturgiques. Le P. Rosebaugh était au Guatemala depuis 1993. Il a été curé à Chicaman, une paroisse de montagne peuplée de Maya, et ensuite dans la communauté d'Ixcán, une région au nord du pays, connue pour sa haute concentration de criminalité, où il resta jusqu'en 2000. Après être rentré dans sa patrie pour assister sa mère, il revint au Guatemala en 2005, en s'occupant des malades, des pauvres et des prisonniers. (Agence Fides 20/5/2009)

Le Père Ernst Plöchl, autrichien âgé de 78 ans, de la Congrégation des Missionnaires de Mriannhill, a été tué dans la province sud-africaine du Cap. Le corps du missionnaire, en Afrique du Sud depuis plus de 40 ans, a été trouvé au matin du dimanche 31 mai 2009, dans la station missionnaire isolée de Maria Zell. Dans un premier temps, les autorités locales avaient affirmé que le missionnaire avait été tué par une arme à feu, puis qu'il avait été étranglé. Le P. Plöchl dirigeait une école de 400 élèves à Matatiele, une ville du sud du pays. Le P. Plöchl était né à Neumarkt im Mühlkreis, dans le district autrichien de Freistadt, avec lequel il avait conservé des liens forts et était admiré pour son engagement auprès des pauvres. (cf. Agence Fides 2/6/2009)
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Jorge Humberto Echeverri Garro, 40 ans, professeur et ouvrier pastoral ; le 11 juin 2009 il se trouvait à Colonos, Panama di Arauca (Colombie, photo), pour participer à une réunion de Pastorale Sociale centrée due des projets de l'Église dans la région en faveur d'une revivification communautaire, en accord avec la Caritas de l'Allemagne. Au cours de la rencontre, un groupe de guérilléros a envahi le centre de la ville et s'est dirigé vers le lieu de la réunion où, sans donner aucune explication, ils ont frappé à mort le professeur. D'après le communiqué diffusé par Mgr Héctor Fabio Henao Gaviria, Directeur du Secrétariat National de Pastorale Sociale, "Jorge Humberto, en plus d'être reconnu pour son leadership, était aussi catéchiste et membre du réseau des professeurs dans le domaine d'une autre proposition de Pastorale Sociale avec les Centres Éducatifs Gestionnaires de Paix et de Convivialité, qui est activé dans cette région en accord avec l'ACNUR". (cf. Agence Fides 15/6/2009)

Le prêtre mexicain Habacuc Hernández Benítez, (photo) 39 ans, et les jeunes séminaristes Eduardo Oregón Benítez, 19 ans, et Silvestre González Cambrón, 21 ans, tous originaires de Ajuchitlán (Guerrero), ont été assassinés alors qu'ils se rendaient à une réunion de pastorale des vocations, le soir du samedi 13 juin 2009, dans la municipalité de Arcelia, à Tierra Caliente (Guerrero). Le prêtre était Coordinateur de la pastorale des vocations dans le diocèse de Ciudad Altamirano (Mexique). D'après la reconstitution de la police, le prêtre et les séminaristes ont été atteint pas des coups tirés par quelques individus vers 19h, le 13 juin, alors qu'ils voyageaient dans une camionnette. Ils étaient en train de parcourir une des routes centrales d'Arcelia, lorsqu'un autre véhicule les atteignit à l'improviste; ils ont été forcés de descendre de la camionnette, et furent tués par plusieurs tirs d'arme à feu. L'Archevêque d'Acapulco, Mgr Felipe Aguirre Franco, a fait remarquer que dans cette région du pays le logique de tout résoudre par le pistolet est dominante, comme celle du règlement de comptes, de l'effusion de sang. Dans le même temps, "le forces armées ne suffisent pas pour résoudre le problème complexe du trafic de drogue et de la violence". (cf. Agence Fides 16/6/2009)

Le P. Gisley Azevedo Gomes (photo), CSS, 31 ans, assesseur national de la Section Jeunes de la Conférence épiscopale brésilienne (CNBB) a été tué le 15 juin 2009. Le cadavre du prêtre a été trouvé le jour suivant, le 16 juin, à proximité de Brazlândia, cité satellite de Brasilia (DF), à l'intérieur de sa voiture : il présentait un coup au visage et deux à la tête. La police a arrêté quelques jeunes, auteurs du crime : montés dans sa voiture, ils l'ont d'abord volé et puis tué. Originaire de Morrinhos, le P. Gisley était entré dans la Congrégation des Sacrées Stigmates de Notre Seigneur Jésus-Christ et fut ordonné prêtre en mai 2005. Il était assesseur national de la Section Jeunes de la CNBB depuis à peine deux ans. Engagé avec les jeunes, il organisait avec la Pastorale des Jeunes du Brésil la campagne nationale sur le thème "Jeunes en marche contre la violence". "De manière déplorable - ont affirmé les évêques - il a été victime de cette violence même qu'il désirait combattre". (Cf. Agence Fides 17/6/2009)

Don Mariano Arroyo Merino (photo), originaire de l'Espagne, 74 ans, a été trouvé mort dans sa paroisse près du Sanctuaire de Notre Dame de la Règle à Cuba, le 13 juillet 2009. Le corps du prêtre a été découvert par des pompiers vers les 6h10 du matin (heure locale), après que la garde nocturne ait vu de la fumée sortir du presbytère. Les assassins ont frappé le P. Arroyo et puis l'ont brûlé. Son corps était ligoté, bâillonné et partiellement brûlé. Le prêtre avait prêté ses services à Cuba durant les 12 dernières années, dans la zone résidentielle de L'Avana, accomplissant un travail pastoral intense à travers un charisme particulier envers la piété populaire et le syncrétisme religieux. D. Mariano Arroyo était né le 20 février 1935, à Cabezón de la Sal, Cantabria (Espagne). Il a été ordonné prêtre le 17 avril 1960. Peu après, en 1962, il était parti comme missionnaire pour Santiago du Chili, où il est resté jusqu'en 1968. De 1969 à 1979, il a travaillé de nouveau à Madrid (Espagne) en tant que curé et formateur au Séminaire. En 1980, il était reparti au Chili et avait prêté ses services dans différentes communautés du diocèse de Copiapó. A L'Avana, il était arrivé le 19 juin 1997. En mars suivant, il avait été nommé curé de Notre-Dame du Pilar, à L'Avana, et en décembre 2004, recteur et curé du Sanctuaire national de Notre-Dame de la Règle. Il a été aussi consultant du Mouvement des Travailleurs Chrétiens et directeur de l'Institut des Sciences Religieuses "Père Félix Varela". Le P. Arroyo appartenait à l'Oeuvre de Coopération Sacerdotale Hispano-américain (OCSHA). (Cf. Agence Fides 14/7/2009; 16/7/2009; 21/7/2009)

Ricky Agusa Sukaka (photo), jeune congolais de 27 ans, ouvrier de la Caritas, a été tué dans l'après-midi du 15 juillet, à Musezero, dans le nord du Kivu, République Démocratique du Congo. Selon une reconstitution de l'homicide, le jeune, qui travaillait depuis une année comme ingénieur agricole dans un projet du Secours Catholique-Caritas France, a été abordé par deux hommes qui portaient des uniformes de l'armée tandis qu'il rentrait chez lui. On a retrouvé d'abord son cadavre, dont on avait retiré la chemise du Secours catholique qu'il portait et son portefeuille. La Caritas internationalis a condamné "l'homicide brutale d'un jeune qui travaillait courageusement dans une zone de guerre pour aider les autres à construire leur propre vie".

Don James Mukalel (photo), 39 ans, a été retrouvé mort dans les environs de Mangalore, État du Karnataka, dans l'Inde méridionale. Son cadavre a été découvert dans la campagne, par quelques paroissiens, le 30 juillet 2009, après que le jeune prêtre ne soit pas revenu dans sa paroisse, dans le diocèse siro-malabare de Belthangady. Le 29 juillet, dans les heures qui précèdent immédiatement la mort, selon les habituelles charges pastorales, le prêtre avait rendu visite à quelques familles, déjeuné dans un couvent, célébré un enterrement. Le jeune prêtre était bien vu de tous, était toujours souriant et zélé dans son travail pastoral. Parmi les hypothèses, il pourrait s'agit d'un cas de violence antichrétienne, étant donné que l'année dernière dans cette zone on avait vérifié quelques cas d'attaques de la part d'intégristes. (Cf. Agence Fides 31/7/2009)

Le P. Leopoldo Cruz (photo), rédemptoriste du Salvador, dont on avait plus de nouvelles depuis la mi-août, a été retrouvé sans vie, le 24 août 2009, dans un canal d'une zone rurale d'El Salvador. Dès l'instant où le cadavre était déjà dans un état avancé de décomposition, il a été difficile d'établir avec exactitude les causes et la date de la mort. Un jeune a été arrêté qui conduisait la voiture du Père Cruz. (Cf. Agence Fides 4/9/2009)

Don Cecilio Lucero (photo) philippin de 48 ans, a été tué par un groupe d'hommes armés, le 6 septembre 2009, dans la province du Nord Samar, au sud de la capitale Manille (Philippine). Selon la police locale, le prêtre voyageait dans son auto, lorsqu'il a été arrêté par plus de 30 personnes qui ont ouvert le feu, en le tuant sur le champ. Deux autres personnes qui étaient à bord du véhicule avec lui ont été grièvement blessées. D. Lucero, curé dans la ville de Catubig, était considérés par tous comme un défenseur des plus faibles et un activiste en faveur de la protection des droits de l'homme. Il était responsable de la Commission pour les Droits de l'Homme du diocèse de Catarman, auquel il appartenait, et il avait lancé différentes initiatives et des projets pour défendre les pauvres et dénoncer les abus de pouvoir. Il avait par ailleurs de la famille parmi les hommes politiques de la province du Nord Samar : une réalité qui, selon les enquêteurs, pourrait être lié à l'homicide, dans une sorte de vendetta ou d'avertissement parallèle de type politique. Dans la région du Nord Samar, il y a de nombreux homicides d'hommes politiques, de journalistes, d'ouvriers sociaux et pastoraux qui ont osé élever la voix pour défendre les droits de l'homme des catégories les plus faibles ou pour accuser de corruption les puissants. (Cf. Agence Fides 7/9/2009)

Don Ruggero Ruvoletto (photo), missionnaire Fidei donum italien de 52 ans, a été tué le 19 septembre 2009, dans sa paroisse dédiée au "Sagrado Corazon de Maria" dans le quartier de Santa Etelvina, quartier de Manaus (Brésil). Aux alentours de 7h du matin (heure locale), le diacre de la paroisse, a entendu des coups de feu, s'est précipité et a trouvé le corps sans vie de don Ruggero, agenouillé près de son lit, la tête inclinée, une balle dans la nuque. Selon les témoignages recueillis sur place, il semblerait qu'on aurait volé une cinquantaine de Real (environ 19 euros), laissant beaucoup d'autre argent dans l'habitation. Don Ruggero Ruvoletto est né à Galta di Vigonovo, le 23 mars 1957, dans la province de Venise, diocèse de Padoue. Il avait été ordonné prêtre en 1982. Après avoir étudié l'ecclésiologie à Rome, il est rentré dans le diocèse en août 1994, où il s'occupa pendant un an de pastorale sociale et de travail, puis fut nommé directeur du Centre Missionnaire diocésain, charge qu'il exerça de 1995 à 2003. Le 6 juillet 2003, il partit au Brésil, comme missionnaire fidei donum, pour le diocèse d'Itaguaì, a Mangaratiba. L'année suivante, il participa à un projet de présence missionnaire dans la banlieue de Manaus, soutenu par les diocèses locaux. Un poste frontière entre la ville et la forêt, où la criminalité est particulièrement agressive. Don Ruggero lui-même avait récemment participé à une manifestation pour demander une plus grande sécurité. (Cf. Agence Fides 21/9/2009)

Don Evaldo Martiol (photo), prêtre de 33 ans, du diocèse de Cacador (Brésil), a été assassiné à Sainte Catherine, le soir du 26 décembre 2009, par deux jeunes, de 21 et 25 ans, respectivement l'oncle et le neveu. Le prêtre a été victime d'un vol, qui s'est fini en homicide. En effet, après avoir quitté une chapelle et être passé chez un autre prêtre, don Evaldo a pris en stop deux jeunes qui l'ont tué. Le jour suivant, la police a identifié les criminels, qui avaient encore avec eux la voiture, le téléphone portable et les papiers du prêtre. Les deux jeunes ont avoué et ont indiqué le lieu où trouver le corps du prêtre : à 5 km, en dehors de la zone urbaine de Cacador, tué de 4 coups de feu. Don Evaldo, originaire de Timbò Grande, a été ordonné prêtre le 26 avril 2003. "Sa méthode d'évangélisation était l'amitié" a rappelé ému l'évêque diocésain, Mgr Luiz Carlos Eccell, durant les funérailles célébrées dans la cathédrale, dans laquelle le prêtre travaillait, et qui était pleine de fidèles émus et endeuillées, parce que "le P. Evaldo était un fils aimé qui était ami avec tout le monde". (Cf. Agence Fides 29/9/2009)

Don Oscar Danilo Cardozo Ossa (photo) a été retrouvé sans vie, dans l'après-midi de dimanche 27 septembre 2009, dans son presbytère de la paroisse de Saint Louis Marie de Montfort à Villavicencio (Colombie), dont il était curé depuis 2003. Quelques fidèles, voyant que le prêtre n'arrivait pas pour célébrer la sainte messe du soir, sont allés le chercher dans son presbytère et ont trouvé son corps sans vie. Selon ce qu'ont communiqué les autorités de la police, aucun signe de cambriolage ou d'effraction, d'où l'on peut probablement déduire que les assassins étaient connus du prêtre. Sur le lieu, ont a retrouvé un bâillon et des cordes. Le Père Oscar Danilo Cardozo était né le 7 avril 1952 à Toro (Valle). Il a été ordonné prêtre le 10 juin 1983. Il a été vice-recteur du petit séminaire Saint Pie X de Restrepo, vicaire coopérateur de S. Joseph Travailleur, fondateur et curé de la paroisse Marie Auxiliatrice, chapelain du bagne d'Acacias, curé de Notre Dame du Perpétuel Secours du district de Grass, à San Jose Obrero, quartier de Nuevo Ricaute, à St Louis Marie de Montfort (depuis 2003), et délégué archiépiscopal pour la radio et le journal "Eco Llanero" (Cf. Agence Fides 29/9/2009)
Le jeune William Quijano, 21 ans, de la communauté de Sant'Egidio, au Salavador, a été tué à coup d'arme à feu, tandis qu'il rentrait chez lui, le soir du 28 septembre 2009. Les assassins faisaient partie d'un des nombreux gangs de violence organisée, qui attaquent les jeunes pauvres dans les banlieues de l'Amérique Centrale. Depuis 5 ans, William était engagé dans l'École de la Paix pour les enfants pauvres du quartier d'Apopa, dans les faubourgs de la capitale, San Salvador. Sa vie pacifique et bonne, au service des jeunes et des plus nécessiteux était bien connue et représentait une alternative aux bandes violentes. (Cf. Agence Fides 1/10/2009)

Don Ed Hinds (photo), curé de l'église de Saint Patrice à Chatham, dans le New Jersey (USA), a été retrouvé sans vie, à environ 10 milles de Newark, samedi matin, 24 octobre 2009, dans la cuisine du presbytère adjacent à l'église, couvert de nombreux coups et blessures provoqués par une arme de taille. Dans la matinée du samedi, peu après 8h, un diacre et une personne de la manutention sont partis à sa recherche, étant donné qu'il ne s'était pas présenté pour la messe du matin, et on découvert l'assassinat. Le prêtre, 61 ans, avait été vu pour la dernière fois le soir précédent, vers 23h, durant une rencontre communautaire, dans les locaux de son presbytère, et il allait bien. Très engagé dans le soutien aux opprimés, le prêtre était considéré comme l'âme et le cœur de la communauté de Saint Patrice, où il était curé depuis 7 ans. (Cf. Agenzia Fides 26/10/2009)

Don Louis Jousseaume (photo), prêtre originaire de Luçon (France), a été agressé et assassiné le soir du 26 octobre 2009, dans son presbytère d'Égletons, diocèse de Tulle, où il était curé depuis 1981, en plus d'être chapelain du mouvement "Chrétien en monde rural" (CMR), et responsable de la pastorale liturgique et sacramentelle. Le Prêtre, âgé à peine de 70 ans, prêtait ses services pour la pastorale depuis plus de 40 ans, dans le diocèse de Tulle, où il avait été entre autre chapelain du lycée de Breeve et engagé dans le monde du handicap. Selon ceux qui l'ont connu, c'était un homme affectueux, ouvert, qui avait mis toute sa vie sous le signe de l'Évangile, en s'occupant de manière particulière des plus pauvres et des plus faibles, surtout des personnes handicapées. C'est justement un de ces marginaux déséquilibré qui l'a agressé et tué.

Sœur Marguerite Bartz, 64 ans, de la Congrégation des Sœurs du Très Saint Sacrement pour les Indiens et les Nègres (SBS), dont le siège est à Bensalem, Pennsylvanie, a été tuée dans son couvent de Saint Bernard, dans la zone des Navajo, dans le Nouveau Mexique, dimanche 1er novembre. Dès l'instant où la religieuse n'était pas présente à la messe dominicale, un collaborateur est parti à sa recherche et a trouvé son corps. Selon le FBI, la sœur a été assassinée dans la nuit du samedi 31 octobre au dimanche 1er novembre. La religieuse était connue pour être une femme passionnée depuis toujours par la recherche de la justice et de la paix. Née à Plymouth, Wisconsin, en 1945, sœur Marguerite était entrée chez les sœurs du Très Saint Sacrement (SBS), en 1996, à Beaumont, dans le Texas ; elle avait émis ses vœux perpétuels en 1974. Après s'être diplômée en Littérature, et après un Master en éducation religieuse, Sœur Marguerite a été pendant plus de 40 ans en mission dans différents lieux. Les Sœurs du Très Saint Sacrement pour les Indiens et les Nègres (SBS) ont été fondées en 1891, par sainte Catherine Drexel (1858-1955), pour diffuser le message de l'Évangile et la vie eucharistique au milieu des Indiens et des Afro-américains. (Cf. Agence Fides 03/11/2009)
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Le Père Hidalberto Henrique Guimaraes, 48 ans, curé de l'église Notre Dame des Grâces, dans la commune de Murici, dans la banlieue de Maceió (AL), au Brésil, a été trouvé tué le 7 novembre 2009, deux jours après sa disparition. Le samedi 7 novembre, il avait au programme la célébration de la sainte messe dans la ville de Branquinha, et c'est à cause de son absence qu'un ami s'est rendu chez lui pour le chercher. Entré chez lui, il a trouvé le corps ensanglanté du prêtre sur le sol de la cuisine, marqué de nombreux coups. Le Père Hidalberto avait été ordonné dans l'église de Saint Joseph, dans le quartier de Trapiche, à Maceió, le 14 décembre 1992. Il s'était diplômé récemment dans le journalisme. Le prêtre était très aimé de ses paroissiens. (Cf. Agence Fides 10/11/2009 ; 12/11/2009)

Le prêtre capucin guatémaltèque, le P. Miguel Angel Hernandez (photo), 45 ans, a été trouvé tué dans une province de la partie orientale du Guatemala,et responsable depuis 4 ans de la paroisse d'Ocotepeque (Honduras), disparu depuis quelques jours. Les sources de la police du Honduras avaient communiqué en effet que le Père Miguel a été enlevé tandis qu'il allait de Ocotepeque vers la ville orientale de Chiquimula (Guatemala). Le corps du prêtre a été retrouvé à l'intérieur d'une petite pension dans la ville d'Esquipulas, à environ 222 km à l'est de la capitale, frappé de plusieurs coups de couteau. La mort serait survenue le 8 novembre 2009. Les capucins travaillaient depuis de nombreuses années dans la zone frontière entre le Honduras et le Guatemala, où ils ont plusieurs communautés. Le Père Miguel était président d'une école catholique et était très ami avec les jeunes. Il était vu comme un homme très engagé dans son travail, prêchant de manière claire, toujours très sincère et cohérent. (Cf. Agence Fides 11/11/2009 ; 21/11/2009)
Don Jean Gaston Buli a été tué dans la nuit entre le 9 et le 10 novembre 2009, par des bandits armés, qui se sont introduits dans le presbytère de sa paroisse de Nyakasanza, à Bunia, dans l'Ituri (R.D. Congo). Vers 2h30 du matin, des voyous ont forcé la porte du bureau et ont blessé mortellement le prêtre qui, transporté dans l'hôpital voisin, est décédé peu après à cause d'une forte hémorragie. Don Jean Gaston, 24 ans de sacerdoce, avait été depuis peu nommé vicaire-économe de la paroisse de Nyakasanza.

Don Daniel Cizimya Nakamaga (photo), 51 ans, dont 12 années de sacerdoce à Bukavu (R.D. Congo) a été tué dans sa paroisse de Kabare, dimanche 6 décembre 2009, vers les 2h du matin. Des inconnus ont assailli la maison paroissiale dans la nuit, et après avoir arraché les barres d'une fenêtre, ils sont entrés dans la maison. Don Daniel a tenté de se réfugier dans sa chambre mais il a été rejoint par les voyous et il a été tué de sang froid. (Cf. Agence Fides 9/12/2009)

Père Louis Blondel (photo), des Missionnaires d'Afrique (Pères Blancs), a été tué dans la nuit de dimanche 6 à lundi 7 décembre, à Diepsloot, une des communes de Pretoria, en Afrique du Sud. Dans la nuit, trois jeunes ont pénétré dans l'habitation des missionnaires. Après avoir réveillé un confrère du P. Louis et une autre personne qui dormait dans la maison, et avoir volé leurs téléphones portables, ils ont demandé qu'on leur ouvre la porte principale de l'habitation. C'est alors qu'un autre garçon est entré, qui a demandé s'il y avait d'autres personnes dans la maison. Ils se sont dirigés ensuite vers la chambre du P. Louis Blondel, qui a ouvert la porte et a été aussitôt tué par un coup de feu. Le P. Louis Blondel avait 70 ans et était originaire du nord de la France. Il avait enseigné la philosophie en Tanzanie pendant 15 ans. Depuis 1987, il s'était transféré en Afrique du Sud. En juin 2009, il avait terminé son second mandat comme supérieur de la Province d'Afrique australe (Malawi, Mozambique, Afrique du Sud) des Pères Blancs. Il a enseigné la philosophie au St. Peter's Seminary, Hammanskraal. Après avoir fondé "Cordis", un centre Emmaüs, et avoir travaillé au développement d'Orange Farm, une immense township de Johannesburg, en 2008, le P. Blondel s'était transféré à Diepsloot, une autre township d'environ 300 000 personnes, qui se trouvait entre Johannesburg et Pretoria. A Diepsloot, le P. Blondet avait ouvert une nouvelle paroisse. (Cf. Agence Fides 9/12/2009)
![[AssassinatsrDenisefotbest00.jpg]](http://3.bp.blogspot.com/_cs_AWmfkga4/SyrLmItGpNI/AAAAAAAAAwE/gRS-PIXKHyY/s1600/AssassinatsrDenisefotbest00.jpg)
Soeur Denise Kahambu Muhayirwa (photo), 44 ans, moniale trappiste, a été tuée le soir du 7 décembre 2009, par des hommes en uniforme, armés, qui sont entrés dans le monastère de "Notre Dame de la Clarté" à Murhesa, 20 km de Bukavu, dans le territoire de Kabare, dans la République Démocratique du Congo. La religieuse, responsable de l'accueil et de la porterie du monastère, a été tuée aux environs de 20h, tandis que, après avoir chanté les vêpres avec la communauté, elle s'apprêtait à débarrasser les tables où avaient mangé les invités venus de Goma pour participer à la prise d'habit de leurs filles qui aurait dû commencer le noviciat le jour suivant, le 8 décembre. S'apercevant de la présence d'invités non désirés, la sœur s'est mise à courir, en hurlant pour avertir les autres sœurs, poursuivie par les voyous qui lui ont tiré dessus, à la jambe, provocant sa mort. (Cf. Agence Fides 9/12/2009)

Le P. Jeremiah Roche (photo), irlandais, de la Societé de S. Patrice pour les Missions Extérieures, a été assassiné dans la nuit entre le 10 et le 11 décembre 2009, par des inconnus qui sont entrés dans sa maison, à Kericho, à 250 km de Nairobi (Kenya). Le corps du missionnaire, qui vivait seul, a été découvert par des paroissiens alarmés par le fait que le P. Roche ne s'était pas présenté pour célébrer la messe de 6h du matin. Le missionnaire avait les mains liées et il était blessé à la tête par des coups de machette. Le P. Roche prêtait ses services au Kenya depuis 1968, et depuis peu il avait achevé une nouvelle église. Il avait promu divers projets de développement, grâce aussi à son incessante activité de récolte de fonds, soutenue par sa nombreuse famille. Probablement des jeunes du coin, comme l'a raconté le commandant de la police locale, auraient pensé que le missionnaire avait peut être un trésor et ils se sont introduits dans la maison pour le voler, et cela s'est achevé tragiquement. De l'habitation ont disparu des vêtements, qui ont ensuite été abandonnés en chemin, un lecteur cd et un téléphone portable. (Cf. Agence Fides 12/12/2009)
Don Alvino Broering (photo), prêtre brésilien, de 46 ans, a été frappé de coups de couteau, à l'aube du 14 décembre dans la partie méridionale de Santa Catarina (Brésil), par un homme qui lui a ensuite volé sa voiture, selon les informations diffusées par la police. Le prêtre, frappé de plusieurs coups de couteau à la nuque, à l'abdomen et au visage, a été transporté à l'hôpital Marieta Konder Bornhausen, où il a été soumis à des interventions chirurgicales, mais malheureusement il est décédé peu après. Don Alvino était chapelain de l'Université de Vale do Itajai et directeur-administrateur de la Radio Communautaire Conceição FM. La radio en 2010 fêtera ses 10 ans de vie, et le Père Alvino avait déjà commencé à faire les préparatifs pour l'anniversaire. Il a été aussi membre de l'Académie des Lettres de Itajai, et c'était un prêtre très actif dans la ville et dans la région. C'était un prêtre très en vogue, de caractère jovial, charismatique et aimé de tous. (Cf. Agence Fides 15/12/2009)
Emiro Jaramillo Cardenas (photo), prêtre colombien, a été tué dimanche soir, 20 décembre 2009, dans son habitation, située à Santa Rosa de Osos, à 74 km de la ville de Medellin. Selon des connaissances du prêtre, qui était responsable de la Chapelle "Notre Seigneur de l'Humilité", le père Jaramillo n'avait reçu aucune menace contre sa vie. Son corps a été retrouvé par un membre de sa famille qui, surpris du fait qu'il n'était pas arrivé à la chapelle, est parti à sa recherche. La porte de son appartement était ouverte et en entrant, il a trouvé le corps du prêtre, blessé à coups de couteau. Don Emiro Jaramillo était né en 1936, et avait été ordonné prêtre en 1966. Depuis 1999, il a travaillé à la chapelle dédiée à "Notre Seigneur de l'Humilité", un lieu riche d'histoire et de spiritualité, très fréquenté par les fidèles de cette ville. (Cf. Agence Fides 22/12/2009)
05:45 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : epiphanie, fin d annee, ouvriers pastoraux, pretres, religieuses, seminaristes, laics, volontaires, amerique, afrique, asie, europe, pape, benoit xvi, saint etienne, evangile, martyrs, jean paul ii |
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17.04.2008
Chili: Le choix patoral d'Aparecida, assumer les défis et orientations
AMERIQUE/CHILI - Le document de l’archévêque de Santiago “Le choix patoral d'Aparecida” a été distribué, afin d’assumer les défis et orientations proposés lors de la Conférence générale

Selon ce qu’affirme le Cardinal dans sa présentation du document,
“Aparecida à été un temps de grâce et un immense don de Dieu pour l’Eglise d’Amérique latine et des Caraïbes”.C’est pourquoi
“nous voulons assumer ce don avec la disponibilité de qui accueille les projets de Dieu et est invité à collaborer de toute ses forces et de ton son coeur”.
“un document plein d’espérance et de racines bibliques, réaliste et avec des orientations de pédagogie pastorale”.
“document clair, qui oriente, dans ses lignes fondamentales”,
“ce n’est pas un document conclusif”,
“une route ouverte vers le futur”.
“accueillir ses orientations, de façon que toute l’Eglise les reçoive, s’en empreigne et les applique un à la fois avec fidélité créative, sera le riche contenu de la Mission continentale”.
“Nous pouvons nous rapprocher du Document conclusif - ajoute l’évêque - de la perspective d’un de ses thèmes; peut-être de celui qui interesse le plus notre travail quotidien. Si nous faisions ainsi, sans assumer assumer au départ les grands choix et l’esprit d’Aparecide, nous obtiendrions une vision partielle, lointaine de la richesse extraordinaire de la Vème Conférence générale de l’épiscopat d’Amérique latine et des Caraïbes. Cette présentation veut nous aider à assumer cette vision et ces engagements, puisqu’il s’agit du grand choix pastoral fait à Aparecida”.
19:45 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chili, amerique, caraibes, cardinaux, evangelisation, vie de l eglise |
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07.03.2008
Amérique: préparer la mission continentale
AMERIQUE - Rencontre des Secrétaires généraux des Conférences épiscopales pour discuter et préparer la Mission Continentale
Lors de son discours de bienvenue, le président du CELAM et archevêque d’Aparecida, Mgr Raymundo Damasceno Assis (voir photo), a signalé que les défis qui se présentent aujourd’hui en Amérique Latine et aux Caraïbes sont multiples et très graves.
“En ces jours de graves affrontements entre nos deux pays frères - a-t-il affirmé - nous nous rendons compte de la fragilité de leurs relations. Les conflits internes propres à nos pays, les tensions provoquées par les échanges commerciaux, les émigrants et par des intérêts économiques, les solutions idéologiques désespérées qui déstabilisent les institutions et les démocraties, représentent seulement des facteurs qui nous empêchent de rejoindre une fraternité américaine, pacifique et juste, pour la vie de nos nations”.
Lors des premières sessions ont été présentées les rapports des pays et des structures du CELAM et le Projet Global 2007-2011. Les Secrétaires généraux se sont trouvés d’accord sur les sujets comme la Famille, la vie, l’apostolat, la nécessité de chemins d’évangélisation qui portent les hommes et les femmes de notre temps à vivre une rencontre personnelle et intime avec Jésus-Christ, Voie, Vérité et Vie. Par ces conférences on cherche à approfondir dans la connaissance des réalités des pays de l’Amérique latine et des Caraïbes, en favorisant l’intégration entre les Conférences épiscopales et la création d’un cadre de fraternité ecclésiale, sans oublier les conflits internes et les tensions en Amérique latine, qui exigent de l’Eglise une réponse pastorale et d’évangélisation.
“Il y a par exemple, des églises qui ont plus de difficulté par rapport à d’autres. En ces moments est mis en relief une forte tension qui doit concerner la pastorale de l’Eglise et son action évangélisatrice”,
Les deux derniers jours de la rencontre ont été consacrés à la Mission Continentale, et en particulier aux avancements par rapport aux réunions récentes de la Commission créée ad hoc. Il y aura également un espace pour des contributions et des suggestions. Les Conférences épiscopales, conscientes de leur responsabilité relativement à la Mission Continentale, ont déjà projeté des stratégies pour la promotion et la diffusion de l’initiative, qui implique tous les baptisés et qui a la prétention d’être permanente.
“les églises en Amérique latine travaillent de plus en plus de manière organisée, développant une pastorale d’ensemble”.
“est une occasion privilégiée pour donner un nouvel élan à l’ardeur missionnaire de l’Eglise pèlerine de l’Amérique latine et des Caraïbes”.
“un grand accueil du Document d’Aparecida et un effort très grand de chaque conférence et diocèse, dans la diffusion du document, cherchant à approfondir les contenus et tirant de lui-même les inspirations pour élaborer ses plan pastoraux”.
20:14 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : celam, amerique, evangelisation, eveques |
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San Salvador: Paroisse missionnaire, au-delà des frontières
AMERIQUE/SALVADOR - “Paroisse missionnaire, au-delà des frontières” est le thème du Ier Congrès Missionnaire Salvadorien en préparation du CAM 3
L'objectif du Congrès Missionnaire salvadorien est “de susciter et fomenter la conscience et l’engagement missionnaire dans notre église salvadorienne, qui s’épanouisse petit à petit dans une action réelle et efficace de mission ad gentes tant au niveau paroissial que diocésain”.
Trois mille congressistes en représentation des huit diocèses du pays sont prévus, en plus de la présence d’évêques, de prêtres et religieux. Des laïcs engagés dans la vie et l’animation missionnaire de leurs communautés interviendront également.
En préparation au Congrès - continue la note - un opuscule distribué ensuite au niveau national a été élaboré.
“Le but est de faciliter la diffusion de document qui sert d’appui aux prêtres et aux responsables de l’animation et de la formation missionnaire, afin d’orienter la réflexion et la prise de conscience de l’engagement missionnaire”,
“Nous confions cette initiative missionnaire à la Reine de la Paix, patronne du Salvador et nous la prions d’intercéder devant Son divin Fils afin que ce Congrès donne de nombreux fruits à toute l’Eglise salvadorienne”,
20:07 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : san salvador, paroisse, evangelisation, amerique |
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06.03.2008
Colombie: Congrès des Mouvements Ecclésiaux et des Communautés Nouvelles
AMERIQUE - Le Congrès des Mouvements Ecclésiaux et des Communautés Nouvelles : “chaque mouvement ou communauté, avec son propre charisme, contribue au succès de la Mission Continentale”

La première partie des conclusions est vouée à mettre en relief le Congrès d’Aparecida en référence à la fonction des Mouvements et des Communautés Nouvelles Ecclésiales, le considérant comme
“l’événement qui convertit l’urgence de ce moment en un signe d’ouverture ecclésiale à la pluralité associative, donnant l’espérance d’une nouvelle évangélisation favorisée par la laïcat”.
“La communion entre les différentes réalités ecclésiales est, pour nous, indispensable pour une évangélisation authentique. Nous voyons dans la communion un don et un devoir”,
“Les circonstances actuelles requièrent de notre part une action pastorale organisée, planifiée et directe pour susciter la foi, lancer l’apostolat et réaliser la vocation laïque, formant une génération nouvelle de leaders catholiques capables d’annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus dans la politique, l’économie et la culture des sociétés latino-américaines”.
18:15 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : celam, evangelisation, vie de l eglise, colombie, amerique, eveques |
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Amérique: Ne pas gaspiller cette heure de grâce
AMERIQUE - La Grande Mission Continentale : “Nous ne pouvons pas gaspiller cette heure de grâce. Nous avons besoin d’une nouvelle Pentecôte !”; l’envoi missionnaire durant le CAM 3

Au début du Congrès, Mgr Octavio Ruiz, archevêque émérite de Villavicencio et Vice-président de la Commission Pontificale pour l’Amérique latine, a lu le message du cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d’Etat, qui donne également la bénédiction apostolique au nom du Saint-Père.
“les mouvements ecclésiaux et les communautés nouvelles sont appelées à contribuer avec générosité à la mission évangélisatrice de l’Eglise à cette époque de ‘histoire, avec la richesse de leurs expériences de foi et la variété de leurs méthodes et itinéraires éducatifs et apostoliques, toujours dans un esprit de communion”.
“ce qui importe maintenant, dans le présent et l’avenir de l’Eglise en Amérique latine, est que l’événement d’Aparecida continue à grandir, le communiquant et le partageant le plus vastement possible dans tout le continent”,
“Nous ne pouvons pas gaspiller cette heure de grâce. Nous avons besoin d’une nouvelle Pentecôte ! Nous devons aller à la rencontre des personnes, des familles, des communautés et des pays pour communiquer et partager le don de la rencontre avec le Christ qui a rempli de ‘sens’ nos vies, de vérité et d’amour, de joie et d’espérance !”,
De son côté, Mgr Héctor Miguel Cabrejos Vidarte, archevêque de Trujillo (Pérou) et président de la Conférence épiscopale péruvienne, ainsi que membre de la Commission créée ‘ad hoc’ pour préparer la Grande Mission Continentale, a affirmé que justement cette Mission “est la grande espérance de la Ve Conférence”.
“nous nous trouvons face à un défi de revitaliser notre manière d’être catholiques et nos choix personnels pour le Seigneur, afin que la foi chrétienne s’établisse plus profondément dans le cœur des personnes et auprès des peuples latino-américains”.
"cette mission exige une conversion des personnes et des structures de l’Eglise”et que
“les premiers à se mettre en état permanent de mission doivent être les missionnaires”.
Il est également important de prévoir des signes et des gestes communs ; du CELAM a été suggéré : la célébration des grandes fêtes liturgiques en termes missionnaire ; répandre la prière de la Mission et du Saint-Père ; une liste de chants missionnaires et éventuellement une Hymne basée sur la prière officielle. Quelques gestes en terme social sont suggérés comme signe de communion, et l’on propose de réserver chaque année à un groupe concret de personnes : 2008 aux émigrants ; 2009 aux personnes qui vivent dans les rues ; 2010 aux détenus dans les prisons ; 2011 aux toxico-dépendants.
“Puisse Jésus-Christ être reconnu sur tout le continent latino-américain et des Caraïbes comme Dieu et Seigneur, et puisse l’Eglise s’implanter dans chaque communauté”.
15:00 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : colombie, amerique, evangelisation, vie d el eglise, eveques, pretres, famille |
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