18.05.2012

L’Allemagne a besoin d’un nouveau départ missionnaire et apostolique

1_0_588582.jpegLe 98e Katholikentag, organisé depuis 1848 par le comité central des catholiques allemands, allemand se déroule cette année à Mannheim, du 16 au 28 mai. Près de 60 000 chrétiens de toute l’Allemagne y sont attendus. Le président allemand Joachim Gauck, la chancelière Angela Merkel et plusieurs ministres ont confirmé leur participation.

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15.05.2012

La France et l'Allemagne, un couple mais deux visions pour l'avenir

hollande.JPGUn couple mais deux visions pour l’avenir. Angela Merkel rencontre ce mardi 15 mai à Berlin le néo-président français François Hollande à peine investi. Il participera à un dîner de travail avec la chancelière allemande, suivi d'une conférence de presse. Il lui exposera son désir de privilégier des politiques de croissance à celles d’austérité pour sortir l’Europe de la crise économique. La commission européenne et la Bundesbank ont été pourtant fermes : il est hors de question de renégocier le pacte européen budgétaire qui induit plus de rigueur dans les comptes publiques. Quelle est la marge de manœuvre du nouveau président français ?

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08.05.2012

Le changement selon F. Hollande, c'est... comment?

francois hollande.JPGL’économie a été au cœur de ces mois de campagne française dans un contexte de crise profonde en Europe. François Hollande a martelé que la politique d’austérité devait prendre fin, au risque de créer des tensions avec ses voisins de la zone euro, Berlin en tête. Le porte-parole de la chancelière Angela Merkel a souligné qu’il n’était pas possible de renégocier le traité budgétaire européen.

La réalité économique devrait vite se rappeler au nouveau chef de l’État français, c’est ce que souligne Bruno Cautrès, chercheur au Cevipof (le Centre d’Étude sur la Vie Politique Française) et spécialiste de la question européenne : >>RealAudioMP3 

(Radio Vatican)

27.08.2011

Les efforts de rapprochement se précisent entre catholiques et luthériens

catholiques lutheriens.jpgL’Église catholique et la Fédération luthérienne mondiale préparent une déclaration commune sur la Réforme en vue du 5° centenaire de la publication des 95 thèses de Luther en 2017. C’est le cardinal Koch, président du Conseil pour la promotion de l’unité des chrétiens qui l’annonce dans un entretien accordé à l’agence catholique allemande KNA. Le texte devrait analyser la Réforme à la lumière des 2000 ans du christianisme. La commémoration commune de cet anniversaire pourrait être, selon lui, l’occasion d’un mea culpa réciproque. Pour le cardinal Koch, une purification commune de la mémoire s’impose. 

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21.07.2011

Benoît XVI en Allemagne en septembre prochain

berlin.JPGLe programme officiel du voyage apostolique de Benoît XVI en septembre prochain en Allemagne a été rendu public. Après Cologne en 2005, pour les JMJ, puis la Bavière en 2006, le Pape se rendra dans son pays natal pour la troisième fois depuis son élection. Trois étapes au programme de ce nouveau déplacement : Berlin, Erfurt et Fribourg. Les dates : du 22 au 25 septembre. Parmi les temps forts : un discours très attendu devant le Reichstag, le parlement fédéral à Berlin, et la visite de lieux liés à la mémoire de Luther. Sa rencontre avec le Conseil du Comité central des catholiques allemands est également très attendue, en raison des débats qui traversent le catholicisme allemand au sujet de questions sensibles. 

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13.03.2010

A propos des cas d'abus sexuels sur mineurs

CITE DU VATICAN, 9 MAR 2010 (VIS). Voici la note du père Federico Lombardi, SI, Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège, sur les cas d'abus sexuels commis sur des mineurs dans les institutions ecclésiastiques:

 

Depuis quelques mois, le grave problème des abus sexuels sur mineurs dans des institutions gérées par des organismes ecclésiastiques et par des personnes ayant des responsabilités dans l'Eglise, en particulier des prêtres, touche l'Eglise et la société irlandaise. Récemment, le Saint-Père a montré son intérêt, notamment au cours deux rencontres, d'abord avec les plus hauts représentants de l'épiscopat, ensuite avec tous les évêques ordinaires, et prépare la publication d'une lettre sur ce sujet pour l'Eglise en Irlande.

 

Toutefois, au cours de ces dernières semaines, le débat sur les abus sexuels sur mineurs touche aussi l'Eglise dans certains pays d'Europe centrale (Allemagne, Autriche, Pays-Bas). Quelques simples considération peuvent être faites sur ce sujet.

 

Les principales institutions ecclésiastiques concernées (la Province des jésuites allemands - première à être concernée par le cas du Collège Casinius de Berlin -,la conférence épiscopale allemande, la conférence épiscopale autrichienne, la conférence épiscopale hollandaise...) ont décidé de réagir à ce problème avec rapidité et fermeté. Donnant la preuve d'une volonté de transparence, elles ont, dans un certain sens, accéléré la mise à jour du problème en invitant les victimes à parler, même dans des cas assez anciens. Elles ont ainsi affronté les questions de la bonne façon en commençant par reconnaître ce qu'il s'est passé, se préoccuper des victimes et des conséquences des actes accomplis contre elles. En outre, elles se sont basées sur les directives déjà existantes et ont prévu de nouvelles orientations pour décider d'une stratégie de prévention, afin de tout mettre en œuvre pour qu'à l'avenir de tels faits ne se reproduisent plus.

 

Ces faits mobilisent l'Eglise dans l'élaboration de réponses appropriées et s'insèrent dans un contexte et une problématique plus large concernant la protection des enfants et des jeunes contre les abus sexuels dans la société. Les fautes commises dans les institutions et par des responsables ecclésiaux sont évidemment particulièrement répréhensibles, au vu de la responsabilité éducative et morale de l'Eglise. Mais toutes les personnes objectives et informées savent que le problème est beaucoup plus large, et qu'il n'est pas juste de concentrer ces accusations sur l'Eglise seulement. Ainsi, par exemple, des statistiques récemment fournies par les autorités compétentes en Autriche disent que, sur une même période de temps, les cas avérés dans les institutions dirigées par l'Eglise étaient au nombre de 17, alors que 150 autres étaient recensés dans d'autres institutions. Il serait bon de se préoccuper aussi de ceux-là.

 

D'ailleurs, en Allemagne, des initiatives ont été prises, promues par le Ministère de la famille, pour convoquer une table ronde des divers pôles éducatifs et sociaux, pour affronter le sujet dans une perspective complexe et adéquate. L'Eglise est naturellement prête à y participer et à s'y engager. Sa douloureuse expérience peut être d'un apport utile pour les autres. Le Chancelier, Mme Merkel, a justement donné acte à l'Eglise en Allemagne pour son engagement sérieux et constructif.

 

En plus de ces considérations, rappelons encore que l'Eglise est insérée dans la société civile dans laquelle elle y assume ses responsabilités, mais qu'elle a aussi un ordonnancement spécifique distinct, canonique, qui répond à sa nature spirituelle et sacramentelle, et dont les procédures judiciaires et pénales sont d'une autre nature (par exemple, elle ne prévoit pas de peines pécuniaires ou de privation de liberté, mais l'empêchement d'exercer le ministère, la privation des droits dans le cadre ecclésiastique, etc). En droit canonique, le crime d'abus sexuels sur mineurs a toujours été considéré comme un des plus graves entre tous, ce que les normes canoniques ont constamment réaffirmé, en particulier la Lettre "De delictis gravioribus" de  2001, souvent citée de façon inopportune comme la cause d'une "culture du silence". Qui sait et comprend de quoi il s'agit, sait qu'elle a été un signal déterminant pour rappeler la gravité du problème à l'épiscopat et donner une impulsion réelle à l'élaboration de directives sur ce sujet.

 

En conclusion, il est évident que l'Eglise traverse actuellement un grave problème et il ne faut pas renoncer à faire tout ce qui est possible pour obtenir enfin des résultats positifs en vue d'une meilleure protection de l'enfance et de la jeunesse dans l'Eglise et dans la société et de purification pour l'Eglise.

OP/ABUS SEXUELS/LOMBARDI                                   VIS 100309 (720)

10.03.2010

Le Saint-Siège publie une note au sujet des débats sur les abus sexuels

À la suite de l’avalanche de révélations concernant des abus sexuels commis sur des mineurs par des membres du clergé, en Irlande, puis en Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas, et à la suite des accusations portées parfois de manière inopportune, le Saint-Siège a décidé de sortir de sa réserve. Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a publié ce mardi un long texte présenté comme une série de réflexions.

L’Église – reconnaît-il – traverse une période difficile, mais ce qui est dit sur son compte n’est pas toujours vrai ou juste. De plus, elle n’est pas la seule institution concernée et il serait contre-productif de se limiter aux seuls cas attribués à des membres du clergé.

Claire Malapert (Radio Vatican): >>

 

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Vous trouverez ci-après l'intégrale de la note du père Federico Lombardi (photo) :

Depuis quelques mois, le grave problème des abus sexuels sur mineurs dans des institutions gérées par des organismes ecclésiastiques et par des personnes ayant des responsabilités dans l'Église, en particulier des prêtres, touche l'Église et la société irlandaise. Récemment, le Saint-Père a montré son intérêt, notamment au cours de deux rencontres, d'abord avec les plus hauts représentants de l'épiscopat, ensuite avec tous les évêques ordinaires, et prépare la publication d'une lettre sur ce sujet pour l'Église en Irlande.

Toutefois, au cours de ces dernières semaines, le débat sur les abus sexuels sur mineurs touche aussi l'Église dans certains pays d'Europe centrale (Allemagne, Autriche, Pays Bas). Quelques simples considération peuvent être faites sur ce sujet.


Les principales institutions ecclésiastiques concernées (la Province des jésuites allemands – première à être concernée par le cas du Collège Casinius de Berlin –,la Conférence épiscopale allemande, la Conférence épiscopale autrichienne, la Conférence épiscopale hollandaise...) ont décidé de réagir à ce problème avec rapidité et fermeté. Donnant la preuve d'une volonté de transparence, elles ont, dans un certain sens, accéléré la mise à jour du problème en invitant les victimes à parler, même dans des cas assez anciens. Elles ont ainsi affronté les questions de la bonne façon en commençant par reconnaître ce qui s'est passé, se préoccuper des victimes et des conséquences des actes accomplis contre elles. En outre, elles se sont basées sur les directives déjà existantes et ont prévu de nouvelles orientations pour décider d'une stratégie de prévention, afin de tout mettre en œuvre pour qu'à l'avenir de tels faits ne se reproduisent plus.

Ces faits mobilisent l'Église dans l'élaboration de réponses appropriées et s'insèrent dans un contexte et une problématique plus large concernant la protection des enfants et des jeunes contre les abus sexuels dans la société. Les fautes commises dans les institutions et par des responsables ecclésiaux sont évidemment particulièrement répréhensibles, au vu de la responsabilité éducative et morale de l'Église. Mais toutes les personnes objectives et informées savent que le problème est beaucoup plus large, et qu'il n'est pas juste de concentrer ces accusations sur l'Église seulement. Ainsi, par exemple, des statistiques récemment fournies par les autorités compétentes en Autriche disent que, sur une même période de temps, les cas avérés dans les institutions dirigées par l'Église étaient au nombre de 17, alors que 150 autres étaient recensés dans d'autres institutions. Il serait bon de se préoccuper aussi de ceux-là.

D'ailleurs, en Allemagne, des initiatives ont été prises, promues par le Ministère de la famille, pour convoquer une table ronde des divers pôles éducatifs et sociaux, pour affronter le sujet dans une perspective complexe et adéquate. L'Église est naturellement prête à y participer et à s'y engager. Sa douloureuse expérience peut être un apport utile pour les autres. Le Chancelier, Mme Merkel, a justement donné acte à l'Église en Allemagne pour son engagement sérieux et constructif.

En plus de ces considérations, rappelons encore que l'Église est insérée dans la société civile dans laquelle elle y assume ses responsabilités, mais qu'elle a aussi un ordonnancement spécifique distinct, canonique, qui répond à sa nature spirituelle et sacramentelle, et dont les procédures judiciaires et pénales sont d'une autre nature (par exemple, elle ne prévoit pas de peines pécuniaires ou de privation de liberté, mais l'empêchement d'exercer le ministère, la privation des droits dans le cadre ecclésiastique, etc.). En droit canonique, le crime d'abus sexuels sur mineurs a toujours été considéré comme un des plus graves entre tous, ce que les normes canoniques ont constamment réaffirmé, en particulier la Lettre « De delictis gravioribus » de 2001, souvent citée de façon inopportune comme la cause d'une « culture du silence ». Qui sait et comprend de quoi il s'agit, sait qu'elle a été un signal déterminant pour rappeler la gravité du problème à l'épiscopat et donner une impulsion réelle à l'élaboration de directives sur ce sujet.

En conclusion, il est évident que l'Église traverse actuellement un grave problème et il ne faut pas renoncer à faire tout ce qui est possible pour obtenir enfin des résultats positifs en vue d'une meilleure protection de l'enfance et de la jeunesse dans l'Église et dans la société et de purification pour l'Église.

(Traduction : Vatican Information Service)