06.04.2010

Regina Coeli : "Nous avons tous reçu la mission des anges, messagers de la Résurrection du Christ"

Après le marathon des célébrations de Pâques, le Pape goûte dans sa résidence d’été un repos bien mérité. Benoît XVI a pris l’hélicoptère dimanche soir vers Castel Gandolfo. C’est de là qu’il prononçait ce lundi en milieu de journée le Regina Coeli, dans la cour du palais apostolique.

 

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L’occasion, au terme de cette semaine sainte d’adresser à tous des vœux de paix et de joie, mais aussi de rappeler le sens du lundi saint, une journée traditionnellement appelé le lundi de l’Ange, en référence a l’ange décrit par les évangélistes qui fut celui à leur annoncer que Jésus était ressuscité.

 

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Mais l’ange, rappelle le Pape, a aussi une autre signification, ce n’est pas seulement une créature spirituelle doté d’intelligence et de volonté, c’est aussi l’un des termes les plus anciens attribué a Jésus lui-même : l’ange de sagesse, celui qui est venu en messager annoncer au monde le grand dessin du Père pour le salut de l’humanité. Il est le messager par excellence de l’amour de Dieu. De même qu’il a été le messager de l’amour divin, explique Benoît XVI, nous devons nous aussi être messagers : messagers de la résurrection du Christ, de sa victoire sur le mal et sur la mort. Ainsi tout homme et femme que nous soyons par nature, nous recevons nous aussi la mission des anges, messagers du Christ. Elle nous est confiée lors du baptême et de la confirmation et d’une façon plus particulière encore aux prêtres, lors du sacrement de l’ordre.


Ecoutez les vœux adressés aux pèlerins de langue française.  >>

 

(Radio Vatican)

30.09.2009

Retraite à Ars : Dieu ouvre à l’homme le chemin de la vie divine

Retraite à Ars : Dieu ouvre à l’homme le chemin de la vie divine

Homélie du cardinal Vingt-Trois

 

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ROME, Mardi 29 septembre 2009 (ZENIT.org) - « Lorsque nous sommes les ministres de la miséricorde, nous prophétisons et nous réalisons, affirme le cardinal Vingt-Trois, que Dieu est venu rejoindre l'homme au plus bas de sa situation mortelle et lui ouvre le chemin de la vie divine ».

Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la conférence des évêques de France, a présidé la messe de la retraite sacerdotale internationale, ce mardi matin, à Ars, en l'église souterraine Notre-Dame de la Miséricorde, en présence de quelque 1200 prêtres, évêques et cardinaux du monde entier.

Méditant sur la fête et les lectures de ce jour - fête des saints archanges Michel, Gabriel et Raphaël - , le cardinal a fait remarquer avec humour : « selon les pays dont vous venez et les cultures qui vous ont nourris vous pouvez avoir plus ou moins de facilité à comprendre qui sont les anges et les archanges ».

L'archevêque a proposé une méditation à partir de l'Evangile de Jean et de la prophétie de Jésus à Nathanaël (I, 47-51): « Jésus reprit : " Je t'ai dit que je t'ai vu sous le figuier, et c'est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore." Et il ajouta : " Oui, vraiment, je vous le dis : vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l'homme. " »

A propos de l'esprit qui traverse les mentalités contemporaines, l'archevêque a fait remarquer : « Le ciel n'est plus en haut et la terre n'est plus en bas », et l'homme espérait être « délivré du sentiment d'être opprimé par le ciel », mais son soi-disant bonheur est marqué de « tache noires » telles que « guerres », « refus de la vie », « désespoir »... s'agit-il de s'en « accommoder ? »

Revenant à la rencontre de Jésus avec Nathanaël, le cardinal y voit une invitation à « ouvrir une autre porte », car « non seulement Jésus assume l'héritage de la loi en accueillant ce véritable Israélite qui a grandi sous le figuier de la Loi et en a tiré le meilleur, mais il lui annonce une chose plus extraordinaire : vous verrez les cieux ouverts et le Fils de l'homme », lui, « l'Envoyé ».

« Nous sommes invités, a commenté le cardinal Vingt-Trois, à ajuster cette promesse, cette prophétie qui est en même temps une espérance offerte par le Christ, non seulement aux vrais Israélites qui ont grandi sous le figuier de la Loi, mais aussi les nations qui ont vécu en dehors du figuier ».

Pour l'archevêque de Paris, ces « cieux ouverts », et cette « échelle qui monte vers la plénitude de Dieu » assure « la venue de son Envoyé » et le « retour du Fils dans la plénitude de la gloire du Père et la promesse de partager la vie qui ne finit pas ».

Dans cette vision johannique, « la terre n'est pas dissociée du Ciel », a fait observer le cardinal français.

Certes, a-t-il ajouté, « Dieu n'est pas l'un de nous, n'est pas comme nous, nous ne sommes pas des anges, nous ne sommes pas Dieu, mais il y a une échelle dressée entre l'histoire humaine et l'infini amour de Dieu » et « la vie circule entre Dieu et les hommes » : « il envoie son Fils, son Unique non pour condamner le monde mais pour que le monde soit sauvé ».

« L'humanité, a constaté l'archevêque, nourrit une sorte de neurasthénie de désespoir d'être enclose dans une planète où il n'y a pas d'autre solution que de voir s'user les ressources naturelles et arriver à disette » : il nous faut donc vivre avec cette terre, cet air, cette eau les maladies et la mort : comment ne pas comprendre ce « désespoir au cœur d'homme » et même son «  renoncement à transmettre cette vie » ?

Or, a répondu l'archevêque de Paris, « les cieux sont vraiment ouverts (...) parce que le Christ est envoyé par le Père », et qu'il a « fait se rejoindre le ciel et la terre », parce que « le Christ est mort, ressuscité et glorifié dans le Père et entraîne la terre avec lui comme Premier-né de la Création ». Il projette ainsi « un chemin de lumière sur nos existences et l'avenir de l'humanité tout entière »

Faisant le parallèle avec le rôle des anges, le cardinal Vingt-Trois a ajouté : « De cela nous sommes les messagers : lorsque nous sommes les ministres de la miséricorde, nous prophétisons et nous réalisons que l'être humain n'est pas prisonnier de lui-même, de ses « qualités » et « défauts », de ses « péchés », de ses « crimes », de son « incroyance » même.

« Nous prophétisons et réalisons, a affirmé le cardinal français, que Dieu est venu rejoindre l'homme au plus bas de sa situation mortelle et lui ouvre le chemin de la vie divine », « nous sommes des messagers qui se voient » et c'est « plus facile pour communiquer » qu'avec les anges qu'on ne voit pas.

« Nous devons accepter modestement avec crainte et tremblement d'hériter, dans ce monde moderne - qui a expulsé les anges - d'hériter de leur fonction pour que l'ouverture du ciel soit connue, que la mort et la culpabilité ne détruisent pas l'espérance humaine et que les habitants de la terre ne se croient pas acculés à la mort mais appelés à la vie », a fait remarquer le cardinal Vingt-Trois.

En conclusion, l'archevêque de Paris a émis ce vœu « que Dieu donne à chacun la capacité d'être ce témoin de l'espérance, que Dieu donne à chacun de nous une part du ministère que le curé d'Ars a exercé avec fruit, en écoutant les pécheurs inlassablement », « en acceptant avec les grands mystiques » comme « sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte-Face, d'être « conduits à la nuit complète pour que les hommes aient la lumière ».

« Soyez joyeux » a encore invité le cardinal Vingt-Trois qui a laissé une dernière référence aux retraitants d'Ars, l'écrivain français Georges Bernanos et le « Journal d'un curé de campagne », spécialement cette page où il dit : «le monde nous reproche d'être des symboles du deuil et de la tristesse, et Bernanos répond : nous sommes habillés de noir, mais nous pourrions être habillés d'or parce que nous portons toute l'espérance du monde ».

Avant la conclusion de l'eucharistie, le cardinal Vingt-Trois a invité les prêtres à « exploiter au mieux cette année sainte et l'héritage des saints », mais aussi à « fabriquer » par leur ministère « de nouveaux saints ».

Anita S. Bourdin

25.09.2009

Tous les enfants du monde invités à une Heure sainte eucharistique

Tous les enfants du monde invités à une Heure sainte eucharistique

Et les adultes appelés à amener leurs enfants devant Jésus Eucharistie

 


ROME, Mercredi 23 septembre 2009 (ZENIT.org) - Le 2 octobre, des enfants du monde entier se réuniront dans leurs paroisses et leurs chapelles pour prier Jésus au Saint-Sacrement.

Un communiqué de presse de l'Apostolat mondial de Fatima a annoncé la 7e Heure Sainte eucharistique annuelle pour les enfants du monde.

L'évènement, parrainé par les « Enfants de l'Eucharistie », une émission pour enfants de l'Apostolat mondial de Fatima, invitera les enfants de toutes parts dans le monde à suivre l'exemple des jeunes bergers de Fatima à qui Notre Dame et les anges enseignèrent à prier devant le Saint-Sacrement.

A Washington, D.C., dans la basilique du Sanctuaire national de l'Immaculée Conception, environ 4000 écoliers catholiques se réuniront avec Mgr Gregory Aymond, archevêque de la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, pour participer à une Heure eucharistique.

A 10 heures, le prélat dirigera l'Heure sainte, qui sera retransmise en direct dans quelque 140 pays par EWTN (Eternal World Television Network).

Les enfants sont invités à s'unir à cette heure, chez eux et dans leurs paroisses. Le programme offre des ressources en ligne pour les parents et les enseignants désireux de favoriser un temps de prière en union avec ces participants du monde entier.

Les enfants se rassembleront devant le Saint-Sacrement pour « consoler le coeur eucharistique de Jésus, et prier pour leurs familles. Et, en cette Année du prêtre, les enfants prieront à des intentions spéciales pour les prêtres du monde entier, » a expliqué le communiqué.

Il ajoute que « les enfants réciteront le chapelet, diront les prières de réparation telles qu'elles furent enseignées par l'Ange de la Paix de Fatima, se consacreront au Cœur Immaculé de Marie, avec la Bénédiction finale. »



Notre travail (à nous adultes)

Todd Amick, directeur du Bureau du renouveau eucharistique de l'archidiocèse de la Nouvelle-Orléans, a affirmé :


« En tant que personnes humaines, nous sommes faits pour l'Eucharistie et nos enfants en particulier ont une réceptivité pour l'eucharistie qui n'attend plus qu'une invitation.

« C'est à nous, les adultes, à lancer cette invitation pour les aider à connaître l'amour du Christ et le servir. »



L'évènement est organisé et promu en collaboration avec la Société pontificale missionnaire de l'Association de la Sainte enfance et l'Option C, Inc.

Connie Schneider, fondatrice de l'Heure Sainte des enfants du monde, a déclaré qu'elle a toujours été inspirée par les messages de Notre Dame de Fatima, qui sont des messages d'espoir pour le monde entier et ont été confiés à des petits enfants.

Connie Schneider a expliqué que l'idée d'une Heure Sainte pour les enfants du monde lui était venue après la lecture d'une lettre de Jean-Paul II aux enfants, dans laquelle il disait:

« Mes chers jeunes amis, c'est à vos prières que je confie les problèmes de votre propre famille et de toutes les familles du monde. »


Elle a également cité les paroles de Benoît XVI :

« Le vrai sens de la catéchèse, en effet, devrait être celui-ci : porter la flamme de l'amour de Jésus, même si elle est faible, aux cœurs des enfants et, à travers les enfants, à leurs parents ; ouvrant ainsi à nouveau les lieux de la foi à notre époque. »

02.03.2009

Benoît XVI invite les fidèles à invoquer les anges dans leur vie de foi

Au cours de la prière de l’Angélus

 

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ROME, Dimanche 1er mars 2009 (ZENIT.org) - En évoquant le récit de l'Evangile de Marc relatant la tentation de Jésus au désert, Benoît XVI a mis en avant le rôle des anges, invitant les fidèles à les invoquer souvent pour les aider à « suivre Jésus ».

Au cours de la prière de l'Angélus, ce 1er mars, le pape, qui commence en fin de journée une semaine d'exercice de Carême, a invité les fidèles à prier pour lui et pour ses collaborateurs de la Curie romaine.

Le pape a évoqué ce passage de l'Evangile de saint Marc : « L'Esprit pousse Jésus au désert. Et dans le désert il resta quarante jours, tenté par Satan » (Mc 1,12).

Dans cet Evangile, « les anges, figures lumineuses et mystérieuses, apparaissent presque à la hâte, dans la brièveté du récit, face à cette figure obscure et ténébreuse qui ose tenter le Seigneur », a expliqué Benoît XVI. « Les anges, dit l'Evangile, ‘servaient' Jésus (Mc 1,13); ils sont le contrepoint de Satan ». « ‘Ange' veut dire ‘envoyé' », a poursuivi le pape en expliquant que « nous trouvons ces figures dans tout l'Ancien Testament, qui aident et guident les hommes au nom de Dieu ».

Le pape a entre autre rappelé « la figure de l'ange Raphaël » dans le Livre de Tobie, mais aussi celle de Gabriel, dans le Nouveau Testament, « envoyé pour annoncer à Zacharie et à Marie les heureux événements qui sont le début de notre salut » ou encore le chœur d'anges qui « annonce aux pasteurs la bonne nouvelle de la naissance du Sauveur ».

« Nous enlèverions une part importante de l'Evangile si nous laissions de côté ces êtres envoyés par Dieu, qui annoncent sa présence parmi nous et en sont un signe », a ajouté le pape. « Invoquons-les souvent, pour qu'ils nous soutiennent dans l'engagement de suivre Jésus jusqu'à nous identifier à Lui ».

Le pape a enfin demandé aux anges, « particulièrement aujourd'hui », de veiller sur lui et sur ses collaborateurs de la Curie romaine. « Cet après-midi, comme chaque année, nous commençons la semaine des Exercices spirituels », a ajouté le pape.

La retraite de Carême au Vatican, qui se déroulera du 1er au 7 mars, sera prêchée par le cardinal nigérian Francis Arinze, préfet émérite de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, sur le thème « Le prêtre rencontre Jésus et le suit ». Durant cette semaine, toutes les audiences du pape sont suspendues.

31.07.2008

L'expérience interdite, témoignage du Père Joseph-Marie Verlinde