16.10.2011

'L’Esprit Saint est le moteur de l’Evangélisation': entretien avec le Père Vito del Prete, Secrétaire général de l’Union pontificale missionnaire

evangelisation, esprit saint, omnis terra, internet,concile, vatican ii, mission, argent, evangile, paolo manna, union missionnaire du clerge, vito del prete, pime, upm, agence fides, Cité du Vatican (Agence Fides) – « L’Evangélisation aujourd’hui doit faire confiance à l’Esprit Saint qui est le moteur de la mission et non pas tant aux moyens humains tels que l’argent. Si, dans le cadre de la mission, la mentalité qui prévaut est celle qui veut s’en remettre à l’argent, l’Evangile ne fera pas un pas en avant : c’est ce que rappelait déjà le Bienheureux Père Paolo Manna, fondateur de l’Union missionnaire du Clergé : c’est en ces termes provocateurs que le Père Vito del Prête, PIME, Secrétaire général de l’Union pontificale missionnaire (UPM), intervient au cours du Mois missionnaire dans le cadre d’un entretien accordé à l’Agence Fides, traçant les grandes lignes de l’avenir de l’animation et de la formation missionnaire dans le monde.

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01.08.2010

« Etre solidaire avec celui qui est dans le besoin »

foto_07.jpgLa cupidité pointée du doigt ! Ce dimanche, lors de la prière de l’angélus, depuis le balcon du palais apostolique de Castelgandolfo où il passe l’été, le pape a récité la prière de l’Angélus. Dans le contexte actuel de crise économique et financière due aux excès de la finance, l’Évangile de ce dimanche était particulièrement d’actualité.

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20:46 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pape, benoit xvi, angelus, argent, economie, evangile, acutalite, crise economique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

31.07.2010

Ce que Jésus pense de l'argent

18 TOC

 

 

Nous ne savons rien de cet homme qui va trouver Jésus pour lui demander d’intervenir pour régler un désaccord avec son frère. Sa requête était-elle motivée par un souci sincère de justice ? Etait-il, au contraire, trop attaché à l’argent ? En tout cas, Jésus saute sur l’occasion pour donner un de ses enseignements les plus importants (et les moins appréciés) : la valeur de notre vie ne dépend pas des richesses que nous pourrions accumuler. Le but de notre vie n’est pas d’augmenter nos possessions. Comme le dit la sagesse populaire, les riches n’emportent pas leur argent de l’autre côté.

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Lectures dix-huitième dimanche du Temps Ordinaire C

Evangile : Parabole de l'homme qui amasse pour lui-même (Lc 12, 13-21)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux ! Alléluia. (Mt 5, 3)

 

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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Du milieu de la foule, un homme demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. »
Jésus lui répondit : « Qui m'a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages ? »
Puis, s'adressant à la foule : « Gardez-vous bien de toute âpreté au gain ; car la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses. »
Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont les terres avaient beaucoup rapporté.
Il se demandait : 'Que vais-je faire ? Je ne sais pas où mettre ma récolte.'
Puis il se dit : 'Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j'en construirai de plus grands et j'y entasserai tout mon blé et tout ce que je possède.
Alors je me dirai à moi-même : Te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l'existence.'
Mais Dieu lui dit : 'Tu es fou : cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l'aura ?'
Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d'être riche en vue de Dieu. »

 

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
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28.04.2010

L'importance de l'équilibre personnel pour l'exercice du ministère sacerdotal

Parce que le ministère sacerdotal engage la personne dans sa globalité, une journée de sensibilisation pour les prêtres a été organisée à Moulins-sur-Allier à l’invitation de l’évêque du lieu, Mgr Roland, et sous les auspices de l’association « Le Cler – Amour et famille ».

C’est une première du genre : le manque de reconnaissance, le stress, les souffrances affectives dans la solitude peuvent perturber l’équilibre personnel et l’exercice du ministère, surtout dans une société qui promeut les valeurs de la sexualité, du pouvoir de l’argent et du confort matériel. Les vœux de chasteté, d’obéissance et de pauvreté sont fragilisés.

 

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Écoutez le président du CLER, Jean-Eudes Tesson. (photo) Il nous explique pourquoi il est essentiel d’aider les prêtres à mieux gérer leur affectivité et à se protéger de dépendances excessives: >>

Propos recueillis par Caroline Demopoulos (Radio Vatican).

28.03.2010

Le P. Cantalamessa aux prêtres : les scandales n´auront pas le dernier mot

Troisième prédication de Carême


ROME, Vendredi 26 mars 2010 (ZENIT.org) - Dieu invitait le prêtre Jérémie qui s'apitoyait sur son sort, à la conversion. Le Christ fait de même aujourd'hui avec ses prêtres. En cette période de crise provoquée par les révélations d'abus sexuels à travers le monde, le Christ rappelle au prêtre qu'il connaît ses « épreuves » et sa « pauvreté » mais que s'il « reste fidèle », il lui donnera « la couronne de vie ».

C'est ce qu'a affirmé en substance le P. Raniero Cantalamessa, ofmcap, prédicateur de la Maison pontificale, dans sa troisième prédication de Carême, prononcée ce vendredi matin, en présence du pape Benoît XVI et de la curie romaine, dans la chapelle Redemptoris Mater, au Vatican.

« Quelle est la réponse de Dieu au prophète et prêtre en crise ? Non pas 'Mon pauvre petit, tu as raison, comme tu es malheureux !' », mais « 'Si tu reviens, et que je te fais revenir, tu te tiendras devant moi ; si de ce qui est vil tu tires ce qui est noble, tu seras comme ma bouche » (Jr 15, 19). En d'autres termes : conversion ! », a déclaré le P. Cantalamessa.

Après avoir expliqué, dans les prédications précédentes, que le ministère sacerdotal est d'abord un don, une grâce, le prédicateur de la Maison pontificale a expliqué quel est le devoir, l'appel « qui jaillit de ce don ». Cet appel, c'est « la conversion ».

Il invite les prêtres à un examen de conscience, citant la Lettre de Benoît XVI pour l'indiction de l'Année sacerdotale dans laquelle le pape propose le saint Curé d'Ars comme modèle de pauvreté sacerdotale. « 'Il était riche pour donner aux autres, et bien pauvre pour lui-même'. Son secret, c'était 'de tout donner et de ne rien garder' », a-t-il expliqué.

Le P. Cantalamessa a mis en garde contre la tentation de l'argent, du confort, de s'approprier la foi et tout décider, au lieu d'être plutôt des « coopérateurs de la joie des gens ». Il a mis en garde contre la tiédeur en disant : « La tiédeur d'une partie du clergé, le manque d'ardeur et l'inertie apostolique : voilà, je crois, ce qui affaiblit l'Eglise, plus encore que les scandales occasionnels de quelques prêtres qui font davantage de bruit, mais contre lesquels il est plus facile de prendre des mesures ».

Le prédicateur capucin a rappelé que Dieu connaît les « épreuves » et la « pauvreté » du prêtre mais qu'il l'invite à la fidélité et à l'espérance car s'il « reste fidèle jusqu'à la mort » Dieu lui donnera « la couronne de vie » (Lettre de saint Paul à l'Eglise de Smyrne).

Il a poursuivi en expliquant que si le prêtre sait chercher l'approbation de Dieu et non celle des hommes « ce sera le monde qui cherchera (sa) faveur ».

« Je ferai de toi, pour ce peuple-là, un rempart de bronze fortifié », a-t-il déclaré en citant les paroles de Dieu au prophète Jérémie, et en ajoutant : «  cette parole s'adresse maintenant à vous, Saint-Père ». « Ils lutteront contre toi, mais ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi » (Jr 15, 19-20), a-t-il ajouté.

Il a poursuivi en soulignant que « le Christ souffre plus que nous de l'humiliation de ses prêtres et de l'affliction de son Eglise ». « S'il le permet, a-t-il dit, c'est parce qu'il connaît le bien qui peut en sortir, en vue d'une plus grande pureté de son Eglise. Si elle fait preuve d'humilité, l'Eglise sortira plus resplendissante que jamais de cette guerre ! L'acharnement des médias - nous le voyons aussi dans d'autres cas - finit à la longue par obtenir l'effet contraire à celui qu'ils désiraient ».

Il a conclu en rappelant que l'invitation du Christ : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai », s'adresse aujourd'hui à ses prêtres.

« Le plus beau fruit de cette année sacerdotale sera un retour au Christ, un renouvellement de notre amitié avec lui. Dans son amour, le prêtre trouvera tout ce dont il est humainement privé et 'cent fois plus', selon sa promesse », a-t-il affirmé.

Il a exhorté le prêtre à remercier Dieu pour son sacerdoce en disant : « Merci Seigneur, parce que un jour tu nous a séduits, merci parce que nous nous sommes laissés séduire, merci parce que tu nous donnes la possibilité de revenir à toi et tu nous rattrapes après chaque tentative de fuite. Merci parce que tu nous confies « la garde de tes parvis » (Za 3, 7) et tu fais de nous « ta bouche ». Merci pour notre sacerdoce ! »

Gisèle Plantec

Pour le texte intégral de la prédication du P. Cantalamessa, cliquer sur le logo Praedicatho:

 

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10.10.2009

Dieu veut te parler - Homélie 28° dimanche du Temps Ordinaire B

Quand nous disons de quelqu’un qu’il est riche, qu’est-ce que ça veut dire ? La richesse implique l’abondance. Mais il y a différentes sortes d’abondance, différentes sortes de richesses. L’homme riche qui se souciait de son héritage de la vie éternelle avait une abondance de biens matériels. C’est ce à quoi nous pensons habituellement quand nous employons le mot "riche".

 

Par ailleurs, à l’échelle de la planète, on entend beaucoup parler aujourd’hui de développement durable. On constate que les ressources matérielles, comme le pétrole et l’eau, sont disponibles en quantité limitée. S’ensuit une course aux innovations techniques, assorties de réformes économiques et de trains de mesures politiques pour éviter les gaspillages et préserver la couche d’ozone, etc…, pour que la terre reste vivable, non seulement pour nous, mais aussi pour les générations futures.

 

 


 

Mais le Seigneur nous dit dans l’Evangile d’aujourd’hui que les biens matériels risquent souvent de constituer un obstacle pour accéder à une sorte de richesse plus importante, plus satisfaisante, plus essentielle encore. L’homme de l’évangile possédait de grands biens, mais il n’avait pas la vie éternelle ; il lui manquait le sens profond de sa vie ; la paix intérieure lui faisait défaut. Il y a quelque chose d’essentiel, dans le cœur de l’homme, que les richesses matérielles, aussi abondantes qu’elles soient, ne peuvent pas satisfaire...

 

Pour lire la suite de l'homélie:

Bonheur? Développement durable? La fausse promesse de l’argent

15.06.2009

Vices et vertus de la banque du Vatican

Tout l'argent de Pierre. Vices et vertus de la banque du Vatican

200 millions de dollars pour la "charité du pape". D'où viennent-ils ? A qui vont-ils ? Nouvelles révélations sur les méfaits de l'Institut pour les Œuvres de Religion. Et sur les obstacles à son assainissement

par Sandro Magister




ROME, le 15 juin 2009 – Début juillet, le Vatican publiera comme tous les ans ses comptes pour 2008, en deux chapitres et un appendice.

Le premier chapitre fera apparaître les recettes et dépenses de l'Administration du Patrimoine du Siège Apostolique, APSA, qui gère les biens mobiliers et immobiliers qui lui appartiennent, ceux de la curie, du corps diplomatique, de la maison d'édition, de la radio, de la télévision.

Le second chapitre fera apparaître les recettes et dépenses du gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican: territoire, services, musées, timbres, monnaie.

L'appendice indiquera le montant du Denier de Saint-Pierre, collecte pour le pape faite chaque année dans le monde entier le 29 juin, fête des saints Pierre et Paul, à quoi s’ajoutent les dons faits directement au pape pendant l’année.

En 2007, par exemple, la collecte et les dons ont atteint 94,1 millions de dollars, dont 14,3 millions venant d’un seul donateur qui a voulu rester anonyme.

Voilà ce qui est publié chaque année.

Rien d’autre. Pas une ligne sur les autres recettes qui, en plus du Denier, alimentent la "charité du pape". Et pas une ligne sur l’emploi qui est fait de cette somme.

Un service de la secrétairerie d’Etat s’occupe précisément de cette question. Il a été dirigé pendant des années par Mgr Gianfranco Piovano, remplacé depuis quelques mois par Mgr Alberto Perlasca ; tous deux sont des diplomates de carrière. Cette caisse recueille, en plus du Denier, les contributions que les diocèses du monde entier sont tenus de verser au successeur de Pierre en vertu du canon 1271 du code de droit canonique. Les congrégations religieuses et les fondations envoient également de l’argent. En 2007, d’après un rapport confidentiel envoyé par le Vatican aux diocèses, ces contributions ont atteint 29,5 millions de dollars qui, ajoutés au Denier, font un total de 123,6 millions de dollars.

Ces fonds sont destinés, justement, à la "charité du pape". Dans une conférence faite à des diplomates de différents pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, en mai 2007, à l’Université Pontificale Grégorienne de Rome, le banquier Angelo Caloia, président de l'Institut pour les Œuvres de Religion, l’IOR, la "banque du Vatican", décrivait ainsi l'utilisation de ces fonds:

"Ils sont surtout destinés à subvenir aux besoins matériels de diocèses pauvres, à aider des institutions religieuses et des communautés de fidèles en grandes difficultés: pauvres, enfants, personnes âgées, marginaux, victimes de guerres et de catastrophes naturelles, réfugiés, etc.".

Dans la même conférence, Caloia a aussi cité une autre source de la "charité du pape": les profits de l’IOR. En effet, chaque année en mars, l’IOR met à l’entière disposition du pape la différence entre ses recettes et ses dépenses de l'année précédente. Le montant de cette somme est secret mais on estime qu’il est proche de celui du Denier de Saint-Pierre. C’était du moins le cas pour quatre années dont les chiffres ont filtré : 1992 avec 60,7 milliards de lires de l'époque, 1993 avec 72,5 milliards, 1994 avec 75 milliards et 1995 avec 78,3 milliards. Ces années-là, le Denier de Saint-Pierre était légèrement supérieur à ces montants.

S’il en est ainsi, 2007 aurait apporté à Benoît XVI, pour sa "charité", une somme totale proche de 200 millions de dollars.

La même année, les comptes faisaient apparaître pour l'APSA une perte de 9,1 millions d’euros et pour le gouvernorat un profit de 6,7 millions d’euros. Des miettes, par comparaison

Dans sa conférence aux diplomates, Caloia a peu parlé de l’IOR. Il a souligné que celui-ci "n’a pas de relation fonctionnelle" avec le Saint-Siège. Et il a affirmé que seuls sont autorisés à y déposer de l’argent des "individus ou entités juridiques ayant une légitimité canonique: cardinaux, évêques, prêtres, religieuses, moines, congrégations religieuses, diocèses, chapitres, paroisses, fondations, etc.".

Mais la réalité n’a pas toujours correspondu à ce profil. En 1990, quand Caloia a pris la présidence de la banque vaticane, elle sortait à peine d’une terrible déconfiture, liée au nom de son prédécesseur, l'archevêque Paul Marcinkus, et aux opérations téméraires que celui-ci avait réalisées avec les financiers Michele Sindona et Roberto Calvi, morts tous les deux de mort violente par la suite, dans des circonstances mystérieuses.

Le cardinal Agostino Casaroli, secrétaire d’Etat à l'époque, avait assaini le contentieux en ordonnant de verser aux créanciers 242 millions de dollars à titre de "contribution volontaire". En accord avec le gouvernement italien, il avait confié les recherches sur les agissements de la banque vaticane à deux spécialistes de la finance et du droit administratif, Pellegrino Capaldo et Agostino Gambino, et à un prélat de curie en qui il avait toute confiance. Il s’agissait de Mgr Renato Dardozzi, né en 1922, ordonné prêtre à 51 ans, diplômé en ingénierie, mathématiques, philosophie et théologie, ayant fait une carrière de manager dans les télécommunications et enfin directeur et chancelier de l’Académie Pontificale des Sciences.

Depuis lors et jusqu’à peu d’années avant sa mort en 2003, Dardozzi a continué à assurer un rôle de surveillance sur le fonctionnement de l’IOR, pour le compte de la secrétairerie d’Etat vaticane, avec Casaroli et le successeur de celui-ci, le cardinal Angelo Sodano.

De son travail de surveillance, Dardozzi avait conservé une documentation, qui est maintenant disponible dans un livre écrit par Gianluigi Nuzzi et publié récemment en Italie aux éditions Chiarelettere.

Les documents cités et reproduits dans le livre sont absolument fiables. Ils montrent que la mise à l’écart de Marcinkus et son remplacement par Caloia en 1990 n’ont pas suffi à laver tout de suite l’IOR de sa mauvaise réputation.

En effet Mgr Donato De Bonis, qui tenait le rôle-clé de "prélat" de la banque vaticane, est resté à son poste jusqu’en 1993. Et il avait mis en œuvre, pendant ces années, une sorte de banque occulte parallèle, sous sa direction exclusive, qui a de nouveau failli mettre l’IOR en déconfiture.

Caloia a commencé à soupçonner l’existence d’irrégularités au printemps 1992. Il a ordonné une enquête interne et a découvert que De Bonis disposait en effet de comptes au nom de fondations fictives, qui masquaient en réalité des opérations financières illégales, pour des dizaines de milliards de lires de l'époque.

En août, un rapport détaillé sur ces comptes fictifs est arrivé sur le bureau du secrétaire de Jean-Paul II, Mgr Stanislaw Dziwisz.

En mars 1993, De Bonis a été mis à la porte de l’IOR. Personne ne l’a remplacé dans la charge de "prélat" de la banque, qui est restée vacante. Il a été consacré évêque et nommé chapelain de l’Ordre Souverain et Militaire de Malte, poste qui bénéficie d’immunités diplomatiques.

Mais même après son départ de l’IOR, De Bonis a continué à agir, grâce à des cadres avec qui il était resté lié. Fin juillet, Caloia, inquiet, a écrit au secrétaire d’Etat, le cardinal Sodano:

"... On perçoit de plus en plus clairement les contours d’une activité nettement criminelle exercée consciemment par quelqu’un qui, du fait de son choix de vie et de ses fonctions, aurait dû au contraire être une sévère conscience critique. On a de plus en plus mal à comprendre que perdure une situation où le nommé [De Bonis] continue, à partir d’un poste tout aussi privilégié, à gérer indirectement l'activité de l’IOR...".

Le risque était d’autant plus grave que, justement à cette époque, la magistrature italienne enquêtait sur un pot-de-vin colossal versé illégalement par la société Enimont aux hommes politiques qui l’avaient favorisée. Ces enquêtes menaient aussi à l’IOR, en tant qu’intermédiaire occulte de ces versements, à travers les comptes fictifs manœuvrés par De Bonis.

A l'automne 1993, les magistrats de Milan ont demandé au Vatican, par commission rogatoire, de leur fournir les données relatives aux opérations contestées. Le Vatican s’en est sorti en fournissant le minimum indispensable, moins que ce qu’il avait découvert par ses propres enquêtes. Certains cadres ont été remplacés, les comptes fictifs ont été bloqués et De Bonis n’a pas récupéré une seule lire des sommes déposées.

Le cardinal qui, au Vatican, avait le plus appuyé De Bonis, José Rosalio Castillo Lara, président à la fois de l'APSA et du gouvernorat, a quitté la scène en même temps que lui.

En 1995 Caloia a été reconduit dans ses fonctions de président de l’IOR pour cinq ans. De même en 2000. De même encore en 2006, après un an de prorogation "par intérim", au milieu de rumeurs insistantes à propos de son remplacement imminent. Mais à l’été 2006, avant de transmettre le secrétariat d’Etat à son successeur Tarcisio Bertone, le cardinal Sodano a remis en vigueur la charge de "prélat" de l’IOR, en y nommant son propre secrétaire, Mgr Piero Pioppo.

Aujourd’hui encore, on entend parler de temps à autre d’un changement à la présidence de l’IOR. Mais Caloia, 69 ans, marié à une Anglaise et père de quatre enfants, a en main une nomination qui va jusqu’au 14 mars 2011.

Ce qui est sûr, c’est qu’aujourd’hui, grâce à lui, l’IOR est plus proche – comme il ne l’a jamais été dans le passé – de l’image de la banque vertueuse qu’il avait décrite aux diplomates du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord lors de sa conférence, il y a deux ans.

 

 


La conférence sur les finances du Vatican faite par le président de l’IOR à l’école pour diplomates de l’Université Pontificale Grégorienne en 2007 se trouve dans le volume des actes:

Angelo Caloia, "The financial structures of the Holy See", en Franco Imoda, Roberto Papini (éd.), "The Catholic Church and the International Policy of the Holy See / L'Eglise Catholique et la Politique Internationale du Saint-Siège", Nagard, Milan, 2008, pp. 148-151.


Le livre où se trouvent les documents conservés par Mgr Renato Dardozzi:

Gianluigi Nuzzi, "Vaticano SpA", Chiarelettere, Milan, 2009, 282 pp., 15,00 euros.


Sur www.chiesa, les comptes du Vatican et le montant du Denier de Saint-Pierre au cours des cinq dernières années:

> Pour l'argent de Pierre, c'est le calme dans la tempête (30.1.2009)

Toujours sur www.chiesa, à propos de l’IOR et de la présidence d’Angelo Caloia:

> Il banchiere del papa racconta: "Ecco come ho risanato lo IOR" (18.6.2004)



Traduction française par
Charles de Pechpeyrou.

www.chiesa

14.07.2008

La nouvelle classe politique et l’argent

La nouvelle classe politique et l’argentEn 1989, Guy Debord conclut ainsi ses Commentaires tant commentés sur la Société du spectacle : « Il faut conclure qu’une relève est imminente et inéluctable dans la caste cooptée qui gère la domination, et notamment dirige la protection de cette domination… Cette relève sélectionnera ceux qui y prendront part sur cette exigence principale : qu’ils sachent clairement de quels obstacles ils sont délivrés, et de quoi ils sont capables. »


J’ignore à quels désastres alimentaires et élémentaires vont nous mener ceux qui nous dirigent. Je recommande à ce propos le livre de Daniel Nahon sur l’épuisement des sols, et qui annonce froidement de grandes famines pour le XXIe siècle, dans l’indifférence générale de la classe politique planétaire. Mais je voudrais au moins souligner les faits suivants.

On s’est étonné il y a un an du comportement de notre nouveau président : croisières et vacances de luxe, nouvelle femme héritière et top-model (mais le second mariage avait déjà eu pour témoins Martin Bouygues et Bernard Arnaud), en attendant un mariage à prix Darty de l’héritier, triplement du salaire présidentiel, décuplement du nombre de conseillers de l’Élysée.

Mais tout cela n’est rien à côté de nos voisins : l’ancien chancelier allemand Schroeder, social-démocrate qui plus est, est devenu du jour au lendemain conseiller de l’entreprise la plus florissante d’Eurasie, Gasprom ; et il est chargé, contre une rémunération de deux millions d’euros, de conseiller les travaux de construction de l’oléoduc baltique. Dans le même temps la fille de Vladimir Poutine vient d’acheter pour la modique somme de 18 millions d’euros l’appartement du plus célèbre oligarque de la télévision française. Pourquoi se gêner ? On m´a parlé dans le cas de Poutine d’un patrimoine de trente milliards d’euros. Poutine s’est assis de la table du KGB à celle des oligarques, et ceux-ci lui ont prudemment laissé de la place, alors que le peuple russe a connu un déficit démographique post-soviétique de 20 millions d’hommes, de femmes et d’enfants.

Traversons la Manche : les Blair viennent de s’acheter une sixième maison à six millions d’euros aux environs de Londres. On se souvient qu’ils s’étaient acheté un appartement de luxe dans Kensington, pour 4 millions de livres, il y a trois ans. Et qu’ils s’étaient fendus de 500 000 livres pour acheter un pied-à-terre pour les études de leurs enfants. La presse anglaise toujours prompte à s’enflammer sur des sujets aussi importants que le sexe était restée bien discrète sur le sujet. Cherie Blair se fait payer 50 000 dollars la conférence, sans doute plus maintenant. Tony Blair a touché un million de dollars en Chine pour une conférence sur le management gouvernemental, alors qu’il a laissé son pays au bord de la faillite et Gordon Brown se confronter à l’impopularité de son gouvernement néo-travailliste (mais c’est à cela que servent les Écossais, non ?). Gageons qu’il touchera d’autres millions.

Traversons l’Atlantique : les chiffres sont encore plus sérieux, en dépit d’un dollar en baisse et d’un pays en grave crise. Rudy Giuliani, ancien maire de New York, ancien candidat républicain à la présidence, a gagné cent millions de dollars en exploitant son image de la ville martyre du 11 septembre. Et le New York Times nous a récemment appris que les Clinton ont gagné 107 millions de dollars (pas un de moins) au cours des années 2000, à coups de conférences et de prestigieux dîners. Ils sont en voie d’être rattrapés par un autre démocrate, Barack Obama, qui n’a plus même besoin du financement politique public pour financer sa campagne.

J’ai bien sûr oublié de citer Silvio Berlusconi, qui avait au moins le mérite d’être déjà l’homme le plus riche d’Italie avant d’arriver au pouvoir… pour la troisième fois.

On comprend en tout cas une chose : la fusion totale du politique et du people, du politique et de l’argent. On se doute que les choses ne doivent pas aussi traîner en Chine, où le Parti communiste encadre sagement la progression du pays. Et on rappellera l’expression du sociologue Zygmunt Bauman : cette société est liquide… Et la classe politique aime ça. Et ne s’en cache plus.
 
(Décryptage)
 
Et en Belgique ?

18:52 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, societe, people, argent, france, allemagne, russie, etats-unis, chine | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

12.11.2006

LE TRESOR DE LA PAUVRE VEUVE (Mc 12, 38-44)

Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 12, 38-44)

12
38i  Dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à sortir en robes solennelles et qui aiment les salutations sur les places publiques,
39  les premiers rangs dans les synagogues, et les places d'honneur dans les dîners.
40  Ils dévorent les biens des veuves et affectent de prier longuement : ils seront d'autant plus sévèrement condamnés. »
41  Jésus s'était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait la foule déposer de l'argent dans le tronc. Beaucoup de gens riches y mettaient de grosses sommes.
42  Une pauvre veuve s'avança et déposa deux piécettes.
43  Jésus s'adressa à ses disciples : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde.
44  Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a tout donné, tout ce qu'elle avait pour vivre. »


Copyright AELF - 1980 - 2006 - Tous droits réservés
 

32eT.O.B.L

 

 

Le texte de l'homélie est en ligne dès

dimanche 12 novembre

13h00GMT

sur le blog

HOMELIES A TEMPS ET A CONTRETEMPS

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BONNE SEMAINE AVEC LE SEIGNEUR !!!

02:05 Écrit par Père Walter dans Homélies 2006 (année B) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : argent, eglise, homelies, evangile, vierge marie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |