18.07.2010

Argentine: mariage entre personnes du même sexe

Pour l’Église, “la loi sur le mariage entre personnes du même sexe a été imposée à la population, sans y prêter attention”

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15.01.2010

Haïti: un signe encourageant


http://www.discipleshomemissions.org/Women/ART/Hispaniola.gif


"Tous les regards se tournent vers la République Dominicaine tandis que Haïti vit une épreuve terrible. Des informations contradictoires décrivent la réaction au post-séisme : certains soutiennent que la République Dominicaine a été le premier pays à fournir des aides ; d'autres rapportent des tensions croissantes à la frontière pour bloquer tout éventuel flux de migrants haïtiens. [...] En effet, la République Dominicaine - comme l'Argentine, le Chili, Cuba, le Mexique, le Nicaragua, le Venezuela et d'autres - a été l'un des premiers pays latino-américains à apporter son soutien. [...] C'est un signe encourageant. Comme cela arrive souvent, les personnes s'unissent en temps de grandes crises. Il ne nous reste plus qu'à espérer que le plus grand nombre de personnes possible participeront et contribueront à activer un processus de réconciliation dans de nombreux domaines".

 

quake-haiti

René Préval et Leonel Fernandez à l'aéroport de Port-au-Prince

Le Président de Saint-Domingue est le premier chef d'état à rendre visite à son homologue haïtien

 

(Extrait d'un éditorial du site web Repeating Islands.com. Haïti et la République Dominicaine cohabitent sur la même île des Caraïbes, Hispaniola.)

30.11.2009

Allez et baptisez. Le pari de l'Eglise d'Argentine

Allez et baptisez. Le pari de l'Eglise d'Argentine

Le cardinal Bergoglio et d'autres évêques ordonnent de ne pas refuser le baptême à ceux qui sont éloignés de la pratique religieuse. Mieux vaut une Eglise du peuple qu'une Eglise ne regroupant que des purs. C'est aussi ce que pense Ratzinger


par Sandro Magister





ROME, le 30 novembre 2009 – Il y a deux jours, Benoît XVI a reçu les présidentes de l'Argentine, Cristina Fernández de Kirchner, et du Chili, Michelle Bachelet, venues avec leurs délégations respectives remercier le Saint-Siège de la solution pacifique donnée par la diplomatie vaticane, il y a 25 ans, au litige territorial entre les deux pays quant à la souveraineté sur les îles situées au sud du canal de Beagle.
 
L'Argentine et le Chili sont, avec la Colombie, les pays d'Amérique du Sud où l’Eglise catholique est le plus solidement implantée.
 
Mais ce sont aussi ceux où le défi de la sécularisation est le plus préoccupant : dans la mentalité, les coutumes et les règles de droit. Le 13 novembre, un juge de Buenos Aires a autorisé un "mariage" entre personnes du même sexe, déclarant inconstitutionnels les articles du code civil qui l’interdisent. Le chef du gouvernement de Buenos Aires a pris le parti du juge. Ce qui a provoqué une vigoureuse réaction de l'archevêque de la ville, le très aimé et estimé cardinal Jorge Bergoglio, également président de la conférence des évêques d’Argentine.
 
La réponse de l’Eglise au défi de la sécularisation est un test décisif quant à la réussite, ou non, des indications pastorales élaborées pour le sous-continent par la conférence des épiscopats latino-américains, à Aparecida en 2007.
 
En effet la sécularisation érode un trait typique de l’Eglise catholique dans ces pays : le fait d’être une Eglise du peuple, avec la famille comme structure portante et le baptême des enfants comme pratique générale.
 
Dans certaines parties de l'Europe, baptiser un enfant est déjà un geste minoritaire dont l’accomplissement suppose une décision à contre-courant. Mais désormais, en Argentine aussi, de plus en plus d’enfants, d’adolescents, de jeunes, d’adultes ne sont pas baptisés.
 
Cette baisse de la pratique du baptême résulte d’un affaiblissement des liens familiaux et d’un éloignement vis-à-vis de l’Eglise. Dans le clergé, certains en ont déduit que, là où l’on voit les signes de la foi s’éteindre, il n’y a même pas lieu d’administrer les sacrements.
 
Au contraire, en Argentine, les autorités ecclésiastiques vont aujourd’hui dans le sens inverse.
 
Déjà en 2002 l'archevêché de Buenos Aires et les évêchés voisins avaient publié une instruction recommandant vivement de baptiser à la fois les enfants et les adultes et expliquant comment surmonter les résistances à la célébration du rite.
 
Maintenant, les évêques de la région sont revenus à la charge avec une brochure intitulée "El bautismo en clave misionera", qui reproduit l'instruction de 2002 et la complète par d’autres indications pour guider les curés.
 
Depuis cette année, les curés les plus actifs annoncent donc périodiquement des "journées du baptême", au cours desquelles ils administrent le sacrement à des enfants et à des adultes en situation de pauvreté ou issus de familles divisées, qu’ils aident à surmonter leur méfiance et celle de leur entourage.
 
Le cardinal Bergoglio a expliqué le sens de tout cela dans une interview accordée à la revue internationale "30 Jours" :
 


"L’enfant n’est aucunement responsable de l’état du mariage de ses parents. Le baptême des enfants peut même devenir pour leurs parents un nouveau départ. Il y a quelque temps, j’ai moi-même baptisé les sept enfants d’une femme seule, une pauvre veuve qui fait des ménages. Elle les a eus de deux hommes différents. Je l’avais rencontrée à la fête de Saint Gaétan. Elle m’avait dit : mon père, je suis en état de péché mortel, j’ai sept enfants et je ne les ai jamais fait baptiser, je n’ai pas d’argent pour les parrains et pour la fête... On s’est revus et, après une brève catéchèse, je les ai baptisés à la chapelle de l'archevêché. Cette femme m’a dit : mon père, je ne peux pas y croire, vous me rendez importante. Je lui ai répondu : mais madame, je n’y suis pour rien, c’est Jésus qui vous rend importante".
 


Bergoglio voudrait empêcher la disparition d’une tradition typique des points les plus reculés d'Argentine, ces bourgs et villages où le prêtre ne passe que quelques fois par an :
 


"Là-bas la piété populaire sent que les enfants doivent être baptisés dès que possible. Alors un homme ou une femme, connus de tous comme 'bautizadores', baptisent les enfants à la naissance, en attendant la venue du prêtre. Quand celui-ci arrive, on lui apporte les enfants pour qu’il complète le rite par une onction d’huile sainte. Quand j’y pense, cela me rappelle l’histoire de ces communautés chrétiennes du Japon restées sans prêtre pendant plus de 200 ans. Quand les missionnaires revinrent, ils les trouvèrent tous baptisés et sacramentellement mariés".
 


Et d’ajouter :
 


"La conférence d’Aparecida nous a incités à annoncer l’Evangile en allant vers les gens au lieu d’attendre qu’ils viennent à nous. La ferveur missionnaire ne demande pas d’évènements extraordinaires. C’est dans la vie ordinaire que se fait la mission. Le baptême a valeur d’exemple à cet égard. Les sacrements sont destinés aux hommes et aux femmes tels qu’ils sont : ils ne font peut-être pas tant de discours et pourtant leur 'sensus fidei' perçoit la réalité des sacrements plus clairement que bien des spécialistes".
 


On retrouve ici la vieille controverse, jamais résolue, sur l’Eglise de l’élite et l’Eglise du peuple, sur l’Eglise pure d’une minorité et l’Eglise de masse qui comporte aussi l’immense marée humaine pour laquelle le christianisme est fait d’un petit nombre de choses élémentaires.
 
En Italie, par exemple, la controverse a repris au dernier grand congrès national de l’Eglise, à Vérone en octobre 2006. A cette occasion, les "rigoristes" ont précisément soutenu qu’il faut refuser le baptême et autres sacrements à ceux qui en font la demande mais sont considérés comme inaptes parce que non pratiquants.
 
C’est un dilemme que Joseph Ratzinger lui-même a vécu personnellement dans sa jeunesse et qu’il a fini par résoudre dans le sens indiqué par le cardinal Bergoglio. C’est ce qu’il a dit, en tant que pape, en réponse à la question d’un prêtre de Bressanone, lors d’un questions-réponses public avec le clergé de ce diocèse, le 6 août 2008.
 
A cette occasion, le prêtre, Paolo Rizzi, curé et professeur de théologie, a interrogé Benoît XVI à propos des baptêmes, confirmations et premières communions :
 


"Saint-Père, il y a trente-cinq ans, je pensais que nous nous préparions à être un petit troupeau, une communauté minoritaire plus ou moins dans toute l'Europe. Que l'on ne devait donc donner les sacrements qu'à celui qui s'engage véritablement dans la vie chrétienne. Par la suite, grâce aussi au style du pontificat de Jean-Paul II, j'ai reconsidéré les choses. S'il est possible de faire des prévisions pour l'avenir, qu'en pensez-vous? Quelles attitudes pastorales pouvez-vous nous indiquer ?".
 


Le pape a répondu :
 


"Je dois dire que j'ai parcouru une route similaire à la vôtre. Quand j'étais plus jeune, j'étais plutôt sévère. Je disais : les sacrements sont les sacrements de la foi, et donc là où il n'y a pas de foi, où il n'y a pas de pratique de la foi, le sacrement ne peut pas être conféré. Et puis j'ai toujours dialogué quand j'étais archevêque de Munich avec mes paroissiens : là aussi, il y avait deux écoles, une sévère et une clémente. Et moi aussi, j'ai compris dans le temps que nous devons plutôt suivre l'exemple du Seigneur, qui était très ouvert même envers les personnes aux marges de l'Israël de l'époque. Il était un Seigneur de la miséricorde, trop ouvert – selon les autorités officielles – avec les pécheurs, en les accueillant ou en se laissant accueillir par eux à leurs tables, en les attirant vers lui dans sa communion.
 
"Je dirais donc en substance que les sacrements sont naturellement sacrements de la foi : là où il n'y aurait aucun élément de foi, où la première communion serait seulement une fête avec un grand repas, de beaux habits, de beaux cadeaux, alors ce ne serait plus un sacrement de la foi. Mais, de l'autre côté, si nous pouvons encore voir une petite flamme de désir de la communion dans l'Eglise, un désir également de ces enfants qui veulent entrer en communion avec Jésus, il me semble qu'il est juste d'être plutôt ouverts.
 
"Naturellement, cela doit être un aspect de notre catéchèse, de faire comprendre que la communion, la première communion, n'est pas un fait 'ponctuel', mais exige une continuité d'amitié avec Jésus, un cheminement avec Jésus. Je sais que les enfants ont souvent l'intention et le désir d'aller le dimanche à la Messe, mais les parents ne rendent pas possible ce désir. Si nous voyons que les enfants le veulent, qu'ils ont le désir d'y aller, il me semble que c'est presque un sacrement de désir, le 'vœu' d'une participation à la messe dominicale. Dans ce sens, nous devrions naturellement faire notre possible dans le contexte de la préparation aux sacrements, pour toucher également les parents et – disons – réveiller ainsi en eux aussi leur sensibilité pour le chemin que font leurs enfants. Ils devraient aider leurs enfants à suivre leur désir d'entrer en amitié avec Jésus, qui est forme de vie, d'avenir. Si les parents désirent que leurs enfants fassent la première communion, ce désir plutôt social devrait s'élargir en un désir religieux, pour rendre possible un cheminement avec Jésus.
 
"Je dirais donc que, dans le contexte de la catéchèse des enfants, le travail avec les parents est toujours très important. Et c'est justement une occasion de rencontrer les parents, en montrant de nouveau la vie de la foi aux adultes également, parce que – me semble-t-il – ils peuvent eux-mêmes réapprendre des enfants la foi et comprendre que cette grande solennité n'a de sens, n'est vraie et authentique, que si elle se fait dans le contexte d'un cheminement avec Jésus, dans le contexte d'une vie de foi. Il faut donc convaincre un peu les parents, à travers leurs enfants, de la nécessité d'un chemin préparatoire, qui se montre dans la participation aux mystères et commence à faire aimer ces mystères.
 
"Je dirais que c’est certainement une réponse assez insuffisante, mais la pédagogie de la foi est toujours un cheminement et nous devons accepter les situations d'aujourd'hui, mais également les ouvrir un peu plus, pour qu'il ne reste pas à la fin qu'un souvenir extérieur de choses, mais que le cœur soit véritablement touché. Au moment où nous sommes convaincus, le cœur est touché, a senti un peu l'amour de Jésus, a éprouvé un peu le désir de se mouvoir et de se diriger sur cette ligne et dans cette direction, à ce moment, me semble-t-il, nous pouvons dire que nous avons fait une vraie catéchèse. Le vrai sens de la catéchèse, en effet, devrait être celui-ci : porter la flamme de l'amour de Jésus, même si elle est faible, aux cœurs des enfants et à travers les enfants aux parents, ouvrant à nouveau ainsi les lieux de la foi à notre époque".
 


 
Le numéro de "30 Jours" où se trouvent l’article sur l'administration du baptême en Argentine et l'interview du cardinal Jorge Bergoglio :
 
> "30 Jours", Août 2009
 

 
L’article publié par www.chiesa à la veille du congrès de l’Eglise italienne à Vérone en octobre 2006, avec un commentaire du professeur Pietro De Marco sur le baptême des enfants :
 
> Église du peuple ou Église d'élite ? Le dilemme de Vérone (13.10.2006)
 
 
 
Dans son discours du samedi 28 novembre 2009 aux présidentes de l'Argentine et du Chili, Benoît XVI a notamment déclaré :
 
"La poursuite de la paix demande la promotion d’une authentique culture de la vie, respectant pleinement la dignité de l'être humain, unie au renforcement de la famille comme cellule de base de la société".
 
Le texte intégral du discours :
 
> "Señoras Presidentas de Argentina y Chile..."


Dans l’illustration sous le titre : Masaccio, Pierre baptisant des néophytes, 1425-1426, Chapelle Brancacci, Eglise Santa Maria del Carmine, Florence.


Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

www.chiesa

26.10.2009

Début du dialogue entre l’Église et la Fraternité Saint-Pie X

Le dialogue théologique avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X débute ce lundi au Vatican. Les discussions se dérouleront à huis clos dans les locaux de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

 

Source: Kerknet


Le Pape Benoît XVI avait annoncé début juillet sa décision d’entamer ce dialogue avec les intégristes. Présentation des enjeux avec Xavier Sartre pour Radio Vatican: >>

Au titre d’Ecclesia Dei, ces négociations seront menées pour l’Église catholique par Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la commission, et l’archevêque jésuite Luis Ladaria Ferrer, secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, accompagnés de trois experts. Du côté de la Fraternité, c’est Mgr Alfonso de Galarreta, supérieur du séminaire de la Reja en Argentine, qui mènera la délégation.

07.08.2009

Benoît XVI encourage la solidarité en Argentine dans un contexte socio-économique difficile

"Il est urgent de réduire le scandale de la pauvreté en Argentine". C’est Benoît XVI qui l’écrit dans un message aux catholiques argentins.

 

http://sp9.fotolog.com/photo/57/30/4/faku_la_loma/1245385007668_t.jpg


Dans un courrier adressé au nonce apostolique à Buenos Aires, le Pape a tenu à apporter son soutien à une collecte lancée par l’Eglise catholique argentine. Car le contexte socio-économique ne cesse de se dégrader dans le pays, une situation que l’épiscopat argentin n’a cessé de dénoncer, car elle n’est pas seulement le résultat de la crise mondiale mais aussi de la politique menée par le gouvernement de Christina Kirchner.


Précisions et commentaire avec Xavier Sartre. Ecoutez sur Radio Vatican : >>

31.03.2009

Le droit de mourir n’existe pas, c’est le droit de vivre qui existe

EUROPE/ESPAGNE - Madrid, capitale de l’Alliance de Civilisation pour défendre le droit à la vie: 700 associations du monde entier, en représentation de 20 millions de personnes, ont adhéré à la Marche pour la vie

 

http://www.hazteoir.org/files/images/cartel%2029marMarcha_por_la_Vida.preview.JPG


Madrid (Agence Fides) - Madrid s’est transformée hier en la capitale de l’Alliance de Civilisation pour défendre la vie. C’est ce qu’affirme l’Institut de politique familiale, en marge des Marches pour le Droit à la vie qui ont été effectuées dimanche dans plusieurs villes d’Espagne, soutenues par près de 700 associations du monde entier, en représentation de plus de 20.000 personnes. La France, l’Allemagne, la Suisse, la Norvège, Malte, le Royaume-Uni, le Portugal, la Slovaquie, la Hongrie, les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, la Colombie, l’Argentine, le Pérou et le Brésil sont quelques-uns des pays dont les sociétés civiles ont soutenu l’initiative de l’Espagne pour défendre les droits des enfants pendant la période prénatale.

Parmi les associations qui ont déclaré leur soutien à l’initiative, on distingue : la Fédération AIC, qui regroupe 53 associations présentes en Afrique, en Amérique Latine, en Asie, en Europe et aux Etats-Unis ; Réseau Familial, qui représente plus de 500 associations dans toute l’Amérique Latine ; les associations nord-américaines  C-FAM, United Famiglie Internazionale, Internazionale Organization Research Group, Alliance Defence Fund, Concerned Women of America et l’Internazionale Organization Law Group ; ainsi que l’Association hongroise des familles nombreuses, Gift of Life di Malta, la Confédération portugaise des familles, l’association britannique Society for the Protection of the Unborn Children, la Section allemande des familles, et le Forum Zivota (Forum pour la vie, avec 30 ONG en République Slovaque).

« Le gouvernement ne peut tourner le dos à cette clameur, pas seulement espagnole, mais mondiale, pour défendre le droit de vivre »,

a déclaré Lola Velarde, présidente du Réseau européen de l’Institut de politique familiale.

« La protection des droits de l’enfant en période prénatale est une valeur partagée dans toutes les civilisations, et engendre une alliance authentique. C’est ce que montre justement le soutien apporté par des associations de nombreux pays aux marches effectuées dimanche en Espagne »,

a ajouté Mme Velarde.

« Ces manifestations représentent le début d’un ensemble de mobilisations dans toute l’Espagne, qui montreront le refus social de cette proposition de loi régressive pour les droits de la femme et de l’enfant »,

a poursuivi Lola Velarde.

 

Pancarta de mano Derecho a Vivir

La Marche pour la vie, qui avait pour thème : « Le droit de mourir n’existe pas, c’est le droit de vivre qui existe », a réuni plus d’un demi million de citoyens tout au long du trajet dans le centre de Madrid, dépassant largement les prévisions des organisateurs. Cette manifestation a été accompagnée de 87 autres rassemblements dans d’autres villes de la nation entière.

Parmi les intervenants, Paloma de Cendra, membre du Comité d’experts du droit de vivre (DAV), psychologue des couples et des familles, et experte des crises de grossesse et syndromes post-avortement ; Ignacio Arsuaga, président de HazteOir.org, et le Dr Gádor Joya, porte-parole national de Droit de vivre (DAV) et chargé de la lecture du Manifeste pour la vie, lu presque en même temps devant les mairies de toute la région espagnole.

Comme l’a dénoncé Paloma de Cendra,

« l’avortement ne tue pas seulement les enfants, il détruit les mères, les familles, les sociétés entières, il détruit les consciences ». En particulier, « l’avortement a deux victimes principales : l’enfant et sa mère ». «

 Ce n’est pas vrai que cette loi défend le droit des femmes. Ce n’est pas vrai que cette loi cherche ce qu’il y a de meilleur pour eux. L’avortement va contre la femme. Il ne représente pas une solution mais un problème. Le vrai problème. Il ne facilite pas la vie. Il la transforme en un calvaire”,

a-t-elle ajouté.

Presentación de la Declaración de Madrid


Au terme de la manifestation, le Dr Gádor Joya a lu le “Manifeste de la marche pour la vie”, qui souligne avant tout

« l’évidence scientifique que dès le moment de la fécondation il existe une vie humaine digne d’être respectée et protégée », et met en relief le fait que « l’avortement suppose la mort violente d’un être humain et est un drame terrible pour la femme qui souffre ».

« Avec l’avortement libre, le nombre de morts d’enfants augmenterait presque du double” ainsi que celui des femmes victimes des “dommages physiques et psychologiques déjà connus que l’avortement provoque en eux”,

poursuit le texte du manifeste, qui en exigeant que “nos lois protègent le droit de vivre” et que « le droit à l’objection de conscience du personnel médical soit respecté », finit en exprimant l’opposition « à une nouvelle loi de l’avortement qui n’apportera que des morts supplémentaires et une souffrance supplémentaire pour des milliers de femmes ».

(Agence Fides 30/3/2009)



 

 

01.08.2008

Argentine: rassemblement de missionnaires - rencontre de formation

AMERIQUE/ARGENTINE - Rencontre de formation pour la mission Ad gentes et rassemblement de missionnaires argentins organisés par les Œuvres Pontificales Missionnaires

 

Buenos Aires (Agence Fides) - Les 26 et 27 juillet 2008, au siège national des Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM) de l’Argentine, ont eu lieu simultanément une rencontre de formation pour la mission Ad gentes et un rassemblement de missionnaires Ad gentes argentins de retour au pays pendant les années 2007-2008. Sœur Mariel Robledo, Secrétaire Nationale de l’Œuvre de la Propagation de la Foi en informe Fides.

Environ trente personnes ont participé à la rencontre, pour la plupart des jeunes, tandis que seize personnes, toutes laïques, ont participé au rassemblement des missionnaires. Les deux initiatives ont compté sur la présence de Mgr Vicente Conejero Galiziano, Président de la Commission épiscopale pour les Missions, qui a partagé son expérience missionnaire avec les participants. En outre, il a développé certains points du Document final d’Aparecida et il a parlé au sujet de l’inculturation. Le Directeur National des OPM, le P. Osvaldo Leone, a constamment participé tant à l’organisation qu’à la rencontre.

Voici les sujets traités pendant la Rencontre de formation : Prosélytisme et relativisme religieux ; Nécessité de la mission Ad gentes ; Eléments fondamentaux du discernement pour la mission Ad gentes et l’inculturation. Le samedi soir a eu lieu une veillée missionnaire dans une paroisse de l’archidiocèse de Buenos Aires, organisée par l’équipe nationale des groupes missionnaires.

Tous les participants à la rencontre de formation suivent déjà un itinéraire de formation pour la mission Ad gentes pendant l’année, organisé par leurs régions pastorales d’appartenance. Tant pendant le parcours de formation que pendant la phase de discernement, ils sont accompagnés par les directeurs diocésains des OPM.

“Les jeunes ont montré leur désir de se former pour la mission et de mûrir leur vocation missionnaire lors d’un sérieux chemin de discernement. Au cours de l’évaluation de la rencontre, ils ont souligné la contribution précieuse qui leur a été donnée par chacun des conférenciers. De plus ils ont bien accueilli les témoignages des missionnaires Ad gentes, entendus le samedi après-midi”,

affirme Sœur Mariel Robledo.

Parmi les objectifs que s’était fixé le rassemblement des missionnaires Ad gentes argentins figuraient : partager leur expérience de missionnaires Ad gentes ; renouveler et revitaliser leur engagement missionnaire à apporter la Bonne Nouvelle à chacun ; favoriser un espace de rencontre et de fraternité au retour de la mission Ad gentes.

Accompagnés par Mgr Vicente Conejero Galiziano et par le P. Dante Di Sanzzi, actuel Secrétaire national de l’Union Missionnaire Pontificale, ils ont repris certains points du Document d’Aparecida afin de pouvoir atteindre les objectifs proposés avec la rencontre.

Enfin les missionnaires participants ont rendu grâce pour la possibilité offerte par le Siège National des OPM de réaliser cette rencontre fraternelle, en plus de revitaliser leur vocation missionnaire. Bon nombre de ces missionnaires retourneront dans leurs lieux de mission au mois d’août prochain.

(Agence Fides 30/7/2008)

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05.06.2008

Argentine: Réunion extraordinaire de la Commission permanente de la Conférence épiscopale suite au climat de conflit

AMERIQUE/ARGENTINE - Réunion extraordinaire de la Commission permanente de la Conférence épiscopale suite au climat de conflit et aux menaces à la paix sociale

 

Buenos Aires (Agence Fides) - La Conférence épiscopale argentine de jeudi prochain, 5 juin, a convoqué une “Réunion extraordinaire” de la Commission permanente suite au “climat de conflit et aux menaces à la paix sociale” que les évêques perçoivent chez les Argentins.
“Les membres de la Conférence épiscopale sont préoccupés pour la paix et les conflits sociaux – a déclaré D. Jorge Oesterheld, porte-parole des évêques -, c’est pourquoi ils ont convoqué cette réunion à laquelle participeront une vingtaine d’évêques”.
Effectivement, en Argentine le conflit entre le Gouvernement National et le Secteur agricole, éclaté en mars dernier continue. La semaine dernière les organisations agricoles ont décidé de reprendre les protestations face au manque d’un “geste” de la part du Gouvernement. Après s’être réunis hier, pendant un peu plus de cinq heures, les dirigeants des quatre organismes agricoles impliqués, ont annoncé qu’ils continueront de s’abstenir de la commercialisation du blé, en prolongeant les protestations jusqu’au 9 juin.
 
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Mgr Héctor Aguer (voir photo), archevêque de La Plata (Argentine), dans son programme hebdomadaire "Clés pour un monde meilleur", a réalisé une réflexion du point de vue éthique sur ce conflit. L'archevêque s’est référé à deux “thèmes moraux qui ont été affrontés traditionnellement par l’Eglise” et qui sont “la question des impôts” et le “problème de la grève”.
"Dans ce problème du conflit gouvernement-agriculture est manifestée une situation paradoxale – a affirmé l’archevêque -. Parce qu’il s’avère incroyable que l’on ne puisse trouver une solution satisfaisante.... Face à des problèmes contingents, mesurables, dans lesquels on pourrait parvenir facilement à un accord s’il y a une bonne volonté et une recherche sincère du bien commun, on dogmatise les positions et le conflit se prolonge, avec un dommage sérieux à l’économie et à la tranquillité publique”.
Par rapport aux impôts il a rappelé qu’“il y a une longue tradition de la morale chrétienne” selon laquelle “les impôts justes et nécessaires obligent en conscience”, bien que le “problème repose sur la personne qui décide à propos de la justice ou l’injustice d’un impôt”. Ceci “correspondrait à la justice comme institution, mais on peut également en venir à créer des situations d’ambiguïté morale”.
 
L’archevêque, membre du Conseil Pontifical Justice et Paix, a affirmé que “notre système fiscale est excessivement complexe”; de plus il existe “une culture de l’évasion” avec “des suspects légitimes ou faux”. C’est pourquoi, la politique fiscale doit favoriser le paiement des impôts et non se transformer en un piège.

Sur le thème de la légitimité, Mgr Aguer a expliqué que la Doctrine Social de l’Eglise
“reconnaît le droit à la grève comme une ressource extrême, pourvu qu’elle ne se transforme pas en situations de violence et, que la durée et les circonstances dans lesquelles on exerce ce droit, ne vont pas contre le bien commun”.
A ce sujet l’archevêque a mentionné la Constitution “Gaudium et Spes” du Concile Vatican II, qui soutient que
“la grève peut continuer à être un moyen nécessaire, bien qu’extrême, pour la défense des droits et la réalisation des aspirations justes des travailleurs. Quoi qu’il en soit on doit chercher, dès que possible, des voies pour négocier et pour renouer le dialogue”.
Selon l’archevêque de La Plata, penser à ces deux thèmes éthiques “pourrait aider à examiner le problème de manière plus objective ”.
 
(Agence Fides 3/6/2008)
 

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18.05.2008

Argentine: L'Eglise s'oppose à une éducation sexuelle sans référence à la nature de la personne

AMERIQUE/ARGENTINE - L'archevêque de La Plata énonce clairement que l’Eglise s’oppose à une vision de l’éducation sexuelle sans référence à la nature de la personne

 http://carbonell.com.ar/cutenews/data/upimages/aguer.gif

La Plata (Agence Fides) - En réponse aux nombreuses critiques infondées de la part de groupes féministes, l’archevêque de La Plata, Mgr Héctor Aguer (voir photo), a mis au clair que l’Eglise catholique ne s’oppose pas à l’éducation sexuelle dans les écoles mais demande aux autorités de proposer des programmes d’
“éducation pour l’amour, la chasteté, le mariage et la famille”.
De plus il a rappelé que la Conférence épiscopale argentine a publié
“un plan général d’enseignement et certains manuels d’étude et de travail”
en ce sens, s’engageant en plus à préparer des professeurs qui sachent appliquer ce programme.

Selon Mgr Aguer, l’Eglise s’oppose
“à la transmission dans l’école d’une notion de la sexualité humaine qui évite toute référence à la nature de la personne et de ses actes et qui s’épuise dans une information partielle et dans la recommandation de la fausse sécurité qui offrent les contraceptifs”.
L’archevêque se dit convaincu que
“cette instruction incomplète, et en même temps explicite, ne tient pas compte de la dimension affective et relationnelle, du besoin de l’autodiscipline et du respect des valeurs objectives”
et, donc,
“implique que le risque de stimuler chez les adolescents l’accès prématuré et irresponsable à l’expérience sexuelle”.
De plus
“les fondements de cette vision de l’éducation se trouvent dans l’idéologie du genre”,
c’est pourquoi
“avec ces orientations on peut seulement craindre la destruction de la famille et la ruine consécutive de la société”.
L’archevêque lance ensuite l’alarme sur un autre danger imminent : le projet de loi qui propose de diffuser dans les écoles la stérilisation chirurgicale.
“La norme - explique-t-il - mérite un rappel éthique sérieux, puisqu’elle promeut une mutilation contraire au bien intégral de la personne : la perte de la capacité de générer ou de concevoir”.
Par rapport au groupe de députées qui ont exprimé leur préoccupation à cause de l’éventuelle introduction des autorités ecclésiastiques dans les fonctions qu’ils considèrent être de compétence exclusives des pouvoirs de l’Etat, l’archevêque
“réclame l’attention sur cette inclination totalitaire des législatrices”,
parce que non seulement les évêques mais tout citoyen a le droit et le devoir
“d’entreprendre toute initiative légitime pour faire en sorte que les lois proposées ne contredisent pas l’ordre moral”.
Selon Mgr Aguer, la promotion d’un droit présumé de se mutiler n’est pas complètement un signe de progrès social. Il s’agira plutôt d’un progrès véritable
“quand l’on réussira à dépasser la pauvreté chronique dans laquelle est tombée une grande partie de notre population, quand il y aura une opportunité abondante de travail authentique, quand l’Etat pourra assurer effectivement la vie et les biens des citoyens, quand les familles argentines pourront élever et éduquer avec dignité une progéniture nombreuse, quand finalement la justice attendu deviendra réalité. Et les législateurs peuvent faire beaucoup pour atteindre ces buts”,
conclut le communiqué.
 
(Agence Fides 16/5/2008)
 

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23.04.2008

Argentine: réfléchir sur la grande mission continentale

AMERIQUE/ARGENTINE - Rencontre Nationale des Délégués des Groupes Missionnaires pour réfléchir sur le CAM 3 et sur la Grande Mission Continentale

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Buenos Aires (Agence Fides) - Les 12 et 13 avril, au siège des Oeuvres Missionnaires Pontificales de l’Argentine, a eu lieu la Rencontre Nationale des Responsables Diocésains des Groupes Missionnaires de l’Argentine, convoquée par l’Oeuvre Pontificale de la Propagation de la Foi.
 
C’est ce qu’on apprend dans un communiqué envoyé à l’Agence Fides par le P. Adrián Luis Santarelli, Secrétaire National de l’Oeuvre Pontificale de la Propagation de la Foi. Ces rencontres se posent sur le chemin évangélisateur que 600 groupes missionnaires environ, réalisent dans tout le pays, et au-delà des frontières.

Durant la journée de samedi 12 avril, chaque diocèse a présenté certaines conférences et l’on a débattu sur le Troisième Congrès Missionnaire National de l’année dernière à San Nicolás. En général, l’on a observé que, bien que les groupes n’aient pas grandi en nombre, toutefois, aujourd’hui ils réalisent une activité plus mature, responsable et engagée.
 
On a constaté également que la plupart de ces groupes ne sont pas seulement formés de jeunes et d’adolescents, comme cela arrivait en principe, mais aujourd’hui ils sont l’expression de la vie des communautés, incluant des adultes et des familles missionnaires.
 
De ces travaux sont ressortis trois lignes directrices très claires qui identifient les groupes missionnaires :
 
- la prière, comme rencontre personnelle avec Jésus qui envoie ;
 
- la formation, comme écoute de la volonté de Dieu et développement du sens d’appartenance à l’Eglise ;
 
- l’orientation envers les plus nécessiteux.

Durant cette journée on a parlé également de la participation argentine au Troisième Congrès Missionnaire Américain (CAM 3), prévu à Quito (Equateur) au mois d’août de cette année. De plus on a réfléchi à l’apport que le Document de travail peut donner aux Groupes Missionnaires de l’Argentine, et à l’apport que ces Groupes peuvent apporter aux réflexions du CAM 3.

Dimanche 13 avril, le P. Juan Carlos Greco, IMC, a présenté le thème de la Grande Mission Continentale, qui sera lancée lors du CAM 3, et la place principale que les Groupes Missionnaires occuperont en elle, surtout pour aider les communautés à se mettre en état mission permanente. Les participants ont approfondi de plus ce que pourra être leur contribution réelle.
 
La rencontre a été suivie par les évêques membres de la Commission épiscopale pour les Missions, Mgr José Vicente Conejero, président, et Mgr Luis Armando Collazuol.
 
(Agence Fides 21/4/2008)
 

06:45 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vie de l eglise, evangelisation, argentine | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |