22.11.2009

Richard Cocciante commente le discours du Pape aux artistes

Tous les arts étaient représentés ce samedi matin dans la Chapelle Sixtine: la sculpture avec des artistes de renom comme Arnaldo Pomodoro, le cinéma avec un parterre de star comme Peter Greenaway, les frères Taviani et Nanni Moretti, la littérature Claudio Magris, l'architecture avec entre autres Santiago Calatrava et Mario Botta , la musique avec Vincent Paulet, Ennio Morricone, Andrea Bocelli et Richard Cocciante. Venus d'horizons divers, ils ont accueillile discours du Pape par une ovation debout.

 

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Ecoutez la réaction de Richard Cocciante (photo) recueillie par Fabio Colagrande sur Radio Vatican: >>

12.10.2009

L'Espagne catholique a un nouveau héraut: Juan Manuel de Prada

L'Espagne catholique a un nouveau héraut: Juan Manuel de Prada

Cet écrivain confirmé est devenu un défenseur infatigable de l'Eglise et du pape, y compris dans "L'Osservatore Romano". Son histoire est celle d'une conversion, comme il y en a tant en Europe, qui l'a fait passer de l'incroyance à la foi chrétienne. Contre la "tyrannie" progressiste


par Sandro Magister





ROME, le 12 octobre 2009 – On trouve depuis quelques jours dans les librairies italiennes un recueil d’interviews de gens convertis à la foi catholique. Certains sont très connus, du Français Jean-Claude Guillebaud à l’ancien vice-ministre des Affaires étrangères de Norvège, Janne Haaland Matlary, auteur de livres traduits en plusieurs langues, dont un qui a été préfacé par celui qui était alors le cardinal Joseph Ratzinger.

Le recueil d’interviews, édité par Lindau, est de Lorenzo Fazzini. Son titre est : "Nuovi cristiani d'Europa. Dieci storie di conversione tra fede e ragione [Nouveaux chrétiens d’Europe. Dix récits de conversion entre foi et raison]".

Mais "L'Osservatore Romano", le journal du Saint-Siège, compte lui aussi un converti célèbre parmi ses signatures de renom.

Il s’agit de l’écrivain espagnol Juan Manuel de Prada, en photo ci-dessus avec la couverture-manifeste du roman qui a consacré définitivement son succès en 2003 : "La vida invisible [La vie invisible]".

De Prada, 39 ans, a réuni dans son dernier livre les articles "de combat" qu’il a écrits pour défendre le catholicisme dans les journaux espagnols "ABC" e "XL Semanal", mais aussi dans "L'Osservatore Romano", auquel il collabore depuis 2007. En cinq mois seulement, le livre en est déjà à sa cinquième édition en Espagne. Depuis un mois, de Prada est aussi l’une des principales voix de "Cope", la plus importante radio catholique espagnole.

Le 2 octobre, "L'Osservatore Romano" a traduit et reproduit la préface du livre, dans laquelle de Prada rappelle comment et quand "le cours de la vie a changé" en lui.

C’était au printemps 2005, au moment de la mort de Jean-Paul II. De Prada était à Rome et "à l’improviste" il a voulu adhérer définitivement à cette "vieille liberté" qui est le trésor religieux et culturel de l’Eglise catholique : une liberté qui est "l'antidote contre toutes les tyrannies du monde".

C’est d’ailleurs le titre du livre : "La nueva tiranía. El sentido común frente al Mátrix progre [La nouvelle tyrannie. Le sentiment commun face à la Matrice progressiste]".

La "Matrice progressiste", c’est le nom que de Prada donne au grand piège qu’il voit à l’œuvre dans la culture dominante en Europe : "Dans le passé, les dictatures réprimaient les libertés personnelles. Aujourd’hui elles incitent l'homme à s’adorer lui-même et à nier ainsi sa nature".

Il écrit aussi :

"La bataille qui s’engage aujourd’hui tend à rendre aux hommes leur véritable nature. En cas de victoire – si la Matrice était désactivée – les hommes découvriraient qu’ils n’ont pas besoin de construire des tours afin d’atteindre le ciel, pour la simple raison que le ciel est déjà en eux, même si la nouvelle tyrannie cherche à le leur arracher".

On pourra lire ci-dessous la traduction de la préface écrite par de Prada pour "La nueva tiranía". Le texte original se trouve dans l'édition espagnole de cette même page de www.chiesa.

De Prada a dédié ce livre à son ami Giovanni Maria Vian, directeur du "journal du pape".



La matrice progressiste de la nouvelle tyrannie

par Juan Manuel de Prada



"Comment peut-on parler de 'nouvelle tyrannie' alors que jamais jusqu’à présent l’homme n’a eu autant de liberté et de droits ?" pourrait se demander un lecteur naïf. En effet les tyrannies classiques se caractérisaient par le fait qu’elles réprimaient la liberté et niaient les droits. Les hommes avaient conscience de cette usurpation parce que, privés de quelque chose qui leur appartenait par nature, ils se sentaient diminués.

Au contraire la nouvelle tyrannie à laquelle nous faisons référence exalte l’homme jusqu’à l'adoration, lui donnant la possibilité de transformer ses intérêts et ses désirs en libertés et en droits. Toutefois ceux-ci ne sont plus inhérents à sa nature mais deviennent des "concessions gracieuses" d’un pouvoir qui les consacre légalement. Ainsi, transformé en enfant qui voit ses caprices grandir démesurément et se réaliser, l'homme de notre temps est plus que jamais l’otage de pouvoirs qui lui garantissent la jouissance d’une liberté globale et de droits en expansion continue. Dans les tyrannies classiques, le sujet gardait au moins la consolation de se savoir opprimé par un pouvoir qui violentait sa nature ; au contraire ceux qui sont soumis à cette nouvelle tyrannie n’ont d’autre consolation que la protection du pouvoir même qui les a élevés sur l’autel de l'adoration. L’homme est ainsi devenu, sans même s’en rendre compte, un instrument dans les mains de ceux qui s’occupent de lui avec un soin minutieux, comme les fourmis s’occupent des pucerons avant de les traire.

En échange de ces "concessions gracieuses", l'homme accepte une vision hégémonique du monde qui lui est imposé et qui le transforme en objet d'ingénierie sociale. Nous appellerons Matrice progressiste cette vision hégémonique : un mirage, une grande illusion, un trompe-l'œil, que l’on accepte avec un esprit grégaire. Celui qui ose mettre en doute le trompe-l’œil est tout de suite frappé d’anathèmes, considéré comme un réprouvé ou un blasphémateur, un ennemi de l'adoration de l'homme. La Matrice progressiste, utilisée par la gauche, a aussi été assimilée par la droite, qui a renoncé à se battre sur le terrain où la confrontation avec l'adversaire s’avérerait efficace et valorisante : celui des principes. Boiteuse, la droite se limite à introduire des variantes insignifiantes dans le fonctionnement de la grande machine, sans oser en utiliser les engrenages. C’est comme labourer sans bœufs.

La Matrice progressiste est ainsi devenue une sorte de foi messianique ; elle a instauré un nouvel ordre, imposé des modèles culturels inattaquables, mis en place une nouvelle anthropologie qui promet à l'homme la libération finale mais ne lui réserve que le suicide pour l’avenir. Seul l'ordre religieux se dresse contre ce nouvel ordre. Il rend à l’homme sa vraie nature et lui propose une vision correcte du monde qui sape les bases du trompe-l'œil sur lequel s’appuie la nouvelle tyrannie, en détruisant ses falsifications. Une vision que le pouvoir combat avec de grands efforts, l'ordre religieux étant la seule forteresse qu’il lui reste à prendre d’assaut pour que son triomphe soit complet.

Le laïcisme rampant accuse l’Eglise de se mêler de la politique. Il prend comme prétexte cette phrase de l’Evangile souvent mise en avant par ceux qui ne le lisent pas : "Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu". Mais qu’est-ce qui est vraiment à César ? Les choses temporelles, les réalités terrestres ; mais pas, bien sûr, les principes d’ordre moral qui naissent de la nature humaine elle-même, pas les fondements éthiques de l'ordre temporel. La nouvelle tyrannie, si attentive à accroître les "libertés" de ses sujets, refuse à l’Eglise la liberté de juger la moralité des actions temporelles, parce qu’elle sait que ce jugement inclut un bouleversement radical du trompe-l'œil sur lequel elle fonde son existence même. Le pouvoir souhaite une Eglise pharisaïque et corrompue qui renonce à rendre à l'humanité sa vraie nature et qui accepte ce "mystère d'iniquité" qu’est l'adoration de l'homme ; elle espère une Eglise agenouillée devant César, transformée en cette "grande prostituée qui fornique avec les rois de la terre" dont parle l'Apocalypse.

Aujourd’hui, en Occident, s’engage ce grand conflit que la nouvelle tyrannie présente très habilement sous les apparences d’une "bataille idéologique". Mais si c’était vraiment d’une "bataille idéologique", le pouvoir n’y verrait pas un bouleversement ; parce que l'idéologie est justement le terrain fertile qui favorise sa domination, dans la mesure où elle instaure une "démo-rixe", c’est-à-dire une lutte "démocratique" de tous contre tous, capable de transformer les hommes en enfants irrités qui se battent pour leurs "libertés" et leurs "droits", comme les bâtisseurs de Babel luttaient, dans la confusion, pour construire une tour qui atteignît le ciel.

La bataille qui s’engage aujourd’hui n’est pas idéologique, mais anthropologique, car elle vise à rendre aux hommes leur véritable nature, en leur permettant de sortir de la confusion babélienne fomentée par l'idéologie, jusqu’à atteindre le chemin qui conduit aux principes originels. En cas de victoire – si la Matrice était désactivée – les hommes découvriraient qu’ils n’ont pas besoin de construire des tours afin d’atteindre le ciel, pour la simple raison que le ciel est déjà en eux, même si la nouvelle tyrannie cherche à le leur arracher.

Les articles réunis dans ce volume sont des comptes-rendus de cette bataille, émis depuis les tribunes que le journal "ABC" et la revue "XL Semanal" m’accordent généreusement depuis plus de 13 ans et que "L'Osservatore Romano", "Capital" et "Padres y Colegios" m’ont ouvertes depuis peu. Le lecteur curieux constatera que dans ces "comptes-rendus de bataille" se côtoient la diatribe et l'introspection, l'invective et l'élégie, la réflexion à caractère politique et la divagation artistique. Il trouvera même une sélection de chroniques écrites au cours d’un printemps romain qui a changé le cours de ma vie, puisque c’est alors – dans les jours qui ont suivi la mort de Jean-Paul II – que j’ai adhéré définitivement à la "vieille liberté", l'antidote contre toutes les tyrannies du monde. A une époque d’incertitudes qui laissent l’home égaré dans un océan d'inquiétudes, Rome s’est dressée à l'improviste devant moi comme un rocher de salut : je ne pense pas seulement au salut religieux, mais aussi au salut culturel, parce que je considère la foi de Rome comme une forteresse qui clarifie les termes de notre généalogie spirituelle et nous protège des intempéries dans lesquelles la nouvelle tyrannie voudrait nous jeter. Rejeter cette possession illimitée revient à signer un arrêt de mort sociale ; la faire sienne ne constitue pas un acte de soumission, mais d’orgueilleuse et joyeuse liberté.

L’éternelle révolution du christianisme, c’est de nous révéler le sens de la vie, en nous rendant notre nature ; de cette découverte naît une joie sans date limite. Quand un minimum de sensibilité artistique s’ajoute à cette joie, la vie devient une fête de l'intelligence. Chesterton écrivait que la joie, qui est la petite publicité du païen, devient le gigantesque secret du chrétien. Moi qui suis un chrétien un peu impudique, j’ai cherché dans ces articles à rendre public ou au moins à faire entrevoir ce secret gigantesque qui m’envahit et me transcende.

Madrid, mars 2009.

Les livres :

Juan Manuel de Prada, "La nueva tiranía. El sentido común frente al Mátrix progre", Libros Libres, Madrid, 2009.

Lorenzo Fazzini, "Nuovi cristiani d'Europa. Dieci storie di conversione tra fede e ragione", Lindau, Turin, 2009.


Le journal du Saint-Siège, auquel Juan Manuel de Prada collabore :

> L'Osservatore Romano"

Dans cet article de "L'Osservatore Romano" du 26 juin 2008, il répondait à des polémiques sur les vêtements portés par Benoît XVI en concluant : "Le pape ne s’habille pas en Prada, il a revêtu le Christ" :

> Le vesti liturgiche secondo Ratzinger


Janne Haaland Matlary, une convertie interviewée dans le livre de Lorenzo Fazzini, a été nommée, le 1er octobre, membre de l’Académie Pontificale des Sciences Sociales. A l’occasion de cette nomination, le Vatican a diffusé d’elle le portrait suivant :

"Professeur de politique internationale au département de sciences politiques de l'université d’Oslo et au Collège universitaire de la défense nationale norvégienne, elle a été secrétaire d’état (vice-ministre des Affaires étrangères) aux Affaires étrangères de Norvège de 1997 à 2000. Elle est membre expert de la commission du parlement norvégien chargée de proposer des modifications de la Constitution norvégienne pour son 200e anniversaire en 2014. Elle a aussi été membre de la Commission de défense nationale norvégienne et du conseil d’administration du Centre pour la paix et pour les droits de l’homme d’Oslo. Elle a également été membre norvégien de la task-force de haut niveau pour la Biélorussie. Ses principaux domaines de recherche sont les politiques étrangère et de défense européennes et la politique de sécurité internationale.

"Elle est membre du Conseil pontifical Justice et Paix et consulteur du Conseil pontifical pour la Famille. Elle a aussi fait partie, comme chef de délégation ou comme membre, de délégations du Saint-Siège auprès de diverses conférences internationales. En 2007 elle a reçu le prix Saint Benoît, qui lui a été attribué par la communauté bénédictine de Subiaco pour son engagement en faveur de la culture et de la politique européennes. Madame le professeur Haaland Matlary est mariée, elle a quatre enfants et elle est dame de l’Ordre Souverain Militaire de Malte".

www.chiesa a publié d’elle, il y a quelque temps, une analyse des conflits planétaires en matière d’avortement, d’euthanasie et d’homosexualité :

> Papa resto del mondo. Analisi d'una grande partita (17.4.2001)



Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

www.chiesa

28.02.2007

Le Pape et ses prêtres: conversation à bâtons rompus (suite et fin)

En espérant que vous avez apprécié la première partie, publiée hier, voici la suite (et la fin) de l'entretien de Benoît XVI avec les prêtres du diocèse de Rome jeudi 22 février dernier. J'avais en effet oublié de vous annoncer que ce n'était pas fini. Oubli réparé.

pape.pretres.pologne

Lors de sa visite en Pologne en mai 2006

 

5. La pastorale, vraie vie de l’Eglise, nourrie par l’ecclésiologie conciliaire.

“La pastorale ne devrait jamais être une simple stratégie, un travail administratif, mais toujours rester un travail spirituel. Bien sûr le reste ne peut être totalement absent, parce que nous sommes sur cette terre et ces problèmes existent... Mais l’accent fondamental doit être mis sur le fait qu’être pasteur est en soi un acte spirituel...

Le pasteur précède. Cela veut dire que lui-même vit avant tout la parole de Dieu: “c’est un homme de prière, c’est un homme de pardon, c’est un homme de charité, vécue et réalisée... la spiritualisation du travail quotidien de la pastorale est fondamentale. Il est plus facile de le dire que de le faire, mais nous devons le tenter. Et pour pouvoir spiritualiser notre travail, de nouveau nous devons suivre le Seigneur...

Un peu de temps libre pour le Seigneur est nécessaire: soit la célébration de la messe, soit la prière de la liturgie des heures et la méditation quotidienne, même brêve, en suivant la liturgie, le chapelet... l’ecclésiologie du concile. Il me semble que nous devons encore beaucoup plus intérioriser cette ecclésiologie, autant celle de “Lumen gentium” que celle de “Ad gentes”, qui est aussi un document ecclésiologique, ainsi que celle des documents mineurs, et ensuite celle de “Dei Verbum”. Et en intériorisant cette vision nous pouvons aussi attirer notre peuple à cette vision, qui comprend que l’Eglise n’est pas simplement une grande structure, une de ces entités supranationales qui existent. L’Eglise, même en étant un corps, est le corps du Christ et donc un corps spirituel, comme le dit Saint Paul. C’est une réalité spirituelle.

Cela me semble très important : que la population puisse voir que l’Eglise n’est pas une organisation supranationale, qu’elle n’est pas un corps administratif ou de pouvoir, qu’elle n’est pas une agence sociale, bien qu’elle fasse un travail social et supranational, mais qu’elle est un corps spirituel...

L’homélie reste une occasion merveilleuse d’être proche de la population et de communiquer la spiritualité enseignée par le concile”.

 

6. Le sens et la valeur de la réparation eucharistique.

“C’est un discours qui est devenu difficile... Il me semble que nous devons aller au fond, arriver au Seigneur lui-même qui a offert la réparation pour le péché du monde, et chercher à réparer: disons, faire l’équilibre entre le plus de mal et le plus de bien. Ainsi, dans la balance du monde, nous ne devons pas laisser ce grand plus au négatif, mais donner un poids au moins équivalent au bien. Cette idée fondamentale s’appuie sur ce qui a été fait par le Christ... Contre ce grand poids du mal qui existe dans le monde et qui tire le monde vers le bas, le Seigneur met un autre poids plus grand, celui de l’amour infini qui entre dans ce monde...

Il me semble que la théologie devrait faire davantage comprendre cette réalité de la réparation... Il me semble que nous n’avons pas encore suffisamment le langage pour nous faire comprendre ce fait à nous et ensuite aux autres. On ne doit pas offrir à un Dieu cruel le sang de Dieu. Mais Dieu-même, avec son amour, doit entrer dans les souffrances de l’histoire pour créer non seulement un équilibre, mais un plus d’amour qui est plus fort que l’abondance du mal qui existe”.

 

7. Le rapport entre unité de foi et pluralisme en théologie

“C’est une grande question!... Je voudrais seulement dire que la théologie a toujours été multiple. Pensons aux Pères, au Moyen-âge à l’école franciscaine, l’école dominicaine, puis au Moyen-âge tardif. Comme nous l’avons dit, la Parole de Dieu est toujours plus grande que nous. Par conséquent nous ne pouvons jamais épuiser le rayon de cette parole, et différentes approches, différents types de réflexion sont nécessaires.

Je voudrais simplement dire ceci: il est important que le théologien, d’une part, du fait de sa responsabilité et de son aptitude professionnelle, cherche à trouver des pistes qui répondent aux exigences et aux défis de notre époque, et, de l’autre, soit toujours conscient que tout cela est fondé sur la foi de l’Eglise et qu’il doit par conséquent toujours revenir à la foi de l’Eglise. Je pense que si un théologien vit personnellement et profondément sa foi et comprend que son travail est une réflexion sur la foi, il trouvera la conciliation entre unité et pluralité”.

 

8. L’art sacré comme moyen de communication de la foi.

“L’Italie est particulièment riche en art, et l’art est un trésor de catéchèse inépuisable, incroyable. Pour nous c’est aussi un devoir de le connaître et de bien le comprendre. Non comme le font quelquefois les historiens de l’art, qui l’interprêtent seulement formellement, selon la technique artistique. Nous devons plutôt entrer dans son contenu et faire revivre le contenu qui a inspiré ce grand art. Cela me semble réellement un devoir - aussi dans la formation des futurs prêtres - de connaître ces trésors et d’être capables de transformer en catéchèse vivante ce qui est présent en eux et nous parle aujourd’hui à nous.

Ainsi l’Eglise pourra apparaître non pas comme un organisme d’oppression ou de pouvoir - comme quelques-uns veulent le montrer - mais comme une forme de fécondité spirituelle unique dans l’histoire, ou du moins, oserai-je dire, telle qu’on ne pourrait la rencontrer en dehors de l’Eglise catholique. C’un signe de la vitalité de l’Eglsie qui, avec toutes ses faiblesses et aussi ses péchés, est toujours restée une grande réalité spirituelle, une inspiratrice qui nous a donné toute cette richesse”.

 

(Source: Agence Fides 24/2/2007)

 

Lien: Texte intégral des réponses du Saint-Père en italien

03:17 Écrit par Père Walter dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liturgie, priere, vie de l eglise, theologie, pastorale, arts, vatican ii, pape, eglise, eucharistie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |