18.10.2011

Assise, prochain rendez-vous de toutes les religions

assisi 2011.jpgBenoît XVI bientôt pèlerin à Assise, en Italie, pour célébrer le 25ème anniversaire de la rencontre interreligieuse pour la paix initiée par Jean-Paul II. Trois cents leaders religieux et plusieurs non croyants sont attendus dans la ville de Saint François le 27 octobre prochain. Le programme de cette rencontre convoquée par le Pape a été présenté ce mardi en salle de presse au Vatican, en présence notamment du cardinal Turkson, le président du Conseil pontifical justice et paix mais aussi de Mgr Celata, le secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux et de Mgr Melchor José Sanchez de Toca y Alameda, sous-secrétaire du Conseil pontifical pour la culture. Cette journée aura pour thème « Pèlerins de la vérité, pèlerins de la paix ».

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03.04.2011

27 octobre à Assise : le Saint-Siège explique le sens de la démarche

saint-siege,assise,pape,benoit xvi,jean paul ii,pelerinage,francois d'assise,dialogue,priere,syncretisme,reflexion,paix,justice,verite,angelus,culture,science,meditationLe programme de la rencontre convoquée par Benoît XVI le 27 octobre prochain à Assise a été présenté ce samedi 2 avril. A cette occasion le bureau de presse du Saint-Siège a publié un long communiqué en plusieurs langues, détaillant le sens et l’objectif de cette journée, 25 ans après la rencontre historique voulue par Jean-Paul II. L’image du pèlerinage résume le sens de cet événement qui sera célébré dans la ville de Saint-François, un pèlerinage de la mémoire projeté vers l’avenir. Dialogue et prière, mais pas de syncrétisme.

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24.12.2009

Noël à Rome. La crèche racontée par le pape

Noël à Rome. La crèche racontée par le pape

Les origines et le sens de la fête. L'idée de génie de saint François. Comment Joseph Ratzinger a expliqué Noël aux pèlerins accourus du monde entier, à la veille de la Sainte Nuit


par Benoît XVI





Chers frères et sœurs, avec la neuvaine de Noël que nous célébrons ces jours-ci, l’Eglise nous invite à vivre de manière intense et profonde la préparation à la Naissance du Sauveur, désormais imminente. Nous avons tous dans le cœur le désir que la fête de Noël toute proche nous donne, dans l’activité frénétique de nos journées, une joie sereine et profonde qui nous fasse toucher du doigt la bonté de notre Dieu et nous remplisse d’un courage nouveau.

Pour faire mieux comprendre le sens de la Naissance du Seigneur, je voudrais évoquer rapidement l’origine historique de cette fête. En effet, l’année liturgique de l’Eglise s’est développée initialement non pas à partir de la naissance du Christ, mais de la foi en sa résurrection. Donc la plus ancienne fête chrétienne n’est pas Noël, mais Pâques ; la résurrection du Christ fonde la foi chrétienne, elle est à la base de l’annonce de l’Evangile et fait naître l’Eglise. Donc être chrétiens signifie vivre à la manière de Pâques, en nous laissant prendre par le dynamisme qu’a créé le Baptême et qui nous amène à mourir au péché pour vivre avec Dieu (cf. Romains 6, 4).

Le premier à affirmer clairement que Jésus est né le 25 décembre a été Hippolyte de Rome, dans son commentaire, écrit vers l’an 204, du livre du prophète Daniel. Par la suite certains exégètes ont noté que l’on célébrait ce jour-là la fête de la dédicace du temple de Jérusalem, instituée par Judas Macchabée en 164 avant J-C. La coïncidence des dates signifierait alors que c’est avec Jésus, apparu comme lumière de Dieu dans la nuit, que se réalise vraiment la consécration du temple, l’Avènement de Dieu sur cette terre.

Dans la chrétienté la fête de Noël a pris une forme définie au IVe siècle en remplaçant la fête romaine du "Sol invictus", le soleil invincible ; cela a mis en évidence le fait que la naissance du Christ est la victoire de la vraie lumière sur les ténèbres du mal et du péché.

Mais l’atmosphère spirituelle particulière et intense qui entoure Noël s’est développée au Moyen Age, grâce à saint François d’Assise, qui avait un profond amour pour l’homme Jésus, Dieu-avec-nous. Son premier biographe, Tommaso da Celano, raconte dans la "Vita seconda" que saint François "plus que toutes les autres fêtes, célébrait avec un soin ineffable la Naissance de l’Enfant Jésus, et appelait fête des fêtes le jour où Dieu, fait petit enfant, avait tété le sein d’une femme" (Fonti Francescane, 199, p. 492).

Cette dévotion particulière au mystère de l’incarnation est à l’origine de la fameuse célébration de Noël à Greccio. Elle fut probablement inspirée à saint François par son pèlerinage en Terre Sainte et par la crèche de Sainte-Marie-Majeure à Rome. Le Poverello d’Assise désirait expérimenter de manière concrète, vivante et actuelle l’humble grandeur de l’événement de la naissance de l’Enfant Jésus et d’en transmettre la joie à tous.

Dans sa première biographie, Tommaso da Celano parle de la nuit de la crèche de Greccio de manière vivante et touchante, offrant une contribution décisive à la diffusion de la plus belle tradition de Noël, celle de la crèche. La nuit de Greccio, a en effet redonné à la chrétienté l’intensité et la beauté de la fête de Noël, et a appris au peuple de Dieu à en percevoir le message le plus authentique, la chaleur particulière, et à aimer et adorer l’humanité du Christ.

Cette approche particulière de Noël a offert à la foi chrétienne une nouvelle dimension. Pâques avait concentré l’attention sur la puissance de Dieu qui triomphe de la mort, inaugure la vie nouvelle et apprend à espérer dans le monde à venir. Avec saint François et sa crèche, ce qui était mis en évidence, c’était l’amour désarmé de Dieu, son humilité et sa bonté, qui se manifestent aux hommes dans l’incarnation du Verbe pour leur enseigner une nouvelle façon de vivre et d’aimer.

Celano raconte que, dans cette nuit de Noël, François reçut la grâce d’une vision merveilleuse. Il vit, couché immobile dans la mangeoire, un petit enfant, qui fut tiré du sommeil justement par la présence de François. Et il ajoute: "Et cette vision n’était pas en désaccord avec les faits parce que, par sa grâce qui agissait à travers son saint serviteur François, l’Enfant Jésus fut ressuscité dans le cœur de beaucoup de gens qui l’avaient oublié et profondément gravé dans leur mémoire pleine d’amour" (Vita prima, Fonti Francescane, 86, p. 307).

Ce tableau décrit très précisément ce que la foi vivante et l’amour de François pour l’humanité du Christ ont transmis à la fête chrétienne de Noël : la découverte que Dieu se révèle dans les tendres membres de l’Enfant Jésus. Grâce à saint François, le peuple chrétien a pu percevoir qu’à Noël Dieu est vraiment devenu l'"Emmanuel", le Dieu-avec-nous, dont nous ne sommes séparés par aucune barrière et aucune distance. En cet Enfant, Dieu est devenu si proche de chacun de nous, que nous pouvons le tutoyer et avoir avec lui un rapport de confiance et de profonde tendresse, comme avec un nouveau-né.

En effet Dieu-Amour se manifeste en cet Enfant : Dieu vient sans armes, sans force, parce qu’il ne veut pas conquérir de l’extérieur, pour ainsi dire, mais être accueilli par l’homme dans la liberté ; Dieu se fait Enfant désarmé pour vaincre l’orgueil, la violence, la soif de possession de l’homme. En Jésus, Dieu s’est fait pauvre et désarmant pour nous vaincre par l’amour et nous conduire à notre véritable identité. Nous ne devons pas oublier que le plus grand titre de Jésus-Christ est justement celui de "Fils", Fils de Dieu ; la dignité divine est indiquée par un mot qui prolonge la référence à l’humble situation de la mangeoire de Bethléem, tout en correspondant de manière unique à sa divinité, qui est la divinité du "Fils".

Son état d’Enfant nous indique, de plus, comment nous pouvons rencontrer Dieu et jouir de sa présence. C’est à la lumière de Noël que nous pouvons comprendre ce qu’a dit Jésus : "Si vous ne vous convertissez pas et ne devenez pas comme les petits enfants, vous n’enterez pas dans le royaume des cieux" (Matthieu 18, 3). Celui qui n’a pas compris le mystère de Noël n’a pas compris l’élément décisif de la vie chrétienne. Celui qui n’accueille pas Jésus avec un cœur d’enfant ne peut entrer dans le royaume des cieux : c’est ce que François a voulu rappeler à la chrétienté de son temps et de tous les temps, jusqu’à aujourd’hui.

Prions le Père pour qu’il accorde à notre cœur cette simplicité qui reconnaît le Seigneur dans l’Enfant, comme François l’a fait à Greccio. Alors il pourrait nous arriver à nous aussi ce que Tommaso da Celano - se référant à l’expérience des bergers pendant la Sainte Nuit (cf. Luc 2, 20) - dit de ceux qui assistèrent à l’événement de Greccio : "Chacun d’eux rentra chez lui plein d’une joie ineffable" (Vita prima, Fonti Francescane, 86, p. 479).

C’est le voeu que je forme avec affection pour vous tous, pour vos familles et pour tous ceux qui vous sont chers. Bon Noël à vous tous !

(Catéchèse de Benoît XVI à l'audience générale du mercredi 23 décembre 2009).



Illustration : Benedetto Bonfigli, vers 1470, Adoration des Mages, Londres, National Gallery.


Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

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08.09.2009

La communauté de Sant’Egidio apporte “l’esprit d'Assise” à Cracovie

Soixante-dix ans après le début de la Seconde Guerre mondiale qui a connu la « tragédie de l’Holocauste », Benoît XVI a appelé ce dimanche l’humanité à « ne pas répéter de telles barbaries », un appel lancé lors de l’Angélus au terme de la messe célébrée à Viterbe.

 

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Le Pape, en liaison vidéo avec la ville de Cracovie en Pologne où se tient actuellement une rencontre interreligieuse pour la paix sur le thème « l’esprit d’Assise à Cracovie », a rappelé l’importance des religions « pour le pardon et la réconciliation contre la violence, le racisme, le totalitarisme et l’extrémisme ».

Parmi les très nombreux invités de marque à cette rencontre internationale organisée par la communauté de Sant’Egidio, qui sera aussi l’occasion d’un pèlerinage à Auschwitz, Marguerite Barankitsé, témoin du génocide au Burundi, et fondatrice de la Maison Shalom, une ONG qui travaille depuis 15 ans à la réunification des familles et la réintégration des enfants orphelins hutus et tutsis. Marguerite Barankitsé participait ce lundi après-midi à la table ronde sur « Martyr et résistance au mal ». ecoutez sur Radio Vatican: >>

À la veille de l’ouverture de cette rencontre interreligieuse organisée du 6 au 8 septembre, l’archevêque de Cracovie, le Cardinal Dziwisz, a déclaré que « le processus de béatification de Jean-Paul II avançait tranquillement ».

« Tout le monde attend la béatification de Jean-Paul II, non seulement le monde chrétien, mais aussi les autres religions et en particulier les juifs, a encore déclaré le cardinal Dziwisz, parce qu’il a dépassé toutes les frontières et appartenait à l’humanité ».

La figure de Jean-Paul II était au centre d’une autre table ronde ce lundi à la Rencontre interreligieuse de Cracovie. Le thème de cette table ronde : « Mémoire et prophétie, l’héritage de Jean Paul II ». Y participait entre autres, le Métropolite orthodoxe Serafim, Patriarche de Roumanie.

Ecoutez sur Radio Vatican: >>

23.06.2009

Benoît XVI, Angélus depuis San Giovanni Rotondo

ROME, Dimanche 21 juin 2009 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte de l'Angélus que le pape Benoît XVI a prononcé ce dimanche matin, à l'issue de la messe qu'il a célébrée à San Giovanni Rotondo, le 21 juin, à l'occasion de sa 15e visite pastorale en Italie.

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Chers frères et sœurs,

Au terme de cette célébration solennelle, je vous invite à réciter avec moi - comme chaque dimanche - la prière mariale de l'Angélus. Mais ici, dans le sanctuaire de saint Pio de Pietrelcina, il nous semble entendre sa voix, qui nous exhorte à nous adresser à la Vierge Sainte avec un cœur d'enfant : « Aimez la Vierge et faites-la aimer ». C'est ce qu'il répétait à tous, et plus que les mots, c'est le témoignage exemplaire de sa profonde dévotion à la Mère céleste qui était valable. Baptisé dans l'église de Sainte-Marie-des-Anges de Pietrelcina du nom de Francesco, comme le Pauvre d'Assise, il nourrit toujours pour la Vierge un amour très tendre. La Providence le conduisit ensuite ici, à San Giovanni Rotondo, au sanctuaire de Sainte Marie de la Grâce, où il resta jusqu'à sa mort et où repose sa dépouille. Toute sa vie et son apostolat se sont donc déroulés sous le regard maternel de la Vierge et avec la puissance de son intercession. Il considérait aussi la « Maison du Soulagement de la Souffrance » comme une œuvre de Marie, « Santé des malades ». C'est pourquoi, chers amis, sur l'exemple de Padre Pio, je veux aussi aujourd'hui vous confier à la protection maternelle de la Mère de Dieu. Je l'invoque de manière particulière pour la communauté des Frères Capucins, pour les malades de l'hôpital et pour tous ceux qui prennent soin d'eux avec amour, ainsi que pour les Groupes de prière qui portent en Italie et dans le monde la consigne spirituelle du Saint fondateur.

Je voudrais confier de manière spéciale à l'intercession de la Vierge et de saint Pio de Pietrelcina l'année sacerdotale, que j'ai inaugurée vendredi dernier, solennité du Sacré Cœur de Jésus. Qu'elle soit une occasion privilégiée de mettre en lumière la valeur de la mission et de la sainteté des prêtres au service de l'Eglise et de l'humanité du troisième millénaire !

Prions aujourd'hui aussi pour la situation difficile et parfois dramatique des réfugiés. La Journée mondiale du Réfugié, encouragée par les Nations Unies, a justement été célébrée hier. Beaucoup de personnes cherchent refuge dans d'autres pays, fuyant des situations de guerre, des persécutions et des catastrophes, et leur accueil pose beaucoup de difficultés mais il est toutefois juste. Que grâce à Dieu, avec l'engagement de tous, on réussisse le plus possible à éliminer les causes d'un phénomène si triste.

Je salue avec une grande affection tous les pèlerins ici rassemblés. J'exprime ma reconnaissance aux autorités civiles et à tous ceux qui ont collaboré à la préparation de ma visite. Merci de tout cœur ! Je le répète à tous : cheminez sur la voie que Padre Pio vous a indiquée, la voie de la sainteté selon l'Evangile de notre Seigneur Jésus Christ. Sur ce chemin, la Vierge Marie vous précèdera toujours, et de sa main maternelle, elle vous guidera vers la patrie céleste.

© Copyright du texte original plurilingue : Librairie Editrice du Vatican

Traduction : ZENIT

08.03.2009

Pie XII et l'Holocauste : rencontre d'experts

ASIE/TERRE SAINTE - Les 8 et 9 mars une rencontre d’experts pour évaluer l’état actuel de la recherche sur le Pape Pie XII et l’Holocauste

 

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Jérusalem (Agence Fides) – A l’occasion du cinquantième anniversaire de la mort du Serviteur de Dieu Pie XII, dans le siècle Eugène Pacelli, l’Institut international de recherche sur l’Holocauste Yad Vashem et le Studium Theologicum Salesianum Saints Pierre et Paul tiendront dimanche 8 et lundi 9 mars une rencontre d’experts, qui évalueront l’état actuel de la recherche sur le Pape Pie XII et l’Holocauste.

On mettra en confrontation des historiens qui partageront le résultat de leurs recherches, pour répondre à une série de questions concernant la controverse en cours. Les historiens et les savants, qui donnent à l’initiative un souffle international, appartiennent à deux écoles de pensée, l’une, la plus critique à l’égard de Pie XII, et l’autre, qui apprécie son oeuvre. Les savants qui participeront à la confrontation sont: Sergio Minerbi, Paul Oshea, Michael Phayer, Susan Zuccotti,Thomas Brechenmacher, Jean-Dominque Durand, Grazia Loparco, Matteo Luigi Napolitano, Andrea Tornielli.

La session d’ouverture sera inaugurée par Avner Shalev, Président du Comité directeur de Yad Vashem et par Son Exc. Mgr Antonio Franco, Nonce apostolique en Israël. Don Roberto Spataro, pour le Studium Theologicum Salesianum, et la Doctoresse Iael Orvieto, pour Yad Vashem modèreront les conversations.

Ces dernières années, de nombreux livres et de nouveaux articles ont été publiés, et par conséquent un nouveau matériel a été présenté, permettant de porter à la lumière de nouveaux aspects, qui ont besoin d’être confrontés et synthétisés, pour voir s’il y a quelque chose de nouveau ou quelque chose qu’il faut entièrement revoir.

Parmi les différents sujets que les historiens discuteront il y a : la période antérieure à la papauté de Pie XII; les rapports avec les évêques allemands; Pie XII et l’Holocauste; la situation en Italie pendant la période de l’Holocauste; la période postérieure à l’Holocauste.

A ce jour au Musée de l’Holocauste Yad Vashem nous trouvons une légende polémique sur l’oeuvre de Pie XII. Des historiens et des commentateurs n’ont pas cessé de débattre sur se sujet. Pour certains, il y aurait eu un spectateur indifférent de l’Holocauste qui, par son silence, se serait rendu complice de l’horrible tragédie qui se consumait. D’autres chercheurs et historiens, cependant, soutiennent depuis quelque temps une thèse totalement opposée, qui donne une évaluation positive de l’oeuvre de Pie XII: il aurait agi pour limiter par tous les moyens possibles les effets de l’Holocauste, parfois avec des résultats efficaces. Cette dernière position historiographique s’appuie sur des documents historiques d’archives et sur des témoignages oraux et écrits des protagonistes. Les auteurs qui exaltent l’action de Pie XII pour le salut des Juifs proposent leurs conclusions, en faisant abstraction de leur appartenance ethnique et religieuse. Parmi eux on distingue un certain nombre de savants juifs.

Un climat d’écoute cordiale et respectueuse a été conservé jusqu’à maintenant entre les institutions impliquées dans cette initiative qui, selon le souhait de tous, conduira à une entente sur le texte actuel de la légende visible au Yad Vashem.


(Agenzia Fides 6/3/2009)

Lire aussi :

04.03.2009

Un nouveau document atteste l’action de Pie XII en faveur des juifs

Révélations de l’historien Peter Gumpel

 

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A gauche : Peter Gumpel - à droite : Pie XII


ROME, Mercredi 4 mars 2009 (ZENIT.org) - Un nouveau document atteste l'action de Pie XII en faveur des juifs, révèle aujourd'hui au micro de Radio Vatican l'historien Peter Gumpel, sj, relateur de la cause de béatification du pape Pacelli.

Il s'agit d'une Note extraite du « Mémorial des religieuses Augustines du Monastère de Quatre Saints Couronnés » de Rome, le fameux monastère qui a accueilli des juifs persécutés pendant l'occupation nazie, non loin du Latran, dont le séminaire était aussi plein de réfugiés.

On y lit ceci : « Le Saint-Père veut sauver ses Enfants, y compris les Juifs, et ordonne aux monastères d'accorder l'hospitalité aux persécutés ».

La note date de novembre 1943. Elle comporte une liste de 24 personnes accueillies par le monastère, conformément à la volonté du pape.

Ce genre de témoignage est « rare » commente le P. Gumpel : la clandestinité et le danger impliquait la plupart du temps la destruction de toute trace, ce qui rend difficile la tâche des historiens. Ils doivent, comme le fait Yad Vashem interroger les survivants et enregistrer leurs témoignages.

L'historien ajoute : « Il s'agit d'un document que j'ai moi-même obtenu des sœurs augustines, un document écrit, et important pour cette raison. Ce n'est pas le seul témoignage que l'on ait dans ce sens. Il y a de nombreux témoignages oraux, de religieuses et de prêtres mais aussi d'autres personnes mais souvent on manque de témoignages contemporains écrits, et cela a donné à certains - qui continuent d'attaquer Pie XII - de contester et de dire : « Il n'y a pas de documents attestant qu'il ait jamais fait quelque chose durant la rafle des juifs du 16 octobre 1942. C'est d'une fausseté totale. La seule chose à relever c'est qu'en temps de persécution et dans des situations comme celles dans lesquelles on vivait alors à Rome, quelqu'un de prudent ne mettait pas beaucoup de choses « noir sur blanc », parce qu'il y avait le danger que celles-ci tombent aux mains des ennemis et qu'ils ne prennent des mesures encore plus hostiles contre l'Eglise catholique ».

Le père Gumpel explique comment opérait le pape dans ces conditions : « L'œuvre de sauvetage de Pie XII - par ailleurs attestée aussi par de nombreuses sources juives - a été faite à travers des messagers personnels - des prêtres - qui étaient envoyés à différentes institutions et à des maisons catholiques de Rome - universités, séminaires, paroisses, convents de sœurs, maisons de religieux - avec toujours ce même message : ‘Ouvrez vos portes à tous ceux qui sont persécutés par les nazis', et naturellement, cela valait en premier lieu pour les juifs ».

Pour ce qui est de la « résistance » à accepter ces témoignages, le P. Gumpel explique : « Nous avons affaire à des personnes qui disent en quelque sorte : ‘Nous croirons à l'œuvre de Pie XII en faveur des juifs seulement si nous avons un document écrit'. Nous avons maintenant deux documents écrits : l'un envoyé à l'évêque d'Assise, Mgr Nicolini, qui l'a fait voir à son collaborateur, le Révérend Brugnazzi. Ils ont ensuite été décorés tous les deux par Yad Vashem comme des ‘Justes parmi les Nations' ».

 Le site de Yad Vashem consacre en effet toute une section au « réseau d'Assise » et à l'équipe de Mgr Giuseppe Placido Nicolini.

« Ici, à Rome, continue le P. Gumpel, nous avons maintenant ce document de la chronique des Sœurs Augustines cloîtrées. Je le répète : c'est une nouvelle confirmation qui peut être utile pour ceux qui veulent persister à dénigrer Pie XII et ce faisant attaquer l'Eglise catholique ».

Enfin, pour ce qui concerne la cause de béatification, le P. Gumpel précise : « La cause de canonisation de Pie XII a eu un verdict le 9 mai 2007 : 13 cardinaux et évêques du tribunal le plus haut de la Congrégation pour les causes des saints se sont prononcés à l'unanimité positivement en faveur des vertus du pape Pie XII. On attend la signature du décret par le pape » sur « l'héroïcité » des vertus du pape Pacelli.

Avant une béatification (étape précédant la canonisation), l'enquête de cette congrégation doit établir, rappelons-le, si le baptisé a vécu les vertus humaines et chrétiennes de façon héroïque. Ensuite, pour la béatification, il faut l'authentification d'un miracle dû à l'intercession du candidat à la gloire des autels. Il faudra un nouveau miracle pour que la canonisation aboutisse ensuite : le processus prend des années et parfois des siècles.

Rappelons aussi que l'image de Pie XII était très positive à sa mort, et il a reçu un hommage unanime en particulier dans la communauté juive, comme en témoignage le message de Mme Golda Meir. Cette image a ensuite été brouillée à partir de la publication de la pièce de théâtre « Le Vicaire », dont la documentation est très contestée par une nouvelle génération d'historiens.

Elle était due à l'auteur d'Allemagne de l'Est Rolf Hochhuth. L'œuvre originale, qui durait huit heures, avait été, selon les critiques de théâtre, « manifestement écrite par un débutant ».

Pour améliorer la pièce et faire en sorte qu'elle puisse être jouée, Erwin Piscator, un habile metteur en scène et producteur, est venu en aide à Hochhuth. Selon le père Gumpel, Erwin Piscator était « manifestement communiste. Réfugié en Union soviétique pendant la Deuxième guerre mondiale, il avait travaillé en Allemagne et aux Etats-Unis auprès de bureaux et d'universités notoirement procommunistes ».

Il est évident pour le père Gumpel que « la réduction de la pièce à deux heures et le montage du texte avec les calomnies contre Pie XII sont dus à l'influence de Piscator » (cf. Zenit du 19 février 2007).

Quant à la responsabilité de l'Union soviétique dans cette opération, l'historien explique qu' « au Vatican on savait depuis longtemps que la Russie bolchevique était à l'origine de cette campagne de discrédit contre Pie XII ».

Et de préciser que « dans les pays occupés par les communistes après la seconde guerre mondiale, « Le Vicaire » de Hochhuth était obligatoirement représenté au moins une fois par an dans toutes les grandes villes ».

Il cite « les quotidiens et les revues communistes comme l'Unità en Italie et l'Humanité en France, qui ont fait une grande propagande à l'œuvre de Hochhuth : aucun doute donc quant à son influence communiste ».

« Je ne peux affirmer que Hochhuth était un agent des russes, affirme le père Gumpel, mais il est évident que son œuvre a été fortement influencée par l'appareil communiste »

Anita S. Bourdin

12.02.2009

Italie: Le Secret de Paul - Missionnaires comme Paul

EUROPE/ITALIE - Pendant l’Année Saint Paul, le Congrès missionnaire des jeunes sur le “secret de Paul” et le Pèlerinage à Rome des Jeunes missionnaires d’Europe, “Missionnaires comme Paul”

 

 


Rome (Agence Fides) – Pour le bimillénaire de la naissance de l’Apôtre des Gentils, le Mouvement missionnaire des jeunes a organisé un Congrès missionnaire des jeunes qui aura lieu du 30 avril au 3 mai à Assise, organisé par la Fondation de religion Missio, les Œuvres Pontificales Missionnaires, les Centres missionnaires diocésains, les Instituts missionnaires, les Communautés et associations missionnaires.

Comme l’écrit Rocco Negri, secrétaire du Mouvement missionnaire des jeunes, « à travers les moment de prières, les rapports, les groupes d’étude, la rencontre de témoins du monde entier, nous jeunes, dans les paroles de l’Apôtre Paul, nous serons invités à découvrir que le Christ est le critère d’évaluation des évènements et des choses, la fin de tout effort accompli pour annoncer l’Evangile, la grande passion qui soutient nos pas sur les routes du monde ». Les inscriptions s’arrêtent le 28 février et peuvent s’effectuer en remplissant la fiche disponible sur le site web.

« Jeunes, missionnaires comme Paul » est un autre rendez-vous de l’Année saint Paul organisé par le Secrétariat international et par l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire, qui a pour but de stimuler tous les jeunes à l’engagement concret dans l’annonce de l’Evangile dans la vie quotidienne. L’invitation à ce pèlerinage paulinien des Jeunes missionnaires de toute l’Europe, qui se retrouveront à Rome samedi 30 mai pour rencontrer le Saint Père Benoît XVI et assister à la messe dans la Basilique Saint Paul, est adressée à tous les jeunes de 8 à 14 ans, insérés dans des chemins de formation explicitement missionnaires (jeunes missionnaires d’instituts religieux, groupes de catéchismes, etc.) ou impliqués dans d’autres expériences pastorales (scouts, Action catholique…). Les inscriptions doivent être envoyées avant le 28 février, en remplissant la fiche en ligne.

A partir du mois de février 2009, quatre fiches de préparation seront envoyées à tous les jeunes inscrits pour découvrir et pour vivre d’un peu plus près, avec les animateurs, certains moments importants de la Mission de saint Paul.

(Agence Fides 10/2/2009)

17:36 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : italie, annee saint-paul, evangelisation, jeunes, assise, rocco negri, pape, benoit xvi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |