21.01.2010
L'Afrique au secours de Haïti - nouvelles propositions et initiatives
Les marques de solidarité et de soutien de l'Afrique envers le peuple haïtien, durement éprouvé par le séisme du 12 janvier, se multiplient au fil des jours. Les leaders chrétiens sud-africains, rassemblés au sein de la National Church Leaders’ Consultation, ont appelé la communauté internationale à se mobiliser pour reconstruire Haïti.
Les leaders chrétiens ont lancé une récolte de fonds pour les sinistrés et sollicité les institutions financières internationales (Fonds monétaire international et Banque mondiale) d'annuler la dette extérieure de Haïti, afin de permettre au pays d'entamer un nouveau départ, et l'Afrique du Sud de prendre la tête d'une intervention africaine au prochain Sommet de l'Union africaine (UA).
Le Botswana a quant à lui annoncé une contribution d'un million de pulas (soit plus de 100.000 euros) pour la reconstruction de Haïti.

Au Sénégal, où la proposition d'accueillir les sinistrés haïtiens sur le sol africain alimente de nombreux débats, une nouvelle initiative a été lancée par la chanteuse Couba Gawlo Seck (photo), pour produire un single interprété par différents artistes africains de renommée internationale et organiser un grand concert dont les recettes seront destinées à Haïti. La mobilisation du Sénégal et de la République Démocratique du Congo - qui a de son côté annoncé une contribution de 1,7 million d'euros - a été largement saluée mais aussi critiquée, notamment sur le continent, le premier en ce que sa proposition apparaît en réalité peu faisable et la seconde, parce qu'elle est elle-même confrontée à de graves crises humanitaires irrésolues sur son territoire.
De son côté, le quotidien burkinabé le Pays constate :
"Toujours est-il que la proposition de Abdoulaye Wade est, en soit, généreuse. Même si elle ne paraît pas, pour autant, réaliste ; une folle idée s’il en est. (…) Mais au-delà de l’aspect faisabilité, il faut commencer par se demander si la proposition du président sénégalais enchante le peuple haïtien. Haïti, comme on le sait, fait partie des Grandes Antilles. Il est, avec le Canada, l’un des pays francophones d’Amérique du Nord (géographiquement donc, loin de l’Afrique). L’un dans l’autre, cette île se sent plus proche des États-Unis, du Canada ou des Antilles que du continent noir, même si les sédiments de son histoire restent enfouis en Afrique. (…) Certes, Haïti est un pays pauvre. Mais ses populations accepteraient-elles, pour autant, de venir s’installer sur un continent où sévissent calamités, misère, ignorance, analphabétisme, maladies, etc. ?".
Quant au quotidien algérien Liberté, il souligne les responsabilités du libéralisme et des institutions financières internationales qui ont permis l'introduction à Haïti du riz subventionné des États-Unis, portant gravement atteinte à la production locale des agriculteurs. (CC/CN)
(MISNA)
08:16 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : haiti, afrique, seisme, afrique du sud, national church leaders consultation, fonds monetaire international, banque mondiale, dette exterieure, sommet de l union africaine, botswana, senegal, couba gawlo seck, republique democratique du congo, le pays, b |
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16.04.2008
Crise alimentaire: alarme des institutions internationales
ASIE - Crise alimentaire: l’alarme des institutions internationales quant au sort des nations les plus pauvres d’Asie et d’Afrique qui vont vers la “catastrophe humanitaire”
Avec la crise de l’économie mondiale, la croissance de l’inflation et l’augmentation des prix des biens de première nécessité comme le riz et les céréales, les répercussions les plus graves ont lieu sur les pays pauvres, surtout ceux d’Asie et d’Afrique.
Le prix du riz est devenu prohibitif pour la plupart des populations du Sud-est asiatique et dans certains cas les denrées alimentaires commencent à manquer, créant l’instabilité sociale. Selon le Directeur du Fond monétaire international, Dominique Strauss Kahn - qui a déclaré vouloir donner aux pays les plus pauvres un plus grand poids dans les décisions prises par la plus grande institution financière du monde - la croissance incontrôlée des prix des biens alimentaires dans les pays en voie de développement pourrait provoquer une véritable « catastrophe humanitaire » et, si la tendance ne s’arrêtait pas, « des centaines de milliers de personnes pourraient mourir de faim ».
Dans le récent Forum mondial de l’industrie agro-alimentaire qui s’est tenu à New Delhi, le Directeur Général de la FAO Jacques Diouf avait invoqué des mesures urgentes pour éviter que les effets négatifs à court terme des augmentations des prix alimentaires aient de graves conséquences sur les peuples les plus pauvres. La FAO tiendra du 3 au 5 juin 2008 une Conférence internationale sur « La sécurité alimentaire mondiale et les défis du changement climatique et de la bioénergie », pour offrir un forum aux chefs d’état et de gouvernement où discuter des problèmes urgents relatifs à la sécurité alimentaire mondiale et décider des interventions nécessaires pour les affronter.
(Agence Fides 14/4/2008)
08:45 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : societe, faim, fao, banque mondiale, fmi |
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