19.04.2012

Bioéthique et élections présidentielles 2012

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A la veille du premier tour des élections présidentielles, Gènéthique se propose de recenser les différentes prises de paroles et positions des candidats sur les sujets de bioéthique qu'ils ont évoqués.


Gènéthique retranscrit ici les citations trouvées dans la presse, sur les sites de campagne ou à l'occasion de discours publics.  

13.04.2012

L’Église est-elle victime d’un journalisme mal intentionné ?

1_0_579487.jpegLe 2 avril, au début de la Semaine Sainte, France Télévisions diffusait un documentaire au titre provocateur : « La guerre perdue du Vatican », du français Patrick Benquet. Après un an et demi d’enquête sur la réception du Concile Vatican II, le réalisateur conclut que le Concile et toutes les espérances qu’il a suscitées ont abouti à un lamentable échec ; le renouveau aurait dégénéré en « guerre fratricide » entre « progressistes » et « conservateurs », et ces derniers seraient sur le point d’en sortir vainqueurs. Et de brosser le portrait d’une Église engoncée dans son immobilisme, incapable de se réformer, réactionnaire, percluse de scandales et de faiblesses. Bref, une Église au bord de l’abîme.

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12.08.2011

Le Vatican adresse une série de recommandations aux recteurs de sanctuaires (mis à jour)

sanctuaire.JPGA l’occasion de la solennité de l’Assomption, la Congrégation pour le Clergé a adressé un message d’encouragement aux recteurs de sanctuaires. Les Sanctuaires ont été dans l’histoire des lieux de conversion, de soutien et de réconfort. Aujourd’hui encore ils peuvent éclairer de nombreuses personnes, contribuer à endiguer la sécularisation, relancer la pratique religieuse. 

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16.02.2011

Medvedev attendu au Vatican. Un enjeu œcuménique ?

medevedev.JPGLe président russe Dimitri Medvedev est à Rome, pour l’inauguration d’une année culturelle croisée italo-russe. Des entretiens avec les autorités politiques italiennes figurent sur son agenda mais aussi une visite jeudi matin au Vatican. Le président Medvedev s’entretiendra avec Benoît XVI et ses principaux collaborateurs, et cela relance inévitablement les interrogations sur l’hypothèse d’une rencontre entre le Pape et le chef de l’Église orthodoxe russe, le Patriarche Cyrille 1er.

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23.01.2011

Le Pape appelle à instaurer une nouvelle culture de la vie

defense de la vie.JPGBenoît XVI a fait parvenir un message au collectif d’associations qui organise ce dimanche sa septième marche pour la vie à Paris. Dans son message, le Pape encourage toutes les personnes engagées dans le combat pour la vie à contribuer avec constance et courage à instaurer une nouvelle culture de la vie, fruit de la culture de la vérité et de l’amour. Pour aimer et honorer la vie de tout homme et de toute femme, de sa conception à sa fin naturelle, Benoît XVI exhorte les participants à favoriser pour tous une existence digne et fraternelle.

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21.11.2010

Veillées de prière pour la vie naissante

veillee-vie-rennes.jpgLe pape Benoît XVI célébrera une veillée solennelle pour la vie naissante en même temps que les premières vêpres du premier dimanche de l'Avent, le 27 novembre 2010 à Rome. Partout dans le monde, et notamment en France, les catholiques vivront des célébrations analogues.

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11.04.2010

Plus de 150 élus politiques en pèlerinage à Lourdes

En politique, les chrétiens sont souvent interpellés dans leurs convictions intimes, face à des enjeux de plus en plus lourds : bioéthique, migrants, éducation. Pour la deuxième année consécutive, des élus français aux responsabilités et aux appartenances politiques variées sont réunis à Lourdes jusqu’à dimanche pour un temps de prière, de réflexion et d’échanges.

 

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L’objectif : enraciner leur engagement politique dans la foi, autour du Père Matthieu Rougé (photo), aumônier des parlementaires et professeur de théologie à la faculté Notre-Dame. L’année dernière, les quelques cent participants était repartis « gonflés à bloc », selon Charles Revet, sénateur de Seine-Maritime. En dépit de crispations persistantes dans une partie de la société française, le Père Rougé constate une liberté nouvelle vis-à-vis des questions spirituelles et des lumières que la foi peut apporter aux problèmes éthiques ; on peut dire aujourd’hui en France « je suis élu et chrétien ». Cette année, l’encyclique sociale de Benoit XVI « l’amour dans la vérité », servira de base à la réflexion.

On écoute le Père Matthieu Rougé, accompagnateur spirituel du Pèlerinage des élus à Lourdes. Il est interrogé par Claire Malapert (Radio Vatican): >>

08.04.2010

Mgr d’Ornellas fait le point sur la position de l’Église de France avant la révision des lois de bioéthique

« Le jour où une loi ne fait pas tout pour aider au respect de la dignité humaine, elle est fautive », telle est la déclaration de l’ancien président du groupe de travail des évêques français sur la bioéthique, Mgr d’Ornellas (photo).

 

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Mardi 6 avril, l’archevêque de Rennes donnait devant les journalistes une conférence de presse dans le but de montrer que l’intérêt de l’Église catholique pour ces questions reste intact.

Claire Malapert (Radio Vatican) l’a joint par téléphone: >>

04.03.2010

Assistance médicale à la procréation : les ambivalences du féminisme

La Revue française de science politique d’avril 2009 a publié un article d’Isabelle Engeli, intitulé "La problématisation de la procréation médicalement assistée en France et en Suisse. Les aléas de la mobilisation féministe".

 

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Isabelle Engeli (photo), docteur en sciences politiques, se livre à une analyse comparée de l’évolution des mouvements féministes et leur impact sur le développement de l’assistance médicale à la procréation (AMP) en France et en Suisse. Elle montre que le discours féministe a eu une influence contrastée relative au contexte social dans lequel il s’est inscrit. Les discours de revendications sociales n’ont en effet aucune chance d’influencer le débat public s’ils n’entrent pas en résonance avec "le système de valeurs et de représentations de sens socialement partagées".


L’ambivalence des féministes

La procréation médicalement assistée et l’avortement, "en se situant chacun à des extrémités opposés du processus reproductif" ont, pour reprendre une expression de Marie-Josèphe Dhavernas lors du colloque L’ovaire-dose, "semé le désordre dans l’ordre reproductif" en perturbant profondément le cadre normatif traditionnel de la reproduction". Ce désordre a permis la remise en question de l’ordre traditionnel de genre "fondé sur la biologisation de la fonction sociale de la femme" destinée à la maternité. L’avortement et l’AMP ont donc posé deux défis importants à la société et aux féministes.


Après la revendication politique de l’avortement au nom du libre choix de la "non maternité", l’avènement des "nouvelles technologies de reproduction a frappé les courants féministes de plein fouet en posant cette fois la question de la réalisation de la maternité", sans qu’ils puissent y apporter une réponse unifiée. Initialement, les techniques d’AMP furent accueillies favorablement et de manière unanime : les féministes y voyaient le moyen de gommer définitivement les différences sexuelles et libérer la femme de la maternité. Rapidement, cependant les positions divergèrent. Pour les radicales et les éco-féministes, le développement des nouvelles technologies renforçait la domination masculine qui prenait les traits du pouvoir médical. Celui-ci accentuait à nouveau l’obligation sociale de maternité et de sexualité pour les femmes. Mais pour les libérales et les post-modernes, l’AMP était dans la continuité directe du contrôle des femmes sur la décision de maternité, inauguré avec la légalisation de l’avortement. Elle portait par ailleurs un fort potentiel de transformation des relations de genre et des structures familiales.


France : échec de la pensée radicale

En France, les courants féministes ont été confrontés à ces contradictions internes. Lors des discussions sur l’AMP au cours de l’élaboration de la loi de bioéthique de 1994, le débat public s’est concentré sur la notion de "désir d’enfant", rejoignant en cela une partie des féministes. Mais peu à peu, le discours féministe dominant s’est articulé autour de l’instrumentalisation du corps de la femme par les nouvelles technologies reproductives. Une telle thèse était en parfaite contradiction avec la consultation publique et le corps médical qui estimaient primordial que la médecine réponde à la souffrance des couples stériles. Leur discours devint "radical" : il allait "à l’encontre du système". Il va alors s’estomper progressivement jusqu’à "être largement oublié durant la suite du processus de décision qui mena aux lois de bioéthique de 1994". La législation adoptée, libérale en matière d’AMP, marque donc un échec du féminisme français à se faire entendre sur la scène législative.


Suisse : jeu des alliances
Alors que l’avènement des nouvelles technologies avait été accueilli avec enthousiasme en France, c’est un scepticisme inquiet de possibles dérives eugéniques qui prévalut en Suisse. Une vaste initiative populaire lancée par un magazine et intitulée "
Contre l’application abusive des techniques de reproduction et de manipulation génétique" fut rapidement rejointe par les mouvements pro-vie et les associations catholiques. La réflexion se fondait sur deux principes : le "respect de la dignité humaine" et la "protection de la famille". Les initiateurs du débat ne tardèrent pas à propulser les féministes radicales et écologistes sous le feu des projecteurs : elles luttaient pour "l’interdiction du don d’ovules et d’embryons en dénonçant l’instrumentalisation du corps de la femme par la médecine, ainsi que la pression maternelle imposée aux femmes stériles". Elles se retrouvaient ainsi en résonance avec un débat beaucoup plus large auquel ne s’opposait que le corps médical, qui passa rapidement d’une position pro-active à une position défensive. Face à cette montée en puissance, les courants féministes libéraux se démobilisèrent très vite. La réflexion des radicales et des éco-féministes, en revanche, s’intensifia rapidement : elle rejoint le Réseau international des femmes contre la procréation médicalement assistée (FINNRAGE) qui regroupe des associations féminines de toutes tendances. Lors de la deuxième phase de l’élaboration de la loi d’application sur la procréation médicalement assistée, leurs idées influencèrent largement le débat parlementaire, reprises par tous les partisans d’une politique restrictive, mais aussi par leurs adversaires. La loi fut finalement "placée sous le sceau d’une large interdiction [bannissant] la plupart des techniques de procréation médicalement assistée, et notamment le don d’ovule ainsi que le don d’embryon". L’assurance maladie ne couvre aucun des frais qui y sont relatifs.

 

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13.02.2010

Benoît XVI demande que la vie humaine ne soit jamais exposée à l’arbitraire du plus fort

Benoît XVI a prononcé ce samedi un nouveau, vibrant plaidoyer en faveur du respect de la loi morale naturelle, inscrite par Dieu dans le cœur de l’homme.

 

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Le Pape recevait les participants à l’assemblée générale de l’Académie pontificale pour la Vie, réunie en cette fin de semaine au Vatican, pour réfléchir sur le thème délicat et très actuel du rapport entre bioéthique et loi morale naturelle. Mais c’est aux législateurs et aux scientifiques que son discours s’adressait en priorité, avec en toile de fond l’inquiétude suscitée par les lois sur l’avortement et l’euthanasie.


Claire Malapert (Radio Vatican): >>