13.08.2009

L'Asie touchée par une série de catastrophes naturelles: le Pape lance un appel à la solidarité

Benoît XVI a lancé un appel pour qu’on vienne en aide aux pays d’Asie touchés par une série de catastrophes naturelles, Philippines, Taiwan, Chine, Japon… En seulement quelques jours, le typhon Morakot et la tempête tropicale Etau ont fait officiellement au moins une centaine de morts et provoqué des centaines de millions de dollars de dégâts.

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Parallèlement, le centre du Japon a été secoué par un violent séisme. A l’audience générale ce mercredi, devant quelque 4.000 personnes rassemblées dans la cour du palais apostolique de Castelgandolfo, le Pape a voulu exprimer sa proximité spirituelle avec les sinistrés. Il a demandé que l’on prie pour eux et pour ceux qui ont perdu la vie. Benoît XVI a lancé un appel à la solidarité et à l’envoi de secours matériels.


A l’approche de la fête de l’Assomption, le Pape a proposé aux prêtres le modèle de Marie qui a dit oui à l’Ange Gabriel. Benoît XVI s’est attardé sur l’enseignement de Saint Jean-Marie Vianney à ce sujet.


"À l’approche de la Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie, et en cette année sacerdotale, il nous est bon - a-t-il dit - de regarder Marie comme la Mère de tous les prêtres. Sur la croix, Jésus a proclamé sa maternité spirituelle et universelle. En faisant ainsi le don de sa mère à tous, Jésus a voulu particulièrement la confier à ses disciples, aux prêtres qui plus que tout autre sont appelés à la prendre dans leur maison, c’est-à-dire à l’introduire dans le dynamisme de leur existence et dans l’horizon de leur apostolat. Prions pour que Marie aide les prêtres à se conformer à l’image de son Fils Jésus, dispensateur des trésors inestimables de son amour de Bon Pasteur.


Pour le Pape, l’annonce faite à Marie nous montre que Dieu a voulu dépendre de sa créature. Cela prouve que Marie est réellement et profondément impliquée dans la rédemption et dans notre salut.

27.06.2009

Intention de prière missionnaire du mois de juillet - commentaire

INTENTION MISSIONNAIRE - « Pour que l’Eglise soit germe et noyau d’une humanité réconciliée et réunie dans l’unique famille de Dieu, grâce au témoignage de tous les fidèles dans chaque pays du monde » - Commentaire de l’Intention missionnaire proposée par le Saint-Père pour le mois de juillet 2009

 

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Rome (Agence Fides) – Une des conséquences du péché de l’homme a été la division. Déjà dans le livre de la Genèse nous pouvons observer que Babel représente la séparation, fruit de l’orgueil de l’homme (Gn 11, 1-9). Les hommes, qui désiraient construire de leurs mains un parcours vers le ciel, finirent par détruire leur capacité même de se comprendre les uns les autres.

C’est pourquoi une partie importante de la mission rédemptrice du Christ est de réunir, d’unifier. En premier lieu le Christ réunit « les enfant de Dieu dispersés ». Jésus est « le Bon Pasteur », qui réunit les brebis dispersées d’Israël. Cependant cette mission unificatrice n’est pas limitée au seul Israël. Elle s’adresse à tous les peuples de la terre. Saint Paul affirme qu’« il n’y a plus juif ni gentil, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme, car nous sommes tous un dans le Christ Jésus ». Cette unité se manifeste et se réalise dans l’Eucharistie, car « nous formons tous un seul Corps puisque nous mangeons un seul pain ».

Puisque le péché a produit une double séparation (il a séparé l’homme de Dieu et de ses frères), la nouvelle naissance dans le Christ présente un double aspect : elle nous réconcilie avec Dieu dans son Sang, et elle fait de nous un seul corps.

L’histoire de l’Eglise a été témoin de nombreuses divisions et schismes, depuis ses origines. Mais la séparation de nos frères orthodoxes et protestants s’avère particulièrement douloureuse. En même temps, la société civile a été marquée par des luttes fratricides et des incompréhensions entre les peuples.

Récemment, on a enregistré dans différents pays des guerres entre ethnies, qui ont provoqué de nombreuses victimes. Aujourd’hui encore, comme toujours, le cœur de l’homme continue à avoir besoin d’un Rédempteur qui extirpe de lui le germe de la haine et de la séparation, fruit du péché. L’Eglise du Christ, à la fois sainte et ayant besoin de salut, a le devoir de poursuivre cette mission rédemptrice, d’être dans le monde signe d’unité et source de communion.

Le Pape Benoît XVI affirme: « Etre ensemble a été la condition mise par Jésus pour accueillir le don de l’Esprit Saint; le présupposé de leur entente a été une prière prolongée. Nous trouvons de cette façon ébauchée une formidable leçon pour toute communauté chrétienne. On pense parfois que l’efficacité missionnaire dépend principalement d’une programmation attentive et ensuite d’une intelligente mise en œuvre par un engagement concret. Certes, le Seigneur demande notre collaboration, mais avant toute réponse de notre part, son initiative est nécessaire : c’est son Esprit le vrai protagoniste de l’Eglise » (Homélie, 4 juin 2006).

Saint Luc écrit que le jour de la Pentecôte les apôtres se trouvaient réunis avec Marie. Dans la prière avec Elle, par la puissance de l’Esprit, se manifeste la force unificatrice de l’Eglise. Pour que grandisse la conscience que les hommes de toutes les nations sont une famille, il est nécessaire qu’ils prennent conscience d’être des enfants de Dieu. Au-dessus de toute distinction de culture, de condition sociale, de race ou de nation, il y a la vérité qui rend tous les hommes égaux : nous sommes des enfants de Dieu, créés à son image et à sa ressemblance, rachetés par le sang du Christ.

Tous les fidèles chrétiens, dispersés sur toute la terre, vivant leur filiation divine, se convertissent en témoin et en créateurs de l’unité. L’Eglise, dont le modèle et l’exemple est Marie, doit apprendre d’Elle à avoir un cœur de plus en plus ouvert à tous. Sa maternité doit se refléter dans la maternité de l’Eglise.

Quand le Seigneur ressuscité se présente aux disciples après la Résurrection, il souffle sur eux pour leur donner le don de l’Esprit, et dit : « A qui vous pardonnerez les péchés, ils seront pardonnés, à qui vous ne les pardonnerez pas, ils ne seront pas pardonnés ». Pour qu’un homme puisse être instrument de réconciliation, il doit avoir expérimenté dans son cœur la joie d’avoir été réconcilié avec Dieu dans le Christ, d’avoir reçu le pardon des péchés. Seuls ceux qui vivent en communion de vie avec Dieu peuvent être source de communion. Seul celui qui a été réconcilié peut être source de réconciliation au milieu d’une unité divisée dans la profondeur du cœur. Comme le dit le Seigneur : c’est du cœur de l’homme que sortent les homicides, les vols, etc. C’est le cœur de l’homme qui a besoin d’être réconcilié, unifié, guéri. C’est pourquoi la mission de l’Eglise est d’offrir la réconciliation de Dieu avec les hommes, dans le Christ, en annonçant comme saint Paul : « Au nom du Christ nous vous supplions : laissez-vous réconcilier avec Dieu ».

(Agence Fides 26/6/2009)

18.06.2009

Benoît XVI confie les jeunes au Cœur du Christ

Audience du mercredi


ROME, Mercredi 17 juin 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI a spécialement confié les jeunes, les malades et les jeunes mariés au Cœur du Christ, dont c'est la fête vendredi prochain, 19 juin, à l'issue de l'audience du mercredi, place Saint-Pierre.

 

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Le pape a rappelé que vendredi, lors des secondes vêpres du Sacré Cœur, il ouvrira l'année sacerdotale, à l'occasion du 150e anniversaire de la mort du saint curé d'Ars, Jean-Marie Vianney : ce sera aussi la journée mondiale pour la sanctification des prêtres.

« Chers jeunes, a dit le pape, je vous salue avec affection (...). Chers amis, que la richesse du Cœur du Christ vous soutienne toujours ».

« Qu'elle vous aide, chers malades, a continué le pape, à vous remettre entre les mains de la Providence divine ».

« Et qu'elle vous encourage, a-t-il ajouté, chers jeunes mariés, à vivre votre union chrétienne avec un dévouement réciproque ».

A différentes occasions, Benoît XVI a expliqué que « la solennité du Cœur très Sacré de Jésus (...) est la fête où nous glorifions de façon spéciale l'amour de Dieu » et que « le Sacré Cœur de Jésus est le symbole de l'amour de Jésus pour le Père mais aussi de son amour pour chacun de nous ».

La Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres a été instituée par Jean-Paul II en 1995 : il l'avait annoncé dans sa lettre aux prêtres pour le Jeudi saint de cette année-là, disant souhaiter que « cette Journée aide les prêtres à vivre dans une conformité toujours plus grande au coeur du "Bon Pasteur". »

La fête du Sacré-Coeur a été instituée à la suite des révélations du Christ à Sainte-Marguerite Marie Alacoque, la visitandine de Paray-le-Monial.

Anita S. Bourdin

 


06.05.2009

Benoît XVI ordonne 19 prêtres pour le diocèse de Rome

VATICAN - Pour la Journée Mondiale de Prière pour les Vocations, le Pape Benoît XVI ordonne 19 prêtres : « Soyez toujours des hommes de prière et de service, pour devenir, dans l’exercice fidèle de votre ministère, des prêtres saints selon le Cœur de Dieu »

 

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Rome (Agence Fides) – Ce 3 mai, IV° Dimanche de Pâques et Journée Mondiale de Prière pour les Vocations, Le Pape Benoît XVI a célébré la Sainte Messe dans la Basilique Saint-Pierre et a ordonné 19 prêtres du Diocèse de Rome. Dans l’homélie, le Saint-Père a commenté les lectures de la liturgie de ce Dimanche.

Le passage tiré des Actes des Apôtres (4, 11-12) manifeste la singulière « homonymie » entre Pierre et Jésus : « Pierre, qui a reçu son nouveau, nom de Jésus lui-même, déclare ici que c’est Lui, Jésus, ‘la pierre’. En effet, le seul et unique véritable Rocher est Jésus. Le seul Nom qui sauve est le sien. L’Apôtre, et donc le prêtre, reçoit son propre ‘nom’, c’es-à-dire sa propre identité, du Christ. Tout ce qu’il fait, il le fait en Son Nom… Mais la référence à ce que chante le psaume est elle aussi essentielle : ‘la pierre rejetée par les constructeurs est devenue la pierre d’angle’ (Psaume 117|118], 22). Jésus a été ‘rejeté’, mais le Père a eu une prédilection pour lui et l’a placé comme fondement du Temple de la Nouvelle Alliance. Ainsi, l’Apôtre tout comme le prêtre, fait, à son tour, l’expérience de la croix, et c’est seulement par elle qu’il devient vraiment utile pour la construction de l’Eglise. Dieu aime construire son Eglise avec des personnes qui, en suivant Jésus, mettent toute leur propre confiance en Dieu, comme le déclare ce même Psaume ».

« Il revient au disciple, souligne le Saint-Père, le même sort que le Maître, ce qui, en dernière instance, est le sort écrit dans la volonté même de Dieu Père !... Jésus a expérimenté en lui le refus de Dieu de la part du monde, l’incompréhension, l’indifférence, comment on a défiguré en lui le visage de Dieu. Et Jésus a passé le ‘relais »’ à ses disciples… C’est pourquoi le disciple, et tout spécialement l’apôtre, ressent la même joie que Jésus, de connaître le Nom et le Visage du Père, et il partage aussi sa propre souffrance, de voir que Dieu n’est pas connu, que son amour n’est pas payé de retour… C’est vrai, et nous, prêtres, nous en faisons l’expérience : le ‘monde’, au sens où l’entend Jean, ne comprend pas le chrétien, il ne comprend pas les ministres de l’Evangile. Un peu parce que, de fait, il ne connaît pas Dieu, et un peu parce qu’il ne veut pas le connaître. Le monde ne veut pas connaître Dieu et écouter ses ministres, parce que cela le mettrait en crise ».

« Ce ‘monde’, toujours au sens évangélique, a poursuivi le Saint-Père, s’attaque aussi à l’Eglise, en contaminant ses membres et même les ministres ordonnés. Le ‘monde’ est une mentalité, une manière de penser et de vivre qui peut polluer même l’Eglise, et de fait, il la pollue, et cela demande donc une vigilance et une purification constantes… Nous sommes ‘dans’ le monde et nous risquons aussi d’être ‘du’ monde. Et de fait, nous le sommes parfois. Pour cela, Jésus, à la fin n’a pas prié pour le monde, mais pour ses disciples, pour que le Père les garde du Malin, et pour qu’ils soient libérés et différents du monde, tout en vivant dans le monde ».

Puis le Saint-Père a rappelé l’Evangile du Bon Pasteur où Jésus déclare : « Je donne ma vie pour mes brebis » (cf. Jean 10, 15.17.18). « Devenir prêtres, dans l’Eglise, veut dire entrer dans de don fait de lui-même par le Christ, par le Sacrement de l’Ordre, et y entrer de tout son propre être. Jésus a donné sa vie pour tous, mais, de manière particulière, il s’est consacré pour ceux que le Père lui avait donnés, pour qu’ils soient consacrés dans la vérité, c’est-à-dire en Lui, et qu’ils puissent parler et agir en son Nom, Le représenter, prolonger ses gestes salvifiques : rompre le Pain de la Vie et remettre les péchés. Ainsi, le Bon Pasteur a offert sa vie pour toutes les brebis, mais il l’a donnée et il la donne de manière spéciale à celles que Lui-même… a appelées à Le suivre dans la voie du service pastoral ».

Le Saint-Père a consacré la dernière partie de son homélie à un thème qui, d’après ses propres paroles lui « tient particulièrement à cœur : la prière et son lien avec le service ». Après avoir rappelé la vocation particulière des prêtres à l’égard de la prière – « nous sommes appelés à ‘demeurer’ dans le Christ, et cela se réalise particulièrement dans la prière » -, le Saint-Père a déclaré : « Notre ministère est totalement lié à ce fait de ‘demeurer’ qui équivaut au fait de prier, et dont découle son efficacité… La Célébration Eucharistique est l’acte de prière le plus grand et le plus élevé, et constitue le centre et la source dont toutes les autres formes reçoivent elles aussi la ’sève’ : la Liturgie des heures, l’Adoration Eucharistique, la ‘Lectio Divina’, le Saint Rosaire, la Méditation… Le prêtre qui prie beaucoup, et qui prie bien, est progressivement exproprié de soi et est toujours plus uni à Jésus Bon Pasteur et Serviteur de ses frères… Ainsi, la vie même du Christ, Agneau et Pasteur, est communiquée à tout le troupeau, par l’intermédiaire des ministres consacrés ».

Le Saint-Père a conclu son homélie en demandant l’intercession, pour les futurs prêtres, des Saints Apôtres Pierre et Paul et de Saint Jean-Marie Vianney, le Curé d’Ars, sous le patronage de qui est placé la prochaine Année Sacerdotale, et la Très Sainte Vierge : « A l’école de la Vierge, soyez toujours des hommes de prière et de service, pour devenir, dans l’exercice fidèle de votre ministère, des prêtres saints selon le Cœur de Dieu ».

(Agence Fides, 4 mai 2009)

02.05.2009

Dieu veut te parler: Lectures 4° dimanche de Pâques B

Evangile : Le Bon Pasteur se donne pour son troupeau (Jn 10, 11-18)


Acclamation : Jésus, le bon Pasteur, connaît ses brebis et ses brebis le connaissent : pour elles il a donné sa vie. (Jn 10, 14-15)




Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Jésus disait aux Juifs : « Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis.
Le berger mercenaire, lui, n'est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s'enfuit ; le loup s'en empare et les disperse.
Ce berger n'est qu'un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.
J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.
Le Père m'aime parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite.
Personne n'a pu me l'enlever : je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j'ai reçu de mon Père. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

 

Pour les autres lectures :

 

Praedicatho