27.12.2010

L'hommage de Benoît XVI à Mère Teresa, en présence de 250 pauvres

pape mere teresa.JPGUn musulman et un chinois ont déjeuné à la table de Benoît XVI ce dimanche. Quelque 250 pauvres habituellement pris en charge par les Missionnaires de la Charité avaient été invités au Vatican, en cette année qui marque le centenaire de la naissance de la fondatrice de cette congrégation : Mère Teresa de Calcutta dont on vient de célébrer le centenaire de la naissance. La supérieure générale des missionnaires de la charité et le postulateur de la cause de béatification de Mère Teresa étaient présents...

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22.07.2010

« Quand Mère Teresa me servait mon petit déjeuner » (I)

A l’occasion du centenaire de sa naissance, souvenirs d’une femme d’une bonté sans limites

renzo.allegri.jpgROME, Mercredi 21 juillet 2010 (ZENIT.org) - « Mère Teresa me servait le petit déjeuner. (...) Elle me servait avec un amour maternel bouleversant. Café, lait, confiture, biscottes. Elle se préoccupait que je mange. Et ses attentions étaient parlantes, plus que les entretiens », raconte le journaliste italien Renzo Allegri qui a fait la connaissance de la religieuse « par une série de singulières coïncidences ».

Renzo Allegri (photo) raconte pour les lecteurs de ZENIT comment il a connu Mère Teresa et ce qui le touchait tant chez elle.

Nous publions ci-dessous la première partie de ce témoignage.

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23.06.2010

Ashalayam, une association salésienne à l'oeuvre au milieu des bidonvilles de Calcutta

 



 

 

 

L’Inde, pays à l’échelle d’un continent, qui concentre plus d’un milliard d’habitants, est le pays de tous les contrastes. Les très riches côtoient les plus pauvres. Dans certaines zones de Calcutta, les bidonvilles se succèdent à perte de vue. C’est au milieu de cette misère extrême que l’association salésienne Don Bosco Ashalayam agit. Son objectif : offrir un futur aux enfants de la rue.

 

 

C’est un sujet réalisé par Charles-François Brejon (Radio Vatican): >>

19.03.2010

Japon: Mère Teresa à l'origine du baptême de l'épouse et de la fille d'un prêtre shintô

Japon : L’épouse et la fille d’un prêtre shintô recevront le baptême à Pâques

Mère Teresa pour inspiratrice


ROME, Vendredi 19 mars 2010 (ZENIT.org) - Au Japon, lors de la veillée pascale, l'épouse et la fille d'un prêtre shintô recevront le baptême, rapporte « Eglises d'Asie » (EDA), l'agence des Missions étrangères de Paris.

 

 

Wife  and daughter of Shinto priest prepare for baptism thumbnail
Miyuki Ito et sa fille Kotone avec le mari et le père Haruhiko

Le 3 avril prochain, Ito Miyuki, 38 ans, et sa fille, Kotone, 5 ans, seront baptisées dans la foi catholique. La célébration aura lieu dans l'église de la paroisse de Yonezawa, localité de la préfecture de Yamagata, à un peu moins de 300 km au nord de Tokyo. Miyuki et sa fille rejoindront ainsi les milliers de catéchumènes qui seront baptisés de par le monde lors de la veillée pascale, mais leur situation a ceci de particulier que Miyuki est l'épouse d'un prêtre shintô dans un pays où les catholiques représentent à peine 1 % de la population. « Ma maison est un temple shintô. Mon travail est celui d'une miko » (nom qui désigne l'assistante féminine du principal desservant d'un temple shintô), rapporte la jeune femme à l'agence Ucanews (1).

Le shintôïsme est intimement lié à la civilisation japonaise. Aujourd'hui encore, il existe plus de 100 000 sanctuaires shintô en activité au Japon, où l'on prie les kami (2). Religion première de l'archipel, considéré comme un animisme, le shintô demeure étroitement lié à la vie de tous les jours des Japonais et présente la particularité de ne pas posséder de corpus doctrinal établi. Quand un enfant naît au Japon, un prêtre ajoute son nom au registre du sanctuaire local et le déclare « Ujiko », littéralement « nom enfant ». Après sa mort, un « Ujiko » devient un « Ujigami », c'est-à-dire un kami. Une personne peut choisir d'avoir son nom ajouté à une autre liste lorsqu'elle déménage et ainsi être sur les deux registres. Des noms peuvent être ajoutés à un registre sans avoir le consentement de la personne et sans considération pour ses croyances. Cela n'est pas considéré comme une tentative d'imposer ses croyances mais plutôt comme un signe de bienvenue des kami de l'endroit, avec la promesse d'accéder au panthéon des kami après la mort.

A quelques semaines de son baptême, Miyuki continue de jouer de la musique sacrée lors des cérémonies où officie son mari. Après son baptême, elle continuera de faire de même. C'est à l'âge de 23 ans qu'elle a commencé à travailler dans un sanctuaire shintô, situé dans la préfecture de Shimane. Plus tard, elle est retournée vivre auprès de ses parents à Yamagata, où elle a rencontré Haruhiko, prêtre shintô de son état, et tous les deux se sont mariés. Sa connaissance de la foi chrétienne était alors très faible mais pas inexistante. Ses années de lycée s'étaient en effet déroulées dans un établissement catholique où elle avait été fascinée par le récit qu'on lui avait fait de la vie et de l'œuvre de Mère Teresa. Trois ans après son mariage, au cours d'un voyage en Inde, à Calcutta, elle avait visité les Missionnaires de la Charité et avait été bénie par leur fondatrice qui lui avait remis un chapelet, précieusement conservé depuis.

La conversion de Miyuki a toutefois eu lieu plus tard. En 2008, lors d'un repas, la jeune femme s'est mise à cracher du sang. Les médecins ont diagnostiqué un cancer du pharynx, très certainement mortel. Sans qu'elle puisse l'expliquer, elle eut alors à l'esprit l'image de Mère Teresa et s'est dit à elle-même : « Je veux être baptisée avant de mourir ! » A sa sortie de l'hôpital, elle se mit donc à chercher comment recevoir ce sacrement mais une personne proche de l'Eglise lui dit que, dans sa situation de miko, elle devrait reconsidérer sa décision. Malgré cela, elle persista dans son désir et se mit en contact avec la paroisse de Yonezawa où l'équipe responsable de catéchuménat l'accueillit. Deux mois plus tard, alors qu'elle commençait à se faire à l'idée de sa maladie, son cancer disparut. « Ma vie a été sauvée par Jésus Christ. Je veux passer le restant de mes jours auprès de l'Eglise », pensa-t-elle alors, réalisant également qu'elle était devenue « spirituellement assoiffée ».

De son expérience de miko, Miyuki retire l'impression que les personnes qui se rendent au sanctuaire shintô y viennent pour des considérations plus terrestres que spirituelles. « Lorsque [mon mari Haruhiko et moi] essayons de parler des dieux aux fidèles, ils nous demandent, incrédules : ‘Mais de quoi parlez-vous ?' Pourtant, nous avons vraiment, tous les deux, le désir de les entretenir à propos des dieux », témoigne-t-elle.

Miyuki a envisagé un temps d'abandonner ses fonctions de miko au sanctuaire, mais le curé de la paroisse et l'équipe de laïcs qui l'entourent l'en ont dissuadé. Quant à sa fille, Kotone, c'est elle-même qui est allée voir le curé pour demander, elle aussi, à être baptisée. « Je veux connaître Jésus. J'aime Jésus et j'aime Marie », affirme-t-elle du haut de ses cinq années.

Aujourd'hui, le mari de Miyuki ne voit pas d'objection à la perspective prochaine du baptême de son épouse et de sa fille. Il s'en dit même profondément heureux. « Etant donné ma position, je ne peux pas moi-même être baptisé, précise-t-il. La région où nous sommes installés voit sa population vieillir et décroître, mais, malgré cela, tous les habitants continuent à soutenir de leurs offrandes le sanctuaire lors des grandes fêtes shintô. J'estime que je dois faire tout ce qui est possible pour répondre aux attentes de ceux qui font tant pour assurer la vie de ce sanctuaire. »

Après Pâques et le baptême, la famille Ito projette de partir en France, où, en compagnie de plusieurs prêtres catholiques, ils iront en pèlerinage à Lourdes.



(1)           Ucanews, 12 mars 2010.

(2)           Les kami s'attachent à des objets sacrés, êtres spirituels, animaux, sources, chutes d'eaux, montagnes sacrées, phénomènes naturels, symboles vénérés. Ils sont réputés favoriser les rapports entre les parents et les enfants et les ancêtres et leurs descendants. Ce sont des esprits célestes ayant des pouvoirs, mais qui ne sont pas tout-puissants, et aussi des esprits terrestres dispensant des bénédictions ou des sanctions aux gens sur terre. Les kami inspirent le plus souvent une crainte respectueuse. On trouve parmi eux des animaux comme le tigre, le serpent ou le loup. L'empereur du Japon lui-même était auparavant considéré comme un kami. Un ministre impérial du IXème siècle est par exemple le kami de la calligraphie. La plus importante divinité est le soleil qui, entre autres vertus, protège contre les invasions. On peut donc dire que le drapeau du Japon est un symbole shintô.

Il y aurait huit millions de kami au Japon, qui a pour surnom Shinkoku (‘pays des divinités'). Ce nombre symbolise au Japon l'infini, il y aurait donc en réalité une infinité de kami, un pour chaque chose qui existe. (source : Wikipédia).

© Les dépêches d'Eglises d'Asie peuvent être reproduites, intégralement comme partiellement, à la seule condition de citer la source.

30.01.2010

Dieu veut te parler - Homélie 4° Dimanche du Temps Ordinaire C 2010


4 T.O.C



Nous aspirons tous à trouver la plénitude, le sens de notre vie. Et nous pressentons tous que ce qui donne un sens à notre vie vient entre autres du fait d’accomplir quelque chose de durable. C’est une illusion de croire que le bonheur durable nous tombera dessus dans un hamac avec un ti punch. Nous voulons accomplir quelque chose. Ce désir de vouloir faire quelque chose de notre vie vient de Dieu. Il nous a créés à son image et à sa ressemblance. Cela veut dire que nous sommes par nature des créateurs, des co-créateurs. Nous avons été faits pour apporter quelque chose dans ce monde, et nous ne trouverons jamais le vrai bonheur si nous ne le faisons pas. Cela fait partie de la mission de chacun de co-créer,  faire quelque chose de durable.


Mais nous savons que finalement, la seule chose qui soit vraiment durable, c’est le Royaume du Christ. C’est la foi que nous proclamons chaque dimanche : « Et son règne n’aura pas de fin ». Tous les autres royaumes et tous les exploits de ce monde disparaîtront comme le bruit d’un pétard. La seule manière de satisfaire notre profond désir de faire quelque chose de significatif est de bâtir le Royaume du Christ. Nous sommes ses soldats et ses ambassadeurs. Nous sommes, comme le dit le prophète Jérémie (1° lect.) ses prophètes.


Où est le Christ dans le monde d’aujourd’hui, sinon dans nos cœurs, en chacun de nous. Chaque chrétien doit annoncer la venue du Royaume du Christ. C’est cela que veut dire être prophète. L’ordre que Jérémie reçoit du Seigneur s’adresse à chacun de nous :


« Je fais de toi un prophète pour les peuples. Lève-toi, tu prononceras contre eux tout ce que je t'ordonnerai. »

 

Pour lire la suite de l'homélie:

 

Appelés à être prophètes

12.09.2009

Dieu veut te parler - Homélie 24° dimanche du Temps Ordinaire B

Ma foi est-elle morte ou vivante ? C’est une question qui dérange, mais le Seigneur nous la pose dans la deuxième lecture. Saint Jacques nous explique que si quelqu’un croit vraiment en Jésus Christ, cette personne va suivre Jésus en aimant Dieu et son prochain, comme Jésus nous l’a commandé. Nous sommes tous là aujourd’hui parce que nous croyons en Jésus Christ, son Eglise et ses enseignements. Donc nous pouvons tous dire que notre foi est vivante, n’est-ce pas ? Pas trop vite ! La lettre de saint Jacques s’adresse à des croyants qui allaient à la messe chaque dimanche. Et pourtant il les met en garde contre le danger d’une foi morte. Ceci devrait nous faire réfléchir.

 

24 T.O.B.


Le curieux dialogue de l’Evangile de ce jour nous incite aussi à la réflexion. D’un côté saint Pierre professe sa foi en Jésus, en l’appelant le Christ. Jésus semble enchanté de cette réponse, en lui donnant raison. Il semblerait donc que la foi de Pierre est vivante. Mais dès que Jésus explique que pour s’acquitter de sa mission de Sauveur, il devra être rejeté, souffrir, puis mourir, Pierre se rebiffe. La réplique de Jésus est sévère qui stigmatise Pierre pour son manque de foi ! Pierre avait la foi, mais sa foi n’était pas aussi vivante qu’il le pensait. Il voulait bien suivre Jésus accomplissant des miracles et prêchant devant des foules nombreuses, mais pas sur la croix. Sa foi n’était pas tout à fait morte, mais pas non plus aussi vivante qu’il le faudrait.


Ne disons donc pas trop rapidement que notre foi à nous est vivante. Une foi forte, mature, celle qui nous remplit d’une joie et d’une sagesse chrétiennes authentiques ne peut s’acquérir que par la fidélité dans les épreuves. La foi qui ne produit pas des œuvres de fidélité est morte.


La bienheureuse Mère Teresa, dont on a commémore le douzième anniversaire de sa naissance au ciel samedi dernier, est un exemple éloquent de quelqu’un qui a montré sa foi dans sa manière de vivre et à travers ce qu’elle faisait, et non pas seulement à travers ce qu’elle disait. Elle a été souvent accusée de prosélytisme ...

 

Pour lire la suite de l'homélie:

 

Des amis pour suivre Jésus