16.01.2010
Dieu veut te parler - Homélie 2° dimanche du Temps Ordinaire C

Jésus et ses disciples sont allés à une réception de mariage. Ce n’est pas un petit détail. Et pour que nous ne l’ignorions pas, la première lecture de l’Ancien Testament le répète. Dieu nous dit que la relation qu’il désire avoir avec nous, avec son Eglise et chaque membre de cette Eglise, est une relation intime – une vraie intimité de personne à personne – une relation joyeuse et féconde. Il nous dit que sa grâce nous conduit à une étreinte joyeuse – comme l’étreinte de deux nouveaux mariés.
Le prophète Isaïe dit :
« le Seigneur met en toi sa préférence et ta contrée (c’est une image de l’Eglise) aura un époux. Comme un jeune homme épouse une jeune fille, celui qui t'a construite t'épousera. Comme la jeune mariée est la joie de son mari, ainsi tu seras la joie de ton Dieu. »
Toutes les bonnes choses de notre vie ici sur terre sont des cadeaux de Dieu. Elles nous parlent de Dieu, et elles nous fournissent des indications qui nous permettent de pressentir ce qu’est la vie en profonde communion avec lui.
Si déjà ses cadeaux nous procurent tant de joie, imaginez les délices que nous pouvons éprouver quand nous le possédons lui-même en personne. C’est bien ce qu’il veut, ici, maintenant, imparfaitement, et un jour, parfaitement et pour toujours, au ciel. Trop souvent nous pensons à Dieu comme quelqu’un qui est loin de nos joies saines et de nos activités humaines. Jésus n’est pas venu uniquement pour nous enseigner de la théologie, mais pour amener la condition humaine intégrale à sa plénitude.
Fêter, jouir des bonnes choses de la création (comme le mariage et le vin), cela fait partie de la nature humaine, et le Christ veut nous apprendre à en jouir d’une manière équilibrée, saine. Plus nous le connaîtrons, et mieux nous pourrons faire l’expérience de la vie qu’il nous a donnée. Voici ce que nous enseigne le Catéchisme de l’Eglise catholique (1809) :
« La tempérance est la vertu morale qui modère l’attrait des plaisirs et procure l’équilibre dans l’usage des biens créés. Elle assure la maîtrise de la volonté sur les instincts et maintient les désirs dans les limites de l’honnêteté. La personne tempérante oriente vers le bien ses appétits sensibles, garde une saine discrétion et " ne se laisse pas entraîner pour suivre les passions de son cœur " (Si 5, 2 ; cf. 37, 27-31). La tempérance est souvent louée dans l’Ancien Testament : " Ne te laisse pas aller à tes convoitises, réprime tes appétits " (Si 18, 30). Dans le Nouveau Testament, elle est appelée " modération " ou " sobriété ". Nous devons " vivre avec modération, justice et piété dans le monde présent " (Tt 2, 12). »
Sainte Thérèse d’Avila avait coutume de dire à ses sœurs religieuses : "Un saint triste est un triste saint" ("Un santo triste es un triste santo"). Saint François de Sales, lui aussi, ne cessait de le répéter...
Pour lire la suite de l'homélie:
Savoir apprécier les bonnes choses de la vie
16:57 Écrit par Père Walter dans Homélies 2009-2010 (année C) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dimanche, evangile, ecriture, bible, liturgie, temps ordinaire, cana |
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Dieu veut te parler - Lectures 2° dimanche du Temps Ordinaire C
Evangile : Les noces de Cana (Jn 2, 1-11)
Acclamation : Alléluia. Alléluia.
Soyons dans la joie pour l'Alliance nouvelle :
heureux les invités aux noces de l'Agneau !
Alléluia. (Ap 19, 7.9)

Evangile de Jésus Christ selon saint Jean
Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples.
Or, on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont pas de vin. »
Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n'est pas encore venue. »
Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu'il vous dira. »
Or, il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs ; chacune contenait environ cent litres.
Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d'eau les cuves. » Et ils les remplirent jusqu'au bord.
Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent.
Le maître du repas goûta l'eau changée en vin. Il ne savait pas d'où venait ce vin, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l'eau.
Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à maintenant. »
Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C'était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.
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Praedicatho
02:54 Écrit par Père Walter dans Homélies 2009-2010 (année C) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evangile, ecriture, bible, liturgie, dimanche, temps ordinaire, cana |
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