20.04.2012

CHINE - Plus de 22.000 baptêmes administrés au sein de la communauté catholique continentale à Pâques

shanghai, paques, chine, baptemes, faith, hebei, evangelisation, eglise, catechisme, dioceses, hong kong, Shi Jia Zhuang (Agence Fides) – Selon les statistiques que le Centre d’Etudes de Faith du He Bei a pu recueillir jusqu’au 19 avril et ont été envoyées à l’Agence Fides, à Pâques 2012, 22.104 baptêmes ont été administrés, dans les communautés catholiques continentales. Malgré ce résultat, « la communauté est pleinement consciente de la nécessité d’un engagement plus grand en faveur de l’évangélisation ». « Il est vrai qu’il existe des Diocèses qui ne concentrent pas tous les baptêmes à Pâques, selon le cycle du catéchisme ou d’autres solennités de l’Eglise – souligne le responsable du Centre d’Etudes de Faith – mais nous ne pouvons pas ne pas prendre en considération que plus de 22.000 baptêmes à Pâques au sein d’une communauté catholique comme la nôtre, qui compte plus de 6 millions de fidèles, représentent seulement 0,33% du total. En revanche, au sein du Diocèse de Hong Kong, qui compte 360.000 fidèles, on a dénombré 3.500 baptêmes à Pâques représentant 0,97% de la communauté. Nous devons donc réfléchir et nous activer afin de promouvoir l’évangélisation ».

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17:46 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : shanghai, paques, chine, baptemes, faith, hebei, evangelisation, eglise, catechisme, dioceses, hong kong | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

07.02.2012

CHINE - Le chemin sur la voie de l’Evangélisation se poursuit dans l’attente de l’Année de la Foi

pape chine.jpegLin He (Agence Fides) – Continuer à parcourir le chemin de l’Evangélisation afin d’accueillir l’Année de la Foi : tel a été le thème central de la deuxième rencontre de la Paroisse de Lin He, en Mongolie intérieure, qui a eu lieu Dimanche dernier, 5 février. Selon ce qu’indique Faith du He Bei à l’Agence Fides, au cours de la rencontre, le Curé a résumé l’action pastorale de l’année achevée. Selon le Curé, « la Paroisse a multiplié l’annonce et la formation dans le domaine de la liturgie et du catéchisme. L’accueil des fidèles et des non fidèles a été réorganisé afin d’ouvrir les portes à l’Evangélisation.

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10.05.2011

Chine : consécration de nouvelles églises

jinan shan dong.jpgPékin (Agence Fides) – « Les fidèles ne doivent pas seulement dédier une maison de briques à Dieu le Père mais également et surtout le temple sacré de leurs cœurs » : tels sont les mots prononcés par S.Exc. Mgr Zhang Xian Wang, Evêque du Diocèse de Ji Nan dans la province de Shan Dong le 30 avril au cours de la célébration solennelle qu’il a présidé en vue de la consécration de l’église de Ning Jia Gou, dédiée à Notre-Dame, à la veille du début du Mois de Marie.

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18.08.2010

Benoît XVI cite en exemple Pie X, le Pape des réformes

foto_01.jpgDans sa catéchèse, à l’audience générale, ce mercredi, 18 août, à Castelgandolfo, Benoît XVI a évoqué un de ses prédécesseurs, Saint Pie X, élu Pape en 1903. On lui doit entre autres une réorganisation de la Curie romaine et des séminaires et la codification du droit canon.

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08.04.2010

Patrick Kéchichian, Petit éloge du catholicisme

Folio inédit 129 p., 2 €

La ferveur du néophyte

Devenu chrétien, le journaliste Patrick Kéchichian confesse une foi très romaine



Il fut durant près d'un quart de siècle l'une des plumes les plus «écoutées» de la critique littéraire parisienne. Tout juste retraité d’un grand quotidien du soir, Patrick Kéchichian – qui fait désormais profiter les lecteurs de La Croix de sa lecture affûtée – a souhaité publier non plus seulement des recensions faisant autorité, ni même des essais ou pamphlets dont il a le secret, mais une confession. Une confession au sens le plus originel, donc non sacramentel : un témoignage de foi.

Car foi il y a. Ni trouvée au berceau – l'homme n'a nulle honte à se reconnaître d'extraction mécréante –, ni reçue comme un coup de foudre façon Claudel ou Clavel. Mais découverte au tournant de la trentaine, puis mûrie, réfléchie, nourrie et – bien sûr – fière : «À la figure solide et bien dessinée de l'héritier j'oppose celle, inquiète et troublée, joyeuse cependant, enthousiaste même, du converti.»

On objectera (qu'il nous pardonne !) que sa foi n'est pourtant pas dépourvue d'assises consistantes. D'où un alliage rare, qui fait précisément la force de ce Petit éloge du catholicisme qu'aujourd'hui il publie pour que nul n'en ignore plus, entre la passion du néophyte et la sagesse du croyant réfléchi. Cela doit s'appeler la ferveur, telle qu'elle peut résulter du mariage de l'intelligence avec l'ardeur.

Qui dit «éloge» dit plaidoyer. N'allez donc pas chercher ici quelque traité, avec prétention à l'objectivité : tout en ayant la délicatesse d'épargner à son lecteur des épanchements indécents, la parole ici énoncée assume sereinement sa subjectivité.

N'espérez pas davantage d'y trouver de l'exhaustivité : s'assumant «petit», cet éloge procède par touches successives, enchaînant les passages obligés de tout catéchisme (le mal, la liberté, le Christ !) et d'autres plus propres au parcours personnel : conversion, donc, mais aussi littérature et écriture («La parole, comme la conversion (…) n'est pas une propriété, un pouvoir, encore moins une arme ou une source de profit, mais un devoir : celui de se faire bien entendre»), baroque…

Avec une finale digne d'une encyclique papale par assomption mariale ! Chaque sujet est traité sur quelques pages, mais ciselées, denses, que l'on sent riches d'un arrière-fond de lectures, de prière et de mise à l'épreuve.

Il s'agit donc, pour Kéchichian, de dire publiquement non seulement en quoi il croit, mais en quoi cette foi est grande. Situé clairement dans le registre de l'apologétique plutôt que du récit, son propos entend illustrer la grandeur du christianisme en sa version spécifiquement catholique. Non qu'il dénigre en quoi que ce soit d'autres traditions – d'Orthodoxie ou de Réforme – que celle où son chemin est venu s'inscrire. Simplement, il lui paraît juste de fonder, même rétrospectivement, la pertinence de la voie pour laquelle a opté sa foi.

Le résultat se trouve dans une belle constance de références et une réelle cohérence de cette appartenance – sans que l'on puisse dire si ce sont ses auteurs de prédilection qui marquent le «style» de sa foi, ou au contraire si c'est la posture adoptée qui a favorisé certaines lectures et fréquentations plus que d'autres.

Les références ? Pour Patrick Kéchichian, elles sont peu nombreuses, mais fameuses : Newman, De Lubac et Urs von Balthasar et par là Ratzinger et Lustiger, pour les piliers (on connaît fondements plus fragiles) ; pour les plus récents, on trouvera Jean-Louis Chrétien en philosophie, tout aussi solide, et l'atypique bénédictin de Ligugé François Cassingena-Trévedy.

Plus importante cependant que ces figures inspiratrices, la référence première du catholicisme de notre confrère : Rome, centre d'une communion aussi palpable qu'invisible, symbole d'une religion qui fait droit à la beauté et prône, plutôt que le triomphe ou la critique, un agenouillement qui rend humble sans humilier. Une religion d'expérience, sensuelle autant que spirituelle, et qui peut faire un bien fou à qui sait l'accueillir – comme ce que l'on nommait jadis un écrivain catholique.

MICHEL KUBLER

Source: la-croix.com

10.09.2009

Catéchisme: un des plus beaux cadeaux à offrir à ses enfants

Catéchisme : un des plus beaux cadeaux à offrir à ses enfants

 

Ensemble allons à la rencontre de Jésus


ROME, Mercredi 9 septembre 2009 (ZENIT.org) - « Ensemble, allons à la rencontre de Jésus », propose l'affiche colorée diffusée par l'Eglise catholique en Ile de France, invitant les parents à « faire découvrir le catéchisme à leurs enfants ».

Une campagne commune lancée par les diocèses de Paris (75), de Meaux - Seine et Marne (77), de Versailles - Yvelines (78), d'Evry - Essonne (91), de Nanterre - Hauts de Seine (92), de Saint-Denis - Seine Saint Denis (93), de Créteil - Val de Marne (94) et de Cergy-Pontoise - Val d'Oise (95)

La rentrée des classes est aussi le moment de rappeler aux parents d'inscrire leurs enfants au catéchisme. Pour cela, Mgr Gérard Daucourt, évêque de Nanterre, interpelle les parents : « Vous souhaitez donner à vos enfants ce qu'il y a de meilleur pour eux, ce qui les aidera à grandir, à se construire, ouverts au monde d'aujourd'hui et attentifs à ceux qui les entourent ».

« Un des plus beaux cadeaux à leur offrir n'est-il pas de leur permettre de découvrir Dieu et l'amour qu'Il porte à chacun de nous et nous invite à partager ? », interroge-t-il encore.

La catéchèse est ouverte à tous les enfants à partir de 7 ans, qu'ils soient baptisés ou non. Pour les plus petits, à partir 3 ans, un éveil à la foi leur sera proposé.

La vie, la mort, le bonheur, la justice, l'avenir de la planète... Au catéchisme, avec d'autres enfants et des adultes, les enfants chercheront des réponses.

« Le catéchisme, c'est découvrir les histoires des grands personnages bibliques de l'Ancien et du Nouveau Testament ainsi que les grands saints de l'Eglise. C'est aussi se rassembler pour prier, c'est lire, partager, comprendre et accueillir une Bonne Nouvelle, c'est faire confiance à l'Eglise qui accueille chacun pour faire naître et grandir au coeur de sa vie la relation à Dieu », peut-on lire sur le site Internet du catéchisme en Ile de France.

20.08.2009

La vocation au sacerdoce : témoignage du cardinal américain John Foley

La vocation au sacerdoce : témoignage du cardinal américain John Foley

Ancien président du Conseil pontifical pour les communications sociales

 

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ROME, Mercredi 19 août 2009 (ZENIT.org) - Pour le cardinal John Foley, il n'y a rien de plus important dans la vie que d'enseigner aux gens qui est Jésus et de les aider à grandir dans une plus grande proximité avec Lui.

En cette Année sacerdotale, le pro-grand Maître de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem a accepté de partager une réflexion sur sa vie de prêtre, avec les lecteurs de ZENIT.

L'ancien président du Conseil pontifical pour les communications sociales reconnaît que l'exemple de ses parents et de prêtres qu'il a connus a joué un rôle déterminant dans la découverte de sa vocation, mais il relève également deux évènements marquants dans sa vie.

« Je suis entré deux fois au séminaire », raconte le prélat « une fois après le lycée et une fois après l'université. »

Il poursuit : « Lorsque j'étais en dernière année de lycée, à l'époque de Noël, je suis allé à l'église paroissiale et me suis agenouillé devant la crèche.

« Et j'ai prié : Seigneur, tu m'as donné tout ce que je possède - ma vie, ma famille, ma foi, une excellente éducation - et je veux tout te redonner, absolument tout. »

C'est ainsi qu'à la fin de cette année-là, il entra au noviciat des Jésuites. Au bout de quelques mois, il se dit : « Je crois que je serais plus heureux comme prêtre diocésain. »

John Foley quitta alors les Jésuites et termina ses études supérieures d'histoire à l'université de St. Joseph à Philadelphie, en Pennsylvanie, avec l'idée d'entrer plus tard au séminaire diocésain.

A ce moment-là, confie-t-il, une chose a été « déterminante » : un engagement dans le bénévolat et l'enseignement du catéchisme à des enfants handicapés mentaux.

Le cardinal se souvient : « j'étais en train d'enseigner dans cette école le catéchisme à six enfants, quand la Mère supérieure arriva et demanda : 'Dîtes, les enfants, Mr. Foley vous plaît ?'

« Un garçon répondit 'Non! Non! Nous ‘aimons'  Mr. Foley!' »

« Je pensai que c'était là une merveilleuse distinction faite par une personne porteuse de handicap mental. »

«  'Pourquoi aimez-vous Mr. Foley?' poursuivit la religieuse ».

« Il répondit : 'Nous aimons Mr. Foley parce qu'il nous fait connaître Jésus.' Et je pensai : 'il n'y a rien de plus important dans la vie que d'enseigner Jésus à des gens, de leur amener Jésus.' »

« Ma vocation au sacerdoce s'en trouva renforcée. »

Le cardinal Foley constate : « Je pense que cela a été providentiel pour moi d'avoir dû quitter le séminaire la première fois pour étudier à l'université, où j'ai reçu une excellente éducation et acquis, de surcroît, une très bonne expérience de travail apostolique. »

Parallèlement au catéchisme, il s'impliqua activement dans la Congrégation de Notre Dame, le club de débats, la gouvernance des étudiants - y compris une période comme président du corps estudiantin - et la chorale.

Il entra au séminaire diocésain à la fin de sa dernière année d'université et fut ordonné cinq ans plus tard.



Soutien familial

« Je n'ai pas connu un seul jour malheureux en tant que prêtre. J'aimais le sacerdoce », affirme-t-il.

Le cardinal souligne le rôle que sa famille a joué en soutenant sa vocation et affirme que jamais ses parents ne lui ont dit de devenir prêtre de même qu'ils ne firent aucune objection quand il quitta le séminaire, ou encore quand il y retourna.

« Ils m'ont soutenu dans tout ce que je décidais de faire », affirme le prélat. « Ils ont été merveilleux. »

Il se souvient aussi de la contribution d'une soeur religieuse qui lui offrit un exemplaire de « L'Imitation de Jésus-Christ » quand il était encore à l'école.

Le cardinal ajoute que pendant toutes ses années de lycée, il a lu ce livre, et il continue à le lire et à le méditer.

Après 47 ans de sacerdoce, il témoigne que les principales difficultés auxquelles il a été confronté relèvent de la culture, qui « semble être devenue de plus en plus sécularisée. »

« Il est plus difficile de transmettre un message spirituel aujourd'hui car les gens ne sont peut-être pas aussi ouverts qu'ils l'étaient auparavant, » explique-t-il.

Le cardinal Foley ajoute que les difficultés physiques se multiplient « au fur et à mesure que nous avançons en âge. »

Né dans une banlieue de Philadelphie en 1935, il aura 74 ans en novembre.

L'âge « vous rend plus lent et vous ne pouvez plus faire toutes les choses que vous aimeriez pouvoir faire, » reconnaît-il

Il ajoute, toutefois, que saint Ignace nous enseigne dans ses Exercices spirituels que « nous devons nous donner à Dieu dans la maladie comme dans la santé, dans la pauvreté comme dans la prospérité. »

« C'est pourquoi nous devons être indifférents dans ce sens et utiliser chaque chose uniquement pour la plus grande gloire de Dieu » déclare le prélat.

Il explique que c'est sa devise épiscopale : « ad majorem dei gloriam - pour la plus grande gloire de Dieu. »



Moments inoubliables

En dépit des difficultés naturelles qui se présentent, note le cardinal, il y a eu de grands moments dans sa vie de prêtre.

Il évoque les meilleurs, liés aux deux pontificats sous lesquels il a pu servir à Rome.

Le prélat souligne particulièrement les voyages avec le pape Jean-Paul II en 1979 en Pologne et aux Etats-Unis, ainsi que les visites avec Benoît XVI en Terre Sainte, et aux Etats-Unis l'année dernière.

Un autre grand moment de son ministère sacerdotal est le travail qu'il réalisa pendant 25 ans comme commentateur pour un réseau de télévision lors des cérémonies papales de la Nativité, de Pâques et du Vendredi Saint.

« C'est une façon d'évangéliser » explique le cardinal, « de faire connaître aux gens ce qui se passe dans la liturgie, pour qu'ils puissent être en mesure d'apprécier le culte catholique » et « d'autres personnes peuvent être introduites à ce que nous croyons et à la façon dont nous pratiquons en tant que catholiques. »

En outre, poursuit-il, cela aide les catholiques à « mieux apprécier la messe et la dévotion catholique. »

Comme prêtre, confesse le cardinal Foley « j'ai eu des moments particuliers de réconfort, en aidant les gens à vivre leur engagement dans le mariage ou en accueillant des personnes dans l'Eglise. »

Il se souvient : « Un camarade de classe de l'Université de Colombia m'a demandé il y a quelques années à devenir catholique. Il était juif - juif non-pratiquant.

« De même, les gens auxquels je me suis opposé dans des débats quand j'étais à l'Université, et avec lesquels j'avais eu des discussions théologiques, très souvent finissaient par se convertir au catholicisme.

« Ce sont de grands moments de réconfort personnel de pouvoir ainsi aider à partager ma foi avec d'autres et d'espérer qu'ils recevront, eux aussi, le don de la foi. »

Propos recueillis par Mercedes De La Torre - Rédaction anglaise : Genevieve Pollock - Traduit de l'anglais par Elisabeth de Lavigne

02.06.2009

Benoît XVI: Je n’aurais jamais pensé devenir pape

Benoît XVI répond aux enfants de l’Enfance missionnaire


« Je n’aurais jamais pensé devenir pape »



ROME, Lundi 1er juin 2009 (ZENIT.org) - « Je n'aurais jamais pensé devenir pape, parce que, comme je l'ai déjà dit, j'ai été un garçon assez ingénu dans un petit village très loin des centres, dans une province oubliée », a confié Benoît XVI en répondant aux enfants italiens de l'Enfance missionnaire. 

 


Le Pape avec les enfants de l'Enfance Missionnaire
source: PhK


Benoît XVI a rencontré, samedi 30 mai, dans la salle Paul VI au Vatican près de 7000 enfants de l'Enfance missionnaire auxquels il a répondu d'abondance du coeur. 

Le pape a été accueilli par le cardinal-préfet de la congrégation pour l'évangélisation des peuples, Ivan Dias.  
 

Première question - Je m'appelle Anna Filippone, j'ai 12 ans, je suis servante de messe, je viens de Calabre, du diocèse d'Oppido Mamertina-Palmi. Pape Benoît, mon ami Giovanni a un papa italien et une maman de l'Equateur, et il est très heureux. Tu penses que les différentes cultures pourront un jour vivre sans se disputer au Nom de Jésus ? 

Benoît XVI - J'ai compris que vous voulez savoir comment nous, lorsque nous étions enfants, nous avons fait pour nous aider réciproquement. Je dois dire que j'ai vécu mes années d'école élémentaire dans un petit village de 400 habitants, très loin des grands centres. Nous étions donc un peu ingénus et dans ce village, il y avait d'une part les agriculteurs très riches et d'autres moins riches, mais à l'aise, et d'autre part, des employés pauvres, des artisans.

Un peu avant le début de l'école élémentaire, notre famille était arrivée dans ce village provenant d' un autre village, donc nous étions un peu des étrangers, le dialecte aussi était différent. Dans cette école, se reflétaient des situations sociales très différentes. Cependant il y avait entre nous une belle communion.

Ils m'ont enseigné leur dialecte, que je ne connaissais pas encore. Nous avons bien collaboré, et je dois dire que parfois naturellement, nous nous sommes aussi disputés, mais ensuite, nous nous sommes réconciliés et nous avons oublié ce qui était arrivé. Cela me semble important. Parfois, dans la vie humaine, il semble inévitable de se disputer ; mais ce qui est important, de toute façon, c'est l'art de se réconcilier, le pardon, le fait de recommencer et de ne pas garder d'amertume dans le cœur. Je me souviens avec gratitude de la façon dont nous avons tous collaboré : l'un aidait l'autre et l'on marchait ensemble sur notre route.

Nous étions tous catholiques, et ceci, naturellement, était d'une grande aide. Nous avons ainsi appris ensemble à connaître la Bible, en commençant par la création jusqu'au sacrifice de Jésus sur la croix, et aussi les débuts de l'Eglise. Nous avons appris le catéchisme ensemble, nous avons appris ensemble à prier, nous nous sommes préparés ensemble à la première confession, pour la première communion : ce jour-là a été splendide. Nous avons compris que Jésus lui-même vient chez nous, qu'il n'est pas un Dieu lointain : il entre dans ma vie, dans mon âme. Et si le même Jésus entre en chacun de nous, nous sommes frères, sœurs, amis et nous devons donc nous comporter en tant que tels. Pour nous, cette préparation à la première confession comme purification de notre conscience, de notre vie, et ensuite aussi à la première communion, comme rencontre concrète avec Jésus qui vient chez moi, qui vient chez nous tous, ont été des facteurs qui ont contribué à former nos communautés. Ils nous ont aidés à marcher ensemble, à apprendre ensemble à se réconcilier lorsque c'était nécessaire. Nous avons fait aussi des petits spectacles : il est important aussi de collaborer, de montrer de l'attention les uns envers les autres.

Puis, à huit ou neuf ans, je suis devenu enfant de chœur. A cette époque il n'y avait pas encore de filles, mais les filles lisaient mieux que nous. Elles faisaient donc les lectures de la liturgie et nous nous faisions les enfants de chœur. A cette époque, il y avait encore de nombreux textes en latin à apprendre, et chacun a eu ainsi sa part de fatigue.

Comme je l'ai dit, nous n'étions pas des saints : nous avons eu nos disputes, mais cependant, il y avait une belle communion, dans laquelle les distinctions entre riches et pauvres, intelligents et moins intelligents ne comptaient pas. C'était la communion avec Jésus sur le chemin de la foi commune et dans la responsabilité commune, dans les jeux, dans le travail commun. Nous avons trouvé la capacité de vivre ensemble, d'être amis, et bien qu'à partir de 1937, c'est-à-dire depuis plus de 70 ans, je n'ai plus été dans ce village, nous sommes restés amis. Nous avons donc appris à nous accepter l'un l'autre, à porter le poids l'un de l'autre. Cela me semble important : en dépit de nos faiblesses, nous nous acceptons et avec Jésus Christ, avec l'Eglise, nous trouvons ensemble la route de la paix, et nous apprenons à bien vivre. 


Deuxième question - Je m'appelle Letizia et je voulais te poser une question. Cher pape Benoît XVI, qu'est-ce que cela voulait dire pour toi lorsque tu étais enfant la formule : « Les enfants aident les enfants ». Est-ce que tu as jamais pensé à devenir pape ? 

Benoît XVI - A dire la vérité, je n'aurais jamais pensé devenir pape, parce que, comme je l'ai déjà dit, j'ai été un garçon assez ingénu dans un petit village très loin des centres, dans une province oubliée. On était heureux d'être dans cette province et nous ne pensions pas à autre chose. Naturellement, nous avons connu, vénéré et aimé le pape - c'était Pie XI - mais pour nous, il était à une hauteur impossible à atteindre, quasi dans un autre monde : un père pour nous, mais cependant une réalité très supérieure à nous tous. Et je dois dire qu'aujourd'hui encore, j'ai du mal à comprendre comment le Seigneur a bien pu penser à moi, me destiner à ce ministère. Mais je l'accepte de ses mains, même si c'est une chose surprenante et qui me semble bien au-delà de mes forces. Mais le Seigneur m'aide. 


Troisième question - Cher pape Benoît, je suis Alessandro. Je voulais te demander : tu es le premier missionnaire, nous, enfants, comment pouvons-nous t'aider à annoncer l'Evangile 

Benoît XVI -   Je dirais qu'une première façon est la suivante : collaborer avec l'Œuvre pontificale de l'Enfance missionnaire. Vous faites ainsi partie d'une grande famille, qui apporte l'Evangile au monde. Vous appartenez ainsi à un grand réseau. Nous voyons ici comment se reflète une famille de peuples différents. Vous êtes dans cette grande famille : chacun fait sa part, et ensemble vous êtes missionnaires, porteurs de l'œuvre missionnaire de l'Eglise. Vous avez un beau programme, indiqué par votre porte-parole : écouter, prier, connaître, partager, être solidaire. Ce sont des éléments essentiels qui sont réellement une façon d'être missionnaire, de faire grandir l'Eglise et la présence de l'Evangile dans le monde. Je voudrais souligner certains de ces points.

Avant tout prier. La prière est une réalité : Dieu nous écoute, et, lorsque nous prions, Dieu entre dans notre vie, devient présent au milieu de nous, agissant. Prier est une chose très importante, qui peut changer le monde, parce que cela rend présente la force de Dieu. Et il est important de s'aider à prier : prions ensemble dans la liturgie, prions ensemble en famille. Et je dirais qu'il est important de commencer la journée par une petite prière et aussi de finir la journée par une petite prière : se souvenir de nos parents dans la prière. Prier avant le déjeuner, avant le dîner, et à l'occasion de la célébration commune du dimanche. Un dimanche sans messe, la grande prière commune de l'Eglise, n'est pas un vrai dimanche : il manque le cœur même du dimanche et ainsi aussi la lumière pour la semaine. Et vous pouvez aussi aider les autres - spécialement lorsque peut-être on ne prie pas à la maison, qu'on ne connaît pas la prière - enseigner aux autres à prier : prier avec eux et ainsi introduire les autres dans la communion avec Dieu.

Et puis écouter, c'est-à-dire apprendre réellement qu'est-ce que Jésus nous dit. En outre, connaître l'Ecriture Sainte, la Bible. Dans l'histoire de Jésus, nous apprenons - comme l'a dit le cardinal - le visage de Dieu, on apprend comment est Dieu. Il est important de connaître Jésus profondément, personnellement. Ainsi, il entre dans notre vie, il entre dans le monde.

Et aussi partager, ne pas vouloir les choses seulement pour soi, mais pour tous ; partager avec les autres. Et si nous voyons l'autre qui peut-être est dans le besoin, qui est moins doué, nous devons l'aider et rendre ainsi l'amour de Dieu présent sans grandes paroles, dans notre petit monde personnel, qui fait partie du grand monde. Et ainsi, on devient ensemble une famille, où chacun respecte l'autre : supporter l'autre dans son diversité, accepter justement même ceux que l'on aime moins, ne pas laisser l'autre être marginalisé, mais l'aider à s'unir à la communauté.

Tout ceci veut simplement dire vivre dans cette grande famille de l'Eglise, dans cette grande famille missionnaire. Vivre les points essentiels comme le partage, la connaissance de Jésus, la prière, l'écoute réciproque, et la solidarité, est une œuvre missionnaire, parce que cela aide à faire en sorte que l'Evangile devienne réalité dans notre monde.

27.05.2009

La Lettre du Pape Benoît XVI à l’Eglise en Chine proposée sous forme de Compendium

VATICAN - La Lettre du Pape Benoît XVI à l’Eglise en Chine est proposée sous forme de Compendium, pour en faciliter la compréhension et répondre aux questions les plus fréquentes sur la vie de l’Eglise en Chine

 

教宗本笃十六世
致在中华人民共和国的天主教会的
主教、司铎、度奉献生活者及教友的信
纲要


Rome (Agence Fides) – Pour le deuxième anniversaire de la « Lettre au Evêques, aux prêtres, aux personnes consacrées et aux fidèles laïcs de l’Eglise Catholique en République Populaire de Chine », du Pape Benoît XVI, publiée le 27 mai 2007, en la solennité de la Pentecôte, le Saint-Siège donne à l’Eglise de Chine un nouvel instrument pastoral, qui propose à nouveau le contenu de cette Lettre du Saint-Père, sous forme de Compendium, avec questions et réponses.

Comme le souligne le Communiqué de la Salle de Presse du Saint-Siège, ce compendium utilise le genre littéraire du catéchisme avec questions et réponses, présentant ainsi sous une forme plus facilement accessible à un plus grand nombre de personnes, les éléments fondamentaux de la Lettre du Pape Benoît XVI, avec de larges extraits, et des renvois à ce texte.

Le Compendium comprend 22 questions et deux Appendices. Dans l’Introduction, il rappelle la structure et les contenus fondamentaux de la Lettre de 2007, et déclare : « Cette Lettre est non seulement intelligible et raisonnable… et manifeste les sentiments authentiques d’un Pasteur et d’un Père »

Les premières questions du Compendium (qui est rédigé en anglais et en chinois, avec des caractères simplifiés et traditionnels), concernent les destinataires, la finalité et la structure de la Lettre du Saint-Père ; et, en suivant l’articulation de cette Lettre, on s’interroge sur la situation actuelle de l’Eglise, et sur les questions préalables fondamentales pour le dialogue entre le Saint-Siège et le Gouvernement chinois. Une grande place est accordée aux questions concernant les catholiques qui souffrent en Chine à cause de leur foi, en soulignant combien le Saint-Père apprécie leur témoignage, tel qu’il l’a exprimé dans la Lettre de 2007.

Les lignes directrices indiquées par le Souverain Pontife pour la vie de l’Eglise en Chine, et en particulier l’engagement pour surmonter les divisions et les tensions du passé, mais aussi la question pratique de la nomination des Evêques, sont des questions qui occupent la place centrale dans la succession des questions ; les réponses comprennent de nombreuses notes explicatives

La dernière série des questions concerne les limites des Diocèses, l’administration des paroisses, la formation des jeunes prêtres, les vocations sacerdotales et religieuses, les laïcs et la famille, les vocations missionnaires.

Le premier Appendice du Compendium aborde la question des « pouvoirs » révoqués, en établissant que dans le cas où les situations le demanderaient, l’Evêque diocésain ou celui qui gouverne le Diocèse pour le moment, « peut demander des pouvoirs nouveaux et mis à jour, à la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples » : après avoir examiné les demandes, elle jugera s’il faut les soumettre ou non au Saint-Père.

Le deuxième Appendice est consacré à la célébration de la Sainte Messe. En cas de nécessité, étant toujours valable ce qui est déclaré par le Code de Droit Canon, le prêtre « peut célébrer l’Eucharistie dans les maisons des fidèles ». Pour ce qui concerne le nombre de Messes que peut célébrer chaque jour un prêtre, on doit s’en tenir à ce qui a été établi par le Droit Canon, étant bien entendu qu’il est possible de demander des dérogations pour des cas exceptionnels. Enfin, sont toujours valables les indications de la Congrégation pour le Clergé, contenues dans la Décret « Mos Jugiter », ainsi que les normes du Décret Conciliaire « Presbyterorum Ordinis » pour ce qui concerne l’offrande faite pour l’application de la Sainte Messe à des intentions déterminées.

(Agence Fides, 26 mai 2009)